Author Archive for Romain Angeles

01
Sep
08

Le double triangle universel

Voici une découverte complémentaire (partiellement terminée) concernant le triangle universel. Elle concerne les processus psychiques ou spirituels internes et leur parallèle avec le triangle universel et ses catégories présentés dans un article précédent (https://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/le-triangle-universel/):

La hiérarchie est la même que dans le triangle universel classique, seulement dans ce dessin, la hiérarchie s’opère du haut vers le bas pour la partie intérieure:

– la volonté suppose le pouvoir: « quand on veut, on peut »; je crois en fait que l’univers est tellement parfait qu’il nous est impossible de vraiment, profondément et sincèrement vouloir quelque chose sans pouvoir y arriver;

– le pouvoir suppose l’avoir: « quand on peut, on a les moyens »; en effet, dire que l’on peut faire quelque chose suppose que nous avons les moyens d’y arriver;

– l’avoir suppose la sensation: « quand on a, on sent »; dire que l’on a quelque chose comme « j’ai faim » ou « j’ai 15 ans » suppose que c’est quelque chose que nous ressentons (le verbe voir est utilisé dans son sens plus général de sentir);

– la vision suppose la sagesse: « quand voit, on sait »; cela est évident car lorsque l’on est allé dans l’espace et qu’on a vu la Terre, on sait qu’elle est ronde, et on le sait donc parce que l’on a vu;

– la sagesse suppose la croyance: « quand on sait, on croit »; c’est vrai parce que savoir quelque chose implique que l’on croit ce que l’on sait, par exemple, dans l’exemple d’un voyage dans l’espace, en voyant la Terre ronde, on sait qu’elle est ronde, mais on croit aussi que ce que l’on voit est vrai;

– la croyance suppose l’être: « quand on croit, on est »; ou peut-être pourrait-on dire « on est ce que l’on croit qu’on est » mais l’idée est de dire que la croyance est ce qui nourrit notre existence; le meilleur exemple sont les croyances de la vie après la mort comme au Mexique où les Aztèques enseignaient que les guerriers mourrant au combat réincarnaient un oiseau-mouche. Où pensez-vous que l’esprit des guerriers se dirigeaient volontairement après être morts au combat? À la recherche d’un oiseau-mouche évidemment! La preuve est dans ce exemple que l’on devient ce que l’on croit que l’on est;

– en continuité avec le point précédent, la plus grande vérité est la suivante « on est qui on veut être » (ou bien « on est qui on veut devenir) ».

Les deux verbes qui englobent tout ce principe sont le verbe être et le verbe vouloir. En les combinant, on remarque que l’on peut dire « Je suis qui je veux » ou bien « Je veux être … ». Dans les deux cas, on remarque notre entière liberté quant à notre manière de nous définir. Je dirai même que c’est la plus grande particularité de l’être intelligent qui le différencie de tous les animaux: la liberté de se défnir. La question n’est donc pas tellement « qui sommes-nous? » mais surtout « qui voulons-nous être? »!

Si l’humanité devait répondre à cette question en ce moment, on verrait certainement deux groupes: ceux voulant être en harmonie avec l’Univers, étant libérés et ayant transcendés le principe de dualité et d’opposition, et ceux voulant perdurer dans ce monde de dualité, de conflits, de contradictions, d’injustice, etc.

Alors, qui voulez-vous être? ou qui voulez-vous devenir?

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26
Août
08

Québec: je te comprends…

Contrairement aux Québécois « de souche », la relation des immigrants envers le Québec n’en est pas une de souvenir mais de compréhension. En effet, alors que les Québécois indécis à propos de la souveraineté doivent faire un effort de se rappeler leur histoire, les immigrants eux doivent faire un effort d’étude et de compréhension. Si le slogan pour les Québécois est « je me souviens » alors pour les nouveaux arrivants, il devrait être : « je te comprends »!

Pour moi la souveraineté du Québec est devenue une évidence. Et je crois que si des Québécois sont encore indécis, c’est qu’ils souffrent de quelques blancs de mémoire. Du côté des nouveaux arrivants, je crois qu’il s’agit simplement d’une ignorance presque générale de l’histoire et l’identité du Québec. Cela est dû en partie soit par leur manque de curiosité et de respect envers leur société d’accueil ou bien par une conviction illusoire qu’ils sont simplement dans une province comme les autres du Canada.

En tant qu’immigrant de première génération, je voulais donc simplement essayer de partager avec vous ce que j’ai compris de l’histoire et l’identité du Québec et ce qui m’a amené à défendre et promouvoir la souveraineté. J’espère ainsi enrichir comme je peux ce combat, et amener les immigrants à se situer dans celui-ci.

L’ouverture sur le monde, l’ouverture sur le Québec

Je suis né au Mexique d’un père mexicain et d’une mère française. Mon père travaillait comme professeur et chercheur dans ce qui est parfois considéré comme l’université la plus importante du monde hispanique. Malgré cette position favorable, il pensait qu’il pouvait trouver encore une meilleure situation aux États-Unis ou au Canada pour lui et pour nous. Par circonstances plutôt que par véritable connaissance et amour du Québec, il a accepté une offre à l’université McGill. J’avais seulement deux mois quand nous sommes arrivés. J’ai donc vécu toute ma vie ici, mais je suis allé toute ma scolarité dans un établissement du programme d’enseignement de France où la majorité des élèves étaient des immigrants comme moi. Ma seule véritable fenêtre sur la culture québécoise a été la télévision : le hockey, RBO, les Bye-bye, Cent limites, etc. C’était des excellentes expériences, mais cela ne m’a jamais fait comprendre en profondeur le contexte historique de la société dans laquelle je me trouvais.

Étrangement, je pourrai dire que mon sérieux intérêt pour le Québec a commencé à cause des (ou grâce aux) évènements du 11 septembre 2001. Je n’avais que 17 ans, mais cette attaque m’a fait poser beaucoup de questions sur le monde dans lequel je vivais. Je ne pouvais pas accepter les interprétations simplistes des grands médias et je me suis donc mis à faire des recherches, surtout sur Internet. Cette volonté de vérité m’a ouvert les yeux sur la réalité politique et historique de notre monde, et j’ai ainsi pu mieux nuancer mes analyses. J’ai compris, et je le constate encore, que nous ne vivons pas dans un monde très rose. La terre est comme un vaste champ de bataille où des forces politiques, économiques, religieuses et autres se font la guerre dans une volonté soit de domination ou alors de liberté.

Le flambeau de l’humanité dans les mains du Québec?

La révolution américaine est un excellent exemple d’un combat gagné pour la liberté. Qui aurait cru que ces petites colonies pouvaient renverser le plus grand empire du monde à l’époque? Qui aurait cru qu’ils réussiraient à gagner cette guerre et instaurer la première république de l’histoire moderne? Grâce à leur constitution et leur respect des droits de leurs citoyens, les États-Unis sont devenus en quelques années la référence sociale, économique et politique du monde. Ils ont pavé la voie pour les révolutions françaises, haïtiennes, les révolutions bolivariennes des colonies d’Amérique latine, la création des républiques en Europe, etc. Ce petit peuple d’Amérique du Nord a réussi à changer radicalement la face du monde en moins d’un siècle. Mais depuis environ 50 ans, les États-Unis ont graduellement perdu ce statut privilégié, et se sont transformés en empire, perdant ainsi leur statut de civilisation. La question se pose : qui va prendre la relève? Pas en tant qu’empire, mais en tant que civilisation phare pour l’humanité? Et pourquoi pas le Québec?… Pourquoi pas?

• Je comprends que des Français ont habité le Canada avant les Anglais;
• Je comprends que ces colons Français ont bâti le Canada à la sueur de leur front, faisant face à des conditions souvent très difficiles;
• Je comprends que l’empire britannique a vaincu la France et colonisé les Canadiens français;
• Je comprends que les Canadiens français devenus Québécois se battent pour leurs droits politiques, économiques et culturels depuis plus de 240 ans;
• Je comprends que la réaction de l’empire britannique a été une réticence violente et même raciste aux aspirations légitimes et naturelles du peuple québécois;
• Je comprends que le Québec a montré une combativité, une patience et une maturité authentique à travers ces décennies de revendications;
• Je comprends que le gouvernement fédéral canadien a été installé afin de concilier les aspirations politiques de tous les Canadiens et la volonté de la couronne britannique de maintenir un contrôle total sur le territoire;
• Je comprends que le gouvernement fédéral, voulant garder son hégémonie, a empêché le Québec de se développer librement;
• Je comprends que la relation politique actuelle entre le Québec et le gouvernement fédéral les limite et les contraint mutuellement;
• Je comprends que les valeurs et les aspirations du Québec sont particulières et légitimes et que leur seul moyen de se réaliser passe par la souveraineté politique du Québec.

C’est ce que j’ai compris, et c’est ce qui me force à reconnaître la légitimité de ce combat. La souveraineté du Québec ce n’est pas un projet capricieux, irrationnel ou enfantin de quelques hurluberlus; pas du tout. C’est un projet nécessaire qui se voudrait la conclusion positive d’un combat d’un peuple pour la revendication, l’affirmation et la libre expression de ses droits.

Une civilisation québécoise?

Je pense avoir compris cela parce qu’en étudiant le monde actuel et notre histoire moderne, je réalise à quel point j’ai été privilégié de vivre au Québec. Plus j’en apprends, et plus je suis content de vivre ici, et pas en France, au Mexique ou aux États-Unis. Le modèle social québécois est véritablement un exemple pour tous. Ce n’est pas une société parfaite comme aucune ne le sera jamais, mais c’est une société qui a démontré jusqu’à maintenant que malgré les traitements difficiles qu’elle a reçu depuis sa subordination au pouvoir britannique, elle ne cherche pas la vengeance. Elle ne cherche pas à faire souffrir les autres comme elle a souffert, mais cherche plutôt à aider les autres là où elle a réussit. Le Québec est vraiment un modèle politique à ce niveau. C’est une société entièrement industrialisé, éduqué, qui vibre ouvertement avec toute la planète. Il ne lui manque plus que le statut et la reconnaissance officiel comme pays à part entière…

Je pense que les immigrants devraient réaliser la chance qu’ils ont de vivre ici. Je ne le cache pas : on vit mieux au Québec qu’au Mexique, de manière générale. Et ça ne veut pas dire que je n’aime pas le Mexique. Mais ça veut dire que l’on doit tous reconnaître que dépendamment des époques, il y a certains peuples qui réussissent mieux que d’autres, à cause de différents facteurs. Si on comparait le niveau de civilisation dans les premiers siècles après Jésus-Christ au Mexique et en France par exemple, on serait forcé de remarquer la supériorité architecturale, artistique et même politique des peuples du Mexique. Si on remonte encore plus loin vers le 3ème millénaire avant la naissance du Christ, et qu’on compare l’Égypte et la Grèce, on doit reconnaître la supériorité de la civilisation égyptienne. L’histoire du monde est une succession de développement de civilisations dans différentes régions de la Terre. La question n’est donc pas de chercher « la meilleure », mais plutôt de voir l’histoire de l’humanité comme un tout, où chaque civilisation passée inspire et guide les civilisations présentes. Si l’on regarde maintenant le Québec, bien qu’on ne peut le considérer comme une civilisation, on peut clairement voir qu’il a tous les potentiels de le devenir. Il lui manque l’outil le plus important du moment : la souveraineté politique. Quand le Québec aura pris cette décision de manière claire et sans équivoque, il affirmera au reste du monde : « je suis prêt à participer à l’avancement de l’humanité activement, librement et en assumant pleinement la responsabilité de mes décisions. » Cela implique qu’on a confiance en soi, en son histoire et dans les valeurs qu’on défend.

La souveraineté du Québec comme remède face à l’apathie politique

Finalement, beaucoup de gens s’inquiètent du sort de l’humanité. Les jeunes en particulier observent le monde et voient des guerres, des injustices, des maladies, et toutes sortes de maux et se demandent : « qu’est-ce que je peux faire? » Je me suis posé la même question. Certains se referment sur eux-mêmes et se disent « je vais m’occuper de ma survie à moi tout seul ». D’autres décident de s’impliquer dans leur quartier, ou au sein d’organismes humanitaires. Mais la véritable implication, après avoir été un changement spirituel personnel, doit à mon avis être politique. Et quel plus belle occasion que celle de fonder un nouveau pays?! Le problème que j’ai rencontré plusieurs fois est que les gens ne réalisent pas que le Québec sera fondé selon nos volontés individuelles. Ils pensent que fonder le Québec c’est simplement aller voter oui ou non à un référendum. Pas du tout. C’est un processus qui va demander à chacun de nous de proposer des idées, de débattre, d’élaborer des projets. Bref, de jeter les fondations de ce pays. Si on fait du Québec un pays, on ne fera pas un pays qui appartient seulement à quelques personnes, mais on fera un pays qui nous appartient tous. Et si nous voulons nous assurer qu’il y fasse bon vivre, mettons-y notre grain de sel et bâtissons-le ensemble.

Beaucoup d’immigrants au Québec restent préoccupés par leur pays d’origine où persistent toutes sortes d’injustices. Je leur dis : « venez participer à la réalisation de la souveraineté du Québec et venez ensuite en aide à ces pays par le biais du Ministère des Affaires Étrangères du Québec! »

14
Août
08

L’infini dans les catégories universelles

Je veux vous présenter ici une découverte que j’ai faite en lisant un passage du livre de Raël du titre de « Oui au clonage », page 82:

Notre univers est infini, et l’infini ne pourrait avoir de centre sinon ça ne serait pas l’infini. […] Et l’univers est infini vers l’infiniment petit, tout comme vers l’infiniment grand. Et dans le temps c’est la même chose, l’infini dans le temps étant appelé éternité. Tout ce qui existe dans l’univers est éternel, soit sous forme de matière, soit sous forme d’énergie. Rien ne peut surgir à partir de rien. Tout vient de quelque chose. La croyance dans un dieu surnaturel qui aurait créé l’univers à partir de rien est totalement stupide et dangereuse pour le développement de l’intelligence des enfants. On ne peut rien faire avec rien. Tout est composé de quelque chose.

Cela m’a rappelé le triangle universel que j’avais développé, et j’ai tout de suite eu l’idée de montrer le concept d’infini dans les 7 catégories du triangle. J’invite ceux qui n’ont pas encore vu ma découverte concernant le « triangle universel » à le voir en cliquant ici.

Je vous invite maintenant à observer le diagramme qui explique l’application du concept d’infini pour chacune des catégories:

06
Août
08

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d’égalités des profits

Ce texte est une présentation générale (en trois parties) de ce qu’on pourrait qualifier de nouveau système économique pour l’humanité. Le 20ème siècle nous a montré par des exemples trop souvent violents et désastreux la fragilité de notre système économique actuel. Nous sommes entrés dans le 21ème siècle dans la peur d’une grave crise économique mondiale, et nous voilà en 2008 sur le bord d’un effondrement du système monétaire et financier mondial. Les soi-disant experts en économie ressemblent plus à des prêtres ou des sorciers modernes qu’à des véritables scientifiques. Ils savent que leur système est maintenu par la foi aveugle de ceux qui y participent. Leur méthode n’est en donc pas une de vérité, mais plutôt de mensonges et d’illusions : nous faire croire que tout va bien, jusqu’à la dernière seconde, pour maintenir les profits de quelques individus dépourvus de tout sentiment d’appartenance à l’espèce humaine. On veut presque nous faire croire que c’est naturel que des milliers, voire des millions de gens meurent à cause de certains cycles économiques mystérieux. Mais quelle est la véritable cause des crises économiques? L’incapacité soudaine des vaches de produire du lait? Une grève indéterminée de la part des poules? La mort de toutes les plantes et les arbres de la Terre?

Platon et la théorie économique : classe commerçante

J’ai récemment étudié pour des circonstances reliées à mon travail, les théories économiques élémentaires. J’avais déjà entendu parlé très vaguement de la théorie de l’offre et la demande, mais ne l’avais jamais entièrement comprise. C’est en lisant le manuel économique que j’avais que je me mis à comprendre de quoi il s’agissait vraiment.

On nous montre la courbe d’offre croissante et la courbe de demande décroissante. En gros, plus le produit peut se vendre cher, plus les producteurs en feront, et plus le produit peut se vendre à prix abordable, plus les consommateurs en achèteront. Mais dés le début cela m’a parut tellement simpliste, réductionniste et même limitant. Je ne pouvais croire que toute l’économie du monde réponde uniquement à cette affirmation si limitée, restreinte et subjective. Je me suis demandé : qui est derrière cette théorie? Pour moi le rôle d’une économie est d’assurer la justice sociale, et rien dans cette théorie de l’offre et la demande n’est relié à cet aspect. Je voulais comprendre, et c’est pendant une courte discussion sur le sujet que je me suis rappelé un passage de la République de Platon. Dans ce passage, Socrate cherche à dévoiler les fondements de l’existence d’une cité et de son activité :

« — Mais voyons : dans la cité elle-même, comment se feront-ils profiter les uns les autres de ce que chacun produit ? C’était bien pour cela que nous avions fondé une cité, en créant leur association.

— Il est bien évident, dit-il, que c’est en vendant et en achetant.

— Alors il nous naîtra de cela une agora et une monnaie reconnue, comme symbole de l’échange.

— Oui, exactement.

— Alors le cultivateur, ou encore l’un des artisans, qui a apporté sur la place publique une partie de ce qu’il produit, s’il n’y vient pas au même moment que ceux qui ont besoin d’échanger contre ce qu’il fournit, restera-t-il assis sur l’agora, laissant en sommeil son activité d’homme au service du public ?

— Nullement, dit-il : il y a des hommes qui, voyant cela, se fixent à eux-mêmes cette charge ; dans les cités correctement administrées ce sont en général les hommes aux corps les plus faibles, impropres à toute autre fonction. Car il faut qu’ils restent sur place, autour de l’agora, pour d’une part échanger contre de l’argent avec ceux qui ont besoin de vendre, d’autre part faire l’échange inverse, à nouveau contre de l’argent, avec tous ceux qui ont besoin d’acheter.

— Voilà donc, dis-je, le besoin qui fait naître des commerçants dans notre cité. N’appelons-nous pas « commerçants » ceux qui, se chargeant de la vente et de l’achat, s’installent sur la place publique, et ceux qui errent de ville en ville des « marchands » ?

— Si, exactement. »

La loi de l’offre et la demande : une vision commerçante de l’économie

Platon mentionne donc la classe des commerçants, ces individus souffrant d’une certain déficience physique qui servaient d’intermédiaire entre les marchands (ceux qui transportaient les produits de ville en ville) et les « consommateurs ». C’est en me rappelant ce passage que je compris que les théories économiques d’offre et de demande avaient été spécifiquement développées par cette classe commerçante, dans sa manifestation plus moderne.

Imaginez un instant que vous êtes un commerçant. Vous êtes physiquement infirme et faible, c’est le seul travail que vous pouvez effectuer. Vous mettez donc votre ruse à ce travail, cherchant à maximiser vos profits, et peut-être compenser votre complexe physique par une mégalomanie de pouvoir et de richesses. Cette théorie d’offre et demande est faite sur mesure pour vous ! Vous allez voir les producteurs ou les marchands et vous leur demandez : si je te demande tel montant de ce produit, à combien me vendras-tu l’unité ? Plus le producteur vois que vous en voulez, plus il montera son prix d’unité, voyant que son produit est désiré. Vous remplissez ainsi votre petit tableau après votre sondage :

Quantité de produits achetés au producteur

cause

Prix de vente unitaire ($)

conséquence

10

50

20

55

30

60

40

65

50

70

Vous allez ensuite voir les consommateurs pour terminer la deuxième partie de votre sondage. Vous leur demander : si le prix unitaire du produit est de tant, combien êtes-vous prêt à acheter ? Plus le prix unitaire est bas, plus les gens sont prêts à l’acheter. Vous arrivez donc avec un autre tableau :

Quantité de produits achetés au producteur – conséquence

Prix de vente unitaire ($)

cause

50

50

40

55

30

60

20

65

10

70

C’est là que vous voyez votre fameux prix d’équilibre :

Quelle magie ! Quelle profondeur scientifique, quelle subtilité intellectuelle ! Cette théorie ne parle pas un instant du bien commun, de la justice sociale, de la prospérité collective ou de quelconque valeur! C’est une théorie simpliste qu’on essaye de nous faire avaler comme si elle était aussi universelle que la gravité! Non, l’économie ne se résume pas à un hasard d’offre et de demande.

C’est en comprenant ça que je vis que ce système économique actuel a été créé et est actuellement contrôlée par la classe commerçante dont Platon parlait déjà il y a plus de 2300 ans. Il s’agit de tous ces spéculateurs mondiaux, ces joueurs de casino, ces financiers parasites de toutes sortes qui ont réussi à se hisser en haut de l’échelle économique mondial. C’est un système nullement basé sur la productivité ou la justice. Au contraire, il s’agit d’une véritable dictature de la classe commerçante. C’est par cette volonté de profit massif et grandissant que cette classe rapace et parasite est à l’origine des crises économiques et des guerres géopolitiques.

La dictature commerçante

Je ne dis pas que les commerçants et les agences de marketing sont inutiles dans une société, bien au contraire, je pense qu’ils sont nécessaires. Seulement je crois qu’ils exercent une véritable dictature en ce moment, au détriment de l’écrasante majorité de la population mondiale qui ne fait pas partie de leur clique de spéculateurs et de joueurs de casino, mais qui s’intéresse à produire des choses concrètes et utiles, et à vivre bien. L’argent, le pouvoir économique, et la prospérité doivent simplement être distribués de manière juste et équitable, de sorte à permettre à chacun de nous de s’épanouir comme bon il nous semblera.

Le diagramme qui suit est une schématisation des mécanismes de la dictature économique des commerçants.

On remarque les étapes suivantes de l’activité économique :

  • transformation des ressources naturelles en produits dérivés ;
  • transferts successifs des produits jusqu’aux consommateurs (un, deux ou plusieurs commerçants se transitent le produit jusqu’à ce qu’il arrive aux détaillants puis aux consommateurs).

À chaque étape de transfert des produits, les personnes impliquées s’assurent de générer un profit, revendant plus cher qu’ils n’ont payé. Les commerçants, après un calcul rapide de leurs coûts, cherchent à maximiser leur prix de vente par diverses techniques et stratagèmes. Plus les commerçants deviennent importants et riches dans ces étapes de l’activité économique, moins de produits sont créés, moins les produits sont de qualité, et des virtuels monopoles s’ensuivent, seule manière de maintenir un niveau de productivité et de consommation adéquat.

On peut voir que la classe commerçante essaie de s’interposer entre les producteurs et les consommateurs. En étant l’intermédiaire obligatoire entre ces deux entités de la chaîne économique et en influençant les habitudes d’achat de la population à travers le marketing et le monde du divertissement, les commerçants s’assurent des profits faramineux, tout en ne produisant aucune richesse dans le processus économique. Ils agissent comme de véritables parasites du système économique. Leur prospérité est directement liée à la régression du pouvoir des producteurs et des consommateurs, jusqu’à ce que cela crée une crise économique généralisée. Leur ascension économique dépend donc directement de la chute économique des autres « joueurs » (producteurs, détaillants et consommateurs). Ils sont à ce titre pire que des parasites : ils sont des véritables virus parce qu’ils tuent leur hôte.

Une solution simple et efficace : la loi d’égalités des profits

En réfléchissant à ce virus social et économique et en voulant trouver une alternative, je suis arrivé à une nouvelle manière de réglementer le processus économique. Il s’agit, en gros, de réglementer les profits des différentes étapes de la chaîne économique. La loi que je propose est la suivante :

« Les profits engendrés par une entité de la chaîne économique

ne peut pas excéder les profits d’une entité précédente. »

J’ai résumé ma proposition dans le diagramme qui suit :

Si je n’ai pas mis de commerçants dans le diagramme, c’est simplement pour montrer la nécessité de minimiser leur rôle autant que possible dans le processus économique, et il ne s’agit pas d’en empêcher l’existence.

L’idée générale de la loi d’égalités des profits est de protéger et encourager la productivité en y assurant les profits les plus élevés. Aussi, chaque producteur voudra développer son produit au maximum pour éviter des procédés de transformation ultérieures et ainsi vendre le produit « le plus fini » possible pour s’assurer le plus grand profit. De plus, cela encouragera les entrepreneurs à véritablement innover et inventer continuellement des nouveaux produits, de sorte à pouvoir obtenir un rôle durable dans les différentes étapes de la chaîne économique.

Ce paragraphe parlera rapidement de l’aspect mathématique de l’application de cette loi. J’invite donc ceux que ça n’intéresse pas à passer directement au prochain paragraphe. Évidemment, on sait que lorsqu’un nouveau produit est créé, c’est souvent par la combinaison de plusieurs matériaux et matières premières. L’entreprise devra donc calculer son profit en calculant la masse ou la quantité de chaque matériau acheté dans le produit final, donner une pondération à chacun de ces matériaux, et calculer son profit autorisé en conséquence. Par exemple, imaginons une entreprise qui fabrique des tables en bois : elle devra acheter du bois, des clous et de la colle (limitons notre liste à ces trois choses pour la simplicité de l’exemple). Disons que le profit sur le bois est fixé à 3$ par kg, pour les clous à 0,01$ par clou et à 2$ par litre de colle. Supposons que pour la construction d’une chaise, le fabricant a besoin de 10kg de bois, 10 clous et 0,05 litres de colle. Cela lui autorise donc un profit cumulatif de : (3 x 5) + (0,01 x 10) + (0,05 x 2) = 15,2$ par chaise vendue. Il pourra vendre sa chaise à 30$, mais dans ce cas, il devra utiliser la différence de 30 – 15,2 = 14,8$ pour couvrir tous les frais reliés à la fabrication de la chaise : achat des matériaux, main d’œuvre, machines, locaux, etc.

Cette réglementation aura un impact direct sur la détermination des prix des matières premières parce que sont elles qui sont à la source du processus économique et qui plafonnent ainsi les profits subséquents. Ensuite, un deuxième impact sera notoire au niveau de la rémunération des employés. Je vous invite à lire bientôt les deux prochains articles qui détailleront ces deux aspects.

06
Août
08

Les dessous cachés d’Éric Tremblay et du parti indépendantiste

Avec l’avènement de l’ère des communications, la politique a radicalement changé. Je pense que c’est pour le meilleur, même si j’avoue que ce n’est pas toujours évident de le constater. Le rapport avec le parti indépendantiste est qu’il est, à mon avis, l’exemple parfait au Québec de comment faire de la politique commerçante, de la politique marketing ou de la politique de consommation, appelons-la comme on veut.

Je vais essayer de m’expliquer en utilisant de manière très superficielle l’élection du nouveau président français Nicolas Sarkozy à titre d’exemple (à ne pas suivre!!). En un minimum de mots, la campagne et l’élection de Sarkozy se résume à ça : maximum d’image et d’apparences, et minimum de contenus et de projets réels. Pour prouver ce que j’avance, je vous invite à voir les vidéos suivants:

http://www.dailymotion.com/…/sarkozy%2Bcampagne%2Bmensonge

http://www.dailymotion.com/…sarkozy-compilation-de-ses-mensonge_news

Sarko s’est donc fait élire sur des mensonges et une fausse plate-forme politique.

Maintenant, pour en venir au rapport avec Éric Tremblay et son très cher parti indépendantiste, j’avance la position suivante : il obéit au même principe du maximum d’esthétique et du minimum de contenu. En effet, tout ce qui sort de sa bouche c’est « le PQ nous a trahi » et « il nous faut un pays ». Bon, je ne dis pas que c’est faux, ni que c’est vrai. Mais je critique le fait que c’est tout ce qu’il dise et que ce faisant il nourrit la rancune, la frustration et le mécontentement. Construire un pays dans ce climat, je trouve que ça ne peut pas mener au bien. Son problème est simple : il se cache derrière le fait qu’il n’a pas de véritable projet politique pour le Québec.

Certains diront : « non ce n’est pas vrai, allez sur son site et vous verrez tous les projets de son programme autant dans les domaines de l’économie, l’infrastructure, et l’éducation. » C’est vrai, la liste est assez longue, et bien présentée. Mais d’où vient-elle, et quand est-elle apparue? Elle n’existait pas aux débuts du parti indépendantiste, elle est apparue progressivement seulement plus tard, alors que le parti a réussi à séduire des penseurs et des intellectuels, pour prendre leurs idées, et les mettre dans leur panier d’idées jusque là vide. Un autre point sur leur liste de projets : où est l’explication détaillée de chacun de ces projets? Où sont les ébauches d’un montage financier, d’une explication plus détaillée et contextuelle de la proposition? J’ai bien beau vous dire que je vais offrir un « soutien adéquat aux créateurs d’œuvres artistiques », mais dans la réalité, concrètement, ça veut dire quoi? Où est l’explication de ces belles paroles? Si quelqu’un me dit : « je vais te rendre heureux », je veux bien le croire, mais j’aimerai bien des explications d’abord sur sa méthode! Mais non, il n’y a aucune explication détaillée sur leur site. Pourquoi? Soit les projets ne viennent pas d’eux, soit eux-mêmes ne savent pas comment les réaliser!

La seule plate-forme politique du parti à sa création était « la création d’un pays ». Pas de projets sociaux, économiques ou politiques concrets, pas de réformes majeures, pas grands travaux d’infrastructure, rien. Un grand vide idéologique. La seule idée : la création d’un pays. Oui, des ambassades québécoises, une place aux Nations Unies, la création d’un ministère des affaires étrangères, des équipes nationales de hockey et de soccer, la création d’un bureau québécois des brevets, la création d’un service québécois des postes… Attendez un peu, serait-ce une blague ou voilà simplement des conséquences directes de la création d’un pays? C’est comme si je vous disais que j’allais vous faire une excellente omelette. Et quand vous me posez des questions pour en savoir plus, je vous répondais : je vais utiliser des œufs, un peu d’eau, un batteur pour la préparation, une poêle pour la chauffer… Vous ne prendrez mon omelette pas tellement au sérieux, et je vous comprendrai! Où est la différence avec le parti indépendantiste?

Ce que je trouve personnellement douteux d’Éric Tremblay c’est qu’en tant qu’avocat vraiment souverainiste (comme il prétend l’être), il devrait avoir des idées intéressantes en terme constitutionnel, institutionnel, légal, juridique, mais pas un mot de ce côté-là. C’est louche. Je n’envisage pas l’option qu’il n’ait aucun plan car il me semble néanmoins doté d’une certaine intelligence et il ne serait pas en train de s’investir autant. Il a donc un plan, mais il se garde bien d’en parler. Pourquoi? Une seule raison reste apparente : parce qu’il est beaucoup plus sombre que ses beaux yeux bleus. Quel est-il en détail ce plan? Je ne sais pas. Mais un indice est très frappant : son allégeance ouverte et intégrale au principe du libre-échange. Libre-échange, libre marché, néo-libéralisme, etc. ne sont-ils pas incompatibles avec les valeurs québécoises de justice et égalité sociale? (Je suis en train de rédiger un article sur ce sujet que je publierai dès que je l’aurai terminé, en espérant vous dévoiler l’arnaque qui se cache derrière cette théorie économique.) M. Éric Tremblay cache donc son véritable projet légal et juridique tout en attirant des sympathisants avec le discours simpliste de « on veut un pays ». Ensuite, il rallie des projets appréciés par la population de manière purement extérieure et superficielle question de s’inventer une légitimité politique, et le tour est joué. Reste maintenant à maintenir une bonne campagne publicitaire et de relations publiques, faire attention à ne pas trop se faire exposer (comme je suis en train de le faire!!), et peut-être arriveront-ils à atteindre un certain statut dans l’échiquier politique du Québec.

Je ne cherche pas à semer ni la zizanie ni la division du vote, mais simplement de montrer ce qui d’après moi saute aux yeux : la séduction qu’opère le parti indépendantiste et son chef Éric Tremblay auprès de la population québécoise, des souverainistes plus particulièrement, et de manière encore plus particulière auprès des souverainistes désabusés.

Je m’attends peut-être à ce que la personne concernée lise cette article. Je lui dis que je suis ouvert à toute discussion, et même au débat public sur le sujet s’il le faut, et que je suis quelqu’un qui essaie de voir la réalité en face, et que si je me suis grossièrement trompé je l’admettrai et m’en excuserai ouvertement.

06
Août
08

Québec souverain: dictature ou révolution démocratique?

Quand les législateurs se prennent pour des exécutifs et des juges

Alors que j’écoutais des vidéos de la période de questions de l’Assemblée Nationale (ou plus réalistement la garderie parlementaire), j’ai entendu l’obsession répétitive de Mario Dumont et même de Pauline Marois autour de la mi-juillet d’obtenir du gouvernement une commission d’enquête sur l’affaire Norbourg. Je me suis demandé quelle pouvait être la motivation derrière cette insistance, d’autant plus que cela suivait l’annonce d’un nouveau procès avec plus de 900 chefs d’accusation dans ce scandale. La création d’une commission publique paraît nuire au bon déroulement du procès, voire même le compromettre.

Ce que Dumont et Marois demandent, de manière plus contextuelle, est une subordination du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif! Ils n’en sont peut-être pas entièrement conscients (ce qui serait le plus souhaitable), mais la création d’une commission d’enquête publique sur cette affaire apparaîtrait comme un véritable substitut au procès judiciaire. Cela montre implicitement le processus mental suivant : « nous, députés et législateurs, pouvons remplacer le système judiciaire; nous avons la capacité de juger. » Mais la ministre des finances Monique Forget les a temporairement remis à leur place en disant : « on va s’en tenir à un juge ». Cela est une évidence du système politique actuel au Québec : l’Assemblée Nationale ne possède pas le pouvoir judiciaire, et personne n’est au dessus de la loi, pas même l’État québécois, d’où la nécessité de cette séparation des pouvoirs. Apparemment, cela ne satisfait ni Dumont et Marois qui affirment implicitement qu’ils aimeraient s’accaparer du dernier pouvoir indépendant : le judiciaire. Je ne sais pas si cela est leur intention directe, mais la création de cette commission d’enquête publique serait un geste explicite de concurrence du pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire.

Déjà que les pouvoirs législatifs et exécutifs au Québec sont fusionnés, que deviendrait l’état québécois si une triple fusion des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires serait opérée? C’est ce qu’on peut plus communément appeler une dictature : celui qui dirige peut passer des lois et être à la fois l’interprète et le juge de ces mêmes lois.

Cet enjeu montre, une fois de plus, l’incohérence et la confusion générée par l’association des pouvoirs exécutifs et législatifs. L’Assemblée Nationale me semble être une véritable arène où les vizirs (députés) se battent pour prendre la place du calife (gouvernement). Pourquoi se battent-ils si férocement, si scrupuleusement? Ils nous laissent croire que leur ascension au pouvoir est plus importante que l’action politique guidée par le bien commun : « quand je serai au pouvoir, tu verras ». Au lieu de s’entraider, de collaborer, on ne les voit pratiquement que se dénigrer, d’un côté l’opposition cherchant à faire tomber le gouvernement, et de l’autre le gouvernement se défendant et s’auto-glorifiant d’être le meilleur qui ait jamais existé. Cette situation est en partie due à la soif et l’ambition de l’opposition d’acquérir le pouvoir immédiatement et cela est une conséquence directe de la fusion du pouvoir législatif et exécutif sous notre régime parlementaire.

Vers une révolution institutionnelle et structurelle de nature républicaine

Cela me laisse l’opportunité de partager avec vous ma vision d’une réforme politique majeure. Je propose d’abord et avant tout deux principes essentiels : une séparation des trois pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, et l’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques. Je vais tenter de présenter ici les changements structurels que je suggère pour chacune de ces idées.

L’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques a comme objectif majeur celui-ci : rétablir l’allégeance unique du député envers ses citoyens. Les candidats, dont la campagne sera financée par l’état de manière équitable, n’auront plus peur de perdre l’appui du chef de leur parti, et pourront exprimer leurs propres idées, et se défendre selon leur propre conscience dans l’assemblée nationale. J’explique cette proposition plus en détails ici (notez que la fin de l’article ne tient pas compte de la séparation des pouvoirs que je défend) : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/partis-politiques/

Légitimité, représentation et compétence : le pouvoir législatif

Pour la branche législative, je propose deux chambres : la chambre des communes et le sénat (on peut leur donner d’autres noms, l’important étant leur fonction respective). Les députés de la chambre des communes seront élus directement par la population, comme c’est le cas maintenant. À travers un double système d’élections et de nominations, une structure à l’intérieur des comtés sera établie avec plusieurs paliers clairement définis de manière géographique. J’explique les détails de cette nouvelle structure ici : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/. Les députés assureront la légitimité populaire et auront comme mandat unique la proposition de projets de lois. Leur rôle ne sera pas de rédiger les lois, mais simplement d’écouter, d’observer, d’analyser le monde qui les entoure et de proposer des projets pour l’amélioration de la société et l’humanité.

Les sénateurs seront choisis parmi le monde académique et assureront la compétence scientifique, technique et intellectuelle au sein du parlement. Leur mandat sera la rédaction détaillée et complète des lois, de sorte qu’elles respectent la future constitution québécoise et tiennent en compte tous les facteurs institutionnels, géographiques, économiques et démographiques du moment. Le sénat nécessitera donc la création d’un collège des sénateurs, ou d’une école des sénateurs, au sein du monde académique. Il s’agirait d’un établissement post-collégial dans lequel les élèves suivront une formation académique diversifiée dans les domaines politiques, légaux, historiques, économiques, scientifiques et artistiques de sorte qu’ils aient les outils nécessaires pour rédiger des lois de manière efficace, avec la perspective la plus universelle possible, tout en étant des experts de la mécanique politique interne du Québec. Une fois les sénateurs choisis parmi les élèves de l’école, cette école pourra servir véritablement de sous-structure au sénat. L’école des sénateurs aura donc un double mandat: celui de former des sénateurs, et aussi celui de servir de support et d’aide au travail des sénateurs.

Le pouvoir exécutif dans les mains des employés concernés

Je propose, pour l’exécutif, une forme de fusion des syndicats publiques et de la bureaucratie ministérielle. Cela signifie que je propose une structure politique à l’intérieur de la bureaucratie de chaque ministère dans laquelle ses membres élisent directement leur ministre, et les individus aux différents niveaux hiérarchiques de cette structure, avec la même méthode d’élections et nominations que pour les députés (http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/). Le futur président du Québec sera directement élu par toute la population, et tous les ministres seront élus par les membres de son domaine d’activité. Par exemple, tous les travailleurs de la santé éliront le ministre de la santé ainsi que les dirigeants de cette structure bureaucratique. Cela assurera une légitimité du ministre aux yeux des employés de son domaine, ainsi qu’un réel pouvoir politique de tous les employés, ce qui éliminera peut-être la nécessité des syndicats. J’endosse aussi la proposition d’André Desnoyers de créer un coffre sous chaque ministère vers lesquels les citoyens pourront diriger leur épargne pour financer certains projets : http://www.souverainetelasolution.com/journal/vol5no05.htm#2. Cela donnera à chaque citoyen, un nouveau pouvoir économique jamais vu jusqu’à maintenant.

Le pouvoir judiciaire : l’application et le respect de la loi universelle

Ma compréhension du système judiciaire est très récente et a commencé surtout par le mouvement « Freeman-on-the-land » au Canada et aux Etats-Unis. Un défenseur connu de ce mouvement au Québec s’appelle Jacques-Antoine:Normandin. J’encourage les lecteurs à se renseigner sur les principes qu’il défend. Je ne vais pas tout expliquer ici, mais simplement les aspects que j’ai compris et que je trouve pertinents à cet article.

Le point le plus important qu’ils font est la différence entre une loi et un règlement : la loi est éternelle, le règlement temporaire; la loi nous procure des droits, et le règlement des privilèges. Pour moi, la loi éternelle et universelle peut se trouver dans la bible à travers les dix commandements et les enseignements de Jésus. Que l’on soit croyant ou non, on doit admettre qu’il existe des principes universels qui régissent les relations entre êtres humains si nous voulons assurer la survie et le bon développement de l’humanité. Par exemple, Jésus nous enseigne :

« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »

Cette loi est universelle, que l’on soit chrétien ou non. En effet, le bon sens nous dit tous que nous devons traiter les autres comme on aimerait qu’ils nous traitent. La loi de Moïse qui nous commande de ne pas tuer et ne pas voler est également évidente et est une partie intégrante de notre système social actuel. Jésus nous enseigne également le pardon, quelque chose qui me semble être souvent absent de notre monde politique et juridique. Il ne nous enseigne pas de restreindre la liberté des autres pour les empêcher de faire du mal, ou de les punir continuellement pour les effrayer du mal, mais il nous enseigne plutôt de se concentrer sur nos propres actions, d’aimer le bien, et de faire le bien autour de nous. Ce n’est pas une justice de répression ou de menaces mais bien une justice de responsabilité, de protection des droits de chacun et du libre-arbitre.

Mais voilà que nous vivons dans un système juridique qui nous traite comme des êtres irresponsables, arriérés et dangereux qui doivent être contrôlés dans leurs moindres actions. En effet, on nous donne une amende pour avoir dépassé une limite de vitesse sur l’autoroute parce qu’on suppose qu’on était sur le point de commettre un crime, donc de tuer ou blesser quelqu’un. On suppose que nous sommes des êtres suicidaires qui vont naturellement chercher à rouler à 250 km/h sur l’autoroute, sans porter la moindre attention aux autres. J’ai conduit sur l’autoroute en Allemagne où il n’y a pas de limite de vitesse, et pourtant je n’ai remarqué aucune tendance de la sorte. Les Allemands seraient-ils si différents?

Il nous semble normal dans notre société actuelle de faire appel à un avocat lorsqu’on se retrouve en cour. Il semble que peu de personnes questionnent ce choix. En effet, pourquoi faisons-nous systématiquement appel à un avocat pour nous défendre? Nous affirmons clairement à la cour que nous sommes incapables de nous défendre nous-mêmes. Pourquoi? Parce qu’on ne comprend rien aux lois! Est-ce normal? Comment pouvons-nous respecter des lois que nous ne comprenons pas? Comment pouvons-nous même être tenus de respecter des lois que nous ne pouvons pas comprendre parce qu’elles font des centaines de pages et qu’elles utilisent un langage évasif?

Je propose donc, dans la nouvelle société québécoise que nous construirons, que chaque citoyen soit son propre avocat et soit jugé en fonction de ce qu’il sait, de ce dont il a conscience. Par exemple, si chaque fois que je me lave, j’inonde l’appartement du voisin d’en bas, mais que je ne le sais pas, je ne peux pas en être tenu coupable. Cela suppose une révolution dans la manière de rédiger les lois et un enseignement universel garantit à tous sur la nouvelle constitution québécoise et les grands principes législatifs qui la régiront. Cela supposera aussi qu’aucun de nous ne rentrera dans un contrat sans en avoir compris tous les termes (cela sera peut-être la partie la plus difficile).

Je propose aussi que chaque citoyen victime d’un crime ait le pouvoir de demander, devant le juge, les réparations qu’il exige du responsable. Je m’explique. Imaginons un individu qui porte une accusation contre un autre individu pour avoir volé sa voiture. Les deux se retrouvent en cour, devant un juge et devant des témoins. La victime présente l’accusation et prouve qu’il s’agit bien d’un crime, c’est-à-dire d’une violation de ses droits humains. Admettons que l’accusé reconnaît sa faute. Maintenant vient l’étape des réparations. C’est là que c’est à la victime de s’exprimer, et ne pas laisser l’état, par l’intermédiaire du juge, se prononcer. La victime doit faire ses demandes. Elle pourra demander simplement d’avoir sa voiture dans le même état dans lequel elle était quand elle a été volée, en plus d’excuses. Ou elle pourra demander sa voiture, plus une certaine compensation monétaire pour le temps passé sans la voiture. Ou encore simplement de l’argent, et ainsi de suite. La compensation devra être proposée par la victime, et devra demander un acte de la part du coupable. Le juge devra simplement veiller à la communication organisée et harmonieuse entre les deux parties, veiller à ce que les droits de l’accusé ne soient pas violés par la réparation et trancher en cas d’impasse.

Ma compréhension du principe des droits humains en rapport avec la constitution est expliqué dans cet article : https://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/constitution-droits-humains/

J’attends vos commentaires et surtout vos propres suggestions quant à l’architecture sociale que vous voulez donner à un Québec souverain… L’avenir du Québec est entre nos mains, allons-nous saisir l’occasion et affirmer clairement nos valeurs au reste du monde?

07
Juil
08

My Views on Democracy: Criticisms and legislative proposals

Good day,

 

I am a young Canadian citizen who wants to share his concerns on some aspects of our political process.

I will tell you quickly about myself while explaining my motivations behind my decision to write this text. I was born in Mexico City, and my family arrived in Montreal when I was two months old and I have been living here ever since. Looking back at my growing up, I feel extremely privileged to have lived in this society. First, it welcomed both my parents in the country and it rewarded their hard work. Thanks to that, my brother and I always had food on the table when we were hungry. We were able to attend a very good school and had an excellent education. When I wanted to play with my friends, there was always a park nearby where we could go. We could even join a team and participate in tournaments. When I was sick, there was always a clinic or a hospital where I could get cured. When I needed glasses, I could buy some. Almost everything that I needed, the society made it so that I could get it.

 

…meanwhile, in the rest of the world

 

Every day, there are 11’000 babies who die in their first month of life.

Every day, there are 34’000 children who die of malnutrition or related causes.

Every day, 2’000 children younger than 15 years of age are infected with HIV/AIDS.

Now, more than 128 million children don’t attend school.

Why? Above all: why not here, in Canada?

I can only feel very grateful, humble and thankful for growing up in a society that assured me a safe childhood. I could’ve grown up in another country where I would have died within a month of being born.

There is a reason, there is a cause that made our society the way it is right now. Some might say the cause is God, and it wouldn’t be entirely false, but it would be a very limited answer because it would ignore our free will, and it would not resolve the incongruous discrimination towards so many nations and peoples on Earth. The real cause, in my view, is the politicians. They are the ones who have striven to make societies better and improve the standard of living of every citizen. Yet, they are also the ones who have agreed to wage wars, and accept discrimination. What role do we want to play in history as citizens and as politicians?

Some might say: “politicians are all corrupted”. What they really mean is: “we feel abandoned. We want a better society, but we feel powerless, and we’ve lost our hope, and because it hurts us so much to admit it, we have to blame it on someone else.”

Without politicians, we would have never come out of the Stone Age and we would have never been able to sustain more than a few million people on Earth. Yet, we are now more than 6 billion human beings! What does that tell us about our ability to collaborate and establish political structures in societies?

It is out of a sentiment of love, duty and responsibility towards myself, towards the society in which I live (and particularly towards the oppressed regions of the world), and towards all the people in history that fought for a better world, that I am writing this text.

Politicians personify the most realistic hope for change that we citizens have. Political progress and development cannot occur without politicians. They are, with the support of the population, those who can bring forth a meaningful and lasting change in our society and improve the well-being of everyone towards always a higher level of existence. It can be done, and it will be done, the question is: when? Why should we wait? If everyone really wants this type of change, why hasn’t it occurred yet? There must be forces preventing this from happening. This is the core of my presentation: what is preventing us from improving our society more quickly? How can we solve that problem?

 

I will start by showing how the very existence of political parties in a society is counter-productive and even destructive. I will suggest a means of eliminating them from our society. Then, I will present the instauration of a new and healthier legislature for electoral campaigns. Finally, I will advocate for the establishment of a licence to vote and a licence to present oneself as an electoral candidate.

How do we resolve contradictions and differences amongst ourselves?

 

A political party can be defined as a group of individuals sharing a common ideology and promoting the rule of that ideology over a society. Thus different parties mean different ideologies. What is an ideology? It is an interpretation of the nature of the universe, the world and of humanity. Certain groups of individuals share these common interpretations and decide to create a party so that they might collaborate to promote such an ideology. People can have different interpretations and arrive at totally different conclusions concerning human nature, Earth and the Universe. Our society tells us the following: “go to the people who share the same ideology as yours (form political parties), and disregard all the rest (fight against the other parties).” Is that the best way to resolve our political differences?

Let’s imagine I talk to a friend about a certain topic that we both strongly identify with and I realise that we have two totally opposite views on this subject. What should I do? How should I react? What would be the best way of dealing with that contradiction?

I could tell him: “Listen, I don’t think we should ever mention this issue anymore, ever.” Wouldn’t that be ducking away from the problem? Or, I could say to him: “Listen, I don’t want to know what you think, but you are wrong and I am right. So listen to me, I will explain to you why I am right.” That would be quite disrespectful and arrogant. Why should he listen to my ideas if I won’t listen to his? Or I could tell that person: “I’m sorry but because we have two contradictory interpretations of the same issue, I will not talk to you anymore and you will become my enemy.” Now all these answers are common things we hear in our daily lives: the only thing it does is cut the communication between people. Instead of building a healthy bridge for communicating ideas, we either ignore or neglect or despise the ideas of the other person. Why do we do such things?

I think the most accurate answer to that question is that we are insecure with our own thoughts. We lack the confidence in our mind and the clarity of our personal ideas so much so that we don’t want anyone challenging them. One reaction which doesn’t seem directly harmful but yet can be very intellectually destructive in the long run is simply running away from differences: every time you come across someone with different opinions, you simply run away, you never put yourself in question, and that can be pretty harmful mentally. The second reaction is despising totally the other without necessarily being violent but being simply extremely haughty: you still don’t want to be challenged, but you have a certain love for the other person, and a certain level of belief in your ideas, enough so that you are willing to share them with others, but you are too confident in yourself that you don’t want to understand the other’s opinion. Finally, the worse attitude would be to totally reject any form of communication between that person and you out of a profound sentiment of hate towards him, so much so that you would be willing to wage war on him (literally or superficially). None of these attitudes would resolve the problem at all evidently. What should we do then in front of contradictions and differences?

I think what most sensible adults do is to engage in an even more profound and strong communication line between the other, because both recognize the value and the power of that idea in both their sense of identity. Thus, when facing opposition, the good reaction for both sides is not to lessen the communication, not even keep it constant but rather, push it more deeply. It is in doing so that we resolve problems and differences among ourselves, whether it be in the household, at work, among friends or anywhere else. That is the guideline to solve problems of diverging opinions: increase the quality of the communication. If we don’t do that, we simply let these problems sediment in our minds, allowing them to affect our unconscious for a very long time. This is why we have so many wars, conflicts and violence right now. Martin Luther King said after the assassination of Malcolm X: “The assassination of Malcolm X was an unfortunate tragedy. And it reveals that there are still numerous people in our nation who have degenerated to the point of expressing dissent through murder. And we haven’t learned to disagree without being violently disagreeable.” So how does society resolve political differences?

 

 

The election game or how to avoid communication

 

The society suggests, as a means to work out ideological contradictions, the game of elections. The society, unable (or unwilling) to promote communication between these ideologies, and rejecting the idea of truth as a whole, promotes a violent battle between these parties in the form of elections. And whoever wins these elections will rule over that society for four years, until the next election.

What message is the society sending to its population? Something like that: “well, as a society, we’re not so sure about the existence of truth at all, so we offer you the following: those who want to take part in the political life of the society please form groups according to your respective ideologies. Each group will be identified as a political party. Now, in order to determine which party will rule over our society, you will participate in elections. You will go towards the other citizens and you will try to convince them to vote for your party. You will be allowed to receive private funding for your campaigns. You will be authorized to buy advertisement time on television, you will be able to organise conferences and put posters in the streets, if you have the money to pay for it. The one party who will have convinced the largest number of citizens (or districts) shall rule over the society. (The leader of the winning political party will become prime minister.)” What does that tell us about the level of maturity of our society? Doesn’t that look more like a summer camp game for 12 year-old kids rather than an official, legal process to determine our political leaders? Isn’t there a better way to elect our political leaders?

This way of choosing our ruling ideology is futile in that it does not resolve contradictions: it rather ignores them for a determinate period of time (four years), and deals with them in the same manner after that period, without ever coming to a truthful understanding of the problems. This way of organizing society is completely destroying our ability to communicate, collaborate and join forces to promote our general welfare. This approach to the problem is the same as the third option that I mentioned earlier: “I’m sorry but because we have two contradictory interpretations of the same issue, I will not talk to you anymore and you will become my enemy. And we will fight it out through elections.” Moreover: “we don’t want to know who’s right!! I don’t want to talk to you and find out where the truth lies! I don’t want to discuss these ideas seriously and collaborate with everyone to push the right and truthful policies! I don’t want to talk to you. I want to fight you. I want to bury you with your ideas.” What’s the difference with war? Weapons. Elections make it legal and totally normal to accuse, disparage, humiliate and hate anyone with a different ideology than ours in order to determine truth or legitimacy! And who is playing that game right now? The very people in charge of our society!

And this childish war of egos striving for power through menace is not only limited to elections: it is taking place during parliamentary sessions too. One simply has to watch this circus on television: in the center of the room, the leader of the government and the leader of the opposition accuse, disparage and humiliate each other in turns, while their respective followers giggle, jump up and down and scream like pre-pubescent baboons trying to impress one another. Once in a while, when the noise becomes unbearable, the president of the chamber asks politely for calm and silence. But it hardly happens immediately: the president, just like a kindergarten monitor, asks again and again for the MP’s to calm down. Why is this so hard to have some dignity for oneself and for others? It brings them too much pleasure to destroy the reputation of their so called “enemy”. They have such a low self-esteem that their only way of feeling alive is through defamation, so much so that they can’t control their tongues anymore. Their words become like viruses looking for an ear to contaminate.

Meanwhile, in Afghanistan, Canadian soldiers are dying. At the same time, here in Canada, some unprivileged parents work tirelessly to feed, clothe and educate their children. Doctors are overwhelmed with patients, who have to wait for hours before being treated. Meanwhile school classes are getting bigger and bigger, the work-load of teachers is getting out of hand and the quality of education is declining. And what are the people elected to deal with those problems doing in parliament? They are humiliating each other out of pure egotistical cruelty and the hope of winning the next elections! Is this the kind of political organisation we want? And how hypocritical are we, when taking a stand in international conflicts, when we cannot even resolve our own problems?

What is causing this degrading situation? In great part, political parties are responsible for that. Why? It is they who are creating this vicious and inhuman competition-oriented environment always gearing towards elections instead of progress. We do not need political parties to have a healthy society. We do not need psychological wars and degradation. We do not need a party line! What we really need is a human conduct line. We need to forge a decent and strong Canadian identity, inside the universal human identity that we all share on this Earth.

 

 

Political parties function like organised crime

 

Parties have an internal functioning and rules similar to the ones of organised crime or cult-like organisations: “I’m the boss here; it’s my family and I who run the show. If you want to join, you have to prove that you are willing to do anything we ask of you to succeed. If we like you, we’ll finance your campaign. Remember one thing though: you don’t work for the general welfare of the citizens who elect you, you work for us, and you work for the well-being of the party! If you want to take initiative on your own without asking for our permission, we will punish you. We will ban you from our caucus; we will destroy your political career. That goes also for the sessions in the Parliament: you vote the way I want you to vote, I don’t care about what you think. If you want to stay in, you better do as I tell you. And one last thing: wherever you are, there is always someone above you, stronger and mightier whom you should fear, submit and obey to: for now, that person is me.” That’s the same way parties work: there is no room for individuality. Everything is made to repress that sentiment of self-worth, sovereignty and internal judgement of an individual so as to be able to manipulate him. Of course this depiction is not true everywhere, but it represents the worst aspect of political parties. I ask the following question: what do we need them for?

 

 

How should we eliminate the parties from our society?

 

The rest of the text will deal with the changes that a suppression of political parties will create in our society. These changes are what instinctively come to my mind and I do not have the pretension of anticipating every detail of such a radical modification. I wish that you will read the following paragraphs with an open-mind, bringing your own expertise and judgement on the content of my ideas, or lack of content, whatever the case may be. I will only give the grand scheme of the project and I hope that it will give you the incentive of collaborating with other politicians and legislators to realise such a project.

I will describe this project as a dream. I will do as best as I can to reconstruct it in my mind and share it with you, giving precedence to the essential elements forming the bigger picture of this project.

The removal of parties from our society will necessitate the transformation of two main parts of our organisation: the electoral system and the parliamentary sessions.

 

 

For a new functioning of electoral campaigns

 

Any citizen wanting to become candidate for a provincial or a federal election will run under the banner of his district, and not under the banner of his party. Every candidate will be, in a sense, an independent candidate, vowing strict allegiance to the people of his district, to the promotion of their well-being, and of the well-being of the nation and of the world at large. Any other form of allegiance which might hinder on the common good of the population will be illegal.

Each candidate will have to run a campaign to expose the citizens to his personality, his ideology, his dreams and his projects. A new law should be implemented to give equal media access to every candidate and define clearly the freedom of action that they would be allowed during the electoral campaign. A new television and radio station should be created, to which every citizen might have access to, free of charge, which would diffuse political news of the district. A newspaper should also be printed during the electoral campaign, covering every candidate in equal proportion. The candidates might be allowed a certain number of words in this newspaper to present their ideas to the citizens.

During the electoral period, no form of “critical” press coverage will be allowed, preventing any form of favouritism from the media. Apart from that, the press should function normally. The role of the press is to inform the population. How is that done effectively? The press can’t give its interpretation of an issue without giving the transcript of the original source. How can I judge someone by what other people are saying about him? It will be dishonest of me. If I want to judge someone, I have to meet him, I have to talk to him, I have to listen to him, and I have to read what that person writes: I cannot rely on the opinion of someone else. It is the same for candidates: a citizen cannot judge a candidate by what others are saying about him, whether it is the press or his family or his neighbours. The citizens must rely on their own judgement, and to assure that, the citizens must have access to the original ideas of the candidates. Any form of press choosing to cover any electoral campaign would have to conform to these rules.

The candidate will also be given access to conference rooms in every district so that he can give oral presentations of his platform, and the citizens can meet him in person, to listen to him and ask him questions.

Finally, a debate should be organised between the candidates, as is happening already right now with the difference being that it should be done in every district, so that the citizens might better measure their respective strength and qualities

The funding of every campaign should come from the different levels of government and a special budget for that purpose should be arranged

Every electoral platform would have to follow a rigid structure. First, the candidate will produce a clear and concise autobiography so that citizens might get a better idea of his personality. Also, he will give a brief description of the major members of his team. Secondly, he will write the details of his motivation for running in these elections, as well as divulging the main streams of his ideology and producing a critical current analysis of the functioning of the different levels of government. Thirdly, he will present practical political projects for his municipality, his province, his nation and for the world, depending on the level of government his elections are geared towards. Every electoral platform would have to conform to these rules, and should be easily accessible to any citizen of the country. A copy would have to be distributed to every citizen eligible to vote, in their respective districts. A clear law will have to be passed to forbid candidates to talk about other candidates in their writings and speeches, so as to prevent any form of defamation. How can a citizen vote for someone whose sense of identity lies in the deterioration of the identity of others?

After that stage is completed, the electoral process would occur as it occurs today: the candidate with the most votes wins the elections. At the municipal level, I don’t think any major changes would have to be installed. However, at the provincial and federal levels, we would have to determine a way of nominating the prime ministers.

 

 

A second level of elections

 

To nominate every prime minister, I suggest a second level of elections, amongst the newly elected members of parliament. A short rest period of two to three days would have to be given to the candidates so that they might regain their energy and come together in the same place so as to elect their new government. This event could take place in a hotel for example.

The list of the newly elected officials wanting to be candidates for the rank of prime minister would be officially revealed to every other MP. Again, a copy of their platform, this time exclusively national and international would be distributed to everyone and a decent amount of time would be given so that they might read them carefully. Then, any MP wanting to take part in that government would let the candidate know his willingness to join his team through a letter, and the candidate would later decide if he wants this MP to join his new team of ministers. Time periods would be reserved so that the candidates might get the time to meet the different people who want to take part in his future government. The press would not be granted access to these events so as to prevent any external, popular influence on the politicians.

When the candidates would have formed their new team that they will present to form the new government, a new micro-electoral campaign will occur. The campaign will take place in a conference room, giving equal time and access to every candidate. One after the other, they will present their platform and present to everyone the different ministers they choose. Every minister will then have to give a brief and concise presentation on the role he will play in that government. The media will have full access to these events, reporting them as freely as they want, while respecting the normal standards of morality and decency. It is very important to look after the well-being of every one of the officials by giving them access to water and beverages (prohibiting the consumption of alcohol), comfortable seats and allowing them decent rest periods. They might be sitting down listening to presentations for hours in a row, and it is important that their mind and body are in the best condition when they decide on the new national government that will rule over Canada.

At the end of this campaign, the second level of elections will occur, following the norms that we have now: the MP’s will vote for the Prime Minister and his government will be nominated. As soon as it will be done, all of the elected officials and the government will occupy their respective positions and begin their mandate.

 

 

For a licence of electoral candidates

 

One problem might arise in this new procedure: what happens if a large number of citizens want to become candidates? By allowing them the same time and access to media, the elections might take months to finish. What could be done to prevent such things and allow only the best candidates to run for office? I will suggest in the following paragraphs, a practical way to remedy that problem which will bare direct relevance with the last part of my paper.

How should we “filter”, in a sense, the candidates that will be given permit to run in the elections from the ones who will be refused? Before anything, I think it is important to determine a maximum of candidates allowed for elections in every level of government. I suggest the number five. In this way, the amount of resources, time and money will be approximately fixed and knowable in advance for any type of election. Now, how can we choose the best candidates to form our government? In order to answer that question, we must first investigate the following question: what determines the quality of a politician?

I suggest the following steps to select our elected officials. One primordial quality that we should require is that of physical health. We should require any candidate to have a decent health status, in or above average, so that that particular candidate, should he be elected, would not die suddenly during his term. How should we measure that quality? I think the best people to determine such parameters are health specialists such as doctors, physiotherapists, etc. Secondly, it is even more important that every candidate should be in the best mental health possible, well above average in that case. We have to prevent insane people and criminals from getting in office. Again, how should we measure that? Psychologists and psychiatrists are the best to determine the mental status of an individual. I suggest the following path of investigation, to which these professionals should take particular attention: what common traits of personality did dangerous leaders such as Hitler, Stalin, Mussolini or Pinochet have, that other great leaders such as Lincoln, Martin Luther King or Gandhi did not have? We want to prevent any personalities such as those of Hitler, etc. to take part in government, so we have to study their profile carefully to stop them before it is too late.

Once the health status of the candidate is determined, I think it is important to next examine his intellectual capabilities. We do not want only a healthy individual who is incapable of thinking. We must have strict and specific intellectual requirements towards every candidate. We need a candidate with a thorough knowledge of our constitution, and of our legislative, judiciary and executive branches of our government. I leave this kind of questionnaire to the lawyers and the legislators to determine the basic knowledge we will demand of our elected officials.

Furthermore, I think it is of utmost importance that the candidates have a thorough knowledge of history. We need an individual with a deep knowledge of our society’s history so that he may understand the present situation of our country as a product of past events and people and thus be able to situate himself in the stream of time and have the wisdom to build a new and continuous future. Also, if the candidate is running in a federal election, and even in a provincial election, I think it is important that he knows about mankind’s history on Earth for the same reasons mentioned above. Historians should find the essential events throughout history for that purpose.

Finally, I think a last questionnaire should be made to test the candidate’s general level of understanding on the subjects over which he will have an executive power. For example, I think that the Prime Minister of Canada must have a certain, decent knowledge on economy, education, transport, national defence, health, finance, agriculture, etc. We need an individual with a sufficiently broad understanding of theses subjects that will allow him to take sovereign leading decisions and collaborate with specialists without feeling totally ignorant. Again, I leave it up to specialists in each domain to determine the necessary criteria to accomplish such an endeavour.

 

 

For a license to vote

 

In these previous few paragraphs, I have described, generally what our demands towards politicians should be like. In order to assure that we have the best elements of our society when election-time comes, I think it is fair to have some sort of tests on the candidate’s physical and mental health as well as his intellectual capabilities. In this way, we open the doors of our government to the best of us. Nevertheless, with a high standard towards others, comes a high standard towards us as well. We should expect only the “best” citizens to become politicians, something which is entirely legitimate, and consequently it seems fair that we have the same quality of standard towards the citizens who will elect such a candidate. We should also have a license that will give permission to citizens who have passed a series of tests to vote.

To best illustrate what I want to say, I will share with you a relevant experience of mine. I had just turned 18 years old, and the provincial elections were under way. I was very excited because I was officially an adult and I was eligible to vote! I had this unique feeling of self-importance because I felt part of a greater whole that I could influence, because people wanted me to have my say in the political process: I was convinced I could make a difference. So the following question came to my mind: “who will I vote for?” It was the first time I had asked myself that question, and I didn’t really know how to answer it. But I knew one thing: I didn’t want to base my vote on my parents or on any other person. I wanted to make that decision myself.

One night, I was watching the television, and one of the candidates was talking to a reporter in an interview. I had seen him and heard him before, and I thought that he looked like a nice guy, and above all, that he was passionate about what he was doing because he never shied away from any question. He always had an answer to every question, and he seemed, to me, as a good candidate. So I said to myself: “all right, I’m going to vote for him.” In a matter of minutes I had made my choice, and I was convinced that I was right: he was the best of all the candidates; he was going to make a difference. So I went to vote, proud of myself, proud of doing my duty as a citizen and convinced that I was changing the world.

A couple of days later, I heard the results from the elections, and he had not won. I was not even disappointed! My thoughts on the matter were so short and small that they had disappeared from my mind quite rapidly. Anyhow, I went to work that morning, and I saw at the entrance of the building a pile of flyers talking about the candidate which I had voted for. So I took one flyer and quickly read, out of curiosity, what it was talking about. They were explaining how all the workers should vote against him because he was pushing for harmful policies. I was stunned! I didn’t know what to think. I was sure I had voted for the right person, yet his policies were apparently bad for my work! Then I thought: maybe they are wrong; maybe what they are saying is wrong. So I read the flyer more carefully, but soon realized that I couldn’t understand the details of the analysis. I then had to admit that I had lied to myself: I had absolutely no knowledge of the candidate’s platform! I had voted as if blindfolded. The only reason for voting for him was that he seemed nice and intelligent. I was angry at myself and told myself from that day on that I should never vote without having a clear understanding of the candidates’ platforms.

But in the following elections, while talking to some friends about the candidates, I realized that the majority of them didn’t really know any of the candidates’ platforms: they were still voting like I had voted the first time! I felt bad for them, and for me, and for every one of us. I asked myself: “what kind of leaders will we elect if we don’t even know their policies? What kind of society are we building? What kind of future do we have?” And this is where the first idea of a license to vote came from I think, it is a remedy to prevent the spread of “blind-votes”.

And I realized afterwards that some politicians relied on this ignorance, by not talking about the entire direction of their policies but rather focusing on single-issues to steal the votes from citizens. In order to protect our society, I think it is vital that we establish a license to vote, modeled on the license to candidature that I described earlier. The tests should nevertheless be less difficult and require a basic understanding of history and politics. A voting license for every level of government should be instituted, so that a citizen with a limited understanding of world history might nevertheless be allowed to vote in his municipality. In this way, every citizen willing to vote will have to pass a series of test bearing upon history and the political structure of society (with a special emphasis on the different powers that the future head of government will be allowed) in order to obtain the right to vote. We should send the following message to every citizen: “Know the political structure of your society and understand the power and the impact your vote might have upon the nation before you are given the right to vote.”

 

 

Implications and responsibilities

 

These are the several legislative proposals that I make in order to improve the quality of our society: eradicate the political parties, install two levels of elections to nominate the provincial and federal prime ministers, a license to present oneself as a candidate and a license to vote. All these things are interrelated and, together, will clean the political life of our country in a very effective way. Our current political organization is actually preventing, more and more, honest people from entering higher public office: it is, quite the opposite, right now, encouraging criminals and dangerous people to enter these positions of power, as we have been noticing through the different corruption scandals in the last years. We don’t want that trend to continue: we want healthy, honest and intelligent people to reach public office. We need radical measures for radical problems: we are destroying our society right now, and we need to turn that around, and since the problem is at the core of our political organization, we need to transform that structure. Only then, will we be able to promote continuously and exponentially our common good towards always higher levels of existence, testing the limit of our happiness, if there is any. When we will be in such a process, we will be able to have a meaningful international influence and promote, in turn, the general welfare of the whole world.