Archive for the 'découvertes' Category

01
Sep
08

Le double triangle universel

Voici une découverte complémentaire (partiellement terminée) concernant le triangle universel. Elle concerne les processus psychiques ou spirituels internes et leur parallèle avec le triangle universel et ses catégories présentés dans un article précédent (https://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/le-triangle-universel/):

La hiérarchie est la même que dans le triangle universel classique, seulement dans ce dessin, la hiérarchie s’opère du haut vers le bas pour la partie intérieure:

– la volonté suppose le pouvoir: « quand on veut, on peut »; je crois en fait que l’univers est tellement parfait qu’il nous est impossible de vraiment, profondément et sincèrement vouloir quelque chose sans pouvoir y arriver;

– le pouvoir suppose l’avoir: « quand on peut, on a les moyens »; en effet, dire que l’on peut faire quelque chose suppose que nous avons les moyens d’y arriver;

– l’avoir suppose la sensation: « quand on a, on sent »; dire que l’on a quelque chose comme « j’ai faim » ou « j’ai 15 ans » suppose que c’est quelque chose que nous ressentons (le verbe voir est utilisé dans son sens plus général de sentir);

– la vision suppose la sagesse: « quand voit, on sait »; cela est évident car lorsque l’on est allé dans l’espace et qu’on a vu la Terre, on sait qu’elle est ronde, et on le sait donc parce que l’on a vu;

– la sagesse suppose la croyance: « quand on sait, on croit »; c’est vrai parce que savoir quelque chose implique que l’on croit ce que l’on sait, par exemple, dans l’exemple d’un voyage dans l’espace, en voyant la Terre ronde, on sait qu’elle est ronde, mais on croit aussi que ce que l’on voit est vrai;

– la croyance suppose l’être: « quand on croit, on est »; ou peut-être pourrait-on dire « on est ce que l’on croit qu’on est » mais l’idée est de dire que la croyance est ce qui nourrit notre existence; le meilleur exemple sont les croyances de la vie après la mort comme au Mexique où les Aztèques enseignaient que les guerriers mourrant au combat réincarnaient un oiseau-mouche. Où pensez-vous que l’esprit des guerriers se dirigeaient volontairement après être morts au combat? À la recherche d’un oiseau-mouche évidemment! La preuve est dans ce exemple que l’on devient ce que l’on croit que l’on est;

– en continuité avec le point précédent, la plus grande vérité est la suivante « on est qui on veut être » (ou bien « on est qui on veut devenir) ».

Les deux verbes qui englobent tout ce principe sont le verbe être et le verbe vouloir. En les combinant, on remarque que l’on peut dire « Je suis qui je veux » ou bien « Je veux être … ». Dans les deux cas, on remarque notre entière liberté quant à notre manière de nous définir. Je dirai même que c’est la plus grande particularité de l’être intelligent qui le différencie de tous les animaux: la liberté de se défnir. La question n’est donc pas tellement « qui sommes-nous? » mais surtout « qui voulons-nous être? »!

Si l’humanité devait répondre à cette question en ce moment, on verrait certainement deux groupes: ceux voulant être en harmonie avec l’Univers, étant libérés et ayant transcendés le principe de dualité et d’opposition, et ceux voulant perdurer dans ce monde de dualité, de conflits, de contradictions, d’injustice, etc.

Alors, qui voulez-vous être? ou qui voulez-vous devenir?

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14
Août
08

L’infini dans les catégories universelles

Je veux vous présenter ici une découverte que j’ai faite en lisant un passage du livre de Raël du titre de « Oui au clonage », page 82:

Notre univers est infini, et l’infini ne pourrait avoir de centre sinon ça ne serait pas l’infini. […] Et l’univers est infini vers l’infiniment petit, tout comme vers l’infiniment grand. Et dans le temps c’est la même chose, l’infini dans le temps étant appelé éternité. Tout ce qui existe dans l’univers est éternel, soit sous forme de matière, soit sous forme d’énergie. Rien ne peut surgir à partir de rien. Tout vient de quelque chose. La croyance dans un dieu surnaturel qui aurait créé l’univers à partir de rien est totalement stupide et dangereuse pour le développement de l’intelligence des enfants. On ne peut rien faire avec rien. Tout est composé de quelque chose.

Cela m’a rappelé le triangle universel que j’avais développé, et j’ai tout de suite eu l’idée de montrer le concept d’infini dans les 7 catégories du triangle. J’invite ceux qui n’ont pas encore vu ma découverte concernant le « triangle universel » à le voir en cliquant ici.

Je vous invite maintenant à observer le diagramme qui explique l’application du concept d’infini pour chacune des catégories:

06
Août
08

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d’égalités des profits

Ce texte est une présentation générale (en trois parties) de ce qu’on pourrait qualifier de nouveau système économique pour l’humanité. Le 20ème siècle nous a montré par des exemples trop souvent violents et désastreux la fragilité de notre système économique actuel. Nous sommes entrés dans le 21ème siècle dans la peur d’une grave crise économique mondiale, et nous voilà en 2008 sur le bord d’un effondrement du système monétaire et financier mondial. Les soi-disant experts en économie ressemblent plus à des prêtres ou des sorciers modernes qu’à des véritables scientifiques. Ils savent que leur système est maintenu par la foi aveugle de ceux qui y participent. Leur méthode n’est en donc pas une de vérité, mais plutôt de mensonges et d’illusions : nous faire croire que tout va bien, jusqu’à la dernière seconde, pour maintenir les profits de quelques individus dépourvus de tout sentiment d’appartenance à l’espèce humaine. On veut presque nous faire croire que c’est naturel que des milliers, voire des millions de gens meurent à cause de certains cycles économiques mystérieux. Mais quelle est la véritable cause des crises économiques? L’incapacité soudaine des vaches de produire du lait? Une grève indéterminée de la part des poules? La mort de toutes les plantes et les arbres de la Terre?

Platon et la théorie économique : classe commerçante

J’ai récemment étudié pour des circonstances reliées à mon travail, les théories économiques élémentaires. J’avais déjà entendu parlé très vaguement de la théorie de l’offre et la demande, mais ne l’avais jamais entièrement comprise. C’est en lisant le manuel économique que j’avais que je me mis à comprendre de quoi il s’agissait vraiment.

On nous montre la courbe d’offre croissante et la courbe de demande décroissante. En gros, plus le produit peut se vendre cher, plus les producteurs en feront, et plus le produit peut se vendre à prix abordable, plus les consommateurs en achèteront. Mais dés le début cela m’a parut tellement simpliste, réductionniste et même limitant. Je ne pouvais croire que toute l’économie du monde réponde uniquement à cette affirmation si limitée, restreinte et subjective. Je me suis demandé : qui est derrière cette théorie? Pour moi le rôle d’une économie est d’assurer la justice sociale, et rien dans cette théorie de l’offre et la demande n’est relié à cet aspect. Je voulais comprendre, et c’est pendant une courte discussion sur le sujet que je me suis rappelé un passage de la République de Platon. Dans ce passage, Socrate cherche à dévoiler les fondements de l’existence d’une cité et de son activité :

« — Mais voyons : dans la cité elle-même, comment se feront-ils profiter les uns les autres de ce que chacun produit ? C’était bien pour cela que nous avions fondé une cité, en créant leur association.

— Il est bien évident, dit-il, que c’est en vendant et en achetant.

— Alors il nous naîtra de cela une agora et une monnaie reconnue, comme symbole de l’échange.

— Oui, exactement.

— Alors le cultivateur, ou encore l’un des artisans, qui a apporté sur la place publique une partie de ce qu’il produit, s’il n’y vient pas au même moment que ceux qui ont besoin d’échanger contre ce qu’il fournit, restera-t-il assis sur l’agora, laissant en sommeil son activité d’homme au service du public ?

— Nullement, dit-il : il y a des hommes qui, voyant cela, se fixent à eux-mêmes cette charge ; dans les cités correctement administrées ce sont en général les hommes aux corps les plus faibles, impropres à toute autre fonction. Car il faut qu’ils restent sur place, autour de l’agora, pour d’une part échanger contre de l’argent avec ceux qui ont besoin de vendre, d’autre part faire l’échange inverse, à nouveau contre de l’argent, avec tous ceux qui ont besoin d’acheter.

— Voilà donc, dis-je, le besoin qui fait naître des commerçants dans notre cité. N’appelons-nous pas « commerçants » ceux qui, se chargeant de la vente et de l’achat, s’installent sur la place publique, et ceux qui errent de ville en ville des « marchands » ?

— Si, exactement. »

La loi de l’offre et la demande : une vision commerçante de l’économie

Platon mentionne donc la classe des commerçants, ces individus souffrant d’une certain déficience physique qui servaient d’intermédiaire entre les marchands (ceux qui transportaient les produits de ville en ville) et les « consommateurs ». C’est en me rappelant ce passage que je compris que les théories économiques d’offre et de demande avaient été spécifiquement développées par cette classe commerçante, dans sa manifestation plus moderne.

Imaginez un instant que vous êtes un commerçant. Vous êtes physiquement infirme et faible, c’est le seul travail que vous pouvez effectuer. Vous mettez donc votre ruse à ce travail, cherchant à maximiser vos profits, et peut-être compenser votre complexe physique par une mégalomanie de pouvoir et de richesses. Cette théorie d’offre et demande est faite sur mesure pour vous ! Vous allez voir les producteurs ou les marchands et vous leur demandez : si je te demande tel montant de ce produit, à combien me vendras-tu l’unité ? Plus le producteur vois que vous en voulez, plus il montera son prix d’unité, voyant que son produit est désiré. Vous remplissez ainsi votre petit tableau après votre sondage :

Quantité de produits achetés au producteur

cause

Prix de vente unitaire ($)

conséquence

10

50

20

55

30

60

40

65

50

70

Vous allez ensuite voir les consommateurs pour terminer la deuxième partie de votre sondage. Vous leur demander : si le prix unitaire du produit est de tant, combien êtes-vous prêt à acheter ? Plus le prix unitaire est bas, plus les gens sont prêts à l’acheter. Vous arrivez donc avec un autre tableau :

Quantité de produits achetés au producteur – conséquence

Prix de vente unitaire ($)

cause

50

50

40

55

30

60

20

65

10

70

C’est là que vous voyez votre fameux prix d’équilibre :

Quelle magie ! Quelle profondeur scientifique, quelle subtilité intellectuelle ! Cette théorie ne parle pas un instant du bien commun, de la justice sociale, de la prospérité collective ou de quelconque valeur! C’est une théorie simpliste qu’on essaye de nous faire avaler comme si elle était aussi universelle que la gravité! Non, l’économie ne se résume pas à un hasard d’offre et de demande.

C’est en comprenant ça que je vis que ce système économique actuel a été créé et est actuellement contrôlée par la classe commerçante dont Platon parlait déjà il y a plus de 2300 ans. Il s’agit de tous ces spéculateurs mondiaux, ces joueurs de casino, ces financiers parasites de toutes sortes qui ont réussi à se hisser en haut de l’échelle économique mondial. C’est un système nullement basé sur la productivité ou la justice. Au contraire, il s’agit d’une véritable dictature de la classe commerçante. C’est par cette volonté de profit massif et grandissant que cette classe rapace et parasite est à l’origine des crises économiques et des guerres géopolitiques.

La dictature commerçante

Je ne dis pas que les commerçants et les agences de marketing sont inutiles dans une société, bien au contraire, je pense qu’ils sont nécessaires. Seulement je crois qu’ils exercent une véritable dictature en ce moment, au détriment de l’écrasante majorité de la population mondiale qui ne fait pas partie de leur clique de spéculateurs et de joueurs de casino, mais qui s’intéresse à produire des choses concrètes et utiles, et à vivre bien. L’argent, le pouvoir économique, et la prospérité doivent simplement être distribués de manière juste et équitable, de sorte à permettre à chacun de nous de s’épanouir comme bon il nous semblera.

Le diagramme qui suit est une schématisation des mécanismes de la dictature économique des commerçants.

On remarque les étapes suivantes de l’activité économique :

  • transformation des ressources naturelles en produits dérivés ;
  • transferts successifs des produits jusqu’aux consommateurs (un, deux ou plusieurs commerçants se transitent le produit jusqu’à ce qu’il arrive aux détaillants puis aux consommateurs).

À chaque étape de transfert des produits, les personnes impliquées s’assurent de générer un profit, revendant plus cher qu’ils n’ont payé. Les commerçants, après un calcul rapide de leurs coûts, cherchent à maximiser leur prix de vente par diverses techniques et stratagèmes. Plus les commerçants deviennent importants et riches dans ces étapes de l’activité économique, moins de produits sont créés, moins les produits sont de qualité, et des virtuels monopoles s’ensuivent, seule manière de maintenir un niveau de productivité et de consommation adéquat.

On peut voir que la classe commerçante essaie de s’interposer entre les producteurs et les consommateurs. En étant l’intermédiaire obligatoire entre ces deux entités de la chaîne économique et en influençant les habitudes d’achat de la population à travers le marketing et le monde du divertissement, les commerçants s’assurent des profits faramineux, tout en ne produisant aucune richesse dans le processus économique. Ils agissent comme de véritables parasites du système économique. Leur prospérité est directement liée à la régression du pouvoir des producteurs et des consommateurs, jusqu’à ce que cela crée une crise économique généralisée. Leur ascension économique dépend donc directement de la chute économique des autres « joueurs » (producteurs, détaillants et consommateurs). Ils sont à ce titre pire que des parasites : ils sont des véritables virus parce qu’ils tuent leur hôte.

Une solution simple et efficace : la loi d’égalités des profits

En réfléchissant à ce virus social et économique et en voulant trouver une alternative, je suis arrivé à une nouvelle manière de réglementer le processus économique. Il s’agit, en gros, de réglementer les profits des différentes étapes de la chaîne économique. La loi que je propose est la suivante :

« Les profits engendrés par une entité de la chaîne économique

ne peut pas excéder les profits d’une entité précédente. »

J’ai résumé ma proposition dans le diagramme qui suit :

Si je n’ai pas mis de commerçants dans le diagramme, c’est simplement pour montrer la nécessité de minimiser leur rôle autant que possible dans le processus économique, et il ne s’agit pas d’en empêcher l’existence.

L’idée générale de la loi d’égalités des profits est de protéger et encourager la productivité en y assurant les profits les plus élevés. Aussi, chaque producteur voudra développer son produit au maximum pour éviter des procédés de transformation ultérieures et ainsi vendre le produit « le plus fini » possible pour s’assurer le plus grand profit. De plus, cela encouragera les entrepreneurs à véritablement innover et inventer continuellement des nouveaux produits, de sorte à pouvoir obtenir un rôle durable dans les différentes étapes de la chaîne économique.

Ce paragraphe parlera rapidement de l’aspect mathématique de l’application de cette loi. J’invite donc ceux que ça n’intéresse pas à passer directement au prochain paragraphe. Évidemment, on sait que lorsqu’un nouveau produit est créé, c’est souvent par la combinaison de plusieurs matériaux et matières premières. L’entreprise devra donc calculer son profit en calculant la masse ou la quantité de chaque matériau acheté dans le produit final, donner une pondération à chacun de ces matériaux, et calculer son profit autorisé en conséquence. Par exemple, imaginons une entreprise qui fabrique des tables en bois : elle devra acheter du bois, des clous et de la colle (limitons notre liste à ces trois choses pour la simplicité de l’exemple). Disons que le profit sur le bois est fixé à 3$ par kg, pour les clous à 0,01$ par clou et à 2$ par litre de colle. Supposons que pour la construction d’une chaise, le fabricant a besoin de 10kg de bois, 10 clous et 0,05 litres de colle. Cela lui autorise donc un profit cumulatif de : (3 x 5) + (0,01 x 10) + (0,05 x 2) = 15,2$ par chaise vendue. Il pourra vendre sa chaise à 30$, mais dans ce cas, il devra utiliser la différence de 30 – 15,2 = 14,8$ pour couvrir tous les frais reliés à la fabrication de la chaise : achat des matériaux, main d’œuvre, machines, locaux, etc.

Cette réglementation aura un impact direct sur la détermination des prix des matières premières parce que sont elles qui sont à la source du processus économique et qui plafonnent ainsi les profits subséquents. Ensuite, un deuxième impact sera notoire au niveau de la rémunération des employés. Je vous invite à lire bientôt les deux prochains articles qui détailleront ces deux aspects.

21
Mai
08

La topologie de Leibniz: analysis situs

Voilà que je veux vous présenter ici une nouvelle topologie que vous n’avez très certainement jamais apprise, et qui est surtout supérieure à celles qui existent aujourd’hui (à ma connaissance).

Je vais commencer par une citation de Leibniz qui sera l’avocate de la supériorité de sa topologie:

« Dieu a choisi [le monde] qui est le plus parfait, c’est à dire celui qui est en même temps le plus simple en hypotheses et le plus riche en phenomenes »

Cela veut dire un minimum de règles, de principes, de lois et un maximum de possibilités. C’est ce principe qu’il a appliqué au développement de ce qu’il a appelé l’analysis situs, qui est devenu la topologie, mais dont il est le véritable fondateur.

Leibniz, comme il a si bien réussi à me convaincre aussi, trouve que le monde géométrique de Descartes est loin à la fois de la réalité et aussi de la simplicité. Comment exprimer une forme apparemment simple comme un cercle ou une sphère. On doit déjà commencer, systématiquement, par définir un repère dit « cartésien », et ensuite on doit déterminer une équation. Pour un cercle par exemple, après avoir défini le repère cartésien, on a x^2 + y^2 = r^2. Cela fait un total de 11 symboles (on compte les puissances comme un symbole à part entière, même si on peut l’écrire en exposant, car il s’agit de l’expression d’un principe différent). 11 symboles pour un cercle. Et cela reste relativement simple, mais à quel point se complique-t-on la vie pour exprimer des formes ne serait-ce qu’un peu plus complexe (cône, tore, ellipsoïde, etc.). C’est un système clairement handicapant et contre-intuitif. Mais il a un mérite, tout est immobile, il n’y a pas de surprise. C’est un monde froid, mais rassurant.

Leibniz n’aime pas ce monde, tout comme moi d’ailleurs. Il propose une autre manière de décrire des formes, en utilisant le minimum de symboles et une approche purement constructive et intuitive. Il l’appelle l’analysis situs, ce qui signifie l’analyse des situations:
« Les méthodes géométriques auxquelles je songe sont au nombre de deux: la première consiste à exprimer complètement une figure en n’utilisant que des caractères, sans l’aide d’explications verbales et sans y adjoindre de figure; la seconde consiste à le faire en n’utilisant que des mots, sans l’aide d’aucun autre caractère et sans l’aide d’aucune figure. »

Une autre citation prenante:
« L’algèbre n’est autre chose que la caractéristique des nombres indéterminés, ou des grandeurs. Mais elle n’exprime pas directement la situation, les angles, et le mouvement. »

Assez de suspense, voilà son invention (ou découverte?!?):
Soit le symbole « \/ » signifiant « pareil que ». Soient les lettres du début de l’alphabet A, B, C, etc. des points fixes de l’espace, et les dernières lettres de l’alphabet Z, Y, X, etc. des ensembles de points de l’espace.

Exemple simple:

  • AB \/ AZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient tous la même relation avec A que la relation de B avec A; autrement dit l’ensemble des points Z de sorte que la distance AB soit la même que la distance AZ; à vous de trouver la forme correspondante…
  • AZ \/ BZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient tous la même relation avec A et B; autrement dit, l’ensemble des points Z tel qu’ils soient à la même distance de A que de B; à vous de trouver…
  • AZ \/ BZ \/ CZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils soient à la même distance de A, B, et C…
  • ABC \/ ABZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient la même relation avec A et B que la relation qu’entretient C avec A et B; autrement dit, l’ensemble des points Z tel que la distance AZ = AC, BZ = BC; un peu plus dur, mais faisable…

Toutes les citations viennent du livre « la caractéristique géométrique » par Leibniz édité chez VRIN. Je pourrai écrire aussi des citations très intéressantes sur les applications possibles d’une telle topologie…

2ème partie

Pour essayer de prolonger la discussion et surtout montrer mon niveau d’approfondissement de ce langage, je vous propose deux nouvelles formes très particulières qui, je le pense, laissent entrevoir des possibilités intéressantes:

  • AB \/ AZ \/ ZX;
  • AB \/ AZ \/ ZX \/ XY.

Je voudrais terminer avec les propos de l’auteur du langage en question, notre très cher Gottfried Leibniz, tiré d’une lettre adressée à Christian Huyghens en 1679:

« Si elle était achevée de la manière que je la conçois, on pourrait faire en caractères qui ne seront que des lettres de l’alphabet la description d’une machine quelque composée qu’elle pourrait être, ce qui donnerait moyen à l’esprit de la connaître distinctement et facilement, avec toutes les pièces et même avec leur usage et mouvement, sans se servir de figures ni de modelles, et sans gêner l’imagination. […] On pourrait faire aussi par ce moyen des descriptions exactes des choses naturelles, comme par exemple des plantes et de la structure des animaux. »

« Je crois qu’on pourrait manier par ce moyen la mécanique, presque comme la géométrie. Et qu’on pourrait même venir jusqu’à examiner les qualités des matériaux, parce que cela dépend ordinairement de certaines figures de leurs parties sensibles, comme si on décrivait la constitution, on en pourrait déduire leurs usages. »

10
Mai
08

aUI: le langage de l’espace

aUI a 42 phonèmes (incluant les variations nasales des voyelles pour les nombres), chacun étant associé à un principe particulier. Les voyelles en majuscules sont prononcées plus longuement:

• a (prononcé comme dans aller): ‘espace’
• A (prononcé comme dans âme): ‘temps’
• e (prononcé comme dans été): ‘mouvement’
• E (prononcé plus longuement “éé”): ‘matière’
• i (prononcé comme dans hiver): ‘lumière’
• I (prononcé plus longuement “ii”): ‘son’
• u (prononcé comme le “ou” dans ours): ‘humain’
• U (prononcé plus longuement “oouu”): ‘esprit’
• o (prononcé comme dans eau): ‘vie’
• O (prononcé comme dans ôser): ‘sentiment’

• y (prononcé comme le “u” dans une): ‘négatif’
• q (prononcé comme le “eu” dans heure): ‘condition’

• a*: 1 (l’astérisk indique que le son est court, nasal et represent un nombre)
• e*: 2
• i*: 3
• u*: 4
• o*: 5
• A*: 6
• E*: 7
• I*: 8
• U*: 9
• O*: 10
• y*: 0

• b: ‘ensemble’
• c (prononcé comme le “ch” dans chemin): ‘être’
• d: ‘à travers’
• f: ‘ceci’
• g: ‘intérieur/dedans’
• h: ‘question’
• j: ‘égal’
• k: ‘au dessus’
• l: ‘rond’
• m: ‘qualité’
• n: ‘quantité’
• p: ‘avant’
• r: ‘positif’
• s: ‘chose’
• t: ‘vers’
• v: ‘actif’
• w: ‘pouvoir’
• x (prononcé comme le “x” espagnol dans México): ‘relation’
• z: ‘partie’

06
Mai
08

Électron = esprit, une introduction aux découvertes de Jean E. Charon

1. Introduction
_____L’article qui suit est une introduction aux découvertes en Physique de Jean E. Charon sur les électrons et leur comportement « spirituel », directement inspiré de la lecture de son ouvrage de 1977 intitulé L’Esprit, cet inconnu.
_____Charon a vécu de 1920 à 1998 et a dédié sa vie à la recherche en Physique et à la rédaction de nombreux ouvrages, à partir des années 60. Il a été d’une part porté à rédiger des ouvrages pour la communauté scientifique, et d’autre part des ouvrages pour le grand public traduisant dans un vocabulaire et des images plus accessibles des notions scientifiques essentielles, qu’il intègre dans un contexte métaphysique, philosophique, et cosmologique.
_____En 1977 Charon fait une découverte fondamentale qu’il nomme la Relativité complexe. Cette notion s’inscrit en complémentarité aux travaux d’Einstein effectués quelques décennies plus tôt. C’est après la publication de cet ouvrage scientifique, qu’il publie quelques mois plus tard L’esprit, cet inconnu où il vulgarise sa découverte pour le public et montre les réponses qu’elle apporte quant aux questionnements spirituelles de l’Homme.
_____Le présent article servira d’introduction au livre L’esprit, cet inconnu de Charon et donc de sa découverte fondamentale montrant que ce qu’on entend par le mot esprit n’est rien d’autre que l’électron de la matière.

2. La mécanique quantique
_____La mécanique quantique est sûrement le sujet le plus partagé autant par des individus du monde universitaire que du public « amateur ». Est-ce parce qu’il s’agit d’un sujet tellement accessible et facile à comprendre ? Ou est-ce qu’il s’agit d’un sujet où « tout le monde peut avoir raison » ?

_____Rappelons rapidement, avant d’aller plus loin, que toute Matière est composée d’atomes, qui eux-mêmes sont composés de neutrons, protons et électrons. Les neutrons et les protons forment ensemble le centre de l’atome, qu’on appelle le noyau. Autour de ce noyau tournent les électrons. L’atome le plus simple et le plus récurrent de notre Univers est l’hydrogène, et se compose généralement d’un proton et un électron en orbite autour de lui. En faisant varier le nombre de protons, neutrons et électrons, on obtient tous les éléments comme le Fer, l’Or, l’Oxygène, le Carbone, etc.

_____La mécanique quantique provient essentiellement de l’incapacité de physiciens du 20ème siècle à donner l’emplacement et la vitesse d’un électron avec précision. Contrairement à des interactions entre d’autres corps comme la Lune et la Terre, les déplacements de l’électron paraissent imprévisibles.
_____Face à ce paradoxe, les fondateurs de la théorie quantique affirment essentiellement la chose suivante : « le calcul exact de l’emplacement et la vitesse de l’électron autour de son noyau sont scientifiquement impossibles, et tout ce qu’on peut faire c’est donner une probabilité de ces deux caractéristiques. » Et voilà cette grande théorie qu’on appelle la mécanique quantique : rien de plus que des statistiques ! On se demandera inévitablement la question suivante : « est-ce que c’est encore de la science ça ? »

3. La science
_____C’est là qu’on se bute à la question de savoir ce qu’est vraiment la science. La science nous permet de savoir des choses, d’apprendre et maîtriser des vérités quant au fonctionnement de l’Univers (dont nous faisons une partie intégrante, n’oublions pas).
Niels Bohr (un des fondateurs de la mécanique quantique) nous a dit la chose suivante : « aucune chose n’existe tant qu’elle n’a pas été mesurée. »
_____Va-t-on le croire simplement parce qu’il avait un doctorat et une renommée internationale ? Il affirme donc que tant que quelque chose n’est pas mesurée, alors elle ne peut pas exister. Quelle étape antérieure est nécessaire à la mesure d’une chose ? De l’apercevoir évidemment ! Donc, on peut transformer de manière équivalent la phrase précédente de cette façon : « tant que quelque chose n’a pas été observée, alors elle n’existe pas. » Très intéressante théorie en effet. Bohr nous dit donc que les électrons sont apparus dans l’Univers le jour où un être humain les a aperçus pour la première fois. Encore, les électrons n’existent qu’au moment où quelqu’un les observe. Dès que quelqu’un se prépare à en observer, alors l’Univers en fait apparaître un instantanément, jusqu’à la fin de l’observation. Très intéressante théorie. Je ne pense pas que d’autres contre-exemples soient nécessaires.
_____En fait Bohr pense que sa perception contrôle l’existence de toutes les choses de l’Univers. Autrement dit pour vous, lecteur, je n’existe pas, et pour moi vous n’existez pas. Pour que j’existe, alors il faudrait que vous m’aperceviez. Mais c’est assez paradoxal, parce que je suis moi-même capable de me voir. Alors qui a raison ? Moi qui me voit en ce moment, donc qui rend mon existence véridique, ou alors vous qui ne me voyez pas et qui annulez donc mon existence ? Je pense encore une fois qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus loin dans ces raisonnements aberrants.

4. L’approche méthodologique de Charon
_____D’un côté, on a des « physiciens » qui, confrontés au paradoxe du mouvement de l’électron, baissent les bras et adhèrent à l’idéologie de Bohr, affirmant implicitement la chose suivante : « nous sommes incapables d’expliquer le mouvement des électrons, alors nous affirmons qu’il est impossible de l’expliquer. » Autrement dit, ils passent de « nous ne sommes pas capables » à « c’est impossible ». Quel spirituo-centrisme (si je peux m’exprimer ainsi) ! Au lieu de s’avouer vaincus et s’orienter vers d’autres sujets, ils perpétuent un mensonge pour justifier leurs pénibles années d’études, leurs notes, leur diplôme, leurs titres, leur salaire et leur statut social ! Pas très scientifique comme attitude vous me direz !
_____Mais heureusement il y a quelqu’un comme Jean Charon qui, en tant que bon scientifique, accepte la réalité comme elle est, et fait une différence entre ce qu’il veut et ce qu’il peut faire. Et avant d’essayer de dire où une chose va être il propose plutôt de commencer par dire ce qu’elle est.

a) l’espace-temps de l’Esprit


_____Dans le livre L’esprit, cet inconnu, où il relate sa découverte et ses répercussions, il commence son raisonnement de la façon suivante : il reconnaît l’existence de l’Esprit comme étant ce qu’on appelle communément notre « Je ». Cet Esprit fait partie de l’Univers et possède un espace-temps propre à lui. Cet espace-temps se manifeste en partie par ce qu’on appelle la mémoire : chaque évènement, chaque perception est « enregistré » dans l’Esprit. L’information enregistrée ne peut pas être « perdue » par l’Esprit ; ce dernier ne peut qu’en accumuler continuellement, et l’organiser. Il qualifie donc l’espace de l’Esprit comme étant un espace à néguentropie (il s’organise) non-décroissante (il ne peut pas perdre d’information).
_____Charon part ensuite de ces caractéristiques de l’espace de l’Esprit pour les comparer avec des phénomènes astrophysiques. Il remarque une similitude importante avec ce qui s’appelle les « trous noirs ».

b) l’espace-temps des « trous noirs »

_____Les « trous noirs » sont le résultat d’une extrême rétraction de la matière d’un soleil qui s’est éteint. Et à cause de cette énorme condensation de la matière et des forces gravitationnelles en un seul point, l’espace se « ferme sur lui-même » à cet endroit là. Pour donner une image plus simple, c’est un peu comme si on place une boule de bois sur l’océan : elle flottera. Mais si on concentre dans cette boule une masse gigantesque, alors, à cause de sa densité, la boule se « détachera » de l’espace qu’elle occupait (la surface de l’eau) pour couler sous l’eau. C’est le même principe avec la condensation dans un point de la masse d’une étoile, à la différence près que l’espace qu’elle occupait est l’espace de la Matière que nous connaissons (ça peut paraître étrange qu’il existe différents types d’espace, mais la suite du texte rendra les choses plus claires, j’espère). Ce qu’il se passe en plus, à cause de la force gravitationnelle localisée et énorme, est que cela crée une courbure de l’espace de sorte que tout ce qui passe près du trou noir est en quelque sorte « aspiré » à l’intérieur de ce dernier, sans pouvoir en sortir. Pour revenir à l’image de l’océan, le trou noir se comporte un peu comme un tourbillon.
_____Charon fait ensuite une expérience théorique : il imagine le voyage d’un astronaute dans un vaisseau, s’approchant du trou noir. D’après les équations tirées de la théorie de la Relativité d’Einstein, les caractéristiques du temps et de l’espace jouent un rôle totalement inverses dans ce lieu : « le voyageur sera prisonnier d’un univers cyclique où à chaque « tour » du trou noir, il vivra les mêmes évènements. »[1] Le temps, dans un trou noir, s’écoule en sens inverse : les phénomènes physiques remontent le temps. Contrairement à « notre » espace habituel et la seconde loi de la thermodynamique qui nous dit que tout système laissé à lui-même perd de l’information et se désorganise (entropie croissante), l’espace du trou noir, lui, « revit » chaque évènement continuellement : il s’organise (néguentropie). De plus, comme rien ne peut sortir d’un trou noir, alors l’espace de ce dernier ne pourra jamais perdre d’information d’aucune manière. On qualifie donc l’espace d’un trou noir comme un espace à néguentropie non-décroissante. (Comparez ce résultat avec la conclusion sur l’espace de l’Esprit décrit plus haut.)
_____C’est là que Charon fait la similitude inévitable entre les caractéristiques de l’espace d’un trou noir avec celles de l’Esprit : les deux sont à néguentropie non-décroissante.

c) l’espace-temps des électrons
_____Charon se dirige ensuite vers les électrons. À travers ses recherches, il démontre que l’espace-temps d’un électron se comporte de la même manière qu’un trou noir : la particule « creuse » l’espace comme le fait un trou noir.
_____En établissant ce parallèle entre l’espace-temps « trou noir » et électron, et « trou noir » et Esprit, il arrive à la conclusion inévitable que l’espace-temps de l’Esprit et celui de l’électron est en fait le même ! Et cet espace-temps qui marche « à l’envers », revivant continuellement chacun de ses évènements, et en accroissant continuellement son information, ne décrit-il pas en fait ce que nous appelons communément la « mémoire » ? La mémoire accumule effectivement sans cesse de la nouvelle information, sans jamais en perdre, et revit continuellement chaque évènement enregistré. La découverte est faite : ce qu’on appelle Esprit et électron ne sont en fait qu’une seule et même chose ! La Matière est l’Esprit sont donc indissociables !

5. Les implications et d’autres découvertes
_____Charon découvre donc, en combinant ses aptitudes en mathématiques, ses connaissances en astrophysiques et en physique, et sa méthodologie créative, à prouver que l’Esprit et l’électron sont la même chose. Il prouve ainsi que ce qu’on nomme notre « Je » est contenu dans l’électron, et qu’ainsi notre Esprit est indissociable de notre corps.
_____Tout le raisonnement derrière cette découverte représente moins de la moitié de son livre, et il consacre le reste aux implications de cette découverte, et à de nouvelles explications de phénomènes naturels qui en découlent.
_____Il touche de manière très profonde et très bien expliquée le rôle de l’Esprit dans la cellule et les chromosomes, la réincarnation, la télépathie, l’Amour, la Cosmologie et plusieurs autres sujets.

6. Mot final
_____À travers quelques passages du livre, on peut noter son opposition catégorique au courant « réductionniste » prévalent dans les milieux universitaires qui veulent à tout prix séparer l’Esprit du reste de l’Univers, le réel de l’imaginaire, le raisonnement de la créativité. Pour lui, l’étude de l’Univers ne peut pas ignorer l’esprit, car ce dernier en fait partie intégrante, aussi bien qu’on ne peut pas étudier le monde en s’y soustrayant.
_____On peut aussi noter son haut niveau de culture car le livre fait de nombreuses références, à travers tous les chapitres, autant à des scientifiques, que de écrivains, des poètes et des prophètes.
_____Finalement, à travers un passage en particulier, intitulé « Si tu es un sage… », on sent son grand amour pour l’humanité et son Esprit visionnaire quand il critique l’état présent des choses et propose de meilleures avenues pour l’avenir.

« L’Esprit ne pourra jamais s’expliquer
comme une sécrétion de la Matière,
aussi complexe que soit celle-ci.

Derrière chaque chef-d’oeuvre,
il faut un architecte.
»

L’esprit, cet inconnu (p. 136)

http://www.jeanemilecharon.com/ (en anglais seulement)
Notes
[1] Citation directement tirée du livre L’esprit, cet inconnu de Jean Charon, et aussi sur le site : http://www.holoenergie.com/1A/1A.html
05
Mai
08

Constitution et droits humains

Qu’est-ce qu’une Constitution ?

C’est un ensemble de principes et de règles qui définissent l’organisation d’une société, et plus précisément d’un pays.

À quoi sert une Constitution ?

D’abord à créer un certain ordre et une harmonie dans la vie d’une société.

Mais quel genre d’ordre ? (Un régime tyrannique peut créer un certain ordre…)

Évidemment, un ordre positif et bon pour le plus de gens, idéalement pour tout le monde.

Sur quoi se baser donc pour déterminer les principes et les règles d’une Constitution de sorte que cette dernière bénéficie à tout le monde ?

Il faut trouver ce qu’il y a de commun à tous les êtres humains ; il faut trouver ce que chaque être humain cherche vraiment, inconditionnellement.

Quel est la valeur la plus fondamentale ? Quelle est la chose à laquelle chaque être humain aspire ?

Le bonheur évidemment ! Tout le monde souhaite être heureux, on peut dire qu’il s’agit d’une pulsion innée en nous. Chaque bébé qui naît cherche, dès les premières secondes de son existence à maximiser son bonheur.

Si la recherche ou la poursuite du bonheur est innée, peut-on la considérer comme un droit ?

Oui, de la même manière qu’on considère la vie comme un droit humain parce qu’elle est innée. À partir du moment où la personne qui existe n’a pas décidé de naître, elle a le droit à la vie. Le bonheur, ou la poursuite du bonheur, la spiritualité est un droit humain fondamental. En fait, on peut le considérer comme étant le droit le plus important de tous, car de lui découle tous les autres droits comme le droit à la vie par exemple : comment quelqu’un peut-il aspirer au bonheur sans être vivant ? Le droit au bonheur implique nécessaire le droit à la vie.

Si le droit au bonheur est le droit le plus important, quels sont les autres droits ?

En partant du principe que la poursuite du bonheur est un droit, on peut se demander ce qui est nécessaire pour pouvoir aspirer au bonheur. On a dit que le fait d’être vivant est une condition nécessaire pour pouvoir chercher le bonheur. Le droit à la vie est en quelque sorte le « premier » droit (sans être nécessairement le plus important).
Mais le tout n’est pas simplement d’être en vie, mais pour être heureux, nous devons également être en santé. Qui peut espérer être vraiment heureux sans être dans la meilleure santé ? Le droit à la santé est donc le « second » droit, après le droit à la vie.
Ensuite, une fois vivant et en santé, nous avons besoin de jouir d’une liberté « spatiale » (je dis spatiale pour faire la différence avec la liberté « existentielle » qu’on nomme aussi indépendance). En effet, qui peut espérer être heureux en étant en prison, ou enchaîné physiquement ? Le droit à la liberté (« spatiale », donc liberté de mouvement) est donc le troisième droit après le droit à la vie et à la santé.
Un homme vivant, en santé, et libre n’est jamais vraiment libre s’il ne jouit pas d’un certain confort matériel. C’est ce que j’appelle le droit à la prospérité, c’est-à-dire le droit de posséder, d’acquérir des biens et de s’enrichir. Sans ce droit à la prospérité, un être humain ne pourra jamais se doter des outils de son bonheur. Il s’agit donc du quatrième droit humain.
Une fois vivant, en santé, libre et prospère, un être humain ne sera jamais satisfait, car ces choses là seules ne procurent pas le bonheur. Pour y aspirer, l’être humain doit avoir le droit de s’éduquer, d’acquérir des connaissances, car un homme qui ne peut pas savoir ce qu’il veut restera insatisfait et malheureux. Le droit à l’éducation (à l’information, à la connaissance) est donc le cinquième droit humain.
Finalement, le sixième, ultime et plus important droit humain de tous est le droit au bonheur. Le droit au bonheur implique que chaque être humain a le droit d’être heureux, ce qui signifie que le bonheur d’une personne n’est pas plus important que le bonheur d’une autre personne. Notre bonheur personnel est aussi important que celui de toute autre personne. Finalement, le bonheur est le droit le plus important de tous.

Cela peut se résumer de la sorte :

Le droit au bonheur =(implique)=> le droit à l’éducation =(implique)=> le droit à la prospérité =(implique)=> le droit à la liberté =(implique)=> le droit à la santé =(implique)=> le droit à la vie. C’est-à-dire qu’en reconnaissant le bonheur comme le droit humain le plus fondamental, on accepte implicitement tous les autres droits.

Y’a-t-il une hiérarchie entre ces droits ?

Comme il a été démontré que quelqu’un de mort ne peut pas aspirer au bonheur, de même quelqu’un de mort ne peut pas s’éduquer, ne peut pas prospérer matériellement, ne peut pas se mouvoir et se déplacer où bon lui semble, ni ne peut être en bonne santé.
Ensuite, quelqu’un de gravement malade ne sera jamais vraiment libre : il ne pourra pas se déplacer comme il voudra à cause de sa maladie. Sa maladie l’empêchera aussi partiellement de prospérer, et à cause de ces choses là, son éducation personnelle, et son bonheur en seront affectés.
De même, quelqu’un qui ne bénéficie pas d’une liberté de mouvement, même si sa vie et sa santé sont assurées, ne pourra ni prospérer à sa guise, ni s’éduquer comme il le souhaitera et son bonheur en sera affecté.
Quelqu’un de pauvre (qui ne bénéficie pas de la prospérité) ne pourra ni s’éduquer à sa guise, ni être vraiment heureux.
Finalement quelqu’un qui vit dans l’ignorance ne pourra jamais vraiment être heureux non plus.

Il y a donc la hiérarchie de droits humains suivante : vie – santé – liberté – prospérité – éducation – bonheur.
Ainsi, en reconnaissant aussi que le bonheur des uns a la même importance que le bonheur des autres, on peut comprendre facilement la chose suivante : si le bonheur d’une personne nuit INTENTIONNELLEMENT au bonheur d’une autre, alors on peut dire que c’est un crime, c’est une violation de la loi naturelle, universelle. Le meilleur exemple est le cas d’une personne ou d’un groupe de personnes qui se moquent d’une minorité, ou d’un groupe moins fort que lui. C’est donc un crime de se moquer de quelqu’un dans l’intention de rendre cette personne malheureuse. Dans ce sens, excusez l’audace, mais le bonheur des uns ne fait pas toujours et nécessairement le malheur des autres. C’est possible, mais ce n’est pas forcément le cas. Le bonheur n’est pas quantifiable comme de l’argent, ou des biens matériels. Pour cette raison, quand quelqu’un est heureux, il ne vole ce bonheur à personne. Quelqu’un dont le bonheur passe par le malheur des autres peut être considéré comme un criminel sadique. Quelqu’un qu’on appelle en anglais un « bully » c’est-à-dire quelqu’un qui s’amuse à faire souffrir émotionnellement les autres, ce qu’on peut notamment voir dans les écoles, est quelqu’un dont la définition de bonheur personnel passe par le malheur des autres. On peut le considérer comme un criminel parce qu’il viole le droit humain essentiel au bonheur d’un autre pour affirmer le sien, et ce consciemment.

En suivant la même démarche, on peut remarquer les catégories de crimes suivant :

Le bonheur d’une personne viole :
– le bonheur d’une autre (en toute connaissance de cause, comme mentionné plus haut);
– l’éducation d’une autre;
– la prospérité d’une autre;
– la liberté d’une autre (« ça me fait plaisir de t’enchaîner physiquement »);
– la santé d’une autre personne;
– la vie d’une autre (les tueurs en série);

L’éducation (accès à l’information) d’une personne viole :
– l’éducation d’une autre (en toute connaissance de cause; l’éducation d’une personne n’est pas plus importante que l’éducation d’une autre);
– la prospérité d’une autre;
– la liberté d’une autre;
– la santé d’une autre (la torture);
– la vie d’une autre (« je dois te tuer pour obtenir une information »);

La prospérité d’une personne viole :
– la prospérité d’une autre (en toute connaissance de cause);
– la liberté d’une autre (l’esclavage);
– la santé d’une autre (l’industrie des cigarettes, pharmaceutique, et toute entreprise basée sur l’assomption suivante : « pour être riche, j’ai besoin que tu sois malade »);
– la vie d’une autre (assassinat d’une personne qui met en danger les profits d’une compagnie);

La liberté d’une personne viole :
– la liberté d’une autre (en toute connaissance de cause);
– la santé d’une autre;
– la vie d’une autre;

La santé d’une personne viole :
– la santé d’une autre (en toute connaissance de cause);
– la vie d’une autre;

La vie d’une personne viole :
– la vie d’une autre (en toute connaissance de cause; la vie d’un être humain n’est pas plus important que la vie d’un autre);

Notez deux choses :

La première est que, de par la hiérarchie des droits mentionnés, un droit plus haut dans la hiérarchie ne peut pas violer un droit plus bas. Par exemple, si quelqu’un, pour assurer sa santé, n’a d’autre choix que de violer le droit à la prospérité d’un autre, son action sera justifiable et légale. Au Mexique par exemple, la loi interdit de voler, sauf dans le cas où une personne n’a aucun autre moyen de se procurer de la nourriture.

La deuxième chose est qu’il est possible qu’une personne accepte intentionnellement de SE faire violer un droit. Par exemple, les soldats qui se sont battus pendant la deuxième guerre mondiale pour libérer l’Europe et qui sont morts, avaient acceptés implicitement la prémisse suivante : « ma vie est moins importante que celle de mes supérieurs ». Mais toute l’armée, même aux plus hauts gradés qui combattaient sur le terrain, avaient accepté cette même prémisse, et collectivement, ils avaient tous accepté que la cause pour laquelle ils se battaient étaient plus importante que leur propre vie. Un autre exemple de cela est la mort de Jésus. Jésus a accepté de mourir pour protéger notre bonheur dans un sens. Il avait accepté que sa vie était moins importante que notre accès au bonheur, chose qui d’après la hiérarchie du droit présentée ici, semble criminel. Mais la différence est qu’il s’agissait d’un choix personnel et conscient qui n’impliquait que lui. On peut donc dire qu’on peut, et même dans certaines circonstances, on se doit de violer cette hiérarchie, mais seulement envers nous-mêmes, pour rétablir un certain équilibre dans la justice universelle.

Le droit à l’identité

Après réflexions et relecture de mon texte, je pense avoir oublié un droit fondamental : le droit à l’identité. C’est un droit qui paraîtra étrange, mais il s’agit du droit le plus primaire de tous, venant avant celui le droit à la vie : il exprime le droit d’un individu de se définir comme bon lui semble. C’est un droit extrêmement important, car c’est en prenant en compte notre manière de nous définir que nous pouvons agir et revendiquer certaines choses. Cet aspect prend une signification très importante au point de vue légal. Nous definissons-nous comme des êtres humains? Comme des « personnes »? Comme des animaux? Comme des fils de Dieu?

Ce droit est inviolable et est une manifestation de notre libre-arbitre. Nous pouvons rejetter notre libre-arbitre, mais seulement volontairement. C’est-à-dire que nous avons besoin de notre libre-arbitre pour nier notre libre-arbitre et le léguer à quelqu’un d’autre. À ce titre, je vous conseille d’écouter cet entrevue: entrevue radio de Jacques-Antoine Normandin.