Posts Tagged ‘Québec

26
Août
08

Québec: je te comprends…

Contrairement aux Québécois « de souche », la relation des immigrants envers le Québec n’en est pas une de souvenir mais de compréhension. En effet, alors que les Québécois indécis à propos de la souveraineté doivent faire un effort de se rappeler leur histoire, les immigrants eux doivent faire un effort d’étude et de compréhension. Si le slogan pour les Québécois est « je me souviens » alors pour les nouveaux arrivants, il devrait être : « je te comprends »!

Pour moi la souveraineté du Québec est devenue une évidence. Et je crois que si des Québécois sont encore indécis, c’est qu’ils souffrent de quelques blancs de mémoire. Du côté des nouveaux arrivants, je crois qu’il s’agit simplement d’une ignorance presque générale de l’histoire et l’identité du Québec. Cela est dû en partie soit par leur manque de curiosité et de respect envers leur société d’accueil ou bien par une conviction illusoire qu’ils sont simplement dans une province comme les autres du Canada.

En tant qu’immigrant de première génération, je voulais donc simplement essayer de partager avec vous ce que j’ai compris de l’histoire et l’identité du Québec et ce qui m’a amené à défendre et promouvoir la souveraineté. J’espère ainsi enrichir comme je peux ce combat, et amener les immigrants à se situer dans celui-ci.

L’ouverture sur le monde, l’ouverture sur le Québec

Je suis né au Mexique d’un père mexicain et d’une mère française. Mon père travaillait comme professeur et chercheur dans ce qui est parfois considéré comme l’université la plus importante du monde hispanique. Malgré cette position favorable, il pensait qu’il pouvait trouver encore une meilleure situation aux États-Unis ou au Canada pour lui et pour nous. Par circonstances plutôt que par véritable connaissance et amour du Québec, il a accepté une offre à l’université McGill. J’avais seulement deux mois quand nous sommes arrivés. J’ai donc vécu toute ma vie ici, mais je suis allé toute ma scolarité dans un établissement du programme d’enseignement de France où la majorité des élèves étaient des immigrants comme moi. Ma seule véritable fenêtre sur la culture québécoise a été la télévision : le hockey, RBO, les Bye-bye, Cent limites, etc. C’était des excellentes expériences, mais cela ne m’a jamais fait comprendre en profondeur le contexte historique de la société dans laquelle je me trouvais.

Étrangement, je pourrai dire que mon sérieux intérêt pour le Québec a commencé à cause des (ou grâce aux) évènements du 11 septembre 2001. Je n’avais que 17 ans, mais cette attaque m’a fait poser beaucoup de questions sur le monde dans lequel je vivais. Je ne pouvais pas accepter les interprétations simplistes des grands médias et je me suis donc mis à faire des recherches, surtout sur Internet. Cette volonté de vérité m’a ouvert les yeux sur la réalité politique et historique de notre monde, et j’ai ainsi pu mieux nuancer mes analyses. J’ai compris, et je le constate encore, que nous ne vivons pas dans un monde très rose. La terre est comme un vaste champ de bataille où des forces politiques, économiques, religieuses et autres se font la guerre dans une volonté soit de domination ou alors de liberté.

Le flambeau de l’humanité dans les mains du Québec?

La révolution américaine est un excellent exemple d’un combat gagné pour la liberté. Qui aurait cru que ces petites colonies pouvaient renverser le plus grand empire du monde à l’époque? Qui aurait cru qu’ils réussiraient à gagner cette guerre et instaurer la première république de l’histoire moderne? Grâce à leur constitution et leur respect des droits de leurs citoyens, les États-Unis sont devenus en quelques années la référence sociale, économique et politique du monde. Ils ont pavé la voie pour les révolutions françaises, haïtiennes, les révolutions bolivariennes des colonies d’Amérique latine, la création des républiques en Europe, etc. Ce petit peuple d’Amérique du Nord a réussi à changer radicalement la face du monde en moins d’un siècle. Mais depuis environ 50 ans, les États-Unis ont graduellement perdu ce statut privilégié, et se sont transformés en empire, perdant ainsi leur statut de civilisation. La question se pose : qui va prendre la relève? Pas en tant qu’empire, mais en tant que civilisation phare pour l’humanité? Et pourquoi pas le Québec?… Pourquoi pas?

• Je comprends que des Français ont habité le Canada avant les Anglais;
• Je comprends que ces colons Français ont bâti le Canada à la sueur de leur front, faisant face à des conditions souvent très difficiles;
• Je comprends que l’empire britannique a vaincu la France et colonisé les Canadiens français;
• Je comprends que les Canadiens français devenus Québécois se battent pour leurs droits politiques, économiques et culturels depuis plus de 240 ans;
• Je comprends que la réaction de l’empire britannique a été une réticence violente et même raciste aux aspirations légitimes et naturelles du peuple québécois;
• Je comprends que le Québec a montré une combativité, une patience et une maturité authentique à travers ces décennies de revendications;
• Je comprends que le gouvernement fédéral canadien a été installé afin de concilier les aspirations politiques de tous les Canadiens et la volonté de la couronne britannique de maintenir un contrôle total sur le territoire;
• Je comprends que le gouvernement fédéral, voulant garder son hégémonie, a empêché le Québec de se développer librement;
• Je comprends que la relation politique actuelle entre le Québec et le gouvernement fédéral les limite et les contraint mutuellement;
• Je comprends que les valeurs et les aspirations du Québec sont particulières et légitimes et que leur seul moyen de se réaliser passe par la souveraineté politique du Québec.

C’est ce que j’ai compris, et c’est ce qui me force à reconnaître la légitimité de ce combat. La souveraineté du Québec ce n’est pas un projet capricieux, irrationnel ou enfantin de quelques hurluberlus; pas du tout. C’est un projet nécessaire qui se voudrait la conclusion positive d’un combat d’un peuple pour la revendication, l’affirmation et la libre expression de ses droits.

Une civilisation québécoise?

Je pense avoir compris cela parce qu’en étudiant le monde actuel et notre histoire moderne, je réalise à quel point j’ai été privilégié de vivre au Québec. Plus j’en apprends, et plus je suis content de vivre ici, et pas en France, au Mexique ou aux États-Unis. Le modèle social québécois est véritablement un exemple pour tous. Ce n’est pas une société parfaite comme aucune ne le sera jamais, mais c’est une société qui a démontré jusqu’à maintenant que malgré les traitements difficiles qu’elle a reçu depuis sa subordination au pouvoir britannique, elle ne cherche pas la vengeance. Elle ne cherche pas à faire souffrir les autres comme elle a souffert, mais cherche plutôt à aider les autres là où elle a réussit. Le Québec est vraiment un modèle politique à ce niveau. C’est une société entièrement industrialisé, éduqué, qui vibre ouvertement avec toute la planète. Il ne lui manque plus que le statut et la reconnaissance officiel comme pays à part entière…

Je pense que les immigrants devraient réaliser la chance qu’ils ont de vivre ici. Je ne le cache pas : on vit mieux au Québec qu’au Mexique, de manière générale. Et ça ne veut pas dire que je n’aime pas le Mexique. Mais ça veut dire que l’on doit tous reconnaître que dépendamment des époques, il y a certains peuples qui réussissent mieux que d’autres, à cause de différents facteurs. Si on comparait le niveau de civilisation dans les premiers siècles après Jésus-Christ au Mexique et en France par exemple, on serait forcé de remarquer la supériorité architecturale, artistique et même politique des peuples du Mexique. Si on remonte encore plus loin vers le 3ème millénaire avant la naissance du Christ, et qu’on compare l’Égypte et la Grèce, on doit reconnaître la supériorité de la civilisation égyptienne. L’histoire du monde est une succession de développement de civilisations dans différentes régions de la Terre. La question n’est donc pas de chercher « la meilleure », mais plutôt de voir l’histoire de l’humanité comme un tout, où chaque civilisation passée inspire et guide les civilisations présentes. Si l’on regarde maintenant le Québec, bien qu’on ne peut le considérer comme une civilisation, on peut clairement voir qu’il a tous les potentiels de le devenir. Il lui manque l’outil le plus important du moment : la souveraineté politique. Quand le Québec aura pris cette décision de manière claire et sans équivoque, il affirmera au reste du monde : « je suis prêt à participer à l’avancement de l’humanité activement, librement et en assumant pleinement la responsabilité de mes décisions. » Cela implique qu’on a confiance en soi, en son histoire et dans les valeurs qu’on défend.

La souveraineté du Québec comme remède face à l’apathie politique

Finalement, beaucoup de gens s’inquiètent du sort de l’humanité. Les jeunes en particulier observent le monde et voient des guerres, des injustices, des maladies, et toutes sortes de maux et se demandent : « qu’est-ce que je peux faire? » Je me suis posé la même question. Certains se referment sur eux-mêmes et se disent « je vais m’occuper de ma survie à moi tout seul ». D’autres décident de s’impliquer dans leur quartier, ou au sein d’organismes humanitaires. Mais la véritable implication, après avoir été un changement spirituel personnel, doit à mon avis être politique. Et quel plus belle occasion que celle de fonder un nouveau pays?! Le problème que j’ai rencontré plusieurs fois est que les gens ne réalisent pas que le Québec sera fondé selon nos volontés individuelles. Ils pensent que fonder le Québec c’est simplement aller voter oui ou non à un référendum. Pas du tout. C’est un processus qui va demander à chacun de nous de proposer des idées, de débattre, d’élaborer des projets. Bref, de jeter les fondations de ce pays. Si on fait du Québec un pays, on ne fera pas un pays qui appartient seulement à quelques personnes, mais on fera un pays qui nous appartient tous. Et si nous voulons nous assurer qu’il y fasse bon vivre, mettons-y notre grain de sel et bâtissons-le ensemble.

Beaucoup d’immigrants au Québec restent préoccupés par leur pays d’origine où persistent toutes sortes d’injustices. Je leur dis : « venez participer à la réalisation de la souveraineté du Québec et venez ensuite en aide à ces pays par le biais du Ministère des Affaires Étrangères du Québec! »

06
Août
08

Les dessous cachés d’Éric Tremblay et du parti indépendantiste

Avec l’avènement de l’ère des communications, la politique a radicalement changé. Je pense que c’est pour le meilleur, même si j’avoue que ce n’est pas toujours évident de le constater. Le rapport avec le parti indépendantiste est qu’il est, à mon avis, l’exemple parfait au Québec de comment faire de la politique commerçante, de la politique marketing ou de la politique de consommation, appelons-la comme on veut.

Je vais essayer de m’expliquer en utilisant de manière très superficielle l’élection du nouveau président français Nicolas Sarkozy à titre d’exemple (à ne pas suivre!!). En un minimum de mots, la campagne et l’élection de Sarkozy se résume à ça : maximum d’image et d’apparences, et minimum de contenus et de projets réels. Pour prouver ce que j’avance, je vous invite à voir les vidéos suivants:

http://www.dailymotion.com/…/sarkozy%2Bcampagne%2Bmensonge

http://www.dailymotion.com/…sarkozy-compilation-de-ses-mensonge_news

Sarko s’est donc fait élire sur des mensonges et une fausse plate-forme politique.

Maintenant, pour en venir au rapport avec Éric Tremblay et son très cher parti indépendantiste, j’avance la position suivante : il obéit au même principe du maximum d’esthétique et du minimum de contenu. En effet, tout ce qui sort de sa bouche c’est « le PQ nous a trahi » et « il nous faut un pays ». Bon, je ne dis pas que c’est faux, ni que c’est vrai. Mais je critique le fait que c’est tout ce qu’il dise et que ce faisant il nourrit la rancune, la frustration et le mécontentement. Construire un pays dans ce climat, je trouve que ça ne peut pas mener au bien. Son problème est simple : il se cache derrière le fait qu’il n’a pas de véritable projet politique pour le Québec.

Certains diront : « non ce n’est pas vrai, allez sur son site et vous verrez tous les projets de son programme autant dans les domaines de l’économie, l’infrastructure, et l’éducation. » C’est vrai, la liste est assez longue, et bien présentée. Mais d’où vient-elle, et quand est-elle apparue? Elle n’existait pas aux débuts du parti indépendantiste, elle est apparue progressivement seulement plus tard, alors que le parti a réussi à séduire des penseurs et des intellectuels, pour prendre leurs idées, et les mettre dans leur panier d’idées jusque là vide. Un autre point sur leur liste de projets : où est l’explication détaillée de chacun de ces projets? Où sont les ébauches d’un montage financier, d’une explication plus détaillée et contextuelle de la proposition? J’ai bien beau vous dire que je vais offrir un « soutien adéquat aux créateurs d’œuvres artistiques », mais dans la réalité, concrètement, ça veut dire quoi? Où est l’explication de ces belles paroles? Si quelqu’un me dit : « je vais te rendre heureux », je veux bien le croire, mais j’aimerai bien des explications d’abord sur sa méthode! Mais non, il n’y a aucune explication détaillée sur leur site. Pourquoi? Soit les projets ne viennent pas d’eux, soit eux-mêmes ne savent pas comment les réaliser!

La seule plate-forme politique du parti à sa création était « la création d’un pays ». Pas de projets sociaux, économiques ou politiques concrets, pas de réformes majeures, pas grands travaux d’infrastructure, rien. Un grand vide idéologique. La seule idée : la création d’un pays. Oui, des ambassades québécoises, une place aux Nations Unies, la création d’un ministère des affaires étrangères, des équipes nationales de hockey et de soccer, la création d’un bureau québécois des brevets, la création d’un service québécois des postes… Attendez un peu, serait-ce une blague ou voilà simplement des conséquences directes de la création d’un pays? C’est comme si je vous disais que j’allais vous faire une excellente omelette. Et quand vous me posez des questions pour en savoir plus, je vous répondais : je vais utiliser des œufs, un peu d’eau, un batteur pour la préparation, une poêle pour la chauffer… Vous ne prendrez mon omelette pas tellement au sérieux, et je vous comprendrai! Où est la différence avec le parti indépendantiste?

Ce que je trouve personnellement douteux d’Éric Tremblay c’est qu’en tant qu’avocat vraiment souverainiste (comme il prétend l’être), il devrait avoir des idées intéressantes en terme constitutionnel, institutionnel, légal, juridique, mais pas un mot de ce côté-là. C’est louche. Je n’envisage pas l’option qu’il n’ait aucun plan car il me semble néanmoins doté d’une certaine intelligence et il ne serait pas en train de s’investir autant. Il a donc un plan, mais il se garde bien d’en parler. Pourquoi? Une seule raison reste apparente : parce qu’il est beaucoup plus sombre que ses beaux yeux bleus. Quel est-il en détail ce plan? Je ne sais pas. Mais un indice est très frappant : son allégeance ouverte et intégrale au principe du libre-échange. Libre-échange, libre marché, néo-libéralisme, etc. ne sont-ils pas incompatibles avec les valeurs québécoises de justice et égalité sociale? (Je suis en train de rédiger un article sur ce sujet que je publierai dès que je l’aurai terminé, en espérant vous dévoiler l’arnaque qui se cache derrière cette théorie économique.) M. Éric Tremblay cache donc son véritable projet légal et juridique tout en attirant des sympathisants avec le discours simpliste de « on veut un pays ». Ensuite, il rallie des projets appréciés par la population de manière purement extérieure et superficielle question de s’inventer une légitimité politique, et le tour est joué. Reste maintenant à maintenir une bonne campagne publicitaire et de relations publiques, faire attention à ne pas trop se faire exposer (comme je suis en train de le faire!!), et peut-être arriveront-ils à atteindre un certain statut dans l’échiquier politique du Québec.

Je ne cherche pas à semer ni la zizanie ni la division du vote, mais simplement de montrer ce qui d’après moi saute aux yeux : la séduction qu’opère le parti indépendantiste et son chef Éric Tremblay auprès de la population québécoise, des souverainistes plus particulièrement, et de manière encore plus particulière auprès des souverainistes désabusés.

Je m’attends peut-être à ce que la personne concernée lise cette article. Je lui dis que je suis ouvert à toute discussion, et même au débat public sur le sujet s’il le faut, et que je suis quelqu’un qui essaie de voir la réalité en face, et que si je me suis grossièrement trompé je l’admettrai et m’en excuserai ouvertement.

06
Août
08

Québec souverain: dictature ou révolution démocratique?

Quand les législateurs se prennent pour des exécutifs et des juges

Alors que j’écoutais des vidéos de la période de questions de l’Assemblée Nationale (ou plus réalistement la garderie parlementaire), j’ai entendu l’obsession répétitive de Mario Dumont et même de Pauline Marois autour de la mi-juillet d’obtenir du gouvernement une commission d’enquête sur l’affaire Norbourg. Je me suis demandé quelle pouvait être la motivation derrière cette insistance, d’autant plus que cela suivait l’annonce d’un nouveau procès avec plus de 900 chefs d’accusation dans ce scandale. La création d’une commission publique paraît nuire au bon déroulement du procès, voire même le compromettre.

Ce que Dumont et Marois demandent, de manière plus contextuelle, est une subordination du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif! Ils n’en sont peut-être pas entièrement conscients (ce qui serait le plus souhaitable), mais la création d’une commission d’enquête publique sur cette affaire apparaîtrait comme un véritable substitut au procès judiciaire. Cela montre implicitement le processus mental suivant : « nous, députés et législateurs, pouvons remplacer le système judiciaire; nous avons la capacité de juger. » Mais la ministre des finances Monique Forget les a temporairement remis à leur place en disant : « on va s’en tenir à un juge ». Cela est une évidence du système politique actuel au Québec : l’Assemblée Nationale ne possède pas le pouvoir judiciaire, et personne n’est au dessus de la loi, pas même l’État québécois, d’où la nécessité de cette séparation des pouvoirs. Apparemment, cela ne satisfait ni Dumont et Marois qui affirment implicitement qu’ils aimeraient s’accaparer du dernier pouvoir indépendant : le judiciaire. Je ne sais pas si cela est leur intention directe, mais la création de cette commission d’enquête publique serait un geste explicite de concurrence du pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire.

Déjà que les pouvoirs législatifs et exécutifs au Québec sont fusionnés, que deviendrait l’état québécois si une triple fusion des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires serait opérée? C’est ce qu’on peut plus communément appeler une dictature : celui qui dirige peut passer des lois et être à la fois l’interprète et le juge de ces mêmes lois.

Cet enjeu montre, une fois de plus, l’incohérence et la confusion générée par l’association des pouvoirs exécutifs et législatifs. L’Assemblée Nationale me semble être une véritable arène où les vizirs (députés) se battent pour prendre la place du calife (gouvernement). Pourquoi se battent-ils si férocement, si scrupuleusement? Ils nous laissent croire que leur ascension au pouvoir est plus importante que l’action politique guidée par le bien commun : « quand je serai au pouvoir, tu verras ». Au lieu de s’entraider, de collaborer, on ne les voit pratiquement que se dénigrer, d’un côté l’opposition cherchant à faire tomber le gouvernement, et de l’autre le gouvernement se défendant et s’auto-glorifiant d’être le meilleur qui ait jamais existé. Cette situation est en partie due à la soif et l’ambition de l’opposition d’acquérir le pouvoir immédiatement et cela est une conséquence directe de la fusion du pouvoir législatif et exécutif sous notre régime parlementaire.

Vers une révolution institutionnelle et structurelle de nature républicaine

Cela me laisse l’opportunité de partager avec vous ma vision d’une réforme politique majeure. Je propose d’abord et avant tout deux principes essentiels : une séparation des trois pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, et l’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques. Je vais tenter de présenter ici les changements structurels que je suggère pour chacune de ces idées.

L’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques a comme objectif majeur celui-ci : rétablir l’allégeance unique du député envers ses citoyens. Les candidats, dont la campagne sera financée par l’état de manière équitable, n’auront plus peur de perdre l’appui du chef de leur parti, et pourront exprimer leurs propres idées, et se défendre selon leur propre conscience dans l’assemblée nationale. J’explique cette proposition plus en détails ici (notez que la fin de l’article ne tient pas compte de la séparation des pouvoirs que je défend) : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/partis-politiques/

Légitimité, représentation et compétence : le pouvoir législatif

Pour la branche législative, je propose deux chambres : la chambre des communes et le sénat (on peut leur donner d’autres noms, l’important étant leur fonction respective). Les députés de la chambre des communes seront élus directement par la population, comme c’est le cas maintenant. À travers un double système d’élections et de nominations, une structure à l’intérieur des comtés sera établie avec plusieurs paliers clairement définis de manière géographique. J’explique les détails de cette nouvelle structure ici : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/. Les députés assureront la légitimité populaire et auront comme mandat unique la proposition de projets de lois. Leur rôle ne sera pas de rédiger les lois, mais simplement d’écouter, d’observer, d’analyser le monde qui les entoure et de proposer des projets pour l’amélioration de la société et l’humanité.

Les sénateurs seront choisis parmi le monde académique et assureront la compétence scientifique, technique et intellectuelle au sein du parlement. Leur mandat sera la rédaction détaillée et complète des lois, de sorte qu’elles respectent la future constitution québécoise et tiennent en compte tous les facteurs institutionnels, géographiques, économiques et démographiques du moment. Le sénat nécessitera donc la création d’un collège des sénateurs, ou d’une école des sénateurs, au sein du monde académique. Il s’agirait d’un établissement post-collégial dans lequel les élèves suivront une formation académique diversifiée dans les domaines politiques, légaux, historiques, économiques, scientifiques et artistiques de sorte qu’ils aient les outils nécessaires pour rédiger des lois de manière efficace, avec la perspective la plus universelle possible, tout en étant des experts de la mécanique politique interne du Québec. Une fois les sénateurs choisis parmi les élèves de l’école, cette école pourra servir véritablement de sous-structure au sénat. L’école des sénateurs aura donc un double mandat: celui de former des sénateurs, et aussi celui de servir de support et d’aide au travail des sénateurs.

Le pouvoir exécutif dans les mains des employés concernés

Je propose, pour l’exécutif, une forme de fusion des syndicats publiques et de la bureaucratie ministérielle. Cela signifie que je propose une structure politique à l’intérieur de la bureaucratie de chaque ministère dans laquelle ses membres élisent directement leur ministre, et les individus aux différents niveaux hiérarchiques de cette structure, avec la même méthode d’élections et nominations que pour les députés (http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/). Le futur président du Québec sera directement élu par toute la population, et tous les ministres seront élus par les membres de son domaine d’activité. Par exemple, tous les travailleurs de la santé éliront le ministre de la santé ainsi que les dirigeants de cette structure bureaucratique. Cela assurera une légitimité du ministre aux yeux des employés de son domaine, ainsi qu’un réel pouvoir politique de tous les employés, ce qui éliminera peut-être la nécessité des syndicats. J’endosse aussi la proposition d’André Desnoyers de créer un coffre sous chaque ministère vers lesquels les citoyens pourront diriger leur épargne pour financer certains projets : http://www.souverainetelasolution.com/journal/vol5no05.htm#2. Cela donnera à chaque citoyen, un nouveau pouvoir économique jamais vu jusqu’à maintenant.

Le pouvoir judiciaire : l’application et le respect de la loi universelle

Ma compréhension du système judiciaire est très récente et a commencé surtout par le mouvement « Freeman-on-the-land » au Canada et aux Etats-Unis. Un défenseur connu de ce mouvement au Québec s’appelle Jacques-Antoine:Normandin. J’encourage les lecteurs à se renseigner sur les principes qu’il défend. Je ne vais pas tout expliquer ici, mais simplement les aspects que j’ai compris et que je trouve pertinents à cet article.

Le point le plus important qu’ils font est la différence entre une loi et un règlement : la loi est éternelle, le règlement temporaire; la loi nous procure des droits, et le règlement des privilèges. Pour moi, la loi éternelle et universelle peut se trouver dans la bible à travers les dix commandements et les enseignements de Jésus. Que l’on soit croyant ou non, on doit admettre qu’il existe des principes universels qui régissent les relations entre êtres humains si nous voulons assurer la survie et le bon développement de l’humanité. Par exemple, Jésus nous enseigne :

« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »

Cette loi est universelle, que l’on soit chrétien ou non. En effet, le bon sens nous dit tous que nous devons traiter les autres comme on aimerait qu’ils nous traitent. La loi de Moïse qui nous commande de ne pas tuer et ne pas voler est également évidente et est une partie intégrante de notre système social actuel. Jésus nous enseigne également le pardon, quelque chose qui me semble être souvent absent de notre monde politique et juridique. Il ne nous enseigne pas de restreindre la liberté des autres pour les empêcher de faire du mal, ou de les punir continuellement pour les effrayer du mal, mais il nous enseigne plutôt de se concentrer sur nos propres actions, d’aimer le bien, et de faire le bien autour de nous. Ce n’est pas une justice de répression ou de menaces mais bien une justice de responsabilité, de protection des droits de chacun et du libre-arbitre.

Mais voilà que nous vivons dans un système juridique qui nous traite comme des êtres irresponsables, arriérés et dangereux qui doivent être contrôlés dans leurs moindres actions. En effet, on nous donne une amende pour avoir dépassé une limite de vitesse sur l’autoroute parce qu’on suppose qu’on était sur le point de commettre un crime, donc de tuer ou blesser quelqu’un. On suppose que nous sommes des êtres suicidaires qui vont naturellement chercher à rouler à 250 km/h sur l’autoroute, sans porter la moindre attention aux autres. J’ai conduit sur l’autoroute en Allemagne où il n’y a pas de limite de vitesse, et pourtant je n’ai remarqué aucune tendance de la sorte. Les Allemands seraient-ils si différents?

Il nous semble normal dans notre société actuelle de faire appel à un avocat lorsqu’on se retrouve en cour. Il semble que peu de personnes questionnent ce choix. En effet, pourquoi faisons-nous systématiquement appel à un avocat pour nous défendre? Nous affirmons clairement à la cour que nous sommes incapables de nous défendre nous-mêmes. Pourquoi? Parce qu’on ne comprend rien aux lois! Est-ce normal? Comment pouvons-nous respecter des lois que nous ne comprenons pas? Comment pouvons-nous même être tenus de respecter des lois que nous ne pouvons pas comprendre parce qu’elles font des centaines de pages et qu’elles utilisent un langage évasif?

Je propose donc, dans la nouvelle société québécoise que nous construirons, que chaque citoyen soit son propre avocat et soit jugé en fonction de ce qu’il sait, de ce dont il a conscience. Par exemple, si chaque fois que je me lave, j’inonde l’appartement du voisin d’en bas, mais que je ne le sais pas, je ne peux pas en être tenu coupable. Cela suppose une révolution dans la manière de rédiger les lois et un enseignement universel garantit à tous sur la nouvelle constitution québécoise et les grands principes législatifs qui la régiront. Cela supposera aussi qu’aucun de nous ne rentrera dans un contrat sans en avoir compris tous les termes (cela sera peut-être la partie la plus difficile).

Je propose aussi que chaque citoyen victime d’un crime ait le pouvoir de demander, devant le juge, les réparations qu’il exige du responsable. Je m’explique. Imaginons un individu qui porte une accusation contre un autre individu pour avoir volé sa voiture. Les deux se retrouvent en cour, devant un juge et devant des témoins. La victime présente l’accusation et prouve qu’il s’agit bien d’un crime, c’est-à-dire d’une violation de ses droits humains. Admettons que l’accusé reconnaît sa faute. Maintenant vient l’étape des réparations. C’est là que c’est à la victime de s’exprimer, et ne pas laisser l’état, par l’intermédiaire du juge, se prononcer. La victime doit faire ses demandes. Elle pourra demander simplement d’avoir sa voiture dans le même état dans lequel elle était quand elle a été volée, en plus d’excuses. Ou elle pourra demander sa voiture, plus une certaine compensation monétaire pour le temps passé sans la voiture. Ou encore simplement de l’argent, et ainsi de suite. La compensation devra être proposée par la victime, et devra demander un acte de la part du coupable. Le juge devra simplement veiller à la communication organisée et harmonieuse entre les deux parties, veiller à ce que les droits de l’accusé ne soient pas violés par la réparation et trancher en cas d’impasse.

Ma compréhension du principe des droits humains en rapport avec la constitution est expliqué dans cet article : https://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/constitution-droits-humains/

J’attends vos commentaires et surtout vos propres suggestions quant à l’architecture sociale que vous voulez donner à un Québec souverain… L’avenir du Québec est entre nos mains, allons-nous saisir l’occasion et affirmer clairement nos valeurs au reste du monde?

06
Mai
08

Projet de média politique sur Internet

Parce que les individus et les projets de société sont plus importants
dans une démocratie que les partis politiques et les idéologies.


Objectif :
couvrir également les campagnes électorales de tous les candidats, et faire un suivi continu des députés élus à l’Assemblée Nationale sur un site Internet commun

Motivation :
Dans une société vraiment démocratique, tous les candidats aux élections reçoivent la même visibilité, indépendamment de leurs idées. Cela permet à l’électorat de faire un choix vraiment éclairé et personnel et ainsi de refléter, une fois l’élection terminée, les vrais aspirations de la société.

Malheureusement, la réalité actuelle est toute autre. Les médias nationaux couvrent presque exclusivement les 3, 4, ou 5 chefs des « gros partis », au détriment de tous les autres candidats de ces mêmes partis, et évidemment des plus petits partis politiques et des candidats indépendants aussi. Cela démontre implicitement la chose suivante : on vote pour un parti, mais pas pour un candidat. C’est compréhensible, car comment une chaîne de télévision ou de radio nationale pourrait couvrir plus de 800 candidats de manière égale? C’est impossible. Il est donc normal dans ce contexte, que les médias se concentrent sur les candidats les plus significatifs, c’est-à-dire les chefs des « gros partis ».

Dans ce contexte, les électeurs votent pour un parti, ou pour un chef de parti, dans l’espoir que ce dernier devienne Premier Ministre. Mais que cela arrive ou non, l’électeur aura généralement fait son vote sans connaître ni le nom ni les valeurs et les idées personnelles du candidat en question.

À ces problèmes évidents, existe heureusement une solution, qui devient possible grâce à cette merveilleuse invention qu’on appelle l’Internet. En effet, l’Internet n’est pas un outil médiatique comme les autres : c’est un outil d’information littéralement vivant et interactif. Le visiteur est le maître de sa navigation et de sa recherche d’information. Il est guidé par des titres et des liens, mais c’est lui qui décide quelle page visiter, en fonction de ce qui l’intéresse et de ce qu’il juge important.

L’information de la page Internet n’est pratiquement pas figée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans sa quantité d’information. La page Internet existe continuellement, indépendamment de l’heure de la journée, alors que les nouvelles télévisées, à la radio et dans les journaux « meurent » une fois l’émission ou l’édition terminée. La page Internet dépend significativement moins de l’espace que la télévision, la radio et les journaux : alors que ces derniers sont limités par la position géographique dans laquelle on se trouve, la page Internet est, normalement, accessible de partout dans le monde, moyennant un ordinateur et une connexion. Finalement, alors que la quantité d’information partagée par la télévision, la radio et les journaux est limitée par le temps d’antenne, ou le nombre de pages, la page Internet peut, à l’inverse, diffuser une quantité quasi infinie d’information, et ce de manière continue.

Ces multiples contraintes obligent les médias conventionnels à couvrir les campagnes électorales de manière très limitées, en se concentrant presque exclusivement sur les chefs des « gros partis » au détriment de tous les autres candidats. Cela entraîne, nous l’avons mentionné plus haut, un conditionnement de l’électorat à voter pour un parti, sans faire attention nécessairement aux idées du candidat de sa circonscription. Le pouvoir politique est accordé implicitement, dans les faits, à moins de 5 individus : les chefs de parti. Mais qu’en est-il des 120 autres députés à l’Assemblée Nationale, ou les 300 autres au Parlement d’Ottawa? Ont-ils des idées et des projets intéressants aussi? Ne méritent-ils pas d’être écoutés?

Cette disparité de couverture médiatique a été, jusqu’à maintenant, il faut l’admettre, nécessaire au fonctionnement démocratique de la société. Sinon, les élections auraient été plus anarchiques qu’autre chose et la société aurait manqué de cohésion. Mais avec le développement d’Internet, une nouvelle dynamique est possible.

Définition :
Le projet présenté consiste à mettre sur pied un site Internet d’information et d’éducation citoyenne. Le site aura deux mandats distincts : l’un pendant les périodes électorales, le second entre deux élections.

Périodes électorales
Pendant les périodes électorales, le site aura le mandat de présenter de manière égale tous les candidats ainsi que leurs projets, indépendamment de leur affiliation politique, pour chaque circonscription. En présentant chaque candidat de la sorte, sans favoritisme, et en présentant clairement chacun des projets qu’il endosse, l’électeur pourra faire une choix informé et personnel : il ne votera pas aveuglément pour une couleur, mais pour des idées, des projets qui sont pour lui importants, et qu’incarnent son candidat favori. Le site présentera un répertoire de toutes les circonscriptions, tous les candidats, et tous les projets. L’électeur pourra ainsi prendre connaissance de tous les projets proposés à l’échelle nationale, par tous les candidats, les évaluer, et choisir ceux qui lui tiennent à cœur et qui lui semblent les plus pertinents. Une fois ses exigences électorales déterminées, l’électeur pourra chercher, parmi les candidats de sa circonscription, ceux avec qui il partage la plus grande affinité idéologique.

Évidemment, le site devra être en mesure de recevoir des propositions de projets de tous les citoyens, et pas seulement des candidats eux-mêmes. Un groupe de personnes devra donc être en mesure de recevoir des suggestions de projets politiques, des les éditer et de les publier sur le site. De cette manière, le bassin de projets électoraux sera encore plus enrichi et diversifié et permettra aux candidats d’avoir une plate-forme plus substantielle.

Chaque candidat se verra accorder un nom d’utilisateur et un mot de passe, une fois sa candidature officialisée par le Directeur Général des Élections, et il pourra ainsi mettre à jour son profil, y ajouter des projets, ou en retirer de sa plate-forme. Chaque candidat aura ainsi sa propre page personnelle qui offrira les mêmes options pour tous (courte biographie, projets endossés, email, liens Internet). Il pourrait même y avoir, en plus, pour chaque candidat, un forum personnel où les partisans du candidat en question, ou les indécis, pourront poser des questions et débattre avec le candidat. Cela sera laissé à la discrétion du candidat, et une restriction quant aux participants et aux messages diffusés devra être élaborée pour éviter les dérapages et les attaques personnelles.

Toute l’information statistique relatives aux candidats et aux projets sera libre et accessible à tous sur le site Internet (nombre de candidats qui endossent un projet particulier, distribution géographique des projets, etc.).
Le site aura, au début de la période électorale, une section où seront présentés toutes les personnes qui envisagent de se présenter comme candidat, mais qui ne le sont pas encore officiellement. La section présentera les possibles futurs candidats avec leurs valeurs, leurs projets et leurs ambitions. L’objectif de la section sera d’aider chaque personne envisageant de se présenter comme candidat officiel à se trouver des alliés, ou des supporters et des bénévoles. Les personnes qui voudront s’impliquer dans la campagne d’un possible futur candidat pourront communiquer avec lui et offrir de l’aider. Aussi, plusieurs « petits » candidats pourront décider de fusionner leurs candidatures en une seule, en fusionnant aussi leurs projets, de sorte à avoir une force de mobilisation et un poids électoral plus important. La section donnera donc l’opportunité à tout le monde de connaître et éventuellement de rentrer en communication avec des possibles futurs candidats, pour ainsi éviter un surnombre de candidatures, et assurer une certaine homogénéité du processus électoral.

Périodes inter-électorales
Après la fin des élections, quand les députés auront pris leur place dans l’Assemblée Nationale, le site changera de fonctionnement. L’information relative aux élections terminées pourra néanmoins être gardée en archive à des fins statistiques, ou pour usage ultérieur quelconque.
Le site gardera une liste de tous les projets qui ont été retenus par au moins un député élu. De cette manière, les citoyens pourront faire un suivi des projets qui les tiennent à cœur, en suivant les activités des différents députés qui les endossent.

Le mandat primordial du site, en dehors des élections, sera de faire un suivi de tous les députés, et ce de manière régulière. Il créera, pour chaque député, une nouvelle page personnelle, et assignera, aux députés qui le désirent, un nom d’utilisateur et un mot de passe. La page personnelle du député montrera, en tout temps, et de manière explicite, la plate-forme politique qui lui a permis de se faire élire. Dans ce contexte, le travail du site sera, pendant les 3 ou 4 années inter-électorales, de présenter les activités de chaque député, relativement à l’avancement des projets de sa plate-forme politique présentée comme « promesses électorales ». De cette manière, le site servira en quelque sorte de garde-fou aux députés, et d’assurance qu’ils soient redevables de leurs promesses aux gens qui l’ont élu.

Cette présentation publique et libre des projets et des activités de tous les députés pourra avoir un impact secondaire non-négligeable. Les députés pourront, à travers ce site, avoir une connaissance plus rapide, plus détaillée et plus directe des projets et des valeurs défendus par leurs collègues. Ils pourront ainsi créer des alliances avec tous les députés qui endossent des projets communs, et accélérer leur réalisation dans l’Assemblée Nationale. De cette manière, l’influence de la ligne de parti pourrait être grandement amoindrie, encourageant d’une part les députés à endosser des projets qui les tiennent personnellement à cœur, et d’autre part, en créant des alliances politiques axées sur des projets, et non sur des dogmes idéologiques qui sont par définition hermétiques. Les députés pourront, de plus en plus s’ouvrir à tous les autres députés, en fonction de leurs projets communs, indépendamment de leur affiliation partisane. La démocratie n’en sera que perfectionnée car les députés seront moins redevables au chef de leur parti et plus à leur électorat.