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26
Août
08

Québec: je te comprends…

Contrairement aux Québécois « de souche », la relation des immigrants envers le Québec n’en est pas une de souvenir mais de compréhension. En effet, alors que les Québécois indécis à propos de la souveraineté doivent faire un effort de se rappeler leur histoire, les immigrants eux doivent faire un effort d’étude et de compréhension. Si le slogan pour les Québécois est « je me souviens » alors pour les nouveaux arrivants, il devrait être : « je te comprends »!

Pour moi la souveraineté du Québec est devenue une évidence. Et je crois que si des Québécois sont encore indécis, c’est qu’ils souffrent de quelques blancs de mémoire. Du côté des nouveaux arrivants, je crois qu’il s’agit simplement d’une ignorance presque générale de l’histoire et l’identité du Québec. Cela est dû en partie soit par leur manque de curiosité et de respect envers leur société d’accueil ou bien par une conviction illusoire qu’ils sont simplement dans une province comme les autres du Canada.

En tant qu’immigrant de première génération, je voulais donc simplement essayer de partager avec vous ce que j’ai compris de l’histoire et l’identité du Québec et ce qui m’a amené à défendre et promouvoir la souveraineté. J’espère ainsi enrichir comme je peux ce combat, et amener les immigrants à se situer dans celui-ci.

L’ouverture sur le monde, l’ouverture sur le Québec

Je suis né au Mexique d’un père mexicain et d’une mère française. Mon père travaillait comme professeur et chercheur dans ce qui est parfois considéré comme l’université la plus importante du monde hispanique. Malgré cette position favorable, il pensait qu’il pouvait trouver encore une meilleure situation aux États-Unis ou au Canada pour lui et pour nous. Par circonstances plutôt que par véritable connaissance et amour du Québec, il a accepté une offre à l’université McGill. J’avais seulement deux mois quand nous sommes arrivés. J’ai donc vécu toute ma vie ici, mais je suis allé toute ma scolarité dans un établissement du programme d’enseignement de France où la majorité des élèves étaient des immigrants comme moi. Ma seule véritable fenêtre sur la culture québécoise a été la télévision : le hockey, RBO, les Bye-bye, Cent limites, etc. C’était des excellentes expériences, mais cela ne m’a jamais fait comprendre en profondeur le contexte historique de la société dans laquelle je me trouvais.

Étrangement, je pourrai dire que mon sérieux intérêt pour le Québec a commencé à cause des (ou grâce aux) évènements du 11 septembre 2001. Je n’avais que 17 ans, mais cette attaque m’a fait poser beaucoup de questions sur le monde dans lequel je vivais. Je ne pouvais pas accepter les interprétations simplistes des grands médias et je me suis donc mis à faire des recherches, surtout sur Internet. Cette volonté de vérité m’a ouvert les yeux sur la réalité politique et historique de notre monde, et j’ai ainsi pu mieux nuancer mes analyses. J’ai compris, et je le constate encore, que nous ne vivons pas dans un monde très rose. La terre est comme un vaste champ de bataille où des forces politiques, économiques, religieuses et autres se font la guerre dans une volonté soit de domination ou alors de liberté.

Le flambeau de l’humanité dans les mains du Québec?

La révolution américaine est un excellent exemple d’un combat gagné pour la liberté. Qui aurait cru que ces petites colonies pouvaient renverser le plus grand empire du monde à l’époque? Qui aurait cru qu’ils réussiraient à gagner cette guerre et instaurer la première république de l’histoire moderne? Grâce à leur constitution et leur respect des droits de leurs citoyens, les États-Unis sont devenus en quelques années la référence sociale, économique et politique du monde. Ils ont pavé la voie pour les révolutions françaises, haïtiennes, les révolutions bolivariennes des colonies d’Amérique latine, la création des républiques en Europe, etc. Ce petit peuple d’Amérique du Nord a réussi à changer radicalement la face du monde en moins d’un siècle. Mais depuis environ 50 ans, les États-Unis ont graduellement perdu ce statut privilégié, et se sont transformés en empire, perdant ainsi leur statut de civilisation. La question se pose : qui va prendre la relève? Pas en tant qu’empire, mais en tant que civilisation phare pour l’humanité? Et pourquoi pas le Québec?… Pourquoi pas?

• Je comprends que des Français ont habité le Canada avant les Anglais;
• Je comprends que ces colons Français ont bâti le Canada à la sueur de leur front, faisant face à des conditions souvent très difficiles;
• Je comprends que l’empire britannique a vaincu la France et colonisé les Canadiens français;
• Je comprends que les Canadiens français devenus Québécois se battent pour leurs droits politiques, économiques et culturels depuis plus de 240 ans;
• Je comprends que la réaction de l’empire britannique a été une réticence violente et même raciste aux aspirations légitimes et naturelles du peuple québécois;
• Je comprends que le Québec a montré une combativité, une patience et une maturité authentique à travers ces décennies de revendications;
• Je comprends que le gouvernement fédéral canadien a été installé afin de concilier les aspirations politiques de tous les Canadiens et la volonté de la couronne britannique de maintenir un contrôle total sur le territoire;
• Je comprends que le gouvernement fédéral, voulant garder son hégémonie, a empêché le Québec de se développer librement;
• Je comprends que la relation politique actuelle entre le Québec et le gouvernement fédéral les limite et les contraint mutuellement;
• Je comprends que les valeurs et les aspirations du Québec sont particulières et légitimes et que leur seul moyen de se réaliser passe par la souveraineté politique du Québec.

C’est ce que j’ai compris, et c’est ce qui me force à reconnaître la légitimité de ce combat. La souveraineté du Québec ce n’est pas un projet capricieux, irrationnel ou enfantin de quelques hurluberlus; pas du tout. C’est un projet nécessaire qui se voudrait la conclusion positive d’un combat d’un peuple pour la revendication, l’affirmation et la libre expression de ses droits.

Une civilisation québécoise?

Je pense avoir compris cela parce qu’en étudiant le monde actuel et notre histoire moderne, je réalise à quel point j’ai été privilégié de vivre au Québec. Plus j’en apprends, et plus je suis content de vivre ici, et pas en France, au Mexique ou aux États-Unis. Le modèle social québécois est véritablement un exemple pour tous. Ce n’est pas une société parfaite comme aucune ne le sera jamais, mais c’est une société qui a démontré jusqu’à maintenant que malgré les traitements difficiles qu’elle a reçu depuis sa subordination au pouvoir britannique, elle ne cherche pas la vengeance. Elle ne cherche pas à faire souffrir les autres comme elle a souffert, mais cherche plutôt à aider les autres là où elle a réussit. Le Québec est vraiment un modèle politique à ce niveau. C’est une société entièrement industrialisé, éduqué, qui vibre ouvertement avec toute la planète. Il ne lui manque plus que le statut et la reconnaissance officiel comme pays à part entière…

Je pense que les immigrants devraient réaliser la chance qu’ils ont de vivre ici. Je ne le cache pas : on vit mieux au Québec qu’au Mexique, de manière générale. Et ça ne veut pas dire que je n’aime pas le Mexique. Mais ça veut dire que l’on doit tous reconnaître que dépendamment des époques, il y a certains peuples qui réussissent mieux que d’autres, à cause de différents facteurs. Si on comparait le niveau de civilisation dans les premiers siècles après Jésus-Christ au Mexique et en France par exemple, on serait forcé de remarquer la supériorité architecturale, artistique et même politique des peuples du Mexique. Si on remonte encore plus loin vers le 3ème millénaire avant la naissance du Christ, et qu’on compare l’Égypte et la Grèce, on doit reconnaître la supériorité de la civilisation égyptienne. L’histoire du monde est une succession de développement de civilisations dans différentes régions de la Terre. La question n’est donc pas de chercher « la meilleure », mais plutôt de voir l’histoire de l’humanité comme un tout, où chaque civilisation passée inspire et guide les civilisations présentes. Si l’on regarde maintenant le Québec, bien qu’on ne peut le considérer comme une civilisation, on peut clairement voir qu’il a tous les potentiels de le devenir. Il lui manque l’outil le plus important du moment : la souveraineté politique. Quand le Québec aura pris cette décision de manière claire et sans équivoque, il affirmera au reste du monde : « je suis prêt à participer à l’avancement de l’humanité activement, librement et en assumant pleinement la responsabilité de mes décisions. » Cela implique qu’on a confiance en soi, en son histoire et dans les valeurs qu’on défend.

La souveraineté du Québec comme remède face à l’apathie politique

Finalement, beaucoup de gens s’inquiètent du sort de l’humanité. Les jeunes en particulier observent le monde et voient des guerres, des injustices, des maladies, et toutes sortes de maux et se demandent : « qu’est-ce que je peux faire? » Je me suis posé la même question. Certains se referment sur eux-mêmes et se disent « je vais m’occuper de ma survie à moi tout seul ». D’autres décident de s’impliquer dans leur quartier, ou au sein d’organismes humanitaires. Mais la véritable implication, après avoir été un changement spirituel personnel, doit à mon avis être politique. Et quel plus belle occasion que celle de fonder un nouveau pays?! Le problème que j’ai rencontré plusieurs fois est que les gens ne réalisent pas que le Québec sera fondé selon nos volontés individuelles. Ils pensent que fonder le Québec c’est simplement aller voter oui ou non à un référendum. Pas du tout. C’est un processus qui va demander à chacun de nous de proposer des idées, de débattre, d’élaborer des projets. Bref, de jeter les fondations de ce pays. Si on fait du Québec un pays, on ne fera pas un pays qui appartient seulement à quelques personnes, mais on fera un pays qui nous appartient tous. Et si nous voulons nous assurer qu’il y fasse bon vivre, mettons-y notre grain de sel et bâtissons-le ensemble.

Beaucoup d’immigrants au Québec restent préoccupés par leur pays d’origine où persistent toutes sortes d’injustices. Je leur dis : « venez participer à la réalisation de la souveraineté du Québec et venez ensuite en aide à ces pays par le biais du Ministère des Affaires Étrangères du Québec! »

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08
Juin
08

Larouche et Socrate: Sur Dieu

  1. Salut Socrate !!
  2. Hey, salut Larouche, comment vas-tu?
  3. Très bien, ça me fait vraiment plaisir de te voir, tu ne sais pas à quel point. Ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas parlé, mais finalement aujourd’hui, après ces siècles passés, je te revois, et ça me fait du bien.
  4. Tu m’en vois également ravi Larouche. Je t’avoue que tu m’as beaucoup manqué aussi. Je sais que tu as été très occupé dans tes affaires, et j’espère qu’on aura aujourd’hui une très bonne discussion, comme nous en avions l’habitude. Alors, de quoi voulais-tu discuter aujourd’hui ?
  5. Haha ! Excuse-moi, mais d’une part je suis très enthousiasmé de partager mes nouvelles idées avec toi, et d’autre part, je ne suis pas sûr de ta réaction face à ce sujet. On pourrait dire sans vraiment se tromper je crois qu’il s’agit du sujet de discussion le plus ancien de l’Humanité, et qu’il s’agit sûrement en réalité du sujet le plus important qui existe. Tu y as évidemment déjà réfléchi et tu en as aussi parlé à plusieurs reprises, mais je ne pense pas que tu aies jamais approché le sujet de la manière que je vais te proposer aujourd’hui.
  6. Oh ! Larouche, là je t’avoue que tu me prends par surprise. La discussion que tu proposes me paraît presque controversée à t’entendre parler. Je vais t’avouer que tu as déjà piqué ma curiosité, et je te prierai sans plus tarder de t’exprimer.
  7. Il s’agit du concept de Dieu.
  8. Dieu ! Ah oui, là je t’avoue que sans vouloir exagérer, cela risque d’être une très longue discussion. C’est un sujet auquel j’ai pensé plus d’une fois, comme beaucoup de ceux qui s’intéressent à la philosophie. Malgré tout ce que j’ai pu entendre sur le sujet, autant par des prêtres que des philosophes, je n’ai jamais pu m’identifier pleinement avec leur définition. Je ne te mentirais pas si je te disais que je n’ai pas perdu l’espoir d’entendre une description nouvelle du concept de Dieu, et j’attends beaucoup de la discussion qu’on vient de commencer, surtout car c’est de toi qu’elle vient.
  9. Je te remercie beaucoup de cette confiance Socrate, et j’essaierai de ne pas te décevoir en approfondissant et en défendant du mieux que je peux cette idée.
  10. N’attends pas plus, je t’en prie, et commence s’il te plaît…
  11. Très bien. D’abord, ce qui me fascine d’emblais, c’est de constater que tout le monde semble savoir intuitivement ce qu’on entend par Dieu. Même un enfant très jeune semble connaître l’idée, et je n’ai rencontré aucun enfant, ni même aucun adulte, qui a posé la question sincère, naïve et innocente de « Qui est Dieu ? » ou « Qu’est-ce que ça veut dire Dieu ? ». Il me semble que seul le philosophe se pose cette question, non pas parce qu’il n’ait jamais entendu ce mot, et qu’il n’ait aucune idée de sa signification, mais bien parce qu’il constate que tout le monde en parle sans l’avoir défini préalablement. Pour lui, cela pose un problème : il remarque des gens qui parlent d’une chose et souvent sont en désaccord, mais ils n’ont jamais vraiment défini de manière personnelle et individuelle le concept de Dieu. Cela mène inévitablement à des malentendus, voire à des guerres. C’est là que le philosophe a un rôle à jouer : dénouer les malentendus en redéfinissant de manière universelle les concepts incompris. C’est donc ce rôle que j’aimerai jouer avec toi aujourd’hui si tu le veux bien.
  12. Volontiers, Larouche. Je ferai de mon mieux pour te guider comme je le peux, et te nourrir de mes propres réflexions.
  13. Merci Socrate. Avec ton aide je sais que je suis entre bonnes mains, et cela me mettra plus à mon aise, je parlerai plus librement et je serai moins anxieux de commettre des erreurs dans ma pensée. Commençons donc si tu le veux bien.
  14. Bien sûr.
  15. Alors, comme je le disais, il semble que le mot même de Dieu, malgré le fait qu’il ait rarement été défini dans la vie des individus, est un concept qui semble être évident en soi, et dont tout le monde, ou presque, reconnaît l’existence. Dieu existe, d’accord, mais qui est-il ? Que représente-t-il ? En occident, ce concept a été majoritairement défini à travers la Bible, et même si le christianisme a perdu de sa vigueur, les athées rejettent souvent l’existence de Dieu car leur définition est ancrée dans la Bible. Mais comme Raël l’enseigne, même dans la Bible, et plus particulièrement dans l’Ancien Testament, il semble évident que Dieu n’est pas qu’un concept, mais plutôt une personne vivante. Déjà on parle du Dieu « vivant ». On voit Abraham marcher et parler avec Dieu qui est décrit comme ayant un corps humain. On voit Jacob se battre physiquement avec Dieu, qui a un corps humain. On voit aussi Moïse voir Dieu en face et lui parler comme à un ami. Mais ce Dieu de la Bible avec un corps humain, capable de parler, capable d’avoir des émotions, de se faire influencer, malgré ses caractéristiques essentiellement humaines, est incontestablement supérieur en terme de capacité, de connaissances et de bonté. Comment donc résoudre ce problème qui voudrait qu’un Homme supérieur à presque tous les niveaux, au point de faire ce que la Bible a appelé des miracles, pourrait-il être réel ? Ce Dieu mentionné ne vient évidemment pas de la Terre, il ne s’agit pas, d’après la Bible d’un être humain descendant d’Adam et Ève. Non, il s’agit bien d’un être humain ayant été le Créateur de la vie sur la Terre, et donc de l’Humanité. S’il ne vient pas de la Terre, mais qu’il s’agit d’un être humain, d’où alors peut-il bien venir ? De l’espace, nous n’avons pas d’autre possibilités raisonnables. Mais comment un être humain comme le Dieu décrit par la Bible pourrait-il venir de l’espace ? Où pourrait-il vivre ? Aucune autre réponse raisonnable et logique ne semble être possible que le fait de dire qu’il habite sur une autre planète. Il en serait de même aussi pour les anges de la Bible. Mais comment un être humain, habitant sur une autre planète, pourrait-il arriver sur la Terre ? Par un voyage interplanétaire évidemment. Comment ? Avec ce qu’on appelle un vaisseau spatial nécessairement. Pour ce faire, le Dieu décrit dans la Bible devait donc être doté d’une technologie très avancée, même plus avancée que la nôtre présentement.
  16. Arrête-toi là deux minutes s’il te plaît Larouche ! J’apprécie ton raisonnement, mais tu files vraiment à mille à l’heure, et j’ai besoin de t’arrêter pour reformuler ce que tu as dit, et être sûr de bien comprendre. Tu es en train de dire que le Dieu biblique est un être humain ?
  17. Oui.
  18. D’accord, je vais très certainement relire les passages de la Bible que tu as mentionnés, et même d’autres car cela ne me semble toute somme pas impossible. Soit, le Dieu biblique est un être humain. Mais tu affirmes que logiquement, il devait habiter sur une autre planète… Ça fait de lui un extra-terrestre si je ne me trompe pas ?
  19. C’est exact.
  20. Si on prend le sens étymologique d’extra-terrestre, donc qui habite à l’extérieur de la Terre. Cela semble nécessaire, car d’après la description biblique de Dieu, il ne vient pas de la Terre, c’est plutôt lui qui crée la vie sur la Terre.
  21. Bon, encore une fois, je suis très intrigué par ce que tu avances. C’est quelque chose que je n’ai jamais entendu auparavant, et qui de par le simple fait que cela paraît farfelu aux yeux de beaucoup, m’intéresse à aller chercher plus loin. C’est souvent dans les coins les plus ridiculisés que se cache la vérité.
  22. Je suis content de t’avoir présenté une si nouvelle idée Socrate, et je t’encourage surtout à lire le message du prophète Raël à ce sujet, tu en seras plus qu’éclairé. J’espère que cela te nourrira pendant longtemps.
  23. Je l’espère aussi. Mais avant de te laisser continuer, j’aimerai faire quelques commentaires qui me viennent à l’esprit concernant ton raisonnement. D’abord il s’agit du fait que tu parles du « Dieu biblique ». Cela suppose évidemment qu’il y a d’autres conceptions de Dieu, en dehors de la Bible. Tu ne vois donc pas le concept de Dieu comme une entité absolue mais comme un concept culturel ?
  24. Oui, tu as raison là-dessus Socrate. Par contre, je voudrais te préciser que cela ne veut pas dire que ma conception de Dieu n’est pas celle d’un être absolu et parfait. Cela veut simplement dire que les conceptions de Dieu sont des résultats culturels. Ceux qui affirment que Dieu est omniprésent sont incapables d’expliquer comment il se fait qu’il y ait autant de diversité dans les religions dites révélées. Tu sais très bien, que tout comme toi, j’abhorres les visions dogmatiques du monde. Et j’ai aussi beaucoup de difficulté à parler à des gens dont la pensée est ancrée dans des dogmes soi-disant irréfutables. Je ne perdrai donc pas mon temps avec toi à montrer la mentalité dogmatique et donc ridicule par nature de la plupart des Hommes qui se disent religieux. Je préfère avoir une discussion agréable et constructive avec toi Socrate.
  25. C’est également ma préférence. C’est justement pour éviter de tomber dans le dogme que je suis très curieux d’entendre ce que tu as à dire sur le concept de Dieu. Reviens donc s’il te plaît à ta présentation du Dieu biblique.
  26. Comme tu avais compris, il me semble, que d’après la Bible, il s’agit d’un être humain extra-terrestre, appartenant à une civilisation très avancée technologiquement par rapport à nous. Et à ce titre, les Mormons sont bien plus proches de ce qui semble être logique que beaucoup d’autres Chrétiens. Ils reconnaissent à ce niveau que le Dieu de la Bible a un corps, tout comme Jésus, et qu’ils habitent sur une autre planète. C’est quelque chose qui m’a rapidement sauté aux yeux, et qui m’a intéressé, mais je n’irai pas plus loin car notre objectif n’est pas de présenter en détails les croyances de l’Humanité, mais plutôt de voir la diversité des concepts de Dieu…
  27. Ce qui m’intéresse surtout, Larouche, c’est de connaître ta propre conception de Dieu.
  28. Avant de le faire, j’ai quand même dû m’assurer de te montrer que la théorie de la civilisation extra-terrestre venue créer la vie sur la Terre est aujourd’hui la plus raisonnable et crédible de toutes. Il suffit d’effectuer quelques recherches pour remarquer qu’à travers toutes les cultures, ce que les anciens appelaient des Dieux n’étaient rien d’autre que des membres de cette civilisation extra-terrestre. Et on voit bien aussi qu’ils avaient une conception beaucoup moins mystique que la nôtre dans un sens. D’un côté ils étaient incapables de comprendre les connaissances de ces dieux et ils qualifiaient donc ce qu’ils faisaient de miraculeux et d’inaccessible, mais de l’autre côté, ils reconnaissaient qu’ils avaient une forme, un visage. Aujourd’hui, la plupart des croyants diront que Dieu est invisible, immatériel, omniprésent et en même temps ils admettent que c’est le Dieu décrit dans la Bible du nom de Jéhovah. C’est évidemment ridicule car une lecture un peu intelligente de la Bible nous prouve que c’est faux et que Jéhovah est bien un être humain vivant avec un corps, des jambes, des bras, une tête. On a donc progressé au niveau technologique et scientifique, mais j’ai l’impression qu’il nous manque encore quelque chose au niveau spirituel et intellectuel qui nous permettra de grandir et devenir de vrais adultes. Encore une fois, je pense que chaque croyant, qu’il soit musulman, chrétien, juif, hindou, ou tout autre, doit admettre que ses croyances sont compatibles et même complémentaires à la théorie de la civilisation extra-terrestre. Un peu de bonne foi et de recherche et la chose est facilement découvrable. Quant aux athées, la recherche se fait de manière différente. Compte tenu qu’ils n’adhèrent à aucune croyance et qu’ils ne suivent aucun livre sacré, leur recherche doit être directement orientée vers la science, l’histoire ancienne, le bon sens, et du phénomène extra-terrestre ou ce qu’on appelle les ovnis. Pour cela, il faut sortir un peu de son égocentrisme et effectuer des recherches honnêtes sur ce sujet. Je pense que la capacité de réussir à comprendre ces choses ne dépend pas tellement de l’intelligence des individus mais plutôt de la bonne volonté. Je ne veux pas essayer de te convaincre Socrate, et je sais que tu seras en mesure de faire tes propres recherches de manière indépendante.
  29. Je t’en remercie Larouche, et c’est évidemment quelque chose que je ferai par moi-même. Mais j’aimerai quand même connaître le fond de ta pensée là-dessus. En admettant donc que le Dieu mentionné dans la Bible nommé Jéhovah est un être vivant issu d’une civilisation extra-terrestre technologiquement très avancée, cela implique nécessairement une lecture toute nouvelle de ce texte sacré, et j’aimerai en connaître ton interprétation.
  30. Oui, je vais satisfaire ta curiosité Socrate, mais pour ce faire, je vais d’abord devoir satisfaire ton premier souhait et te présenter ma nouvelle définition de Dieu.
  31. Très bien.
  32. Bon, tout comme les concepts de Dieu dans le passé sont un produit culturel, le nouveau concept de Dieu en est aussi un. C’est un produit culturel issu de nos avancés dans nos connaissances scientifiques et historiques. Nous sommes arrivés à un stade de notre développement en tant qu’espèce humaine qui nous permet, progressivement, d’arriver à une connaissance véritable et véridique de notre histoire commune. En même temps, l’ancien concept de Dieu qui se voulait être une entité invisible, omniprésente, omnipotente, mystérieuse et ainsi de suite tombe progressivement de notre réalité, même si certains essaient à tout prix de le maintenir en vie. Ce concept mystique et par définition incompréhensible est voué à la mort. En effet, nous vivons dans un monde où, de plus en plus, chaque individu voit que l’information lui est facilement accessible et la plupart du temps gratuitement, et cela le pousse à vouloir comprendre les choses par lui-même, sans passer par un prêtre ou une autorité externe. On évolue donc vers une conscience planétaire qui cherche à savoir et pas seulement croire. Le concept de Dieu ne peut donc plus se limiter à une croyance tirée de livres écrits il y a des milliers d’années. Ces concepts, très certainement inspirés par des humains plus évolués venus d’une autre planète, demeurent néanmoins aussi des produits culturels d’une Humanité primitive, immature et ignorante. Si nous voulons évoluer et dépasser notre passé, nous devons changer cette ancienne définition de Dieu pour une nouvelle définition dont la compréhension et l’accès ne sont pas limités à une élite qui la véhicule par des dogmes dont la remise en question est interdite. C’est dans cette optique que je veux te proposer une nouvelle définition de Dieu qui n’est pas dogmatique ni révélée, mais qui est intelligible par tous, moyennant un peu de raisonnement logique et de connaissances.
  33. Cela est très intéressant Larouche. Je pense aussi que comme tu mentionnais que la distribution de l’information s’effectuait maintenant de manière globale, ce dont Internet est largement responsable, nous allons arriver à un stade de notre évolution humaine où toute l’Humanité sera enfin reliée et à ce moment, nous pourrons arriver certainement à une conscience humaine mondiale. Nous verrons les mêmes choses au même moment en quelque sorte. De plus, l’information sur notre histoire sur la Terre sera dévoilée à tous, et nous prendrons conscience de nos racines communes. Je pense que ce phénomène est déjà en cours actuellement, mais il n’est évidemment pas encore complété car on sait que tout le monde n’a pas encore accès à l’Internet par exemple. Trop de gens ne savent encore ni lire ni écrire, et encore pire, trop de gens meurent encore de faim. Cette dernière étape de conscience humaine mondiale ne pourra jamais aboutir tant que les droits de chacun ne seront pas respectés. Cela me déchire le cœur de savoir qu’il existe encore des Humains sur Terre qui sont prêts à tuer des milliers de gens, ou à les rendre pauvres simplement pour s’enrichir. Et cette maladie mentale s’applique autant chez les plus riches que chez les plus pauvres : entre le milliardaire qui profite d’une crash économique pour s’enrichir encore plus et le vagabond qui tue son prochain pour lui soutirer 20$, la mentalité est la même. C’est cette mentalité de la violation des droits de notre prochain qui nous empêche maintenant d’arriver à vivre dans un monde où il fait réellement bon vivre. C’est un travail personnel, et nous avons tous une responsabilité à faire évoluer l’Humanité dans ce sens. Je m’excuse de te parler de ces choses là Larouche, je sais qu’il ne s’agissait pas du centre de notre discussion, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à ces choses quand tu as parlé de conscience mondiale.
  34. Il n’y a pas de problème Socrate, je partage entièrement tes positions. Il me semble en effet que l’idée de reconnaissance d’un Dieu par l’Humanité ne pourra se faire que lorsque chacun de nous individuellement aura atteint un niveau de conscience similaire. Pour ce faire, nous devrons évidemment avoir tous atteint un certain niveau de survie, de connaissance, notamment en terme historique et culturel, de sorte que nous reconnaissons nos origines communes et notre unicité en tant qu’espèce. Pour le moment, je vais plutôt essayer de te présenter le principe de Dieu que je propose du mieux que je peux.
  35. Soit, je t’écoute…
  36. Je vais affirmer ce que je crois et ensuite je vais essayer de te le prouver, te le démontrer de manière constructive. Je pense donc que l’Humanité est un véritable organisme vivant géant. Je ne pense pas qu’il s’agisse de pensées entièrement nouvelles, seulement je pense qu’à mon humble connaissance, cette idée n’a pas été poussée suffisamment loin. Je ne prétends pas la pousser jusqu’au bout aujourd’hui, mais j’espère rendre son implication et son importance plus explicite à tes yeux et envisager quelques pistes d’investigation et de recherches. Je ne veux rendre rien de mystérieux, et je vais essayer du mieux que je peux de prouver ce que j’avance. J’affirme donc que l’Humanité est un organisme vivant. Qu’est-ce qui me fait dire cela ? Si on se tourne vers la définition classique de ce qu’est un organisme vivant, on voit qu’il a les caractéristiques suivantes : il réagit face à certaines situations, c’est-à-dire qu’il est doté d’un pouvoir d’action autonome contrairement à une roche par exemple, il se reproduit, il grandit et finalement il s’autorégule. Voyons donc si cette définition s’applique à l’Humanité. L’Humanité est en effet dotée d’un pouvoir d’action autonome, il s’agit d’une entité capable de réagir à différentes situations. Maintenant considérant le point de la reproduction, je pense qu’on peut aussi dire que l’Humanité en tant qu’entité se reproduit, c’est-à-dire que l’Humanité est capable de se séparer en « deux » et se développer dans deux régions différentes sans avoir d’interactions. Ensuite, en ce qui attrait à la capacité de grandir ou de croître, je pense qu’il est aussi évident de constater que l’Humanité est capable de se répandre sur la Terre, de former des villes, des nations et des civilisations. Finalement, concernant l’autorégulation de l’Humanité, je dirai que nous avons cette capacité, qui apparaît de manière individuelle évidemment, de se questionner et essayer sans cesse de mieux s’adapter à notre environnement. Que penses-tu donc de ces explications Socrate ?
  37. Elles me semblent tout à fait crédibles et même assez évidentes. Je suis d’accord sur ce point : nous pouvons considérer l’Humanité comme un organisme vivant géant.
  38. Je suis content de voir que tu as accepté mes explications que j’ai gardées le plus simple possible. Nous admettons donc que l’Humanité est un organisme biologique, et on pourrait même parler, comme Raël l’a exprimé, d’organisme macro-biologique. Je pense judicieux de commencer notre étude en regardant ce dont la vie de cet organisme dépend. Regardons donc l’Humanité dans son ensemble et dans ses interactions avec son milieu extérieur. Nous remarquons immédiatement que l’Humanité ne pourrait exister sans une planète adéquate, dans notre cas ce que nous nommons la Terre. L’Humanité a donc besoin d’une planète pour se développer. Maintenant, une fois sur cette planète, de quoi se nourrit-elle ? En d’autres mots, de quelles ressources avons-nous besoin pour survivre? Évidemment, nous avons besoin de nous nourrir et cela se fait par l’agriculture et l’élevage. Nous travaillons donc la terre pour en tirer des graines, des fruits, des légumes et toutes formes de végétaux. Ensuite, pour les animaux, nous les élevons pour en tirer la viande, la fourrure et d’autres produits. Nous pouvons donc dire que l’Humanité se nourrit de la matière organique de la Terre : des végétaux et des animaux. Mais cela n’est pas notre seule interaction avec les ressources terrestres. En effet, nous utilisons aussi le bois, le fer, le bronze, l’or. Le bois est de la matière organique, ce que nous avons déjà mentionné plus tôt. Mais le fer, le bronze, l’or et tous ces types de matériaux sont de la matière minéral, donc inorganique. J’allais oublier que nous utilisons aussi l’eau qui est aussi de la matière inorganique et également que nous respirons et que nous utilisons donc l’air qui se trouve dans l’atmosphère.
  39. Si je résume rapidement ce que tu as dit : l’Humanité, en tant qu’organisme macrobiologique, se nourrit des formes organiques et minérales que lui procure la Terre…
  40. Exactement. Dans ce sens, on peut considérer l’Humanité comme une espèce de parasite de la Terre, dans le sens où on vit à ses dépends. Mais la Terre est tellement gigantesque par rapport à nous que notre influence est négligeable dans sa survie à long terme. En d’autres termes, nous ne somme pas capable de détruire la Terre, et dans ce sens, nous ne sommes pas un virus mais simplement un parasite. La Terre ne retire rien du fait qu’on l’habite, mais on retire tout d’elle. Sans elle, nous n’existerions pas. Rappelons-nous aussi des sages paroles du grand chimiste Lavoisier qui affirmait que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Dans ce sens, la masse de la Terre n’est pas influencée par notre activité humaine. Nous ne faisons en réalité que prendre la matière sous une forme naturelle, et la transformer pour l’adapter à nos besoins. Par exemple, dans la construction d’une maison, tous les atomes de cette maison ne peuvent provenir que de la Terre elle-même et de nulle part ailleurs : le bois venant des arbres, les briques venant des roches, le plastique venant du pétrole souterrain, le métal venant de grottes, et ainsi de suite. Ce que nous faisons donc en tant qu’espèce humaine est d’extraire, de transformer et de relocaliser la matière déjà existante. Dans ce sens la pollution n’est pas un absolu, mais est une fonction de la relation entre la nature chimique d’un produit, sa concentration et son emplacement. En effet, le pétrole est un produit naturel existant dans le sous-sol de la Terre. À cet endroit, ce n’est pas un polluant. Par contre, si des grandes quantités se retrouvent déversées dans la mer, alors là il devient polluant car il nuit aux organismes vivants. Il est en de même pour toutes les formes que prend la matière sur la Terre, il s’agit à la fois de quantité, de concentration et d’emplacement. Si nous pouvions développer une véritable science écologique, nous saurions enfin équilibrer nos désirs, nos besoins et les limites que la nature nous impose.
  41. Je suis très d’accord avec toi là-dessus, Larouche. Et c’est un problème majeur que beaucoup d’environnementalistes semblent oublier j’ai l’impression. Ils sont rapides à manifester, mais plus lent à raisonner. C’est bien de remarquer un problème, c’est encore mieux de le résoudre.
  42. Très bien dit Socrate. Et j’espère justement proposer une solution à ce problème millénaire qu’on appelle Dieu. Je vais donc continuer toujours en approchant l’espèce humaine comme un parasite macrobiologique. Mes connaissances biologiques sont assez limitées, alors je ne m’aventurerais pas dans des explications détaillées sur la nature de cet organisme qu’on appelle l’Humanité, mais je te proposerai des avenues de réflexion sous forme de comparaison simples entre des composantes de la société et des composantes biologiques d’un organisme. Par exemple, le système immunitaire pourrait être associé aux hôpitaux et aux ambulances ; les banques et le système financier et monétaire pourraient correspondre au système énergétique comme notre système cardiovasculaire ; l’Internet, la télévision et la radio pourraient correspondre au système nerveux de l’Humanité, et ainsi de suite. Comme l’enseigne Raël, une toute nouvelle science pourrait ainsi voir le jour si des biologistes et des politiciens se mettaient ensemble pour créer ce qu’on nommerait la macrobiologie. Si nous étions capables de développer cette science de manière certaine comme nous avons développé l’astronomie, alors nous serions en mesure de transformer la politique en une science à part entière qui se voudrait le régulateur de tout cet organisme qu’on nomme l’Humanité. Peut-être qu’une fois ce jour venu, nous verrions finalement la fin des guerres et le début d’une ère de justice et d’égalité pour tous.
  43. J’en suis certain. Comme toute nouvelle idée légitime, elle prendra certainement du temps à se concrétiser, mais une chose est sûre : elle en vaut la peine. Mais cela n’est pas vraiment le sujet de notre discussion, Larouche, reviens plutôt s’il-te-plaît avec ta notion de Dieu qui m’intrigue depuis le début…
  44. Très bien Socrate, j’y reviens. En tant que macro-organisme, l’Humanité se compose de certains éléments essentiels qui, de par leurs interactions, assurent sa survie et son développement. Es-tu d’accord là-dessus ?
  45. Oui. Si je comprends bien ce que tu veux dire, c’est comme pour le corps humain, il a besoin d’un système nerveux, un système cardiovasculaire, un système squelettique, et un certain autre nombre défini d’éléments pour pouvoir exister. Sans un de ces éléments, le corps humain ne peut pas vivre. Et l’interaction entre les différents systèmes ou éléments du corps assurent sa vie et son bien-être. C’est ça ?
  46. C’est exactement ça. Maintenant, si nous nous servons de ton excellente comparaison avec le corps humain, serais-tu d’accord avec moi pour dire que ce ne sont ni les pieds ni les mains qui le commandent, mais bien un autre élément ?
  47. Oui, je suis d’accord avec toi là-dessus.
  48. Il est en donc de même pour l’Humanité ?
  49. J’imagine, mais je n’en suis pas certain…
  50. En tant qu’organisme biologique, nous avons convenu que l’Humanité se composait d’éléments biologiques qui à travers des activités à la fois uniques et complémentaires interagissaient pour assurer la survie et le bien-être du tout, c’est-à-dire de l’Humanité elle-même. Mais comme tout organisme biologique, il lui faut également un centre de commande, un élément supérieur aux autres dont la majorité des autres dépendent. Dans le corps humain, on pourrait dire que cet élément est la conscience et certains affirment qu’elle logerait dans la glande pinéale du cerveau. Son emplacement exact n’est pas nécessaire dans notre discussion, mais nous devons simplement reconnaître que la même chose est valide pour toute l’espèce humaine : il existe un élément supérieur de cet organisme qui prend les décisions et régit les activités du tout. Tout comme cet élément supérieur dans le corps humain a une manifestation physique réelle, il en est de même pour l’espèce humaine. Cette manifestation physique réelle doit se faire par des individus car l’entité la plus élémentaire de l’Humanité est l’individu. Ainsi, on doit admettre que l’élément biologique correspondant au centre de décision de l’Humanité est un individu ou un groupe d’individus agissant comme une entité unique et unifiée au sein de ce macro-organisme. Cet individu ou ce groupe d’individus est en réalité la conscience de l’Humanité et ce qu’on a appelé « Dieu ». On peut vite comprendre pourquoi le concept de Dieu a en quelque sorte toujours existé dans notre histoire mondiale. Ce concept, dans le sens que j’ai expliqué, fait partie de notre identité individuelle et collective d’Humain.
  51. Attends, juste pour être sûr de comprendre ce que tu avances…tu es en train d’affirmer que Dieu est l’individu ou le groupe d’individu ayant le plus haut degré de responsabilité dans la hiérarchie des éléments biologiques du macro-organisme Humanité ?
  52. Oui. Il s’agit en fait de l’élément de cet organisme duquel dépend le plus tous les autres éléments. C’est lui qui prend les décisions, qui fait les choix qui affectent toute l’Humanité. Tout comme dans le corps humain, sans l’élément biologique où loge la conscience, le corps cesse de fonctionner, il est en de même au niveau macrobiologique pour toute l’Humanité : sans l’individu ou le groupe d’individu composant l’élément décisionnel qu’on a appelé Dieu, toute l’Humanité cesse de fonctionner comme un tout. Mais cela me fait penser à la chose suivante : j’ai l’impression que le parasite qu’est l’Humanité est capable, si cet élément est détruit, de former par elle-même d’autres centres de décision. J’ai l’impression aussi que c’est comme cela que nous fonctionnons actuellement et que nous avons fonctionné depuis au moins 6000 ans. C’est comme si l’Humanité avait plusieurs centre de décisions différents, donc plusieurs dieux pour différentes régions du globe, chaque groupe étant autosuffisant et ayant tous les éléments macrobiologiques de l’Humanité. C’est ce qu’on a pu constater dans le développement des grandes civilisations je pense. Mais maintenant, nous approchons une étape où nous commençons à nous unifier et les frontières qui nous séparaient sont en train de tomber une par une. Nous voilà face à un paradoxe que nous devons résoudre : d’une part le fait qu’il existe plusieurs centres décisionnels au sein de l’Humanité, et de l’autre le fait que les autres éléments macrobiologiques sont en train de s’unifier et former un tout cohérent. Je pense plus particulièrement à l’Internet, mais aussi au commerce et aux transactions financières. Je pense que naturellement, l’Humanité est poussée à s’unifier dans un macro-organisme uni et cohérent, et l’existence de plusieurs centres de décision représenterait une barrière à cet objectif. Je pense donc que nous en sommes là et que la question qui se pose à chacun de nous est la suivante : comment allons-nous nous unifier ? comment allons-nous assurer l’unification de l’Humanité dans un seul macro-organisme avec un seul centre décisionnel ? Nous savons qu’il s’agit d’une conséquence inévitable de notre développement scientifique et technologique. Il en revient à nous de décider la manière dont nous allons y arriver. Il semblerait que certains aient décider d’y arriver par la force, la violence et la guerre : c’est ce que certains appellent le Nouvel Ordre Mondial et la conspiration des Illuminati. Mais c’est là que nous devons, peu importe notre position dans ce grand organisme qu’est l’Humanité, exprimer notre volonté. Je pense que tout comme les maladies psychosomatiques existent chez l’humain au niveau individuel, il est en de même au niveau macrobiologique pour toute l’Humanité. Nous devons donc exprimer de manière forte et sans ambiguïté notre désaccord à toute politique de violence de la part des preneurs de décision dans chacune de nos sociétés, et nous devons exprimer notre volonté et détermination profonde d’arriver à une unification de l’Humanité par des moyens pacifiques et rationnels.
  53. Ça me fait penser à ce que Gandhi a accomplit en Inde…
  54. Très certainement. Tu vois juste Socrate. Il s’agit en fait de conscientiser l’élément décisionnel de nos sociétés et de lui faire ressentir une douleur pour qu’il porte une attention à ce problème, qu’il réalise qu’il s’agisse d’un problème qu’on qualifierait de psychosomatique, et qu’il change d’attitude et de mentalité en conséquence, sous peine de perdre son statut de preneur de décision, ou de Dieu comme je l’ai nommé plus tôt. Cela suppose évidemment de la part de chacun d’entre nous d’être conscients de qui sont les réels preneurs de décision. Parce que j’ai remarqué qu’on a souvent tendance à penser que celui qui a le pouvoir est celui qu’on voit à la télévision, et on oublie que celui qui tient la caméra en a certainement autant, et l’employeur de ce dernier en a sûrement encore plus. De la même manière, on pense que celui qui est riche est celui qui a des millions ou des milliards dans un compte bancaire, alors qu’on oublie que celui à qui appartient la banque l’est certainement bien plus. Pour trouver le pouvoir, nous devons donc chercher à démasquer les individus qui contrôlent et à qui appartiennent les différents éléments macrobiologiques de chaque société. C’est-à-dire à qui appartient le système nerveux, ou les médias, à qui appartient le système bancaire, le système politique et ainsi de suite. C’est en identifiant ces individus et en suivant leurs actions qu’on sera en mesure de les garder dans la voie de l’amour et de la justice. Et quand on sait par qui sont contrôlés les médias de notre société, on peut mieux comprendre les motifs derrière la diabolisation d’un individu ou d’un groupe d’individus, et être en mesure de discerner s’il s’agit d’accusations légitimes ou insignifiantes.
  55. C’est exactement ce qu’on a vu aux États-unis avec l’invasion de l’Iraq. Les pouvoirs politiques, médiatiques et financiers se sont alignés pour justifier l’invasion illégitime de tout un pays.
  56. En effet. Et je m’inquiète tous les jours un peu plus de l’avenir de mon pays. Une période dramatique s’annonce à l’horizon, et personne ne semble pouvoir l’arrêter.
  57. Que veux-tu dire par là ?
  58. Je veux parler de la possibilité de l’instauration d’une dictature à part entière. Tu sais comme moi que des injustices flagrantes ont eu lieu aux Etats-Unis depuis des décennies, et les assassinats de John F. Kennedy, son frère Robert Kennedy, de Martin Luther King et de Malcolm X pour n’en nommer que les plus connus sont des exemples concrets de corruption au plus haut niveau de la société américaine. Mais nous semblons rentrer dans une phase qu’on pourrait appeler terminale, où la possibilité de l’apparition d’un régime ouvertement fasciste est une réalité sérieuse. Mais bon, tu n’es pas là pour m’entendre parler des Etats-Unis Socrate ni pour me vider le cœur. Ça sera pour une autre fois…
  59. Tu as raison. Mais avant de se laisser Larouche, j’aimerai que tu répondes à une question qui m’est venue en t’écoutant parler.
  60. Très certainement. Je t’écoute.
  61. Quand les Juifs, Chrétiens et Musulmans disent qu’ils croient en Dieu…de quel Dieu parlent-ils ?
  62. Très bonne question Socrate, je suis vraiment content que tu la poses. Je me suis demandé la même chose récemment figure-toi, et je suis arrivé à deux réponses différentes mais qui me semblent compatibles. Comme Raël l’explique, nos Créateurs sont les Élohim, cette civilisation venue d’une autre planète créer la vie sur la Terre et l’Homme en leur image. La Torah, le Nouveau Testament, le Coran et le Livre Mormon sont tous des livres qui parlent de Dieu. Maintenant, à savoir de quel dieu ils parlent, je pense que d’une part ils parlent de Yahvé, le chef qui est la véritable conscience de cette civilisation et d’autre part ils parlent du principe macrobiologique qui régit le développement et la vie de l’Humanité. Je pense que reconnaître Yahvé comme étant leur Dieu signifie qu’ils acceptent de l’avoir comme leur conscience, comme leur preneur de décisions ultime. C’est comme si au lieu d’avoir un être humain de la Terre comme conscience et preneur de décision d’une société, les Juifs, Chrétiens et Musulmans avaient décider de déléguer cette responsabilité à Yahvé et à nos Créateurs, par l’intermédiaire de prêtres et prophètes. C’est un geste d’amour, de reconnaissance et de confiance sublime de notre part comme de la leur je pense, surtout considérant notre état primitif de l’époque.
  63. Ok. Cela me paraît tout à fait plausible, surtout que nous étions comme des enfants en terme de maturité et de connaissances scientifiques, il était certainement préférable de nous faire guider, mais toujours avec notre accord évidemment.
  64. Exactement. C’est une chose merveilleuse de voir à quel point Yahvé et les Élohim respectent notre libre-arbitre. Mais soit, voilà ma première manière de comprendre ce que ces religions entendent par Dieu. L’autre est reliée à la première et est en quelque sorte le principe universel supérieur duquel Yahvé est la meilleure personnification. Je m’explique : Dieu pourrait représenter également le principe universel auquel l’Humanité en tant qu’organisme macrobiologique obéit. Et comme notre conscience est dotée d’un libre-arbitre mais aussi d’une capacité de raison scientifique, nous avons à la fois la capacité de découvrir le principe scientifique qui régit notre survie et notre bonheur et aussi la capacité de choisir de l’appliquer ou non. Par exemple, nous avons la capacité de découvrir scientifiquement ce qui est bon à manger, et nous avons également la capacité d’agir en fonction de cette connaissance ou de l’ignorer. Il est en de même à plus grande échelle. Yahvé peut donc personnifier ce principe humain macrobiologique dans le sens où il en est le garant. Cela pourrait expliquer la croyance en un dieu omniprésent. Il est omniprésent dans le sens où il s’agit d’un principe universel présent dès que deux êtres humains sont en interaction. J’ai même l’impression que les Égyptiens avaient déjà ce concept à travers Amun ou Maat. Je ne connais pas suffisamment la religion égyptienne pour me prononcer avec assurance. Mais une autre chose est frappante en Égypte ancienne est cette personnification de principes universels. Il y avait cette même confusion entre le principe et celui qui le véhicule. C’est un peu comme si on disait que la cause de l’électricité est Benjamin Franklin parce qu’il en est le découvreur, et qu’on personnifie le principe de l’électricité en lui. Ou encore, de voir Denis Papin comme le principe régissant le fonctionnement de la machine à vapeur. C’est un amalgame que nous avons tendance à faire par facilité ou par manque de connaissance, mais espérons que maintenant que nous sommes capables de nous éduquer de manière indépendante, nous serons en mesure de ne plus le faire.
  65. Mais attends un peu Larouche, pourquoi s’arrêter là : on pourrait aller encore plus loin et dire que Dieu est le principe universel ultime qui régit tout l’Univers !
  66. Tu vois très juste Socrate, et sûrement que cela est la définition la plus générale à donner. Je dirai, pour être encore plus précis, que la recherche de Dieu est la recherche de l’unité dans la diversité. C’est la recherche de la plus grande chose commune à un ensemble de choses observées et connues. Il s’agit donc de la création d’un concept qui se veut le dénominateur commun et élémentaire à un ensemble de connaissances voire aussi de croyances. Je pense en effet que croire à quelque chose implique nécessairement, de manière implicite ou explicite, l’existence d’une chose qui a une raison d’être. Mais nos connaissances et nos croyances étant toujours limitées et en évolution constante, notre conception de Dieu évolue également. La recherche de Dieu est donc la recherche continue d’unité commune et élémentaire aux existences que l’on reconnaît en soi. On voit donc que chaque individu crée continuellement sa propre conception de Dieu. En effet, nous n’avons entre nous jamais le même niveau de croyances et de connaissances et donc nous ne reconnaissons jamais les mêmes existences en nous. Cette disparité entraîne nécessairement une différence dans nos solutions d’entités communes et élémentaires. De manière individuelle, nous aurons donc toujours des niveaux de compréhension des choses qui seront différentes, et je doute de notre capacité à vraiment devenir tous pareils dans un futur raisonnablement envisageable. Je pense que c’est ce vers quoi nous tendons, pas par le conformisme, mais plutôt par la même définition de Dieu à travers des expressions diverses. Je me demande même si Dieu ne pourrait justement pas être défini comme ce principe de recherche active d’unité dans la diversité. Mais cela pourrait être, encore une fois, une création personnelle du concept de Dieu, ou il s’agirait tout du moins de mon niveau de compréhension, par rapport à mes croyances et connaissances, de ce concept.
  67. Mes connaissances sont également limitées, mais cela me semble tout à fait possible et cohérent. Je serai d’accord avec toi pour définir Dieu comme ce principe d’unité dans la diversité. En effet, j’ai l’impression que ce principe est sous-jacent et nécessaire à tout l’Univers de sorte qu’il reste lui-même tout en changeant…
  68. Je pense que ces dernières paroles sont adéquates pour clore notre discussion Socrate. Ce fût un véritable plaisir et j’ai déjà hâte à notre prochaine rencontre. À bientôt !
  69. Merci à toi Larouche…à bientôt !
06
Mai
08

Projet de média politique sur Internet

Parce que les individus et les projets de société sont plus importants
dans une démocratie que les partis politiques et les idéologies.


Objectif :
couvrir également les campagnes électorales de tous les candidats, et faire un suivi continu des députés élus à l’Assemblée Nationale sur un site Internet commun

Motivation :
Dans une société vraiment démocratique, tous les candidats aux élections reçoivent la même visibilité, indépendamment de leurs idées. Cela permet à l’électorat de faire un choix vraiment éclairé et personnel et ainsi de refléter, une fois l’élection terminée, les vrais aspirations de la société.

Malheureusement, la réalité actuelle est toute autre. Les médias nationaux couvrent presque exclusivement les 3, 4, ou 5 chefs des « gros partis », au détriment de tous les autres candidats de ces mêmes partis, et évidemment des plus petits partis politiques et des candidats indépendants aussi. Cela démontre implicitement la chose suivante : on vote pour un parti, mais pas pour un candidat. C’est compréhensible, car comment une chaîne de télévision ou de radio nationale pourrait couvrir plus de 800 candidats de manière égale? C’est impossible. Il est donc normal dans ce contexte, que les médias se concentrent sur les candidats les plus significatifs, c’est-à-dire les chefs des « gros partis ».

Dans ce contexte, les électeurs votent pour un parti, ou pour un chef de parti, dans l’espoir que ce dernier devienne Premier Ministre. Mais que cela arrive ou non, l’électeur aura généralement fait son vote sans connaître ni le nom ni les valeurs et les idées personnelles du candidat en question.

À ces problèmes évidents, existe heureusement une solution, qui devient possible grâce à cette merveilleuse invention qu’on appelle l’Internet. En effet, l’Internet n’est pas un outil médiatique comme les autres : c’est un outil d’information littéralement vivant et interactif. Le visiteur est le maître de sa navigation et de sa recherche d’information. Il est guidé par des titres et des liens, mais c’est lui qui décide quelle page visiter, en fonction de ce qui l’intéresse et de ce qu’il juge important.

L’information de la page Internet n’est pratiquement pas figée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans sa quantité d’information. La page Internet existe continuellement, indépendamment de l’heure de la journée, alors que les nouvelles télévisées, à la radio et dans les journaux « meurent » une fois l’émission ou l’édition terminée. La page Internet dépend significativement moins de l’espace que la télévision, la radio et les journaux : alors que ces derniers sont limités par la position géographique dans laquelle on se trouve, la page Internet est, normalement, accessible de partout dans le monde, moyennant un ordinateur et une connexion. Finalement, alors que la quantité d’information partagée par la télévision, la radio et les journaux est limitée par le temps d’antenne, ou le nombre de pages, la page Internet peut, à l’inverse, diffuser une quantité quasi infinie d’information, et ce de manière continue.

Ces multiples contraintes obligent les médias conventionnels à couvrir les campagnes électorales de manière très limitées, en se concentrant presque exclusivement sur les chefs des « gros partis » au détriment de tous les autres candidats. Cela entraîne, nous l’avons mentionné plus haut, un conditionnement de l’électorat à voter pour un parti, sans faire attention nécessairement aux idées du candidat de sa circonscription. Le pouvoir politique est accordé implicitement, dans les faits, à moins de 5 individus : les chefs de parti. Mais qu’en est-il des 120 autres députés à l’Assemblée Nationale, ou les 300 autres au Parlement d’Ottawa? Ont-ils des idées et des projets intéressants aussi? Ne méritent-ils pas d’être écoutés?

Cette disparité de couverture médiatique a été, jusqu’à maintenant, il faut l’admettre, nécessaire au fonctionnement démocratique de la société. Sinon, les élections auraient été plus anarchiques qu’autre chose et la société aurait manqué de cohésion. Mais avec le développement d’Internet, une nouvelle dynamique est possible.

Définition :
Le projet présenté consiste à mettre sur pied un site Internet d’information et d’éducation citoyenne. Le site aura deux mandats distincts : l’un pendant les périodes électorales, le second entre deux élections.

Périodes électorales
Pendant les périodes électorales, le site aura le mandat de présenter de manière égale tous les candidats ainsi que leurs projets, indépendamment de leur affiliation politique, pour chaque circonscription. En présentant chaque candidat de la sorte, sans favoritisme, et en présentant clairement chacun des projets qu’il endosse, l’électeur pourra faire une choix informé et personnel : il ne votera pas aveuglément pour une couleur, mais pour des idées, des projets qui sont pour lui importants, et qu’incarnent son candidat favori. Le site présentera un répertoire de toutes les circonscriptions, tous les candidats, et tous les projets. L’électeur pourra ainsi prendre connaissance de tous les projets proposés à l’échelle nationale, par tous les candidats, les évaluer, et choisir ceux qui lui tiennent à cœur et qui lui semblent les plus pertinents. Une fois ses exigences électorales déterminées, l’électeur pourra chercher, parmi les candidats de sa circonscription, ceux avec qui il partage la plus grande affinité idéologique.

Évidemment, le site devra être en mesure de recevoir des propositions de projets de tous les citoyens, et pas seulement des candidats eux-mêmes. Un groupe de personnes devra donc être en mesure de recevoir des suggestions de projets politiques, des les éditer et de les publier sur le site. De cette manière, le bassin de projets électoraux sera encore plus enrichi et diversifié et permettra aux candidats d’avoir une plate-forme plus substantielle.

Chaque candidat se verra accorder un nom d’utilisateur et un mot de passe, une fois sa candidature officialisée par le Directeur Général des Élections, et il pourra ainsi mettre à jour son profil, y ajouter des projets, ou en retirer de sa plate-forme. Chaque candidat aura ainsi sa propre page personnelle qui offrira les mêmes options pour tous (courte biographie, projets endossés, email, liens Internet). Il pourrait même y avoir, en plus, pour chaque candidat, un forum personnel où les partisans du candidat en question, ou les indécis, pourront poser des questions et débattre avec le candidat. Cela sera laissé à la discrétion du candidat, et une restriction quant aux participants et aux messages diffusés devra être élaborée pour éviter les dérapages et les attaques personnelles.

Toute l’information statistique relatives aux candidats et aux projets sera libre et accessible à tous sur le site Internet (nombre de candidats qui endossent un projet particulier, distribution géographique des projets, etc.).
Le site aura, au début de la période électorale, une section où seront présentés toutes les personnes qui envisagent de se présenter comme candidat, mais qui ne le sont pas encore officiellement. La section présentera les possibles futurs candidats avec leurs valeurs, leurs projets et leurs ambitions. L’objectif de la section sera d’aider chaque personne envisageant de se présenter comme candidat officiel à se trouver des alliés, ou des supporters et des bénévoles. Les personnes qui voudront s’impliquer dans la campagne d’un possible futur candidat pourront communiquer avec lui et offrir de l’aider. Aussi, plusieurs « petits » candidats pourront décider de fusionner leurs candidatures en une seule, en fusionnant aussi leurs projets, de sorte à avoir une force de mobilisation et un poids électoral plus important. La section donnera donc l’opportunité à tout le monde de connaître et éventuellement de rentrer en communication avec des possibles futurs candidats, pour ainsi éviter un surnombre de candidatures, et assurer une certaine homogénéité du processus électoral.

Périodes inter-électorales
Après la fin des élections, quand les députés auront pris leur place dans l’Assemblée Nationale, le site changera de fonctionnement. L’information relative aux élections terminées pourra néanmoins être gardée en archive à des fins statistiques, ou pour usage ultérieur quelconque.
Le site gardera une liste de tous les projets qui ont été retenus par au moins un député élu. De cette manière, les citoyens pourront faire un suivi des projets qui les tiennent à cœur, en suivant les activités des différents députés qui les endossent.

Le mandat primordial du site, en dehors des élections, sera de faire un suivi de tous les députés, et ce de manière régulière. Il créera, pour chaque député, une nouvelle page personnelle, et assignera, aux députés qui le désirent, un nom d’utilisateur et un mot de passe. La page personnelle du député montrera, en tout temps, et de manière explicite, la plate-forme politique qui lui a permis de se faire élire. Dans ce contexte, le travail du site sera, pendant les 3 ou 4 années inter-électorales, de présenter les activités de chaque député, relativement à l’avancement des projets de sa plate-forme politique présentée comme « promesses électorales ». De cette manière, le site servira en quelque sorte de garde-fou aux députés, et d’assurance qu’ils soient redevables de leurs promesses aux gens qui l’ont élu.

Cette présentation publique et libre des projets et des activités de tous les députés pourra avoir un impact secondaire non-négligeable. Les députés pourront, à travers ce site, avoir une connaissance plus rapide, plus détaillée et plus directe des projets et des valeurs défendus par leurs collègues. Ils pourront ainsi créer des alliances avec tous les députés qui endossent des projets communs, et accélérer leur réalisation dans l’Assemblée Nationale. De cette manière, l’influence de la ligne de parti pourrait être grandement amoindrie, encourageant d’une part les députés à endosser des projets qui les tiennent personnellement à cœur, et d’autre part, en créant des alliances politiques axées sur des projets, et non sur des dogmes idéologiques qui sont par définition hermétiques. Les députés pourront, de plus en plus s’ouvrir à tous les autres députés, en fonction de leurs projets communs, indépendamment de leur affiliation partisane. La démocratie n’en sera que perfectionnée car les députés seront moins redevables au chef de leur parti et plus à leur électorat.