01
sept
08

Le double triangle universel

Voici une découverte complémentaire (partiellement terminée) concernant le triangle universel. Elle concerne les processus psychiques ou spirituels internes et leur parallèle avec le triangle universel et ses catégories présentés dans un article précédent (http://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/le-triangle-universel/):

La hiérarchie est la même que dans le triangle universel classique, seulement dans ce dessin, la hiérarchie s’opère du haut vers le bas pour la partie intérieure:

- la volonté suppose le pouvoir: “quand on veut, on peut”; je crois en fait que l’univers est tellement parfait qu’il nous est impossible de vraiment, profondément et sincèrement vouloir quelque chose sans pouvoir y arriver;

- le pouvoir suppose l’avoir: “quand on peut, on a les moyens”; en effet, dire que l’on peut faire quelque chose suppose que nous avons les moyens d’y arriver;

- l’avoir suppose la sensation: “quand on a, on sent”; dire que l’on a quelque chose comme “j’ai faim” ou “j’ai 15 ans” suppose que c’est quelque chose que nous ressentons (le verbe voir est utilisé dans son sens plus général de sentir);

- la vision suppose la sagesse: “quand voit, on sait”; cela est évident car lorsque l’on est allé dans l’espace et qu’on a vu la Terre, on sait qu’elle est ronde, et on le sait donc parce que l’on a vu;

- la sagesse suppose la croyance: “quand on sait, on croit”; c’est vrai parce que savoir quelque chose implique que l’on croit ce que l’on sait, par exemple, dans l’exemple d’un voyage dans l’espace, en voyant la Terre ronde, on sait qu’elle est ronde, mais on croit aussi que ce que l’on voit est vrai;

- la croyance suppose l’être: “quand on croit, on est”; ou peut-être pourrait-on dire “on est ce que l’on croit qu’on est” mais l’idée est de dire que la croyance est ce qui nourrit notre existence; le meilleur exemple sont les croyances de la vie après la mort comme au Mexique où les Aztèques enseignaient que les guerriers mourrant au combat réincarnaient un oiseau-mouche. Où pensez-vous que l’esprit des guerriers se dirigeaient volontairement après être morts au combat? À la recherche d’un oiseau-mouche évidemment! La preuve est dans ce exemple que l’on devient ce que l’on croit que l’on est;

- en continuité avec le point précédent, la plus grande vérité est la suivante “on est qui on veut être” (ou bien “on est qui on veut devenir)”.

Les deux verbes qui englobent tout ce principe sont le verbe être et le verbe vouloir. En les combinant, on remarque que l’on peut dire “Je suis qui je veux” ou bien “Je veux être …”. Dans les deux cas, on remarque notre entière liberté quant à notre manière de nous définir. Je dirai même que c’est la plus grande particularité de l’être intelligent qui le différencie de tous les animaux: la liberté de se défnir. La question n’est donc pas tellement “qui sommes-nous?” mais surtout “qui voulons-nous être?”!

Si l’humanité devait répondre à cette question en ce moment, on verrait certainement deux groupes: ceux voulant être en harmonie avec l’Univers, étant libérés et ayant transcendés le principe de dualité et d’opposition, et ceux voulant perdurer dans ce monde de dualité, de conflits, de contradictions, d’injustice, etc.

Alors, qui voulez-vous être? ou qui voulez-vous devenir?

26
août
08

Québec: je te comprends…

Contrairement aux Québécois « de souche », la relation des immigrants envers le Québec n’en est pas une de souvenir mais de compréhension. En effet, alors que les Québécois indécis à propos de la souveraineté doivent faire un effort de se rappeler leur histoire, les immigrants eux doivent faire un effort d’étude et de compréhension. Si le slogan pour les Québécois est « je me souviens » alors pour les nouveaux arrivants, il devrait être : « je te comprends »!

Pour moi la souveraineté du Québec est devenue une évidence. Et je crois que si des Québécois sont encore indécis, c’est qu’ils souffrent de quelques blancs de mémoire. Du côté des nouveaux arrivants, je crois qu’il s’agit simplement d’une ignorance presque générale de l’histoire et l’identité du Québec. Cela est dû en partie soit par leur manque de curiosité et de respect envers leur société d’accueil ou bien par une conviction illusoire qu’ils sont simplement dans une province comme les autres du Canada.

En tant qu’immigrant de première génération, je voulais donc simplement essayer de partager avec vous ce que j’ai compris de l’histoire et l’identité du Québec et ce qui m’a amené à défendre et promouvoir la souveraineté. J’espère ainsi enrichir comme je peux ce combat, et amener les immigrants à se situer dans celui-ci.

L’ouverture sur le monde, l’ouverture sur le Québec

Je suis né au Mexique d’un père mexicain et d’une mère française. Mon père travaillait comme professeur et chercheur dans ce qui est parfois considéré comme l’université la plus importante du monde hispanique. Malgré cette position favorable, il pensait qu’il pouvait trouver encore une meilleure situation aux États-Unis ou au Canada pour lui et pour nous. Par circonstances plutôt que par véritable connaissance et amour du Québec, il a accepté une offre à l’université McGill. J’avais seulement deux mois quand nous sommes arrivés. J’ai donc vécu toute ma vie ici, mais je suis allé toute ma scolarité dans un établissement du programme d’enseignement de France où la majorité des élèves étaient des immigrants comme moi. Ma seule véritable fenêtre sur la culture québécoise a été la télévision : le hockey, RBO, les Bye-bye, Cent limites, etc. C’était des excellentes expériences, mais cela ne m’a jamais fait comprendre en profondeur le contexte historique de la société dans laquelle je me trouvais.

Étrangement, je pourrai dire que mon sérieux intérêt pour le Québec a commencé à cause des (ou grâce aux) évènements du 11 septembre 2001. Je n’avais que 17 ans, mais cette attaque m’a fait poser beaucoup de questions sur le monde dans lequel je vivais. Je ne pouvais pas accepter les interprétations simplistes des grands médias et je me suis donc mis à faire des recherches, surtout sur Internet. Cette volonté de vérité m’a ouvert les yeux sur la réalité politique et historique de notre monde, et j’ai ainsi pu mieux nuancer mes analyses. J’ai compris, et je le constate encore, que nous ne vivons pas dans un monde très rose. La terre est comme un vaste champ de bataille où des forces politiques, économiques, religieuses et autres se font la guerre dans une volonté soit de domination ou alors de liberté.

Le flambeau de l’humanité dans les mains du Québec?

La révolution américaine est un excellent exemple d’un combat gagné pour la liberté. Qui aurait cru que ces petites colonies pouvaient renverser le plus grand empire du monde à l’époque? Qui aurait cru qu’ils réussiraient à gagner cette guerre et instaurer la première république de l’histoire moderne? Grâce à leur constitution et leur respect des droits de leurs citoyens, les États-Unis sont devenus en quelques années la référence sociale, économique et politique du monde. Ils ont pavé la voie pour les révolutions françaises, haïtiennes, les révolutions bolivariennes des colonies d’Amérique latine, la création des républiques en Europe, etc. Ce petit peuple d’Amérique du Nord a réussi à changer radicalement la face du monde en moins d’un siècle. Mais depuis environ 50 ans, les États-Unis ont graduellement perdu ce statut privilégié, et se sont transformés en empire, perdant ainsi leur statut de civilisation. La question se pose : qui va prendre la relève? Pas en tant qu’empire, mais en tant que civilisation phare pour l’humanité? Et pourquoi pas le Québec?… Pourquoi pas?

• Je comprends que des Français ont habité le Canada avant les Anglais;
• Je comprends que ces colons Français ont bâti le Canada à la sueur de leur front, faisant face à des conditions souvent très difficiles;
• Je comprends que l’empire britannique a vaincu la France et colonisé les Canadiens français;
• Je comprends que les Canadiens français devenus Québécois se battent pour leurs droits politiques, économiques et culturels depuis plus de 240 ans;
• Je comprends que la réaction de l’empire britannique a été une réticence violente et même raciste aux aspirations légitimes et naturelles du peuple québécois;
• Je comprends que le Québec a montré une combativité, une patience et une maturité authentique à travers ces décennies de revendications;
• Je comprends que le gouvernement fédéral canadien a été installé afin de concilier les aspirations politiques de tous les Canadiens et la volonté de la couronne britannique de maintenir un contrôle total sur le territoire;
• Je comprends que le gouvernement fédéral, voulant garder son hégémonie, a empêché le Québec de se développer librement;
• Je comprends que la relation politique actuelle entre le Québec et le gouvernement fédéral les limite et les contraint mutuellement;
• Je comprends que les valeurs et les aspirations du Québec sont particulières et légitimes et que leur seul moyen de se réaliser passe par la souveraineté politique du Québec.

C’est ce que j’ai compris, et c’est ce qui me force à reconnaître la légitimité de ce combat. La souveraineté du Québec ce n’est pas un projet capricieux, irrationnel ou enfantin de quelques hurluberlus; pas du tout. C’est un projet nécessaire qui se voudrait la conclusion positive d’un combat d’un peuple pour la revendication, l’affirmation et la libre expression de ses droits.

Une civilisation québécoise?

Je pense avoir compris cela parce qu’en étudiant le monde actuel et notre histoire moderne, je réalise à quel point j’ai été privilégié de vivre au Québec. Plus j’en apprends, et plus je suis content de vivre ici, et pas en France, au Mexique ou aux États-Unis. Le modèle social québécois est véritablement un exemple pour tous. Ce n’est pas une société parfaite comme aucune ne le sera jamais, mais c’est une société qui a démontré jusqu’à maintenant que malgré les traitements difficiles qu’elle a reçu depuis sa subordination au pouvoir britannique, elle ne cherche pas la vengeance. Elle ne cherche pas à faire souffrir les autres comme elle a souffert, mais cherche plutôt à aider les autres là où elle a réussit. Le Québec est vraiment un modèle politique à ce niveau. C’est une société entièrement industrialisé, éduqué, qui vibre ouvertement avec toute la planète. Il ne lui manque plus que le statut et la reconnaissance officiel comme pays à part entière…

Je pense que les immigrants devraient réaliser la chance qu’ils ont de vivre ici. Je ne le cache pas : on vit mieux au Québec qu’au Mexique, de manière générale. Et ça ne veut pas dire que je n’aime pas le Mexique. Mais ça veut dire que l’on doit tous reconnaître que dépendamment des époques, il y a certains peuples qui réussissent mieux que d’autres, à cause de différents facteurs. Si on comparait le niveau de civilisation dans les premiers siècles après Jésus-Christ au Mexique et en France par exemple, on serait forcé de remarquer la supériorité architecturale, artistique et même politique des peuples du Mexique. Si on remonte encore plus loin vers le 3ème millénaire avant la naissance du Christ, et qu’on compare l’Égypte et la Grèce, on doit reconnaître la supériorité de la civilisation égyptienne. L’histoire du monde est une succession de développement de civilisations dans différentes régions de la Terre. La question n’est donc pas de chercher « la meilleure », mais plutôt de voir l’histoire de l’humanité comme un tout, où chaque civilisation passée inspire et guide les civilisations présentes. Si l’on regarde maintenant le Québec, bien qu’on ne peut le considérer comme une civilisation, on peut clairement voir qu’il a tous les potentiels de le devenir. Il lui manque l’outil le plus important du moment : la souveraineté politique. Quand le Québec aura pris cette décision de manière claire et sans équivoque, il affirmera au reste du monde : « je suis prêt à participer à l’avancement de l’humanité activement, librement et en assumant pleinement la responsabilité de mes décisions. » Cela implique qu’on a confiance en soi, en son histoire et dans les valeurs qu’on défend.

La souveraineté du Québec comme remède face à l’apathie politique

Finalement, beaucoup de gens s’inquiètent du sort de l’humanité. Les jeunes en particulier observent le monde et voient des guerres, des injustices, des maladies, et toutes sortes de maux et se demandent : « qu’est-ce que je peux faire? » Je me suis posé la même question. Certains se referment sur eux-mêmes et se disent « je vais m’occuper de ma survie à moi tout seul ». D’autres décident de s’impliquer dans leur quartier, ou au sein d’organismes humanitaires. Mais la véritable implication, après avoir été un changement spirituel personnel, doit à mon avis être politique. Et quel plus belle occasion que celle de fonder un nouveau pays?! Le problème que j’ai rencontré plusieurs fois est que les gens ne réalisent pas que le Québec sera fondé selon nos volontés individuelles. Ils pensent que fonder le Québec c’est simplement aller voter oui ou non à un référendum. Pas du tout. C’est un processus qui va demander à chacun de nous de proposer des idées, de débattre, d’élaborer des projets. Bref, de jeter les fondations de ce pays. Si on fait du Québec un pays, on ne fera pas un pays qui appartient seulement à quelques personnes, mais on fera un pays qui nous appartient tous. Et si nous voulons nous assurer qu’il y fasse bon vivre, mettons-y notre grain de sel et bâtissons-le ensemble.

Beaucoup d’immigrants au Québec restent préoccupés par leur pays d’origine où persistent toutes sortes d’injustices. Je leur dis : « venez participer à la réalisation de la souveraineté du Québec et venez ensuite en aide à ces pays par le biais du Ministère des Affaires Étrangères du Québec! »

14
août
08

L’infini dans les catégories universelles

Je veux vous présenter ici une découverte que j’ai faite en lisant un passage du livre de Raël du titre de “Oui au clonage”, page 82:

Notre univers est infini, et l’infini ne pourrait avoir de centre sinon ça ne serait pas l’infini. [...] Et l’univers est infini vers l’infiniment petit, tout comme vers l’infiniment grand. Et dans le temps c’est la même chose, l’infini dans le temps étant appelé éternité. Tout ce qui existe dans l’univers est éternel, soit sous forme de matière, soit sous forme d’énergie. Rien ne peut surgir à partir de rien. Tout vient de quelque chose. La croyance dans un dieu surnaturel qui aurait créé l’univers à partir de rien est totalement stupide et dangereuse pour le développement de l’intelligence des enfants. On ne peut rien faire avec rien. Tout est composé de quelque chose.

Cela m’a rappelé le triangle universel que j’avais développé, et j’ai tout de suite eu l’idée de montrer le concept d’infini dans les 7 catégories du triangle. J’invite ceux qui n’ont pas encore vu ma découverte concernant le “triangle universel” à le voir en cliquant ici.

Je vous invite maintenant à observer le diagramme qui explique l’application du concept d’infini pour chacune des catégories:

06
août
08

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d’égalités des profits

Ce texte est une présentation générale (en trois parties) de ce qu’on pourrait qualifier de nouveau système économique pour l’humanité. Le 20ème siècle nous a montré par des exemples trop souvent violents et désastreux la fragilité de notre système économique actuel. Nous sommes entrés dans le 21ème siècle dans la peur d’une grave crise économique mondiale, et nous voilà en 2008 sur le bord d’un effondrement du système monétaire et financier mondial. Les soi-disant experts en économie ressemblent plus à des prêtres ou des sorciers modernes qu’à des véritables scientifiques. Ils savent que leur système est maintenu par la foi aveugle de ceux qui y participent. Leur méthode n’est en donc pas une de vérité, mais plutôt de mensonges et d’illusions : nous faire croire que tout va bien, jusqu’à la dernière seconde, pour maintenir les profits de quelques individus dépourvus de tout sentiment d’appartenance à l’espèce humaine. On veut presque nous faire croire que c’est naturel que des milliers, voire des millions de gens meurent à cause de certains cycles économiques mystérieux. Mais quelle est la véritable cause des crises économiques? L’incapacité soudaine des vaches de produire du lait? Une grève indéterminée de la part des poules? La mort de toutes les plantes et les arbres de la Terre?

Platon et la théorie économique : classe commerçante

J’ai récemment étudié pour des circonstances reliées à mon travail, les théories économiques élémentaires. J’avais déjà entendu parlé très vaguement de la théorie de l’offre et la demande, mais ne l’avais jamais entièrement comprise. C’est en lisant le manuel économique que j’avais que je me mis à comprendre de quoi il s’agissait vraiment.

On nous montre la courbe d’offre croissante et la courbe de demande décroissante. En gros, plus le produit peut se vendre cher, plus les producteurs en feront, et plus le produit peut se vendre à prix abordable, plus les consommateurs en achèteront. Mais dés le début cela m’a parut tellement simpliste, réductionniste et même limitant. Je ne pouvais croire que toute l’économie du monde réponde uniquement à cette affirmation si limitée, restreinte et subjective. Je me suis demandé : qui est derrière cette théorie? Pour moi le rôle d’une économie est d’assurer la justice sociale, et rien dans cette théorie de l’offre et la demande n’est relié à cet aspect. Je voulais comprendre, et c’est pendant une courte discussion sur le sujet que je me suis rappelé un passage de la République de Platon. Dans ce passage, Socrate cherche à dévoiler les fondements de l’existence d’une cité et de son activité :

« — Mais voyons : dans la cité elle-même, comment se feront-ils profiter les uns les autres de ce que chacun produit ? C’était bien pour cela que nous avions fondé une cité, en créant leur association.

— Il est bien évident, dit-il, que c’est en vendant et en achetant.

— Alors il nous naîtra de cela une agora et une monnaie reconnue, comme symbole de l’échange.

— Oui, exactement.

— Alors le cultivateur, ou encore l’un des artisans, qui a apporté sur la place publique une partie de ce qu’il produit, s’il n’y vient pas au même moment que ceux qui ont besoin d’échanger contre ce qu’il fournit, restera-t-il assis sur l’agora, laissant en sommeil son activité d’homme au service du public ?

— Nullement, dit-il : il y a des hommes qui, voyant cela, se fixent à eux-mêmes cette charge ; dans les cités correctement administrées ce sont en général les hommes aux corps les plus faibles, impropres à toute autre fonction. Car il faut qu’ils restent sur place, autour de l’agora, pour d’une part échanger contre de l’argent avec ceux qui ont besoin de vendre, d’autre part faire l’échange inverse, à nouveau contre de l’argent, avec tous ceux qui ont besoin d’acheter.

— Voilà donc, dis-je, le besoin qui fait naître des commerçants dans notre cité. N’appelons-nous pas « commerçants » ceux qui, se chargeant de la vente et de l’achat, s’installent sur la place publique, et ceux qui errent de ville en ville des « marchands » ?

— Si, exactement. »

La loi de l’offre et la demande : une vision commerçante de l’économie

Platon mentionne donc la classe des commerçants, ces individus souffrant d’une certain déficience physique qui servaient d’intermédiaire entre les marchands (ceux qui transportaient les produits de ville en ville) et les « consommateurs ». C’est en me rappelant ce passage que je compris que les théories économiques d’offre et de demande avaient été spécifiquement développées par cette classe commerçante, dans sa manifestation plus moderne.

Imaginez un instant que vous êtes un commerçant. Vous êtes physiquement infirme et faible, c’est le seul travail que vous pouvez effectuer. Vous mettez donc votre ruse à ce travail, cherchant à maximiser vos profits, et peut-être compenser votre complexe physique par une mégalomanie de pouvoir et de richesses. Cette théorie d’offre et demande est faite sur mesure pour vous ! Vous allez voir les producteurs ou les marchands et vous leur demandez : si je te demande tel montant de ce produit, à combien me vendras-tu l’unité ? Plus le producteur vois que vous en voulez, plus il montera son prix d’unité, voyant que son produit est désiré. Vous remplissez ainsi votre petit tableau après votre sondage :

Quantité de produits achetés au producteur

cause

Prix de vente unitaire ($)

conséquence

10

50

20

55

30

60

40

65

50

70

Vous allez ensuite voir les consommateurs pour terminer la deuxième partie de votre sondage. Vous leur demander : si le prix unitaire du produit est de tant, combien êtes-vous prêt à acheter ? Plus le prix unitaire est bas, plus les gens sont prêts à l’acheter. Vous arrivez donc avec un autre tableau :

Quantité de produits achetés au producteur – conséquence

Prix de vente unitaire ($)

cause

50

50

40

55

30

60

20

65

10

70

C’est là que vous voyez votre fameux prix d’équilibre :

Quelle magie ! Quelle profondeur scientifique, quelle subtilité intellectuelle ! Cette théorie ne parle pas un instant du bien commun, de la justice sociale, de la prospérité collective ou de quelconque valeur! C’est une théorie simpliste qu’on essaye de nous faire avaler comme si elle était aussi universelle que la gravité! Non, l’économie ne se résume pas à un hasard d’offre et de demande.

C’est en comprenant ça que je vis que ce système économique actuel a été créé et est actuellement contrôlée par la classe commerçante dont Platon parlait déjà il y a plus de 2300 ans. Il s’agit de tous ces spéculateurs mondiaux, ces joueurs de casino, ces financiers parasites de toutes sortes qui ont réussi à se hisser en haut de l’échelle économique mondial. C’est un système nullement basé sur la productivité ou la justice. Au contraire, il s’agit d’une véritable dictature de la classe commerçante. C’est par cette volonté de profit massif et grandissant que cette classe rapace et parasite est à l’origine des crises économiques et des guerres géopolitiques.

La dictature commerçante

Je ne dis pas que les commerçants et les agences de marketing sont inutiles dans une société, bien au contraire, je pense qu’ils sont nécessaires. Seulement je crois qu’ils exercent une véritable dictature en ce moment, au détriment de l’écrasante majorité de la population mondiale qui ne fait pas partie de leur clique de spéculateurs et de joueurs de casino, mais qui s’intéresse à produire des choses concrètes et utiles, et à vivre bien. L’argent, le pouvoir économique, et la prospérité doivent simplement être distribués de manière juste et équitable, de sorte à permettre à chacun de nous de s’épanouir comme bon il nous semblera.

Le diagramme qui suit est une schématisation des mécanismes de la dictature économique des commerçants.

On remarque les étapes suivantes de l’activité économique :

  • transformation des ressources naturelles en produits dérivés ;
  • transferts successifs des produits jusqu’aux consommateurs (un, deux ou plusieurs commerçants se transitent le produit jusqu’à ce qu’il arrive aux détaillants puis aux consommateurs).

À chaque étape de transfert des produits, les personnes impliquées s’assurent de générer un profit, revendant plus cher qu’ils n’ont payé. Les commerçants, après un calcul rapide de leurs coûts, cherchent à maximiser leur prix de vente par diverses techniques et stratagèmes. Plus les commerçants deviennent importants et riches dans ces étapes de l’activité économique, moins de produits sont créés, moins les produits sont de qualité, et des virtuels monopoles s’ensuivent, seule manière de maintenir un niveau de productivité et de consommation adéquat.

On peut voir que la classe commerçante essaie de s’interposer entre les producteurs et les consommateurs. En étant l’intermédiaire obligatoire entre ces deux entités de la chaîne économique et en influençant les habitudes d’achat de la population à travers le marketing et le monde du divertissement, les commerçants s’assurent des profits faramineux, tout en ne produisant aucune richesse dans le processus économique. Ils agissent comme de véritables parasites du système économique. Leur prospérité est directement liée à la régression du pouvoir des producteurs et des consommateurs, jusqu’à ce que cela crée une crise économique généralisée. Leur ascension économique dépend donc directement de la chute économique des autres « joueurs » (producteurs, détaillants et consommateurs). Ils sont à ce titre pire que des parasites : ils sont des véritables virus parce qu’ils tuent leur hôte.

Une solution simple et efficace : la loi d’égalités des profits

En réfléchissant à ce virus social et économique et en voulant trouver une alternative, je suis arrivé à une nouvelle manière de réglementer le processus économique. Il s’agit, en gros, de réglementer les profits des différentes étapes de la chaîne économique. La loi que je propose est la suivante :

« Les profits engendrés par une entité de la chaîne économique

ne peut pas excéder les profits d’une entité précédente. »

J’ai résumé ma proposition dans le diagramme qui suit :

Si je n’ai pas mis de commerçants dans le diagramme, c’est simplement pour montrer la nécessité de minimiser leur rôle autant que possible dans le processus économique, et il ne s’agit pas d’en empêcher l’existence.

L’idée générale de la loi d’égalités des profits est de protéger et encourager la productivité en y assurant les profits les plus élevés. Aussi, chaque producteur voudra développer son produit au maximum pour éviter des procédés de transformation ultérieures et ainsi vendre le produit « le plus fini » possible pour s’assurer le plus grand profit. De plus, cela encouragera les entrepreneurs à véritablement innover et inventer continuellement des nouveaux produits, de sorte à pouvoir obtenir un rôle durable dans les différentes étapes de la chaîne économique.

Ce paragraphe parlera rapidement de l’aspect mathématique de l’application de cette loi. J’invite donc ceux que ça n’intéresse pas à passer directement au prochain paragraphe. Évidemment, on sait que lorsqu’un nouveau produit est créé, c’est souvent par la combinaison de plusieurs matériaux et matières premières. L’entreprise devra donc calculer son profit en calculant la masse ou la quantité de chaque matériau acheté dans le produit final, donner une pondération à chacun de ces matériaux, et calculer son profit autorisé en conséquence. Par exemple, imaginons une entreprise qui fabrique des tables en bois : elle devra acheter du bois, des clous et de la colle (limitons notre liste à ces trois choses pour la simplicité de l’exemple). Disons que le profit sur le bois est fixé à 3$ par kg, pour les clous à 0,01$ par clou et à 2$ par litre de colle. Supposons que pour la construction d’une chaise, le fabricant a besoin de 10kg de bois, 10 clous et 0,05 litres de colle. Cela lui autorise donc un profit cumulatif de : (3 x 5) + (0,01 x 10) + (0,05 x 2) = 15,2$ par chaise vendue. Il pourra vendre sa chaise à 30$, mais dans ce cas, il devra utiliser la différence de 30 – 15,2 = 14,8$ pour couvrir tous les frais reliés à la fabrication de la chaise : achat des matériaux, main d’œuvre, machines, locaux, etc.

Cette réglementation aura un impact direct sur la détermination des prix des matières premières parce que sont elles qui sont à la source du processus économique et qui plafonnent ainsi les profits subséquents. Ensuite, un deuxième impact sera notoire au niveau de la rémunération des employés. Je vous invite à lire bientôt les deux prochains articles qui détailleront ces deux aspects.

06
août
08

Les dessous cachés d’Éric Tremblay et du parti indépendantiste

Avec l’avènement de l’ère des communications, la politique a radicalement changé. Je pense que c’est pour le meilleur, même si j’avoue que ce n’est pas toujours évident de le constater. Le rapport avec le parti indépendantiste est qu’il est, à mon avis, l’exemple parfait au Québec de comment faire de la politique commerçante, de la politique marketing ou de la politique de consommation, appelons-la comme on veut.

Je vais essayer de m’expliquer en utilisant de manière très superficielle l’élection du nouveau président français Nicolas Sarkozy à titre d’exemple (à ne pas suivre!!). En un minimum de mots, la campagne et l’élection de Sarkozy se résume à ça : maximum d’image et d’apparences, et minimum de contenus et de projets réels. Pour prouver ce que j’avance, je vous invite à voir les vidéos suivants:

http://www.dailymotion.com/…/sarkozy%2Bcampagne%2Bmensonge

http://www.dailymotion.com/…sarkozy-compilation-de-ses-mensonge_news

Sarko s’est donc fait élire sur des mensonges et une fausse plate-forme politique.

Maintenant, pour en venir au rapport avec Éric Tremblay et son très cher parti indépendantiste, j’avance la position suivante : il obéit au même principe du maximum d’esthétique et du minimum de contenu. En effet, tout ce qui sort de sa bouche c’est « le PQ nous a trahi » et « il nous faut un pays ». Bon, je ne dis pas que c’est faux, ni que c’est vrai. Mais je critique le fait que c’est tout ce qu’il dise et que ce faisant il nourrit la rancune, la frustration et le mécontentement. Construire un pays dans ce climat, je trouve que ça ne peut pas mener au bien. Son problème est simple : il se cache derrière le fait qu’il n’a pas de véritable projet politique pour le Québec.

Certains diront : « non ce n’est pas vrai, allez sur son site et vous verrez tous les projets de son programme autant dans les domaines de l’économie, l’infrastructure, et l’éducation. » C’est vrai, la liste est assez longue, et bien présentée. Mais d’où vient-elle, et quand est-elle apparue? Elle n’existait pas aux débuts du parti indépendantiste, elle est apparue progressivement seulement plus tard, alors que le parti a réussi à séduire des penseurs et des intellectuels, pour prendre leurs idées, et les mettre dans leur panier d’idées jusque là vide. Un autre point sur leur liste de projets : où est l’explication détaillée de chacun de ces projets? Où sont les ébauches d’un montage financier, d’une explication plus détaillée et contextuelle de la proposition? J’ai bien beau vous dire que je vais offrir un « soutien adéquat aux créateurs d’œuvres artistiques », mais dans la réalité, concrètement, ça veut dire quoi? Où est l’explication de ces belles paroles? Si quelqu’un me dit : « je vais te rendre heureux », je veux bien le croire, mais j’aimerai bien des explications d’abord sur sa méthode! Mais non, il n’y a aucune explication détaillée sur leur site. Pourquoi? Soit les projets ne viennent pas d’eux, soit eux-mêmes ne savent pas comment les réaliser!

La seule plate-forme politique du parti à sa création était « la création d’un pays ». Pas de projets sociaux, économiques ou politiques concrets, pas de réformes majeures, pas grands travaux d’infrastructure, rien. Un grand vide idéologique. La seule idée : la création d’un pays. Oui, des ambassades québécoises, une place aux Nations Unies, la création d’un ministère des affaires étrangères, des équipes nationales de hockey et de soccer, la création d’un bureau québécois des brevets, la création d’un service québécois des postes… Attendez un peu, serait-ce une blague ou voilà simplement des conséquences directes de la création d’un pays? C’est comme si je vous disais que j’allais vous faire une excellente omelette. Et quand vous me posez des questions pour en savoir plus, je vous répondais : je vais utiliser des œufs, un peu d’eau, un batteur pour la préparation, une poêle pour la chauffer… Vous ne prendrez mon omelette pas tellement au sérieux, et je vous comprendrai! Où est la différence avec le parti indépendantiste?

Ce que je trouve personnellement douteux d’Éric Tremblay c’est qu’en tant qu’avocat vraiment souverainiste (comme il prétend l’être), il devrait avoir des idées intéressantes en terme constitutionnel, institutionnel, légal, juridique, mais pas un mot de ce côté-là. C’est louche. Je n’envisage pas l’option qu’il n’ait aucun plan car il me semble néanmoins doté d’une certaine intelligence et il ne serait pas en train de s’investir autant. Il a donc un plan, mais il se garde bien d’en parler. Pourquoi? Une seule raison reste apparente : parce qu’il est beaucoup plus sombre que ses beaux yeux bleus. Quel est-il en détail ce plan? Je ne sais pas. Mais un indice est très frappant : son allégeance ouverte et intégrale au principe du libre-échange. Libre-échange, libre marché, néo-libéralisme, etc. ne sont-ils pas incompatibles avec les valeurs québécoises de justice et égalité sociale? (Je suis en train de rédiger un article sur ce sujet que je publierai dès que je l’aurai terminé, en espérant vous dévoiler l’arnaque qui se cache derrière cette théorie économique.) M. Éric Tremblay cache donc son véritable projet légal et juridique tout en attirant des sympathisants avec le discours simpliste de « on veut un pays ». Ensuite, il rallie des projets appréciés par la population de manière purement extérieure et superficielle question de s’inventer une légitimité politique, et le tour est joué. Reste maintenant à maintenir une bonne campagne publicitaire et de relations publiques, faire attention à ne pas trop se faire exposer (comme je suis en train de le faire!!), et peut-être arriveront-ils à atteindre un certain statut dans l’échiquier politique du Québec.

Je ne cherche pas à semer ni la zizanie ni la division du vote, mais simplement de montrer ce qui d’après moi saute aux yeux : la séduction qu’opère le parti indépendantiste et son chef Éric Tremblay auprès de la population québécoise, des souverainistes plus particulièrement, et de manière encore plus particulière auprès des souverainistes désabusés.

Je m’attends peut-être à ce que la personne concernée lise cette article. Je lui dis que je suis ouvert à toute discussion, et même au débat public sur le sujet s’il le faut, et que je suis quelqu’un qui essaie de voir la réalité en face, et que si je me suis grossièrement trompé je l’admettrai et m’en excuserai ouvertement.

06
août
08

Québec souverain: dictature ou révolution démocratique?

Quand les législateurs se prennent pour des exécutifs et des juges

Alors que j’écoutais des vidéos de la période de questions de l’Assemblée Nationale (ou plus réalistement la garderie parlementaire), j’ai entendu l’obsession répétitive de Mario Dumont et même de Pauline Marois autour de la mi-juillet d’obtenir du gouvernement une commission d’enquête sur l’affaire Norbourg. Je me suis demandé quelle pouvait être la motivation derrière cette insistance, d’autant plus que cela suivait l’annonce d’un nouveau procès avec plus de 900 chefs d’accusation dans ce scandale. La création d’une commission publique paraît nuire au bon déroulement du procès, voire même le compromettre.

Ce que Dumont et Marois demandent, de manière plus contextuelle, est une subordination du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif! Ils n’en sont peut-être pas entièrement conscients (ce qui serait le plus souhaitable), mais la création d’une commission d’enquête publique sur cette affaire apparaîtrait comme un véritable substitut au procès judiciaire. Cela montre implicitement le processus mental suivant : « nous, députés et législateurs, pouvons remplacer le système judiciaire; nous avons la capacité de juger. » Mais la ministre des finances Monique Forget les a temporairement remis à leur place en disant : « on va s’en tenir à un juge ». Cela est une évidence du système politique actuel au Québec : l’Assemblée Nationale ne possède pas le pouvoir judiciaire, et personne n’est au dessus de la loi, pas même l’État québécois, d’où la nécessité de cette séparation des pouvoirs. Apparemment, cela ne satisfait ni Dumont et Marois qui affirment implicitement qu’ils aimeraient s’accaparer du dernier pouvoir indépendant : le judiciaire. Je ne sais pas si cela est leur intention directe, mais la création de cette commission d’enquête publique serait un geste explicite de concurrence du pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire.

Déjà que les pouvoirs législatifs et exécutifs au Québec sont fusionnés, que deviendrait l’état québécois si une triple fusion des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires serait opérée? C’est ce qu’on peut plus communément appeler une dictature : celui qui dirige peut passer des lois et être à la fois l’interprète et le juge de ces mêmes lois.

Cet enjeu montre, une fois de plus, l’incohérence et la confusion générée par l’association des pouvoirs exécutifs et législatifs. L’Assemblée Nationale me semble être une véritable arène où les vizirs (députés) se battent pour prendre la place du calife (gouvernement). Pourquoi se battent-ils si férocement, si scrupuleusement? Ils nous laissent croire que leur ascension au pouvoir est plus importante que l’action politique guidée par le bien commun : « quand je serai au pouvoir, tu verras ». Au lieu de s’entraider, de collaborer, on ne les voit pratiquement que se dénigrer, d’un côté l’opposition cherchant à faire tomber le gouvernement, et de l’autre le gouvernement se défendant et s’auto-glorifiant d’être le meilleur qui ait jamais existé. Cette situation est en partie due à la soif et l’ambition de l’opposition d’acquérir le pouvoir immédiatement et cela est une conséquence directe de la fusion du pouvoir législatif et exécutif sous notre régime parlementaire.

Vers une révolution institutionnelle et structurelle de nature républicaine

Cela me laisse l’opportunité de partager avec vous ma vision d’une réforme politique majeure. Je propose d’abord et avant tout deux principes essentiels : une séparation des trois pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, et l’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques. Je vais tenter de présenter ici les changements structurels que je suggère pour chacune de ces idées.

L’interdiction du financement des campagnes électorales par les partis politiques a comme objectif majeur celui-ci : rétablir l’allégeance unique du député envers ses citoyens. Les candidats, dont la campagne sera financée par l’état de manière équitable, n’auront plus peur de perdre l’appui du chef de leur parti, et pourront exprimer leurs propres idées, et se défendre selon leur propre conscience dans l’assemblée nationale. J’explique cette proposition plus en détails ici (notez que la fin de l’article ne tient pas compte de la séparation des pouvoirs que je défend) : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/partis-politiques/

Légitimité, représentation et compétence : le pouvoir législatif

Pour la branche législative, je propose deux chambres : la chambre des communes et le sénat (on peut leur donner d’autres noms, l’important étant leur fonction respective). Les députés de la chambre des communes seront élus directement par la population, comme c’est le cas maintenant. À travers un double système d’élections et de nominations, une structure à l’intérieur des comtés sera établie avec plusieurs paliers clairement définis de manière géographique. J’explique les détails de cette nouvelle structure ici : http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/. Les députés assureront la légitimité populaire et auront comme mandat unique la proposition de projets de lois. Leur rôle ne sera pas de rédiger les lois, mais simplement d’écouter, d’observer, d’analyser le monde qui les entoure et de proposer des projets pour l’amélioration de la société et l’humanité.

Les sénateurs seront choisis parmi le monde académique et assureront la compétence scientifique, technique et intellectuelle au sein du parlement. Leur mandat sera la rédaction détaillée et complète des lois, de sorte qu’elles respectent la future constitution québécoise et tiennent en compte tous les facteurs institutionnels, géographiques, économiques et démographiques du moment. Le sénat nécessitera donc la création d’un collège des sénateurs, ou d’une école des sénateurs, au sein du monde académique. Il s’agirait d’un établissement post-collégial dans lequel les élèves suivront une formation académique diversifiée dans les domaines politiques, légaux, historiques, économiques, scientifiques et artistiques de sorte qu’ils aient les outils nécessaires pour rédiger des lois de manière efficace, avec la perspective la plus universelle possible, tout en étant des experts de la mécanique politique interne du Québec. Une fois les sénateurs choisis parmi les élèves de l’école, cette école pourra servir véritablement de sous-structure au sénat. L’école des sénateurs aura donc un double mandat: celui de former des sénateurs, et aussi celui de servir de support et d’aide au travail des sénateurs.

Le pouvoir exécutif dans les mains des employés concernés

Je propose, pour l’exécutif, une forme de fusion des syndicats publiques et de la bureaucratie ministérielle. Cela signifie que je propose une structure politique à l’intérieur de la bureaucratie de chaque ministère dans laquelle ses membres élisent directement leur ministre, et les individus aux différents niveaux hiérarchiques de cette structure, avec la même méthode d’élections et nominations que pour les députés (http://deputezmoi.wordpress.com/2008/04/28/structure/). Le futur président du Québec sera directement élu par toute la population, et tous les ministres seront élus par les membres de son domaine d’activité. Par exemple, tous les travailleurs de la santé éliront le ministre de la santé ainsi que les dirigeants de cette structure bureaucratique. Cela assurera une légitimité du ministre aux yeux des employés de son domaine, ainsi qu’un réel pouvoir politique de tous les employés, ce qui éliminera peut-être la nécessité des syndicats. J’endosse aussi la proposition d’André Desnoyers de créer un coffre sous chaque ministère vers lesquels les citoyens pourront diriger leur épargne pour financer certains projets : http://www.souverainetelasolution.com/journal/vol5no05.htm#2. Cela donnera à chaque citoyen, un nouveau pouvoir économique jamais vu jusqu’à maintenant.

Le pouvoir judiciaire : l’application et le respect de la loi universelle

Ma compréhension du système judiciaire est très récente et a commencé surtout par le mouvement « Freeman-on-the-land » au Canada et aux Etats-Unis. Un défenseur connu de ce mouvement au Québec s’appelle Jacques-Antoine:Normandin. J’encourage les lecteurs à se renseigner sur les principes qu’il défend. Je ne vais pas tout expliquer ici, mais simplement les aspects que j’ai compris et que je trouve pertinents à cet article.

Le point le plus important qu’ils font est la différence entre une loi et un règlement : la loi est éternelle, le règlement temporaire; la loi nous procure des droits, et le règlement des privilèges. Pour moi, la loi éternelle et universelle peut se trouver dans la bible à travers les dix commandements et les enseignements de Jésus. Que l’on soit croyant ou non, on doit admettre qu’il existe des principes universels qui régissent les relations entre êtres humains si nous voulons assurer la survie et le bon développement de l’humanité. Par exemple, Jésus nous enseigne :

« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »

Cette loi est universelle, que l’on soit chrétien ou non. En effet, le bon sens nous dit tous que nous devons traiter les autres comme on aimerait qu’ils nous traitent. La loi de Moïse qui nous commande de ne pas tuer et ne pas voler est également évidente et est une partie intégrante de notre système social actuel. Jésus nous enseigne également le pardon, quelque chose qui me semble être souvent absent de notre monde politique et juridique. Il ne nous enseigne pas de restreindre la liberté des autres pour les empêcher de faire du mal, ou de les punir continuellement pour les effrayer du mal, mais il nous enseigne plutôt de se concentrer sur nos propres actions, d’aimer le bien, et de faire le bien autour de nous. Ce n’est pas une justice de répression ou de menaces mais bien une justice de responsabilité, de protection des droits de chacun et du libre-arbitre.

Mais voilà que nous vivons dans un système juridique qui nous traite comme des êtres irresponsables, arriérés et dangereux qui doivent être contrôlés dans leurs moindres actions. En effet, on nous donne une amende pour avoir dépassé une limite de vitesse sur l’autoroute parce qu’on suppose qu’on était sur le point de commettre un crime, donc de tuer ou blesser quelqu’un. On suppose que nous sommes des êtres suicidaires qui vont naturellement chercher à rouler à 250 km/h sur l’autoroute, sans porter la moindre attention aux autres. J’ai conduit sur l’autoroute en Allemagne où il n’y a pas de limite de vitesse, et pourtant je n’ai remarqué aucune tendance de la sorte. Les Allemands seraient-ils si différents?

Il nous semble normal dans notre société actuelle de faire appel à un avocat lorsqu’on se retrouve en cour. Il semble que peu de personnes questionnent ce choix. En effet, pourquoi faisons-nous systématiquement appel à un avocat pour nous défendre? Nous affirmons clairement à la cour que nous sommes incapables de nous défendre nous-mêmes. Pourquoi? Parce qu’on ne comprend rien aux lois! Est-ce normal? Comment pouvons-nous respecter des lois que nous ne comprenons pas? Comment pouvons-nous même être tenus de respecter des lois que nous ne pouvons pas comprendre parce qu’elles font des centaines de pages et qu’elles utilisent un langage évasif?

Je propose donc, dans la nouvelle société québécoise que nous construirons, que chaque citoyen soit son propre avocat et soit jugé en fonction de ce qu’il sait, de ce dont il a conscience. Par exemple, si chaque fois que je me lave, j’inonde l’appartement du voisin d’en bas, mais que je ne le sais pas, je ne peux pas en être tenu coupable. Cela suppose une révolution dans la manière de rédiger les lois et un enseignement universel garantit à tous sur la nouvelle constitution québécoise et les grands principes législatifs qui la régiront. Cela supposera aussi qu’aucun de nous ne rentrera dans un contrat sans en avoir compris tous les termes (cela sera peut-être la partie la plus difficile).

Je propose aussi que chaque citoyen victime d’un crime ait le pouvoir de demander, devant le juge, les réparations qu’il exige du responsable. Je m’explique. Imaginons un individu qui porte une accusation contre un autre individu pour avoir volé sa voiture. Les deux se retrouvent en cour, devant un juge et devant des témoins. La victime présente l’accusation et prouve qu’il s’agit bien d’un crime, c’est-à-dire d’une violation de ses droits humains. Admettons que l’accusé reconnaît sa faute. Maintenant vient l’étape des réparations. C’est là que c’est à la victime de s’exprimer, et ne pas laisser l’état, par l’intermédiaire du juge, se prononcer. La victime doit faire ses demandes. Elle pourra demander simplement d’avoir sa voiture dans le même état dans lequel elle était quand elle a été volée, en plus d’excuses. Ou elle pourra demander sa voiture, plus une certaine compensation monétaire pour le temps passé sans la voiture. Ou encore simplement de l’argent, et ainsi de suite. La compensation devra être proposée par la victime, et devra demander un acte de la part du coupable. Le juge devra simplement veiller à la communication organisée et harmonieuse entre les deux parties, veiller à ce que les droits de l’accusé ne soient pas violés par la réparation et trancher en cas d’impasse.

Ma compréhension du principe des droits humains en rapport avec la constitution est expliqué dans cet article : http://lamonade.wordpress.com/2008/05/05/constitution-droits-humains/

J’attends vos commentaires et surtout vos propres suggestions quant à l’architecture sociale que vous voulez donner à un Québec souverain… L’avenir du Québec est entre nos mains, allons-nous saisir l’occasion et affirmer clairement nos valeurs au reste du monde?

07
juil
08

My Views on Democracy: Criticisms and legislative proposals

Good day,

 

I am a young Canadian citizen who wants to share his concerns on some aspects of our political process.

I will tell you quickly about myself while explaining my motivations behind my decision to write this text. I was born in Mexico City, and my family arrived in Montreal when I was two months old and I have been living here ever since. Looking back at my growing up, I feel extremely privileged to have lived in this society. First, it welcomed both my parents in the country and it rewarded their hard work. Thanks to that, my brother and I always had food on the table when we were hungry. We were able to attend a very good school and had an excellent education. When I wanted to play with my friends, there was always a park nearby where we could go. We could even join a team and participate in tournaments. When I was sick, there was always a clinic or a hospital where I could get cured. When I needed glasses, I could buy some. Almost everything that I needed, the society made it so that I could get it.

 

…meanwhile, in the rest of the world

 

Every day, there are 11’000 babies who die in their first month of life.

Every day, there are 34’000 children who die of malnutrition or related causes.

Every day, 2’000 children younger than 15 years of age are infected with HIV/AIDS.

Now, more than 128 million children don’t attend school.

Why? Above all: why not here, in Canada?

I can only feel very grateful, humble and thankful for growing up in a society that assured me a safe childhood. I could’ve grown up in another country where I would have died within a month of being born.

There is a reason, there is a cause that made our society the way it is right now. Some might say the cause is God, and it wouldn’t be entirely false, but it would be a very limited answer because it would ignore our free will, and it would not resolve the incongruous discrimination towards so many nations and peoples on Earth. The real cause, in my view, is the politicians. They are the ones who have striven to make societies better and improve the standard of living of every citizen. Yet, they are also the ones who have agreed to wage wars, and accept discrimination. What role do we want to play in history as citizens and as politicians?

Some might say: “politicians are all corrupted”. What they really mean is: “we feel abandoned. We want a better society, but we feel powerless, and we’ve lost our hope, and because it hurts us so much to admit it, we have to blame it on someone else.”

Without politicians, we would have never come out of the Stone Age and we would have never been able to sustain more than a few million people on Earth. Yet, we are now more than 6 billion human beings! What does that tell us about our ability to collaborate and establish political structures in societies?

It is out of a sentiment of love, duty and responsibility towards myself, towards the society in which I live (and particularly towards the oppressed regions of the world), and towards all the people in history that fought for a better world, that I am writing this text.

Politicians personify the most realistic hope for change that we citizens have. Political progress and development cannot occur without politicians. They are, with the support of the population, those who can bring forth a meaningful and lasting change in our society and improve the well-being of everyone towards always a higher level of existence. It can be done, and it will be done, the question is: when? Why should we wait? If everyone really wants this type of change, why hasn’t it occurred yet? There must be forces preventing this from happening. This is the core of my presentation: what is preventing us from improving our society more quickly? How can we solve that problem?

 

I will start by showing how the very existence of political parties in a society is counter-productive and even destructive. I will suggest a means of eliminating them from our society. Then, I will present the instauration of a new and healthier legislature for electoral campaigns. Finally, I will advocate for the establishment of a licence to vote and a licence to present oneself as an electoral candidate.

How do we resolve contradictions and differences amongst ourselves?

 

A political party can be defined as a group of individuals sharing a common ideology and promoting the rule of that ideology over a society. Thus different parties mean different ideologies. What is an ideology? It is an interpretation of the nature of the universe, the world and of humanity. Certain groups of individuals share these common interpretations and decide to create a party so that they might collaborate to promote such an ideology. People can have different interpretations and arrive at totally different conclusions concerning human nature, Earth and the Universe. Our society tells us the following: “go to the people who share the same ideology as yours (form political parties), and disregard all the rest (fight against the other parties).” Is that the best way to resolve our political differences?

Let’s imagine I talk to a friend about a certain topic that we both strongly identify with and I realise that we have two totally opposite views on this subject. What should I do? How should I react? What would be the best way of dealing with that contradiction?

I could tell him: “Listen, I don’t think we should ever mention this issue anymore, ever.” Wouldn’t that be ducking away from the problem? Or, I could say to him: “Listen, I don’t want to know what you think, but you are wrong and I am right. So listen to me, I will explain to you why I am right.” That would be quite disrespectful and arrogant. Why should he listen to my ideas if I won’t listen to his? Or I could tell that person: “I’m sorry but because we have two contradictory interpretations of the same issue, I will not talk to you anymore and you will become my enemy.” Now all these answers are common things we hear in our daily lives: the only thing it does is cut the communication between people. Instead of building a healthy bridge for communicating ideas, we either ignore or neglect or despise the ideas of the other person. Why do we do such things?

I think the most accurate answer to that question is that we are insecure with our own thoughts. We lack the confidence in our mind and the clarity of our personal ideas so much so that we don’t want anyone challenging them. One reaction which doesn’t seem directly harmful but yet can be very intellectually destructive in the long run is simply running away from differences: every time you come across someone with different opinions, you simply run away, you never put yourself in question, and that can be pretty harmful mentally. The second reaction is despising totally the other without necessarily being violent but being simply extremely haughty: you still don’t want to be challenged, but you have a certain love for the other person, and a certain level of belief in your ideas, enough so that you are willing to share them with others, but you are too confident in yourself that you don’t want to understand the other’s opinion. Finally, the worse attitude would be to totally reject any form of communication between that person and you out of a profound sentiment of hate towards him, so much so that you would be willing to wage war on him (literally or superficially). None of these attitudes would resolve the problem at all evidently. What should we do then in front of contradictions and differences?

I think what most sensible adults do is to engage in an even more profound and strong communication line between the other, because both recognize the value and the power of that idea in both their sense of identity. Thus, when facing opposition, the good reaction for both sides is not to lessen the communication, not even keep it constant but rather, push it more deeply. It is in doing so that we resolve problems and differences among ourselves, whether it be in the household, at work, among friends or anywhere else. That is the guideline to solve problems of diverging opinions: increase the quality of the communication. If we don’t do that, we simply let these problems sediment in our minds, allowing them to affect our unconscious for a very long time. This is why we have so many wars, conflicts and violence right now. Martin Luther King said after the assassination of Malcolm X: “The assassination of Malcolm X was an unfortunate tragedy. And it reveals that there are still numerous people in our nation who have degenerated to the point of expressing dissent through murder. And we haven’t learned to disagree without being violently disagreeable.” So how does society resolve political differences?

 

 

The election game or how to avoid communication

 

The society suggests, as a means to work out ideological contradictions, the game of elections. The society, unable (or unwilling) to promote communication between these ideologies, and rejecting the idea of truth as a whole, promotes a violent battle between these parties in the form of elections. And whoever wins these elections will rule over that society for four years, until the next election.

What message is the society sending to its population? Something like that: “well, as a society, we’re not so sure about the existence of truth at all, so we offer you the following: those who want to take part in the political life of the society please form groups according to your respective ideologies. Each group will be identified as a political party. Now, in order to determine which party will rule over our society, you will participate in elections. You will go towards the other citizens and you will try to convince them to vote for your party. You will be allowed to receive private funding for your campaigns. You will be authorized to buy advertisement time on television, you will be able to organise conferences and put posters in the streets, if you have the money to pay for it. The one party who will have convinced the largest number of citizens (or districts) shall rule over the society. (The leader of the winning political party will become prime minister.)” What does that tell us about the level of maturity of our society? Doesn’t that look more like a summer camp game for 12 year-old kids rather than an official, legal process to determine our political leaders? Isn’t there a better way to elect our political leaders?

This way of choosing our ruling ideology is futile in that it does not resolve contradictions: it rather ignores them for a determinate period of time (four years), and deals with them in the same manner after that period, without ever coming to a truthful understanding of the problems. This way of organizing society is completely destroying our ability to communicate, collaborate and join forces to promote our general welfare. This approach to the problem is the same as the third option that I mentioned earlier: “I’m sorry but because we have two contradictory interpretations of the same issue, I will not talk to you anymore and you will become my enemy. And we will fight it out through elections.” Moreover: “we don’t want to know who’s right!! I don’t want to talk to you and find out where the truth lies! I don’t want to discuss these ideas seriously and collaborate with everyone to push the right and truthful policies! I don’t want to talk to you. I want to fight you. I want to bury you with your ideas.” What’s the difference with war? Weapons. Elections make it legal and totally normal to accuse, disparage, humiliate and hate anyone with a different ideology than ours in order to determine truth or legitimacy! And who is playing that game right now? The very people in charge of our society!

And this childish war of egos striving for power through menace is not only limited to elections: it is taking place during parliamentary sessions too. One simply has to watch this circus on television: in the center of the room, the leader of the government and the leader of the opposition accuse, disparage and humiliate each other in turns, while their respective followers giggle, jump up and down and scream like pre-pubescent baboons trying to impress one another. Once in a while, when the noise becomes unbearable, the president of the chamber asks politely for calm and silence. But it hardly happens immediately: the president, just like a kindergarten monitor, asks again and again for the MP’s to calm down. Why is this so hard to have some dignity for oneself and for others? It brings them too much pleasure to destroy the reputation of their so called “enemy”. They have such a low self-esteem that their only way of feeling alive is through defamation, so much so that they can’t control their tongues anymore. Their words become like viruses looking for an ear to contaminate.

Meanwhile, in Afghanistan, Canadian soldiers are dying. At the same time, here in Canada, some unprivileged parents work tirelessly to feed, clothe and educate their children. Doctors are overwhelmed with patients, who have to wait for hours before being treated. Meanwhile school classes are getting bigger and bigger, the work-load of teachers is getting out of hand and the quality of education is declining. And what are the people elected to deal with those problems doing in parliament? They are humiliating each other out of pure egotistical cruelty and the hope of winning the next elections! Is this the kind of political organisation we want? And how hypocritical are we, when taking a stand in international conflicts, when we cannot even resolve our own problems?

What is causing this degrading situation? In great part, political parties are responsible for that. Why? It is they who are creating this vicious and inhuman competition-oriented environment always gearing towards elections instead of progress. We do not need political parties to have a healthy society. We do not need psychological wars and degradation. We do not need a party line! What we really need is a human conduct line. We need to forge a decent and strong Canadian identity, inside the universal human identity that we all share on this Earth.

 

 

Political parties function like organised crime

 

Parties have an internal functioning and rules similar to the ones of organised crime or cult-like organisations: “I’m the boss here; it’s my family and I who run the show. If you want to join, you have to prove that you are willing to do anything we ask of you to succeed. If we like you, we’ll finance your campaign. Remember one thing though: you don’t work for the general welfare of the citizens who elect you, you work for us, and you work for the well-being of the party! If you want to take initiative on your own without asking for our permission, we will punish you. We will ban you from our caucus; we will destroy your political career. That goes also for the sessions in the Parliament: you vote the way I want you to vote, I don’t care about what you think. If you want to stay in, you better do as I tell you. And one last thing: wherever you are, there is always someone above you, stronger and mightier whom you should fear, submit and obey to: for now, that person is me.” That’s the same way parties work: there is no room for individuality. Everything is made to repress that sentiment of self-worth, sovereignty and internal judgement of an individual so as to be able to manipulate him. Of course this depiction is not true everywhere, but it represents the worst aspect of political parties. I ask the following question: what do we need them for?

 

 

How should we eliminate the parties from our society?

 

The rest of the text will deal with the changes that a suppression of political parties will create in our society. These changes are what instinctively come to my mind and I do not have the pretension of anticipating every detail of such a radical modification. I wish that you will read the following paragraphs with an open-mind, bringing your own expertise and judgement on the content of my ideas, or lack of content, whatever the case may be. I will only give the grand scheme of the project and I hope that it will give you the incentive of collaborating with other politicians and legislators to realise such a project.

I will describe this project as a dream. I will do as best as I can to reconstruct it in my mind and share it with you, giving precedence to the essential elements forming the bigger picture of this project.

The removal of parties from our society will necessitate the transformation of two main parts of our organisation: the electoral system and the parliamentary sessions.

 

 

For a new functioning of electoral campaigns

 

Any citizen wanting to become candidate for a provincial or a federal election will run under the banner of his district, and not under the banner of his party. Every candidate will be, in a sense, an independent candidate, vowing strict allegiance to the people of his district, to the promotion of their well-being, and of the well-being of the nation and of the world at large. Any other form of allegiance which might hinder on the common good of the population will be illegal.

Each candidate will have to run a campaign to expose the citizens to his personality, his ideology, his dreams and his projects. A new law should be implemented to give equal media access to every candidate and define clearly the freedom of action that they would be allowed during the electoral campaign. A new television and radio station should be created, to which every citizen might have access to, free of charge, which would diffuse political news of the district. A newspaper should also be printed during the electoral campaign, covering every candidate in equal proportion. The candidates might be allowed a certain number of words in this newspaper to present their ideas to the citizens.

During the electoral period, no form of “critical” press coverage will be allowed, preventing any form of favouritism from the media. Apart from that, the press should function normally. The role of the press is to inform the population. How is that done effectively? The press can’t give its interpretation of an issue without giving the transcript of the original source. How can I judge someone by what other people are saying about him? It will be dishonest of me. If I want to judge someone, I have to meet him, I have to talk to him, I have to listen to him, and I have to read what that person writes: I cannot rely on the opinion of someone else. It is the same for candidates: a citizen cannot judge a candidate by what others are saying about him, whether it is the press or his family or his neighbours. The citizens must rely on their own judgement, and to assure that, the citizens must have access to the original ideas of the candidates. Any form of press choosing to cover any electoral campaign would have to conform to these rules.

The candidate will also be given access to conference rooms in every district so that he can give oral presentations of his platform, and the citizens can meet him in person, to listen to him and ask him questions.

Finally, a debate should be organised between the candidates, as is happening already right now with the difference being that it should be done in every district, so that the citizens might better measure their respective strength and qualities

The funding of every campaign should come from the different levels of government and a special budget for that purpose should be arranged

Every electoral platform would have to follow a rigid structure. First, the candidate will produce a clear and concise autobiography so that citizens might get a better idea of his personality. Also, he will give a brief description of the major members of his team. Secondly, he will write the details of his motivation for running in these elections, as well as divulging the main streams of his ideology and producing a critical current analysis of the functioning of the different levels of government. Thirdly, he will present practical political projects for his municipality, his province, his nation and for the world, depending on the level of government his elections are geared towards. Every electoral platform would have to conform to these rules, and should be easily accessible to any citizen of the country. A copy would have to be distributed to every citizen eligible to vote, in their respective districts. A clear law will have to be passed to forbid candidates to talk about other candidates in their writings and speeches, so as to prevent any form of defamation. How can a citizen vote for someone whose sense of identity lies in the deterioration of the identity of others?

After that stage is completed, the electoral process would occur as it occurs today: the candidate with the most votes wins the elections. At the municipal level, I don’t think any major changes would have to be installed. However, at the provincial and federal levels, we would have to determine a way of nominating the prime ministers.

 

 

A second level of elections

 

To nominate every prime minister, I suggest a second level of elections, amongst the newly elected members of parliament. A short rest period of two to three days would have to be given to the candidates so that they might regain their energy and come together in the same place so as to elect their new government. This event could take place in a hotel for example.

The list of the newly elected officials wanting to be candidates for the rank of prime minister would be officially revealed to every other MP. Again, a copy of their platform, this time exclusively national and international would be distributed to everyone and a decent amount of time would be given so that they might read them carefully. Then, any MP wanting to take part in that government would let the candidate know his willingness to join his team through a letter, and the candidate would later decide if he wants this MP to join his new team of ministers. Time periods would be reserved so that the candidates might get the time to meet the different people who want to take part in his future government. The press would not be granted access to these events so as to prevent any external, popular influence on the politicians.

When the candidates would have formed their new team that they will present to form the new government, a new micro-electoral campaign will occur. The campaign will take place in a conference room, giving equal time and access to every candidate. One after the other, they will present their platform and present to everyone the different ministers they choose. Every minister will then have to give a brief and concise presentation on the role he will play in that government. The media will have full access to these events, reporting them as freely as they want, while respecting the normal standards of morality and decency. It is very important to look after the well-being of every one of the officials by giving them access to water and beverages (prohibiting the consumption of alcohol), comfortable seats and allowing them decent rest periods. They might be sitting down listening to presentations for hours in a row, and it is important that their mind and body are in the best condition when they decide on the new national government that will rule over Canada.

At the end of this campaign, the second level of elections will occur, following the norms that we have now: the MP’s will vote for the Prime Minister and his government will be nominated. As soon as it will be done, all of the elected officials and the government will occupy their respective positions and begin their mandate.

 

 

For a licence of electoral candidates

 

One problem might arise in this new procedure: what happens if a large number of citizens want to become candidates? By allowing them the same time and access to media, the elections might take months to finish. What could be done to prevent such things and allow only the best candidates to run for office? I will suggest in the following paragraphs, a practical way to remedy that problem which will bare direct relevance with the last part of my paper.

How should we “filter”, in a sense, the candidates that will be given permit to run in the elections from the ones who will be refused? Before anything, I think it is important to determine a maximum of candidates allowed for elections in every level of government. I suggest the number five. In this way, the amount of resources, time and money will be approximately fixed and knowable in advance for any type of election. Now, how can we choose the best candidates to form our government? In order to answer that question, we must first investigate the following question: what determines the quality of a politician?

I suggest the following steps to select our elected officials. One primordial quality that we should require is that of physical health. We should require any candidate to have a decent health status, in or above average, so that that particular candidate, should he be elected, would not die suddenly during his term. How should we measure that quality? I think the best people to determine such parameters are health specialists such as doctors, physiotherapists, etc. Secondly, it is even more important that every candidate should be in the best mental health possible, well above average in that case. We have to prevent insane people and criminals from getting in office. Again, how should we measure that? Psychologists and psychiatrists are the best to determine the mental status of an individual. I suggest the following path of investigation, to which these professionals should take particular attention: what common traits of personality did dangerous leaders such as Hitler, Stalin, Mussolini or Pinochet have, that other great leaders such as Lincoln, Martin Luther King or Gandhi did not have? We want to prevent any personalities such as those of Hitler, etc. to take part in government, so we have to study their profile carefully to stop them before it is too late.

Once the health status of the candidate is determined, I think it is important to next examine his intellectual capabilities. We do not want only a healthy individual who is incapable of thinking. We must have strict and specific intellectual requirements towards every candidate. We need a candidate with a thorough knowledge of our constitution, and of our legislative, judiciary and executive branches of our government. I leave this kind of questionnaire to the lawyers and the legislators to determine the basic knowledge we will demand of our elected officials.

Furthermore, I think it is of utmost importance that the candidates have a thorough knowledge of history. We need an individual with a deep knowledge of our society’s history so that he may understand the present situation of our country as a product of past events and people and thus be able to situate himself in the stream of time and have the wisdom to build a new and continuous future. Also, if the candidate is running in a federal election, and even in a provincial election, I think it is important that he knows about mankind’s history on Earth for the same reasons mentioned above. Historians should find the essential events throughout history for that purpose.

Finally, I think a last questionnaire should be made to test the candidate’s general level of understanding on the subjects over which he will have an executive power. For example, I think that the Prime Minister of Canada must have a certain, decent knowledge on economy, education, transport, national defence, health, finance, agriculture, etc. We need an individual with a sufficiently broad understanding of theses subjects that will allow him to take sovereign leading decisions and collaborate with specialists without feeling totally ignorant. Again, I leave it up to specialists in each domain to determine the necessary criteria to accomplish such an endeavour.

 

 

For a license to vote

 

In these previous few paragraphs, I have described, generally what our demands towards politicians should be like. In order to assure that we have the best elements of our society when election-time comes, I think it is fair to have some sort of tests on the candidate’s physical and mental health as well as his intellectual capabilities. In this way, we open the doors of our government to the best of us. Nevertheless, with a high standard towards others, comes a high standard towards us as well. We should expect only the “best” citizens to become politicians, something which is entirely legitimate, and consequently it seems fair that we have the same quality of standard towards the citizens who will elect such a candidate. We should also have a license that will give permission to citizens who have passed a series of tests to vote.

To best illustrate what I want to say, I will share with you a relevant experience of mine. I had just turned 18 years old, and the provincial elections were under way. I was very excited because I was officially an adult and I was eligible to vote! I had this unique feeling of self-importance because I felt part of a greater whole that I could influence, because people wanted me to have my say in the political process: I was convinced I could make a difference. So the following question came to my mind: “who will I vote for?” It was the first time I had asked myself that question, and I didn’t really know how to answer it. But I knew one thing: I didn’t want to base my vote on my parents or on any other person. I wanted to make that decision myself.

One night, I was watching the television, and one of the candidates was talking to a reporter in an interview. I had seen him and heard him before, and I thought that he looked like a nice guy, and above all, that he was passionate about what he was doing because he never shied away from any question. He always had an answer to every question, and he seemed, to me, as a good candidate. So I said to myself: “all right, I’m going to vote for him.” In a matter of minutes I had made my choice, and I was convinced that I was right: he was the best of all the candidates; he was going to make a difference. So I went to vote, proud of myself, proud of doing my duty as a citizen and convinced that I was changing the world.

A couple of days later, I heard the results from the elections, and he had not won. I was not even disappointed! My thoughts on the matter were so short and small that they had disappeared from my mind quite rapidly. Anyhow, I went to work that morning, and I saw at the entrance of the building a pile of flyers talking about the candidate which I had voted for. So I took one flyer and quickly read, out of curiosity, what it was talking about. They were explaining how all the workers should vote against him because he was pushing for harmful policies. I was stunned! I didn’t know what to think. I was sure I had voted for the right person, yet his policies were apparently bad for my work! Then I thought: maybe they are wrong; maybe what they are saying is wrong. So I read the flyer more carefully, but soon realized that I couldn’t understand the details of the analysis. I then had to admit that I had lied to myself: I had absolutely no knowledge of the candidate’s platform! I had voted as if blindfolded. The only reason for voting for him was that he seemed nice and intelligent. I was angry at myself and told myself from that day on that I should never vote without having a clear understanding of the candidates’ platforms.

But in the following elections, while talking to some friends about the candidates, I realized that the majority of them didn’t really know any of the candidates’ platforms: they were still voting like I had voted the first time! I felt bad for them, and for me, and for every one of us. I asked myself: “what kind of leaders will we elect if we don’t even know their policies? What kind of society are we building? What kind of future do we have?” And this is where the first idea of a license to vote came from I think, it is a remedy to prevent the spread of “blind-votes”.

And I realized afterwards that some politicians relied on this ignorance, by not talking about the entire direction of their policies but rather focusing on single-issues to steal the votes from citizens. In order to protect our society, I think it is vital that we establish a license to vote, modeled on the license to candidature that I described earlier. The tests should nevertheless be less difficult and require a basic understanding of history and politics. A voting license for every level of government should be instituted, so that a citizen with a limited understanding of world history might nevertheless be allowed to vote in his municipality. In this way, every citizen willing to vote will have to pass a series of test bearing upon history and the political structure of society (with a special emphasis on the different powers that the future head of government will be allowed) in order to obtain the right to vote. We should send the following message to every citizen: “Know the political structure of your society and understand the power and the impact your vote might have upon the nation before you are given the right to vote.”

 

 

Implications and responsibilities

 

These are the several legislative proposals that I make in order to improve the quality of our society: eradicate the political parties, install two levels of elections to nominate the provincial and federal prime ministers, a license to present oneself as a candidate and a license to vote. All these things are interrelated and, together, will clean the political life of our country in a very effective way. Our current political organization is actually preventing, more and more, honest people from entering higher public office: it is, quite the opposite, right now, encouraging criminals and dangerous people to enter these positions of power, as we have been noticing through the different corruption scandals in the last years. We don’t want that trend to continue: we want healthy, honest and intelligent people to reach public office. We need radical measures for radical problems: we are destroying our society right now, and we need to turn that around, and since the problem is at the core of our political organization, we need to transform that structure. Only then, will we be able to promote continuously and exponentially our common good towards always higher levels of existence, testing the limit of our happiness, if there is any. When we will be in such a process, we will be able to have a meaningful international influence and promote, in turn, the general welfare of the whole world.

 

07
juil
08

Clara and Socrates: The theory of evolution

“Why do you say ‘I believe in
the theory of evolution’ if it’s a fact? Do you also say ‘I believe that the
Earth is round’?”

“It’s not so much whether the theory of evolution is true or not, it’s
more that you don’t know
why you believe it.”

 

<!–[if !supportLists]–>1.           
<!–[endif]–>Clara sees Socrates as she is going back home after
school.

 

<!–[if !supportLists]–>2.           
<!–[endif]–>Hi Socrates!

<!–[if !supportLists]–>3.           
<!–[endif]–>Hi Clara! How are you doing?

<!–[if !supportLists]–>4.           
<!–[endif]–>Fine, thank you! How about you?

<!–[if !supportLists]–>5.           
<!–[endif]–>Great thanks. So did you learn anything new in school this
week?

<!–[if !supportLists]–>6.           
<!–[endif]–>Actually yes! I am not sure if I can call it learning
but the teacher definitely talked about a new theory in our biology class.

<!–[if !supportLists]–>7.           
<!–[endif]–>I think I know what it is…

<!–[if !supportLists]–>8.           
<!–[endif]–>Really? What do you think it is? And why do you have
that smirk on your face Socrates? What’s up?

<!–[if !supportLists]–>9.           
<!–[endif]–>Ha-ha! I just find it funny, it reminds me of a lot of
heated discussions that I had with people on this topic. If I am not mistaken,
you have just heard about the theory of evolution, is that right?

<!–[if !supportLists]–>10.       
<!–[endif]–>That’s exactly it!! How did you know?

<!–[if !supportLists]–>11.       
<!–[endif]–>From the way you said it, I know you’re smart girl and
you understand things pretty quickly. So if you didn’t understand it, I thought
maybe your biology teacher had just taught you something that you found hard to
understand, and there is nothing more far fetched than the theory of evolution,
as far as I am concerned.

<!–[if !supportLists]–>12.       
<!–[endif]–>So you don’t believe it, Socrates?

<!–[if !supportLists]–>13.       
<!–[endif]–>Ha-ha! You see, even you admit that it’s a matter of
belief, and there is no way to actually know whether it’s true or not. But I
won’t fall into that trap; I am going to show scientifically that the theory of
evolution is an absurdity and a propagated lie. The same kind of lie as the
“the Earth is flat” lie of the Middle-Ages. Think about that for a moment:
during the Middle-Ages there were people saying that the Earth was flat. Why
did they believe it? Why did they spread this lie? They were wrong, so what
made them think that they were right? So what I suggest we do is review what
your teacher has taught you, and see whether it’s true or not and in this way
you’ll understand why people sometimes say that things are true without having
any proofs. What do you say?

<!–[if !supportLists]–>14.       
<!–[endif]–>Great!! I have some things to clarify too; it’ll be a
good opportunity to do just that.

<!–[if !supportLists]–>15.       
<!–[endif]–>Perfect. So before starting I think we should define
what we mean by the theory of evolution. What did your teacher tell you?

<!–[if !supportLists]–>16.       
<!–[endif]–>Well, he said that the theory of evolution is made up
of natural selection and speciation. He said that natural selection is the way
nature filters genes through successive generations inside a species, depending
on the environment. And speciation is the process by which new species are
created. I think that’s what it was.

<!–[if !supportLists]–>17.       
<!–[endif]–>Ok. So if I understand you clearly, natural selection
means that inside a species, the individuals better adapted to their environment
will have a higher chance of survival than their counterparts with a weaker
adaptation to the same environment. Is this right so far?

<!–[if !supportLists]–>18.       
<!–[endif]–>Yes, so far I agree.

<!–[if !supportLists]–>19.       
<!–[endif]–>Ok. And then natural selection tells us that because
genes code for the different traits of an individual, the individuals with
genes who give them traits less favorable to their environment will die sooner
and thus they will not pass their genetic material to successive generations.
To illustrate this point more clearly, let’s imagine two populations Pa
and Pb of a same species S1 living in a common
environment E1. Let’s take a gene G1 as part of the DNA
of S1, coding for a major trait, essential for the survival of S1.
Let’s take two different versions of that gene, G1a and G1b.
Let Pa have exclusively the gene G1a and let Pb
have exclusively the gene G1b. Let’s say that the gene G1b
is better adapted to the environment E1 than the gene G1a
is. So every individual of Pa has a higher chance of death than any
other individual in Pb, on average, because they have a less adapted
version of the gene G1. Let’s imagine that G1a is so
badly adapted to E1 that it prevents greatly the individuals of Pa
to reproduce before dying. Meanwhile G1b is so well adapted to E1
that it enhances greatly the survival and reproduction of Pb. Now Pb
as a population will grow and take over the resources of the territory, while Pa
will shrink and eventually die out. So at a certain time, Pa will
not exist anymore, and only Pb will exist in E1. Now
since Pa has died out, the gene G1a has disappeared from
S1 and G1b is the only version of G1 left.
This is natural selection. What do you say, Clara?

<!–[if !supportLists]–>20.       
<!–[endif]–>I would say that what you said is correct, and it makes
sense to me too. I think it is directly linked to the birds that Darwin observed in the Galapagos
Islands where nature had separated them in different environments according
to the shape of their beaks and the type of food available. This part that we just
talked about, I didn’t have too much trouble in understanding it, it’s more the
part with speciation that I didn’t get.

<!–[if !supportLists]–>21.       
<!–[endif]–>All right. We have agreed on the mechanism of natural
selection. Let’s look into speciation now then. Let’s start our inquiry by
answering this first, elementary question: what is speciation telling us?

<!–[if !supportLists]–>22.       
<!–[endif]–>It tells us that the higher forms of life share common
ancestors and that they come from lower, less advanced forms of life that have
been transformed. In other words, a species can transform and evolve, through
time, into a new more complex species.

<!–[if !supportLists]–>23.       
<!–[endif]–>Interesting, and how does that happen?

<!–[if !supportLists]–>24.       
<!–[endif]–>Wow! I have no idea!! I am not sure, but I think the
teacher said something about mutations. You know what we should do Socrates?

<!–[if !supportLists]–>25.       
<!–[endif]–>What?

<!–[if !supportLists]–>26.       
<!–[endif]–>I saw my professor in his office right before coming
here, we should go there together and discuss this with him, what do you say?

<!–[if !supportLists]–>27.       
<!–[endif]–>That’s a brilliant idea!

 

<!–[if !supportLists]–>28.       
<!–[endif]–>Clara and Socrates walk to the biology teacher’s
office. The door is open. He is sitting down, cleaning up his desk.

 

<!–[if !supportLists]–>29.       
<!–[endif]–>Hello professor!

<!–[if !supportLists]–>30.       
<!–[endif]–>Oh, hi Clara, how are you?

<!–[if !supportLists]–>31.       
<!–[endif]–>Pretty good, thanks. I was just talking with my friend
Socrates about the theory of evolution, and we were wandering if you could help
us understand some aspect of it.

<!–[if !supportLists]–>32.       
<!–[endif]–>No problem, it would be a pleasure, please sit down.

<!–[if !supportLists]–>33.       
<!–[endif]–>Thank you professor, it’s a pleasure to meet you and I
am glad to see you showing such hospitality to us and such an open mind to our curiosity.

<!–[if !supportLists]–>34.       
<!–[endif]–>It’s my pleasure, Socrates. I’ve read some things about
you, but I can’t remember where. Anyway, please take a seat and make yourself
comfortable. How can I be of any help to you?

<!–[if !supportLists]–>35.       
<!–[endif]–>Well, professor, we understood clearly what natural
selection is, but we wanted to understand better how speciation worked.

<!–[if !supportLists]–>36.       
<!–[endif]–>Ok, what part of speciation exactly don’t you
understand?

<!–[if !supportLists]–>37.       
<!–[endif]–>Well, you see, before going further, I suggest we tell you
what we have understood so far so that you might have a better idea of what we
haven’t understand.

<!–[if !supportLists]–>38.       
<!–[endif]–>Go ahead.

<!–[if !supportLists]–>39.       
<!–[endif]–>Well, we understood speciation as the mechanism by
which new species are formed.

<!–[if !supportLists]–>40.       
<!–[endif]–>That’s exactly what it is.

<!–[if !supportLists]–>41.       
<!–[endif]–>All right. Now, it says that lower forms of life evolve
into new and higher forms of life, and in this way every life on the planet comes
from the same first spark of life that evolved over time.

<!–[if !supportLists]–>42.       
<!–[endif]–>Yes. It seems to me like you understand speciation very
well, Socrates. I don’t see where your confusion lies.

<!–[if !supportLists]–>43.       
<!–[endif]–>My problem is very simple actually professor. It is the
simplest question of all, and I hope that with all of your education, your
experience and your extensive knowledge you will be able to shed some light upon
it.

<!–[if !supportLists]–>44.       
<!–[endif]–>I will do my best, I promise.

<!–[if !supportLists]–>45.       
<!–[endif]–>Great. I told you it is a very simple question, and it
might sound very naïve or childish, but please, accept it as an honest
willingness to understand on my part. So there it is: how?

<!–[if !supportLists]–>46.       
<!–[endif]–>What?!? How?!? How what?

<!–[if !supportLists]–>47.       
<!–[endif]–>How does a species transform into a new species?

<!–[if !supportLists]–>48.       
<!–[endif]–>Oh! Ha-ha!! You scared me Socrates; I thought you were
going to ask me a very tough question to answer! This is very simple to
comprehend, Socrates, I am surprised that with your acuteness, you haven’t been
able to pierce through this problem already. But, let it be so, I will explain
it as best as I can to you and Clara. So the most common aspect of speciation
is called geographic or allopatric speciation. Basically it says that if you
have two populations of a same species that have evolved in different
environments for a certain number of generations, their genetic make up will
have varied so much, this is called genetic drift, that one group will not be
able to reproduce with another and thus they will have become two distinct
species.

<!–[if !supportLists]–>49.       
<!–[endif]–>Ok. Thank you professor because I think your short
description has been very precise, clear and simple to understand. However, I
think I see an important problem that I wish we will be able to solve together.

<!–[if !supportLists]–>50.       
<!–[endif]–>I’m listening…

<!–[if !supportLists]–>51.       
<!–[endif]–>All right. You said that because of the genetic drift,
the two populations, originally from the same species, will not be able to
reproduce. Now the question that I will ask is the following: when you say that
they will not be able to reproduce, do you mean that they will not attempt to reproduce, or that they cannot reproduce even if they tried?

<!–[if !supportLists]–>52.       
<!–[endif]–>No, they cannot reproduce between the two populations,
and they will not even try. Let me give one example to illustrate what I am
trying to explain. It is an experiment made by Diane Dodd. She took a number of
Drosophila, or fruit flies if you want, and separated them into two groups. She
isolated them and gave to one group starch-based food and the other
maltose-based food. She waited for more than eight generations and observed
several notorious morphological changes in both populations. Then she put the
two populations back together in the same environment, and realized that they
would not interbreed.

<!–[if !supportLists]–>53.       
<!–[endif]–>Ok. You are a very reasonable professor, and a
scientist with a great reputation, and I hope that we can agree on an essential
principle of scientific rigor. You stated clearly, and I have read about Dodd’s
experiment, that the two populations did not interbreed or even attempt to
interbreed. Is this enough to conclude that they are two different species?

<!–[if !supportLists]–>54.       
<!–[endif]–>Well, we should first agree on a definition of species:
we can say that a species is the group of individuals in which male individuals
are sexually compatible with female individuals and with whom they can produce
fertile offspring. So you can say that the two populations of fruit flies are
incompatible since they do not naturally interbreed.

<!–[if !supportLists]–>55.       
<!–[endif]–>Oh, I think you are making a big mistake in your
reasoning professor. Let me give you this example: take the case of us, human
beings. Let’s imagine that you, professor, only like a certain type of women for
whatever reason. Now, imagine that I present to you a different woman,
beautiful but of a different type than the one you are used to. You will not
have any form of sexual attraction to her, and will not want to get to know her.
Does that mean that you and her belong to two different species?

<!–[if !supportLists]–>56.       
<!–[endif]–>Of course not.

<!–[if !supportLists]–>57.       
<!–[endif]–>This is the same with fruit flies. The two populations
only had different traits. How can you say simply based on the fact that they
did not interbreed that consequently they can never interbreed? I think we need
to clarify the difference between sexual compatibility and the act of
interbreeding. The definition of species is totally independent of the act of
interbreeding. It states that two individuals of the opposite sex are from the
same species if they can interbreed. It only states that they need to be able
to interbreed, not that they actually do interbreed. Otherwise, you would have
to say that I only belong to the same species as the women with whom I had children,
which is obviously totally absurd. And native people of Canada would be from a different species than
native people of Kenya,
because they never interbreed with one another! This is not a comedy show, this
is a scientific investigation. The two populations of fruit flies did not
interbreed, which doesn’t mean that they cannot interbreed, and thus we cannot
conclude that they are two distinct species!

<!–[if !supportLists]–>58.       
<!–[endif]–>Ok, but we didn’t prove that they could interbreed
neither!

<!–[if !supportLists]–>59.       
<!–[endif]–>Exactly, so we cannot conclude anything, neither that
they are still the same species, or different species, until we make an
experiment where we would, for example, artificially inseminate a fly of the
first group with a fly of the second group. Or we could simply look at their
respective DNA. But until then we cannot conclude anything, and this can never
be a proof of speciation!

<!–[if !supportLists]–>60.       
<!–[endif]–>But, Socrates, look at all the studies that have been
made throughout the years, I can name you thousands of papers written on that
subject.

<!–[if !supportLists]–>61.       
<!–[endif]–>If they have the same scientific rigor as the fruit
flies experiment, I will not pollute my mind with it. I am sorry professor.

<!–[if !supportLists]–>62.       
<!–[endif]–>Socrates, you are the only person that I know who is
challenging the validity of that theory! Every biologist believes it! There is
too much evidence to deny it! Let me instruct you about the study made by Nancy
Knowlton: it is another classic example of how speciation works.

<!–[if !supportLists]–>63.       
<!–[endif]–>Before you go further professor: do you acknowledge the
fact that Dodd’s experiment with the fruit flies is totally inconclusive
concerning the creation of a new species?

<!–[if !supportLists]–>64.       
<!–[endif]–>I don’t know. It still seems plausible to me that
speciation occurs in that way, by geographical separation inside a species.

<!–[if !supportLists]–>65.       
<!–[endif]–>Ha-ha! You are not answering my question professor. I
am not asking you if you still believe in the theory of speciation!! I am
asking you, as a scientist, if you find that the Dodd’s experiment is enough to
conclude, in that particular case that the first population of fruit flies and
the second do not belong to the same species?

<!–[if !supportLists]–>66.       
<!–[endif]–>I don’t know if they belong to the same species, like
you said we would have to make a DNA test to be sure, but they surely did not
interbreed, so I think it is a pretty strong indication that they will not be
of the same species.

<!–[if !supportLists]–>67.       
<!–[endif]–>Again professor, you are escaping reality. I am not
asking you to evaluate the statistical possibility that they will be or not
from the same species. As a scientist, you cannot say that because something
did not happen there is a stronger chance that it can never happen under any
circumstances. I did not scream yet. Based on that fact, you cannot say that
there is a stronger chance that I cannot scream than that I can scream. It is
the same thing with the two populations of fruit flies: you cannot say that just
because individuals from the first population did not interbreed with the
individuals of the second population, they are two different species. We cannot
say neither that there is a higher chance that they belong or not to the same
species. We cannot conclude anything on their sexual compatibility! Otherwise,
this is not science, it’s an infantile reasoning. “I like this, so this is
true.” Based on what argument? “Oh, I just like it more. It seems more plausible to me, so I just say that it’s the way
things work.” Again professor, with scientific rigor, please, is the Dodd’s
experiment enough to conclude with assurance that the first population of fruit
flies does not belong to the same species as the second one?

<!–[if !supportLists]–>68.       
<!–[endif]–>Well…it seems to be the case that they do not belong
to the same species. And I mean, that’s what I was taught in school, and that’s
what a lot of the top biologists believe.

<!–[if !supportLists]–>69.       
<!–[endif]–>Professor!! Stop evading reality! I am not asking you
to give me the judgment that other biologists have on this experiment, I am
asking you to give me your own judgment, and use your own rational capability,
your own criteria for truth, in answering this very simple question.

<!–[if !supportLists]–>70.       
<!–[endif]–>Ok, Socrates. But I mean to me it seems more plausible
that they do not belong to the same species, especially when I take into
consideration all of the other research made through the years on that subject.
But if you ask objectively, well then I would say that you are right in saying
that we would need to make an additional experiment to be sure if in that
particular experiment, the two populations of flies are of different species or
not.

<!–[if !supportLists]–>71.       
<!–[endif]–>Thank you professor. I think it is very courageous of
you to say that and also very smart, because now you are really answering with
both your head and your heart and not only with your feelings and your desires
like earlier. Now, if we continue logically our search for truth, would you
agree with me in saying that in an effort to explain the functioning of
speciation, this experiment could not be used as a truthful experiment because
its conclusion is unreachable?

<!–[if !supportLists]–>72.       
<!–[endif]–>Well, yes I agree with you. If we cannot conclude that
they are rigorously two distinct species, we cannot use this example to explain
how speciation works because we don’t know whether it has occurred or not in
that case particularly. Nevertheless, Socrates, there are numerous other
examples that I can refer to promote the validity of that theory. For example,
look at the study made by Nancy Knowlton on shrimps living on either side of
the Isthmus of Panama. We know that this
isthmus closed about 3 million years ago, so that before that, the sea in which
the shrimps were living was the same and the shrimps belonged to the same
species. After that, however, the population of shrimps was separated
geographical on either side of the isthmus. Now, Knowlton took the two
populations of shrimps and put them together in the same water, and she realized
that the males and females from the two populations would fight each other off
instead of courting. So they never did interbreed! You see, just as with the
flies, the same thing happens with the shrimps, you are not going to say that
it is simply a coincidence, Socrates!

<!–[if !supportLists]–>73.       
<!–[endif]–>Ha-ha! Professor, you are making the same mistake
again, and another one for the first time. And to reassure you, I have heard of
that example also, because it is one of the most recurrent proofs that evolutionists
come up with. Just like with the flies, the shrimps did not interbreed. Does
that mean, again, that they cannot interbreed? If something does not happen,
does it mean that it cannot happen?

<!–[if !supportLists]–>74.       
<!–[endif]–>No, but you don’t understand, it’s the same example yes,
but you see that the same thing has happened with a different population. That
can’t be a coincidence, Socrates! You were talking about scientific rigor; you have
to admit that the chance that these two things are a coincidence is almost
impossible.

<!–[if !supportLists]–>75.       
<!–[endif]–>Ha-ha! Let’s be clear again on what we accept as true
and what we cannot judge. I am going to ask you the same question than before:
is this study enough to conclude, based on the fact that the two populations of
shrimps did not interbreed, that they are of two different species?

<!–[if !supportLists]–>76.       
<!–[endif]–>No, but Socrates…

<!–[if !supportLists]–>77.       
<!–[endif]–>No, professor, you have to answer this question. It is
essential to our investigation.

<!–[if !supportLists]–>78.       
<!–[endif]–>Ok, the answer is no, like before, because it is the
same situation as with the fruit flies. They did not interbreed, and we would
have to have another test to judge if they are or not the same species. But
what I am trying to tell you Socrates is that although we cannot conclude
rigorously on their species, the same thing happened as before with the fruit
flies: they did not interbreed. And this again has happened naturally! The
theory certainly has to be true if we can observe it more than once with
different populations!

<!–[if !supportLists]–>79.       
<!–[endif]–>Ok, just before continuing, I want to be sure on your
answer to the question. Do we agree that this study does not permit us, just as
with the previous experiment, to conclude with certainty on the species of the
two populations? Again, professor, that is all I am asking, please answer
without drifting to another subject.

<!–[if !supportLists]–>80.       
<!–[endif]–>Ok, Socrates, I don’t see why you are obsessed with
that. But, as you wish, I will answer that question: we cannot conclude with
certainty on the species of the two populations of shrimps.

<!–[if !supportLists]–>81.       
<!–[endif]–>All right, so we agree on that and you have
acknowledged it twice so far. Now, we have resolved the first mistake that you
have made when you said: “If two populations cannot interbreed, then they are
from different species.” The new mistake you are making is the following: “Two
populations of fruit flies separated geographically for several generations,
when put together again do not interbreed. The exact same thing happened with
two populations of shrimps. I cannot conclude anything on their species.
However, two experiments with the same setting showed clearly the same
conclusion, so the chance of their incapability to interbreed must be higher.”
Basically, in resume, what you are saying is the following: “Something did not
happen in a specific setting with someone. The same thing did not happen in the
same setting, with someone else. Then I can conclude that this thing cannot
happen!” Let me give you this example to illustrate my point better: you smile
to a woman in the street, and that woman does not smile back. You smile to a
different woman and she doesn’t smile back neither. You smile again at another
woman, somewhere else, and the same thing happens. Can you conclude that women
cannot smile back at you? Do you think because three women haven’t smiled back
at you, there is a higher chance that they cannot smile back at you than if
only one hadn’t smiled back?

<!–[if !supportLists]–>82.       
<!–[endif]–>In the case of a woman, the reasoning is clearly
absurd. And I guess I would have to smile at all the women that exist to know
if they indeed cannot smile back.

<!–[if !supportLists]–>83.       
<!–[endif]–>Then again, maybe they were all in a bad mood the same
day you tried. So you would have to try the following day!

<!–[if !supportLists]–>84.       
<!–[endif]–>It’s true, and the following day, etc. What’s your
point?

<!–[if !supportLists]–>85.       
<!–[endif]–>So how is this different from the study of the flies
and the shrimps? Both did not interbreed when the same thing happened to them,
can we conclude that they cannot interbreed, and that they belong to two
different species?

<!–[if !supportLists]–>86.       
<!–[endif]–>No, we can’t. But again, it seems more probable that
they can’t interbreed. And there are hundreds more examples where in the same
situation two populations separated for a long time have not interbred. And
when I say hundreds, there may even be thousands of examples of this
phenomenon. The more cases like this, the more you believe that they actually
cannot interbreed, don’t you think Socrates?

<!–[if !supportLists]–>87.       
<!–[endif]–>Professor, professor, I didn’t know you confused your
desires so much with reality. There are some things that as much as you wish
for them to be different, their truth and their existence are totally
independent of you. And this is one of these cases right now. No matter how
much you say: “I want nature to be this way, and not that way”, it will never
change simply because you want it to change. So you are saying that because
hundreds or even thousands of studies have shown that in the same situation,
two separated populations, when put back together do not interbreed, you are
leaning more towards the possibility that they cannot interbreed. The first
question that I have to ask you is the following: were any DNA tests or
artificial insemination done to verify if there were indeed two different
species in the studies that you have in mind?

<!–[if !supportLists]–>88.       
<!–[endif]–>You mean like in the case of the fruit flies, or the
shrimps?

<!–[if !supportLists]–>89.       
<!–[endif]–>Yes, exactly. In these two examples, no test was done.
So I’m asking you if in the other studies that you have in mind, any test was
done.

<!–[if !supportLists]–>90.       
<!–[endif]–>Well, not that I can remember.

<!–[if !supportLists]–>91.       
<!–[endif]–>All right. So from the hundreds or thousands of studies
that you have in mind, not one is more conclusive than the other in determining
the belonging of species of the two populations studied?

<!–[if !supportLists]–>92.       
<!–[endif]–>Well, if we say that just like with the fruit flies and
the shrimps, we cannot reach a definite conclusion because we didn’t do any
test, then yes you are right.

<!–[if !supportLists]–>93.       
<!–[endif]–>All right. Now, going back to the examples of you
smiling at some women. When you smiled at the first one and she didn’t smile
back, you didn’t reach any conclusion as to the capacity of women to smile back
at you. Now, after the second woman didn’t smile back, were you able to reach
any conclusion then?

<!–[if !supportLists]–>94.       
<!–[endif]–>I mean, no, of course not. It’s only two women.

<!–[if !supportLists]–>95.       
<!–[endif]–>All right, and after three, were you able to reach any
conclusion?

<!–[if !supportLists]–>96.       
<!–[endif]–>Well, no, I couldn’t.

<!–[if !supportLists]–>97.       
<!–[endif]–>And what about after four women who didn’t smile back
at you?

<!–[if !supportLists]–>98.       
<!–[endif]–>Even after four, it’s not enough, I don’t know if one
day one woman will smile back at me.

<!–[if !supportLists]–>99.       
<!–[endif]–>Ok. How many women would you have to smile at to know
that they cannot smile back at you?

<!–[if !supportLists]–>100.    <!–[endif]–>Ha-ha!
Socrates, what kind of question is that?! Like we said earlier, I would have to
try with every woman, forever to know whether they can or cannot smile back at
me.

<!–[if !supportLists]–>101.    <!–[endif]–>So
it’s an ever-ending process! You can never reach a conclusion!!

<!–[if !supportLists]–>102.    <!–[endif]–>I
guess you are right, since the experiment never ends, I can never have a
definite conclusion. I don’t see the point though.

<!–[if !supportLists]–>103.    <!–[endif]–>It
is the same thing with all the studies that claim to prove the validity of allopatric
speciation. You have one experiment where they did not interbreed, just like
the first woman did not smile back at you. Then you have a second different
experiment where two other populations did not interbreed, just like with the
second woman you smiled at. And you have hundreds or thousands of experiments
where they did not interbreed, just like you may have smiled at hundreds or
thousands of women, and they did not smile back. You cannot conclude that they
cannot interbreed just like you cannot conclude that women cannot smile back at
you!!!

<!–[if !supportLists]–>104.    <!–[endif]–>No,
it’s true, but the more experiments I have, the closer I get to reach the
conclusion that they cannot interbreed. It’s just like with women!

<!–[if !supportLists]–>105.    <!–[endif]–>So
you are saying that the more women don’t smile back at you, the closer you get
to the conclusion that they cannot smile back at you?

<!–[if !supportLists]–>106.    <!–[endif]–>Yes
and the same thing is true with the experiments of geographic speciation. The
more experiments show that the populations don’t interbreed, the closer we get
to the conclusion that they cannot interbreed.

<!–[if !supportLists]–>107.    <!–[endif]–>But
we agreed that the experiment never ends, yes?

<!–[if !supportLists]–>108.    <!–[endif]–>Yes,
we agreed on that because we would have to smile at every woman forever.

<!–[if !supportLists]–>109.    <!–[endif]–>So
we can never reach a conclusion?

<!–[if !supportLists]–>110.    <!–[endif]–>No,
because the experiments are infinite.

<!–[if !supportLists]–>111.    <!–[endif]–>All
right. So we never get closer to the conclusion, because the conclusion doesn’t
exist!

<!–[if !supportLists]–>112.    <!–[endif]–>Ha-ha,
actually what you are saying is true Socrates. I never thought about it that
way. So you are saying that we never get closer to the conclusion no matter how
many studies have been made or no matter how many women I have smiled at?

<!–[if !supportLists]–>113.    <!–[endif]–>Exactly,
don’t you agree?

<!–[if !supportLists]–>114.    <!–[endif]–>Actually,
yes. Ok, I think I understand, so no matter how many examples we have of
something not happening, we never get closer to the conclusion that it cannot happen.
We would only need one example of it happening to reach the opposite
conclusion.

<!–[if !supportLists]–>115.    <!–[endif]–>Exactly!
I knew you would understand that professor. So no matter how many experiments
show the same thing as with the fruit flies or the shrimps studies, we never
get closer to reaching the conclusion that this is how different species are
formed.

<!–[if !supportLists]–>116.    <!–[endif]–>If
we want to be consistent with ourselves, I would say that you are right.

<!–[if !supportLists]–>117.    <!–[endif]–>So
this is not a proof of how speciation happens. Allopatric speciation might be
true, but it has never been rigorously observed, only botched studies have been
made so far. So we cannot say that allopatric speciation is true. In fact until
it is rigorously proven to happen, which after all these years doesn’t seem to
be the case, we should consider it as un-assessable. But I am sure professor
that with all your experience, there are other theories – because that’s only
what they are, theories and not principles – that explain how speciation occurs.

<!–[if !supportLists]–>118.    <!–[endif]–>Of
course. There is another process called sympatric speciation. Have you heard of
it Socrates?

<!–[if !supportLists]–>119.    <!–[endif]–>Yes
I have, but I would like you to explain it again so that there is no confusion
between us and we understand the same thing.

<!–[if !supportLists]–>120.    <!–[endif]–>All
right. So sympatric speciation is the creation of new species by what is called
polyploidy. Polyploidy is simply the condition of cells containing more than one
set of homologous chromosomes. So because of different reasons, cells can go
from having two sets of homologous chromosomes, which is called diploid, to
three, four, five or more sets of homologous chromosomes during their division.
So you can see that because there is a change in the number of sets of
homologous chromosomes of the cells, there is also a change of species.

<!–[if !supportLists]–>121.    <!–[endif]–>I
agree, because they shouldn’t be able to reproduce. Can you tell me professor,
where this phenomenon has been observed?

<!–[if !supportLists]–>122.    <!–[endif]–>Oh
yes. There are many examples: in coffee plants, in wheat, watermelons, shrimps,
moths and killies.

<!–[if !supportLists]–>123.    <!–[endif]–>What
do all of these living things that you enumerated have in common: coffee plant,
wheat, watermelon, shrimps, moths and killies?

<!–[if !supportLists]–>124.    <!–[endif]–>I
don’t understand what you are asking Socrates…

<!–[if !supportLists]–>125.    <!–[endif]–>What
is their mode of reproduction?

<!–[if !supportLists]–>126.    <!–[endif]–>Ah…well
they reproduce asexually or self-fertilize. That’s one of the main reasons why
they can actually increase their number of sets of homologous chromosomes.
Biologists generally agree that half of flowering plants have originated this
way.

<!–[if !supportLists]–>127.    <!–[endif]–>Ok.
But what about other animals who do not reproduce asexually or self-fertilize?

<!–[if !supportLists]–>128.    <!–[endif]–>Actually,
I think that polyploidy has been observed in humans, but the individuals never
survived to birth.

<!–[if !supportLists]–>129.    <!–[endif]–>So
it is not conclusive in the case of humans, and just because of that we should
refute all of your theory. Because for sympatric speciation to be true, it
would have to be true for every form of life on Earth. Allopatric speciation is
a myth, and now you are suggesting that sympatric speciation is the way
speciation works but it doesn’t work for humans. But anyhow, I will continue to
show you how absurd your arguments are. Do you have an example where it has
been observed in a species that reproduces sexually and that cannot
self-fertilize?

<!–[if !supportLists]–>130.    <!–[endif]–>Not
that I can think of but I don’t see why it is important Socrates. Sympatric
speciation has been observed over and over with plants, with self-fertilizing
protozoa, shrimps, moths, and even with the killifish. Isn’t that enough?

<!–[if !supportLists]–>131.    <!–[endif]–>No
it’s not. Your claim is to say that speciation occurs in this way. If it is
true, then it has to occur for every form of life that exists to be a truthful
principle. But the only thing you are saying is that sympatric speciation works
for this plant, for that animal. My question is does it occur for every living
thing? We know that allopatric speciation is a lie. Now your new affirmation is
the following: speciation occurs through a change in the number of set of
homologous chromosomes inside cells. Ok, this might be true. But if it is true,
it would have to be the case for every living thing on Earth, otherwise sympatric
speciation would only be true until a certain point in the evolutionary line of
species, and speciation would have to work in a different manner after that
point. It could be true, but again, this is not what you are claiming. You are
claiming that it always happens. So there is obviously no proof that sympatric
speciation occurs for the other forms of life, and all the studies are totally
incomplete and inconclusive.

<!–[if !supportLists]–>132.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>133.    <!–[endif]–>I
will ask you a new question professor, that will show you furthermore how
sympatric speciation is absurd: if you say that sympatric speciation increases
the number of sets of homologous chromosomes inside the cells of an individual,
then shouldn’t we as human beings have the highest number of chromosomes since
we are the most evolved and most complex form of life on this planet? But as
humans we are diploid animals and the peanut is tetraploid. How do you resolve
that problem? Not only that, but the difference between species doesn’t only
lie in their polyploidy, it also lies in the number of chromosomes they have,
and on their internal structure, their information so to speak. Sympatric
speciation doesn’t change the nature of the chromosome: it only creates cells
with more sets of homologous chromosomes. It doesn’t create new and different
chromosomes. But what we observe in nature between species is a difference in
their number of chromosomes, in their structure, their genes and their polyploidy.
Sympatric speciation only deals with polyploidy, so how do you explain the
other differences?

<!–[if !supportLists]–>134.    <!–[endif]–>Well…Socrates,
to tell you the truth, I don’t have sufficient knowledge in that area to answer,
I am sorry.

<!–[if !supportLists]–>135.    <!–[endif]–>But
do you still believe in sympatric speciation?

<!–[if !supportLists]–>136.    <!–[endif]–>Well,
yes. Why shouldn’t I?

<!–[if !supportLists]–>137.    <!–[endif]–>Oh,
professor, I overestimated your intelligence. You believe in something but you
cannot prove it! And I have just showed you how inconsistent and unsound the theory
of sympatric speciation is. You realized that you didn’t have enough proof to
back up your statement and you still believe it? Why?

<!–[if !supportLists]–>138.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>139.    <!–[endif]–>We
agreed that the allopatric speciation experiments that were made were
inconclusive and you agreed with me in saying that we shouldn’t believe this
theory until it was rigorously proven to be true. That’s how science works: we
start with what we know to be true, not by what seems to be true, or what we
suspect to be true. Now, you said that you still believed that speciation
occurred, and you said it occurred by sympatric speciation. You acknowledged
the fact that it has only been observed in certain forms of life. I showed you
several contradictions in your reasoning: firstly, in order to justify the
validity of sympatric speciation, it would have to be true for every form of
life on Earth, something which has clearly not been proven. Then, I showed you
that polyploidy increases the number of sets of chromosomes in the cell but
doesn’t change the chromosomes themselves, yet species have different
chromosomes and different number of chromosomes. Sympatric speciation doesn’t
resolve that problem. And I asked you if you could resolve that contradiction
and you said that you didn’t have enough knowledge to answer that question.
Maybe a lack of knowledge is not the issue here, but rather a lack of honesty
and common sense: maybe there is no way to resolve that contradiction, and thus
sympatric speciation could be totally false! But you don’t want to envisage
that possibility: this is the way you have been reasoning since the beginning
of our meeting. You always started in saying that speciation is a fact. I have
showed you continuously the absurdity and falsehood of your arguments, but all
you have said is “well, yes your arguments are true, but there must be
something I don’t know which shows that speciation is true.” Why should it be
the case? You claim to be a scientist? Your behavior is close-minded and
stubborn. You shouldn’t be so much attached to this speciation theory; it is
not a matter of life or death! It’s like the day you learned Santa Claus did
not exist: it didn’t kill you. It certainly upset you. But then after having
wept for some time, you asked yourself the following question: “where do all my
gifts at Christmas come from?” And you found out that it was your parents who
gave you all these gifts! Didn’t that fill your heart with joy? “My parents
love me!” Even if speciation was true, you have shown that you don’t know why
it is true, so why should you believe it? The world is not going to end if you
simply say that you don’t know whether it’s true or not.

 

<!–[if !supportLists]–>140.    <!–[endif]–>At
this moment, another professor enters the office, looking strangely at
Socrates.

 

<!–[if !supportLists]–>141.    <!–[endif]–>What
is going on here?

<!–[if !supportLists]–>142.    <!–[endif]–>Oh
hi Dick, let me introduce you to Socrates, a friend of Clara, with whom I’m
discussing the theory of evolution.

<!–[if !supportLists]–>143.    <!–[endif]–>Hi
Socrates. Are you the one who’s been arguing for an hour about the theory of
evolution?

<!–[if !supportLists]–>144.    <!–[endif]–>Yes.
And you are?

<!–[if !supportLists]–>145.    <!–[endif]–>I’m
a part-time professor of biology here. My office is next door. I’ve heard much
of your arguments, and I must say that despite your exuberance you seem to have
a keen sense of analysis. However, I must tell you that during all this time you
have exposed beyond any shred of a doubt your lack of knowledge on the subject.
You lack a lot of information. Out of curiosity, what kind of diploma do you
hold?

<!–[if !supportLists]–>146.    <!–[endif]–>Ha-ha
there goes the baby-boomer syndrome!! I don’t see how important that is, but I
hold a diploma in quantum physics.

<!–[if !supportLists]–>147.    <!–[endif]–>(Clara:
You never told me that Socrates!)

<!–[if !supportLists]–>148.    <!–[endif]–>There
are more things that you don’t know in life than things you know, Clara!

<!–[if !supportLists]–>149.    <!–[endif]–>Really?
Interesting. Can I ask from what university?

<!–[if !supportLists]–>150.    <!–[endif]–>Certainly.
From Oxford
university. And can I ask the same question to you, professor?

<!–[if !supportLists]–>151.    <!–[endif]–>Of
course. I have a major in molecular biology from the University of Texas,
and a PhD from Harvard. After that I did my doctorate, still in Harvard, and my
thesis was on molecular biology and evolution.

<!–[if !supportLists]–>152.    <!–[endif]–>Anyhow,
why have you bothered to leave your office and join our discussion, doctor?

<!–[if !supportLists]–>153.    <!–[endif]–>You
flatter me too much Socrates, but I must tell you the truth: you do not give
honor to your fellowmen at Oxford
when you argue about the theory of evolution; you should stick with quantum
physics. It’s just a friendly advice, you know.

<!–[if !supportLists]–>154.    <!–[endif]–>Well
I’m glad you are concerned with my reputation and my mental health, so am I
with yours. Where was I wrong, please tell me doctor?

<!–[if !supportLists]–>155.    <!–[endif]–>There
are millions of places where we could start, but I will start with the easiest
and most essential part. Do you acknowledge the fact that genetic mutations
occur in populations?

<!–[if !supportLists]–>156.    <!–[endif]–>Ha-ha,
I can already guess where all of your argument will lead, but I will let you
the pleasure of being wrong. Yes, I agree that genetic mutations happen. We can
see that certain illnesses have their origin in mutations. I bet that the next
thing you will say is this: beneficial mutations will, through natural
selection, become part of the gene pool of a species. Am I right?

<!–[if !supportLists]–>157.    <!–[endif]–>Indeed.
So you agree that we can go from one species with a certain gene to a species
with another, better expression of that gene through several generations?

<!–[if !supportLists]–>158.    <!–[endif]–>Yes,
but I would hope that you agree that it is still the same species. Do you?

<!–[if !supportLists]–>159.    <!–[endif]–>Well,
you know, nowadays the notion of species is not really clear. We could say that
they are the same species or that they have changed…

<!–[if !supportLists]–>160.    <!–[endif]–>Don’t
be a sophist, please!!

<!–[if !supportLists]–>161.    <!–[endif]–>It
doesn’t matter actually if I acknowledge that they have changed as a species or
not. It depends on the mutation. And if this mutation is not enough to change
the species, then a succession of mutations will. Do you understand what you
have missed from all of your previous argument, Socrates? You have failed to
take into consideration the fact that mutations occur inside a species, and
that a certain number of mutations, throughout a sufficient amount of time will
change the population from one species to a different, new species. That’s what
speciation is.

<!–[if !supportLists]–>162.    <!–[endif]–>Ok.
Let’s follow your argument and reason scientifically. Let’s imagine a species S1.
Let G1 be the first generation of S1. Let’s say that a
first mutation M1 occurs and that the second generation G2
will bear that mutation. Basically what you are saying is that after a certain
number of mutations N, occurring randomly in any generation, the final
generation GX will be a new species S2. Is that what you
mean?

<!–[if !supportLists]–>163.    <!–[endif]–>Yes,
that’s exactly it. N mutations over a long period of time, it could be
thousands or millions of generations afterwards, but you could get a new
species in the end.

<!–[if !supportLists]–>164.    <!–[endif]–>Ok.
So the creation of a new species is not punctual but stretches over a long
period of time, right?

<!–[if !supportLists]–>165.    <!–[endif]–>Yes.
It takes a long time to happen. You cannot notice it as a human being because
our individual existence is too narrow.

<!–[if !supportLists]–>166.    <!–[endif]–>Ok.
Let me ask you the following question: let’s say the first generation G1
gives rise to the second generation G2 without any mutation occurring.
Are the individuals of G1 and G2 from the same species?

<!–[if !supportLists]–>167.    <!–[endif]–>What
do you mean?

<!–[if !supportLists]–>168.    <!–[endif]–>It’s
not a hard question, doctor. Can the individuals of G1 reproduce
with the individuals of the opposite sex of G2 and give birth to
fertile individuals?

<!–[if !supportLists]–>169.    <!–[endif]–>Well,
you are asking whether a male in G1 could reproduce with a female in
G2, considering the fact that there have been no mutations?

<!–[if !supportLists]–>170.    <!–[endif]–>Exactly.

<!–[if !supportLists]–>171.    <!–[endif]–>Well,
yes. I mean, I could have children with my mother; it wouldn’t be much
recommended, but it would work.

<!–[if !supportLists]–>172.    <!–[endif]–>Ok,
so G1 and G2 belong to the same species when no mutations
occur. Do you agree with me in saying that G1, G2, G3,
G10 and any other generation Gx will all be able to
reproduce with each other if no mutation occurs?

<!–[if !supportLists]–>173.    <!–[endif]–>Yes
I agree, again I could even have children with my grandmother and my
great-great-grandmother if they were still alive and fertile. We belong to the
same species. But this is not very relevant; we are talking about mutations in
the case of speciation, so we should take examples where mutation occurs!

<!–[if !supportLists]–>174.    <!–[endif]–>Ok,
so let’s take the case where G2 holds a mutated gene M1.
Do G2 and G1 belong to the same species? In other words,
can they interbreed and produce a fertile individual?

<!–[if !supportLists]–>175.    <!–[endif]–>Well,
like I said earlier it depends on the mutation, but usually it takes more than
one mutation, it’s a succession of mutations through time that causes the
change of species.

<!–[if !supportLists]–>176.    <!–[endif]–>So
usually one is not enough?

<!–[if !supportLists]–>177.    <!–[endif]–>No,
it’s not enough.

<!–[if !supportLists]–>178.    <!–[endif]–>Ok,
so G1 and G2 still belong to the same species.

<!–[if !supportLists]–>179.    <!–[endif]–>Well,
yes, in a way.

<!–[if !supportLists]–>180.    <!–[endif]–>What
do you mean ‘in a way’? Do they or don’t they belong to the same species if the
mutation is not enough for speciation to occur?

<!–[if !supportLists]–>181.    <!–[endif]–>Ok,
they are still the same species.

<!–[if !supportLists]–>182.    <!–[endif]–>What
if G5 had one additional mutation than G2, would G1 and G5
be the same species?

<!–[if !supportLists]–>183.    <!–[endif]–>Come
on! Two mutations will not be enough neither! I said it takes a lot of
mutations and a lot of time for speciation to occur! It takes hundreds,
thousands, or even millions of generations to change from one species to
another.

<!–[if !supportLists]–>184.    <!–[endif]–>Ok,
let’s assume it takes one million generations. So G1 and G1000000
are not the same species.

<!–[if !supportLists]–>185.    <!–[endif]–>I
agree.

<!–[if !supportLists]–>186.    <!–[endif]–>Is
G99999 the same species as G1000000?

<!–[if !supportLists]–>187.    <!–[endif]–>What
kind of question is that???

<!–[if !supportLists]–>188.    <!–[endif]–>It’s
a pretty easy question for a doctor. Is the generation just before the last one
the same species as the last generation?

<!–[if !supportLists]–>189.    <!–[endif]–>How
am I supposed to know that?

<!–[if !supportLists]–>190.    <!–[endif]–>You
are the one making the claim that this is how speciation works; you’re the one
who should know!

<!–[if !supportLists]–>191.    <!–[endif]–>But
you don’t get it! The change in species is gradual!

<!–[if !supportLists]–>192.    <!–[endif]–>What
does that mean? Does it mean that taking a random generation Gn and
comparing it with another generation Gn+x where a mutation has
occurred, they would not be the same species, nor totally different species,
but would have to be partially different? Gn+x would have gradually,
slowly started to become a different species?

<!–[if !supportLists]–>193.    <!–[endif]–>Yes,
that’s it, that’s what it is! That’s what happens.

<!–[if !supportLists]–>194.    <!–[endif]–>Ok
so Gn and Gn+x are kind of intermediate species in a
sense, in between the original species and half-way to the final species?

<!–[if !supportLists]–>195.    <!–[endif]–>Precisely.

<!–[if !supportLists]–>196.    <!–[endif]–>And
so the change is gradual from G1 to G1000000. Ok, now
what if we took two opposite sex individuals form Gn and Gn+x and
we tried to interbreed them, would we succeed or would we fail?

<!–[if !supportLists]–>197.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>198.    <!–[endif]–>You
said that Gn and Gn+x are not the same yet you also said
that they are not different species. So what happens when you breed two individuals
who do not belong to the same species and do not belong to two different
species neither? Does it work sometimes and it doesn’t work other times?

<!–[if !supportLists]–>199.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>200.    <!–[endif]–>Obviously
this is absurd. There is no such thing as intermediate species that neither
belong nor do not belong to the same species as their parent-generation. You
either belong to a species, or you don’t, there are no in-betweens! So I’ll ask
the question again, and I will forget the previous answer you have suggested. Do
Gn and Gn+x belong to the same species or not?

<!–[if !supportLists]–>201.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>202.    <!–[endif]–>You
don’t know what to say, maybe it’s better that way, concerning what you have
said so far. You can only answer two things: yes or no. We shall examine them
and see whether they make sense or not. So the first thing you might say is
“yes, they belong to the same species”. Where does that take us? So Gn
and Gn+x are the same species. Let’s take Gn+x and Gn+x+y
now where two mutations have occurred. This is the same case as before
with Gn and Gn+x: they are not intermediate species
neither belonging nor not-belonging to the same species. And we have said that
Gn and Gn+x are the same species, so there is no reason
why it should be different with Gn+x and Gn+x+y. So if Gn
and Gn+x are the same species, then Gn+x and Gn+x+y are
the same species too. Following the same logic, Gn+x+y+z would be
the same species as Gn+x+y. And thus Gn+x+y+z is the same
species as Gn. We can do this eternally from Gn to Gn+a
where n+a=1000000. So Gn+a would be the same species as Gn.
And taking n=1 we get G1 is the same species as G1000000!
We still have the same species: no speciation has occurred!

<!–[if !supportLists]–>203.    <!–[endif]–>…

<!–[if !supportLists]–>204.    <!–[endif]–>Or
you might say “no, Gn and Gn+x don’t belong to the same
species”. If Gn and Gn+x don’t belong to the same
species, then speciation has occurred between Gn and Gn+x,
spontaneously! If you want the theory of speciation to survive, that’s what you
have to accept. It can only happen punctually. Now that we have unveiled your
myth of “speciation takes a lot of time to happen” I can ask you the following
question: how can a couple from one species give birth to an offspring of a
totally different species? Scientifically, genetically, how can this happen?

<!–[if !supportLists]–>205.    <!–[endif]–>Listen,
Socrates, I think it’s time for you to leave this office right now.

<!–[if !supportLists]–>206.    <!–[endif]–>Ok,
I get it: the time for me to leave comes when you realize that you were wrong!
Ha-ha at least I know that you acknowledge your mistake.

<!–[if !supportLists]–>207.    <!–[endif]–>No,
no, no…I think my colleague and I have heard enough of you today, and we want
you to leave now. Ok?

<!–[if !supportLists]–>208.    <!–[endif]–>I
understand that you want me to leave. I am not sure on why you want me to leave
though. I have my ideas. Firstly, I am certain that you acknowledge the fact
that you were wrong and that I was right. Now, this happens to me also, you
know. That is what we get by presenting ourselves as philosophers and scientists:
we deal with truths and we are bound to be wrong from time to time. But what
troubles me is your reaction. You seem to get angry right now and don’t give
yourself the chance of correcting your mistake and learning something new,
something true.

<!–[if !supportLists]–>209.    <!–[endif]–>Ok,
it’s enough; if you don’t leave right now I’m going to call the security.

<!–[if !supportLists]–>210.    <!–[endif]–>(Clara:
Come on, Socrates, let’s go.)

<!–[if !supportLists]–>211.    <!–[endif]–>We’ll
go, give me two more minutes Clara. So now you are using threat to make me
leave the office. You seam scared professor. But what can I do to you that you
should be afraid of? I don’t have a reputation of harming people! I would like
to comfort you because I see that you are really afraid of me but I am begging
you to believe me professor: I don’t want to do you any harm. I am trying to
help you. I think I’ll just send you flowers with a small postcard next time I pass
by your office. You know it’s not a big deal to be wrong about speciation!!
What is speciation in the world or in your life? It’s nothing, it’s a detail. There
are other things, better things that deserve your and my attention.

<!–[if !supportLists]–>212.    <!–[endif]–>That’s
it, I’m calling security.

<!–[if !supportLists]–>213.    <!–[endif]–>Come
on, who are you trying to fool? Take a step back and ask yourself the following
question: what does speciation mean in my life? If you find out that it doesn’t
mean much, and you keep on saying that you believe it despite having been shown
your arguments were wrong, this is playing dumb and childish, and I know that
you can behave better than that. On the other hand, if you find out that it
really means a lot in your life and you keep on believing it, teaching it and
defending it ferociously, then you really are acting like a devil, and you
should be treated as a criminal. And if you admit that you believed in
something without any truthful reasons, nothing is over, you still can take the
time to study whether this theory is true or false. If you discover rationally
that it is true, you will gain great pleasure and satisfaction out of it. And
if you discover that it is really false, then thousands of doors will open up
in front of you, thousands of different new paths to find the real cause behind
speciation! If you are a real scientist, someone really dedicated to truth,
that is what you will do.

 

<!–[if !supportLists]–>214.    <!–[endif]–>Socrates
and Clara leave the office together. Socrates accompanies Clara on her way back
home.

 

<!–[if !supportLists]–>215.    <!–[endif]–>Why
didn’t you tell me that you had a diploma for Oxford in quantum physics, Socrates?

<!–[if !supportLists]–>216.    <!–[endif]–>Ha-ha!
Because it’s not true!

<!–[if !supportLists]–>217.    <!–[endif]–>What?
Then why did you tell the professor who entered the office that you had one?

<!–[if !supportLists]–>218.    <!–[endif]–>Because
he’s one of these baby-boomers who think it’s a privilege to talk to them.
Basically I think they’re scared that someone with plain common sense might expose
their lies and the myths they are spreading. They claim to be scientists; they
are not even human beings yet! So that’s their way of saying they’re right: “I
have a diploma, therefore I have an authority on my subject over anyone who
doesn’t hold that same diploma.”

<!–[if !supportLists]–>219.    <!–[endif]–>But
that’s totally arrogant! Why are they like that, Socrates?

<!–[if !supportLists]–>220.    <!–[endif]–>I
would say that it’s a vengeance.

<!–[if !supportLists]–>221.    <!–[endif]–>Vengeance
over what?

<!–[if !supportLists]–>222.    <!–[endif]–>Basically,
the way the people with that attitude have obtained their diploma is through
memorization. Through the years, they haven’t learned anything else than to
pass a test. And I don’t blame them because that’s what most schools teach you
to do: you listen to a teacher, you memorize everything he or she said, then
you pass a test and you write everything that you remember. So you accept, if
you want a good grade, everything your teacher tells you. And the teacher
repeats what the ministry of education tells him to teach.

<!–[if !supportLists]–>223.    <!–[endif]–>And
who tells the ministry of education what to teach?

<!–[if !supportLists]–>224.    <!–[endif]–>Usually
the citizens who elect these politicians, when they actually vote and when they
are actually involved in the political life of their country. Now if you have a
good teacher, you might be able to push some questions further and figure out things
for yourself, but the way the exam system is structured, you must memorize what
you are told, and repeat it. So generally, school doesn’t care a bit what you
think, except until some PhD or doctorate programs. So you have to wait more
than 15 years before doing something creative in school, in science and
philosophy especially! So what happens is that some people have put as a goal
in their life to have a PhD in order to have a safe future. The really
motivated and strong individuals might get there with their creativity and
imagination still intact but a lot of them will reach this stage with their
individuality, subjectivity and intuition totally destroyed. So these latter
individuals will have endured suffering through all their academic years, but
they will get a masochistic pride out of it, because they have been compensated
financially and socially for it. So for them, unconsciously, they are rewarded
for repressing their imagination and individuality! That’s what these people
have learned in school, and that’s what they feel they need to do as
professors. Now if you don’t have a diploma, you haven’t gone through all the
suffering they’ve gone, so you can’t talk about the subject, because you haven’t
gone through the whole repression process that is the standard for being able
to say “I know something”. It’s like a cult: you rise through the ranks gradually
without knowing what to expect next and that’s how you gain wisdom and freedom:
through pain, suffering, corruption, lies. But once there, you will be
convinced that you deserve this sought after position. Imagine that this is how
you have obtained your diploma in biology and that someone comes to meet you,
without having suffered all these pains, and talks to you freely about the
theory of evolution, how would you react? Will you fill yourself of jealousy or
admiration?

 

 

 

“There is one
question I’d really love to ask:

Is there a place for
the hopeless sinner,

Who has hurt all Mankind

Just to save his own
belief?”

– Bob Marley, One
Love

07
juil
08

Clara and Socrates: Doubling of the square

1. Clara got back her last math exam today. She is disappointed because she failed. She thought she had done well and that’s what she told her parents, but now she has to find a way to tell them totally the opposite. As she walks out the school door, she bumps into Socrates who was going in.

2. Hi Clara!

3. Hi Socrates…

4. What’s wrong? You look disappointed.

5. I just got back my math exam and I failed it. I thought I had done so well, I don’t know what happened, I knew my course by heart…

6. Don’t worry about that, it’s just one grade; you have plenty of time to catch up.

7. But I always have bad grades in math! Even when I study hard, I’m really dumb I think.

8. Look, I have to give a paper to the principal of the school, when I come back, I’ll show you that you can discover a principal that the Greeks discovered more than two thousands years ago, what do you say?

9. Ok, I’ll wait for you, but don’t be too long.

10. I’ll be back in less than two minutes.

11. Socrates comes back and sits next to Clara, with a pen and a paper in hand.

12. I am going to ask you to solve a problem that Plato talks about in one of his dialogues. The problem, simply put, is the following: how do you double the area of a square?

13. But I won’t be able to do it. I can’t even solve problems that my teacher gives me, how will I ever solve a problem more than 2000 years old?!

14. Don’t worry. You’ll solve this one.

15. Ha-ha! Ok, but I’m telling you, don’t be surprised if I can’t.

16. We’ll try and if you really can’t at least we’ll be sure that you were right. For now, all we can do is try. So there we go: if I give you this square for example (fig.1), how will find the square whose area is double the area of the original square?

17.18. I am not sure to understand what you’re asking me, Socrates…

19. Ok. Let’s say the area of the square I have just given you is 1. How would you build the square whose area is 2, starting with the first square?

20. I can’t picture what you’re saying, Socrates. I told you before, I’m dumb!

21. No problem, I’ll state it again in a new way. So I am going to draw a second square, identical with the first one. Now, we have two identical squares whose area is 1 (fig.2). Do you agree with me so far, Clara?

22.23. Eh…yes, it’s true, they are identical. They have the same lengths.

24. Good. Now, what is their respective area?

25. If the first one has an area of 1, then the second one will also have an area of 1.

26. Exactly, because they are identical, then their area is identical too. Now, if I add their area together, how much will I get?

27. Eh…I would say 2. Is that right?

28. Yes, how did you do it?

29. Ha-ha! I just added 1+1 and I got 2! Are you playing with me Socrates? This is not a two-thousand-year-old problem!!

30. It is, trust me. You have to be patient though; you will see how this unfolds in the end. Ok, now I take two squares of area 1, I add them together and I get an area of two. So how much is the second area greater than the first one?

31. It’s twice as big! Because we went from an area of 1 to an area of 2, so I doubled the area!

32. Exactly. Now I am going to ask you a very simple question Clara. What is the geometric shape of the first figure (fig.1)?

33. Are you kidding me again, Socrates? It’s a square!! What kind of question is that?

34. Ha-ha! Thank God one of us is patient! All right, let’s continue. So we started with a square of area 1, then we added an identical square to it and we arrived at a total area of 2. Now, what geometric shape do we get when we add the two squares together?

35. Eh…ok, this sounds like a harder question. Let’s think. If I take the first square and I stick it to the second square, like this (fig.3), then I get a… What’s the name again? I know it, wait a second… Yes, it’s a rectangle!! Am I right, Socrates?

36.37. Excellent, Clara. So if I take two identical squares and I put them together, I get a rectangle. Now, what is the area of that rectangle?

38. Well, it’s going to be the area of the first square plus the area of the second square. So it’s 1+1=2. The area of the rectangle is 2.

39. Great. We are about to take a crucial turn in the resolution of this problem. You have been very subtle and acute in your investigation so far, Clara. Now is not the time to give up. You are on the verge of a breakthrough and it’s important that you keep your acuteness as high as possible. And don’t worry; I’ll be there to help you if you need any help.

40. Ok. I’m a little tired, but I can continue. Go ahead Socrates.

41. So the last question is the final one, and if you are able to answer it, you would have solved a problem that originated in Ancient Greece, and you will be a part of all the people, throughout history who have made the same discovery. So this is the final question: is there another way to add the two squares together, so that, in the end, you get a square instead of a rectangle? In other words, what would you need to do to the two squares that you have in order to transform them in a larger square?

42. If I understand you well, Socrates, you are asking me to take the two squares that I have and add them in a certain so as to make a new square (fig.4) instead of a rectangle like we had before (fig.3)?

43.44. That is exactly what I am asking you Clara.

45. All right. If I take the first square and stick it on the left or right, or on top or underneath the second square, I always end up with a rectangle. The only thing that changes is its orientation (fig.5).

46.47. It’s true…

48. Now, if I stick their vertex together instead of their sides, I get another shape and it’s still not a square (fig.6)! Well, I don’t see how you can do it.

49.50. So what you are saying is that no matter how you stick them together side by side or vertex to vertex, you will never end up with a square, is that right?

51. That’s it.

52. I agree with you, we will never get a square in that way, even if we stick them a little bit tilted (fig.7). But, think about this question: is it the only way to add two things together?

53.54. I don’t understand what you are saying.

55. I will give you an example. What do you when you want to put two slices of ham in your sandwich, but both slices are too large for your bread?

56. Ha-ha! I don’t see the link between the squares and the ham, but I will answer that question just to please you Socrates. In order to put the two big slices in the sandwich, I will fold them.

57. Yes, or else?

58. I can cut them too.

59. Exactly. Now, let’s go back to the squares. What else can you do to add them together?

60. By cutting them?

61. Why not?

62. But, you never said I could cut the squares!!!

63. It’s true. But did I ever say that you couldn’t cut them?

64. No, but how am I supposed to know that I can do it?

65. When I posed the problem, the only thing I said was: how do you double the area of a square?

66. But…

67. So if I don’t give you restrictions, you have to assume that you can do anything you want. The limit of what you can do in that sense is your imagination. You’re not at school anymore, remember!!

68. Ok, ok, next time I’ll know.

69. So what can you do if you know that you can cut them?

70. Well, I will take the first square, cut it in half vertically (fig.8) and stick both parts on the sides of the second square (fig.9). There you go.

72. Ok. Good idea. Now what shape is that? Is it a square?

73. Yes! Oh, no! It’s not a square; there is a part missing (fig.10). Damn it! It’s not a big deal, I’ll just cut a horizontal stripe from the part on top and a vertical stripe from the part on the right and cut them again so that I can fill the hole (fig.11)!

74.75. Do you end up with a square?

76. No! Not again! I still have a hole, and there is a band that is coming out of the shape! Well, I can make smaller bands again then!

77. How much smaller?

78. I don’t know exactly, but I can keep on trying until it fits.

79. I might be very long and tedious. And remember, we want exactly a square, we don’t want any band coming out, everything has to be perfect.

80. Well, to know exactly I think it is impossible, maybe if I take a ruler, I might be able to do it perfectly.

81. You don’t need a ruler to do it.

82. But with the stripes like that, I can’t do it. I need a ruler or a calculator or something, otherwise I can’t know exactly.

83. Forget the ruler and calculator, all you need for this problem is your brain. Obviously if we are unable to solve the problem where we are right now, we made a mistake in our path earlier. Let’s go back to the time when we decided to cut the squares. Do you remember how you suggested to cut them?

84. Yes, I said that I should cut the first square in half vertically and…

85. Yes! Exactly. Now, all we did from here didn’t seem to work out. Maybe we need to change the way we cut it. How about instead of vertically, you cut it horizontally?

86. Come on Socrates! We’re going to have the same problem, the shape is going to be identical, instead of being vertical, it’s going to be horizontal, so we’ll run into the same problem.

87. Ok, vertically doesn’t work. Horizontally doesn’t work. What are we left with that we didn’t try?

88. Yes! I know, let’s cut it in diagonal!

89. Ok, go ahead.

90. I take the first square, I cut it in half diagonally (fig.12). Then I take the two parts and I stick them on two sides of the second square (fig.13). But it doesn’t work! It’s not a square! And no matter on what side I stick the two parts, I never end up with a square, it just gives me another strange shape.

91.92. Think about your sandwich, Clara. You only cut one square out of the two.

93. I should cut the second square too?

94. Why not?

95. Ok, let’s do it (fig.14). It’s becoming exciting Socrates! It makes me think of when I used to play with Lego or when I do some puzzle. I have four identical shapes and I have to assemble them to form a new square, let’s see…

96.97. Your turn:

Can you do it? You can take a piece of paper, draw two identical squares and cut them. Then cut them both diagonally, and try to build the greater square.

Additional paths of investigation: what is the length of the sides of your new square (its area is 2)? What is the difference between this number and the natural numbers (1, 2, 3, 34, 746, etc.) and the rational numbers (0.5, 13/2, 1/3, etc.)?

Would you have been able to measure that length with your ruler, like Clara suggested?

In answering these questions, you have just discovered the nature of irrational numbers.

Also, you have entered into the nature of space and quantity: the square root of 2 doesn’t exist as an independent straight line, but only as the result of a unitary quantity doubly extended.

07
juil
08

Clara and Socrates: On Truth

1. Clara’s mind has slowly drifted out of the classroom, and she is starting to dream…
2. Socrates, are you there?
3. Yes. I am here. What’s going on Clara?
4. Oh, Socrates, I am so glad you are here, because I have come upon an interesting question, and after having read different opinions on the subject, I am still not satisfied with the answer. I was hoping that you could help me…
5. Certainly Clara. Well, to start with you would have to tell me what the question is, and I’ll tell you if I can help you.
6. Great! So, the question is: what is truth?
7. Haha!!
8. Why do you laugh Socrates?
9. I’m just happy to see that you haven’t stopped asking yourselves questions. It is a great question, that is so simply stated, yet that few men dare to answer. You are more courageous than a lot of adults I know, who would not dare think about this question, much less ask it. I will help you, and I hope that by the end of our conversation you will have seen the simplicity of the answer.
10. I hope too! So, Socrates, where do we start?
11. Let’s find out what it is not, and maybe from there we will be able to find what it is.
12. Ok.
13. So, is truth a person?
14. Haha, no of course not!
15. Is it a material object?
16. No, neither.
17. Does it exist?
18. …wow, to tell you the truth Socrates, I don’t know!!!!
19. Haha!! Well, it would be helpful if we knew whether it exists or not, it could save us a lot of time! So, we have two possible answers: either “truth exists” or “truth doesn’t exist”. Which is the correct answer do you think Clara?
20. Like I told you, I don’t know, but according to what I’ve read and the conversations I had, I would say that people tend to say that truth doesn’t exist. But it’s debatable, right?
21. Let’s make a little experiment: tell me that truth doesn’t exist please.
22. Ok…truth does not exist, Socrates!
23. Ok. Is it true?
24. …
25. What is it, Clara?
26. …I don’t know what to say!!! If I say yes, then I would have contradicted myself, but if I say no, I contradict myself too!!! I don’t know!
27. All right. Your reaction was excellent Clara, you got it right immediately: the statement “truth doesn’t exist” is self-contradictory and therefore it is impossible. But, when we say “truth exists”, we are not contradicting ourselves, therefore truth does exist. Do you follow?
28. Oh, yes! This is amazing, simply by showing a contradiction in a statement we are able to prove that it’s false!!!
29. Exactly. It is very important that we both agree that truth exists before going further, that is why I started with this question. Now, we have to know what we mean by “truth”.
30. Yes.
31. You already told me that it was not material and I totally agree with you. Now, let me ask you this question: where does “truth” exist?
32. What?
33. Where does it exist? You told me that truth existed, you should be able to tell me where!
34. Socrates, please, this is torture!!!! I don’t know!!
35. Well, do you agree that it must exist in some place, because if it existed “nowhere” it would not exist at all?
36. Well, yes, of course.
37. Would you agree with me if I said that truth was an idea?
38. What do you mean by an idea, Socrates?
39. To answer that question, let me simply repeat something Einstein said: if I give you a dollar, you will be one dollar richer and I’ll be one dollar poorer. But if I give you an idea, you will have a new idea, but I shall still have it, too.
40. What do you make of that, Clara?
41. I love that quote! So if I understand, an idea is something that can exist in several places at the same time. It can exist inside my mind, and inside your mind too.
42. Exactly. Now, we must find where this thing we call truth exists.
43. Ok.
44. Would you agree with me in saying that there is or has existed at least one man that “had” the idea of truth inside him? One man who understood what it was?
45. Well, yes I would so say, there must have been at least one man out of all the people that have existed on Earth.
46. Great, and we saw that since truth is an idea, it has the potential to exist in other minds too.
47. Yes.
48. Now, tell me Clara, this man who had understood what truth was, how did he come to know that? Was it innate to his mind, or was it acquired?
49. How should we know, we would have to ask him wouldn’t we?
50. Not necessarily.
51. Then how?
52. First we have to acknowledge the fact that we are all made of the same essence, which we call the mind. Then, we have to devise an experiment to prove if an idea is innate or is acquired.
53. Ok. What kind of experiment do you suggest?
54. Let’s look at both cases applied to the idea of truth. Let’s say that truth is not innate, and is actually learned. Let’s say that I knew what truth is and not you, or in other words, truth was inside me but not inside you. And let’s say I was to teach you what truth is.
55. Ok…
56. But, because you didn’t know what truth is, you would believe anything I told you! I could tell you anything I wanted, if truth was not innate to everyone of us, and you had no way of finding out whether I was lying to you or not!
57. You’re right…
58. But of course, this is not the case. You might be naïve and believe some things I told you, but let’s say I where to tell you that you liked green apples when in fact you only liked red ones, you would know that I was not telling the truth: you would not believe me, you would know that I was lying.
59. Very interesting, Socrates…so you’re actually saying that truth is inside me??
60. Well, yes. I don’t have to tell you where it is: it’s inside you!!! It’s innate to everyone of us! Otherwise, there would be absolutely no way of learning anything, or we would not have the ability to lie.
61. But still, that’s a little too easy to conclude… There might be other things innate to me, and still it doesn’t really tell me what truth is…
62. You’re right, but at least we’ve gone through that crucial part: truth is inside everyone of us, so there’s no need to look outside to find it, it’s just a case of remembering that it’s there. Obviously, like you have proved me Clara, it is possible to forget what truth is. Just as it is possible to forget what it is, it must also be possible to remember it. To find out, we would have to know when truth manifests its existence. What is necessary for this inward manifestation to occur? In other words, what do we need to be doing in order to experience the existence of truth inside us?
63. I don’t know… think maybe?
64. Haha!! Yes, that seems pretty obvious, but it’s true. We must think about something in order to experience truth. But how do we call the class of things that we are able to think about?
65. You mean ideas?
66. Yes, exactly. Therefore truth can only manifest itself when we reflect about an idea.
67. Yes! That’s when we ask ourselves, in our mind: “is it true?” Just like when you are talking to me and sharing your ideas with me, I think about what you say and I constantly ask myself whether what you say is true or not.
68. Exactly. Well concluded. And how does truth feel Clara?
69. Haha!!! It feels great, thank you!!!!
70. So truth is inside everyone of us, and it manifests itself when we ponder upon an idea. We could say then that truth is a qualitative perception of an idea, it is the highest understanding we can have of things. Now, I think your teacher is about to ask you a question, you better come back to earth and pretend that you’re listening to him!
71. Oh, yes, thanks Socrates. I’ll talk to you later, ok?
72. Yes, Clara, take care.
73. Bye Socrates!

07
juil
08

On the historical role of governments

  1. Hi Alex! How are you?
  2. Hey, hi Matt, I’m doing well, what about you?
  3. I’m doing okay, but there is something bothering my mind.
  4. What’s that?
  5. You know all the websites and the documentaries on the September 11th attacks on the World Trade Center, saying that it was an inside job?
  6. Yes, I was the one talking to you about these websites first. So you checked them finally! What did you think?
  7. I went through almost all of them, and read carefully the information and the proofs that they presented, and I must say, as skeptical and apprehensive as I was beforehand, I have to admit that the evidence to support the inside-job theory is overwhelming.
  8. See? I told you! This has nothing to do with anyone else other than the people pulling the strings behind the American government and most governments in the world through total control of the media, natural resources, drugs, guns, banks, corporations, etc.
  9. Yes, I know, that’s what they are exposing on their different websites, but it’s so gigantic, it seems to have been going on for such a long time, that I really wonder if anything can ever be done about it. Seriously, look at what they are controlling, and look at all their history of oppression and hegemony through the centuries, I mean why should it change? Why should we be able to turn things around?
  10. That’s a fair question to ask. Basically what you’re asking is: what’s the purpose of knowing all of this?
  11. Yes, that’s exactly it. I mean, I could get raped without knowing it, and maybe it would be less painful than being totally aware of it while it is happening, and knowing that I cannot do anything about it. You know what I mean?
  12. Definitely! I mean, at least we agree on the fact that the only good reason to know about all of that is to change the awful situation that we are facing, right?
  13. Well, yeah. It’s such a big illusion, and it’s such a great corruption that if I am to be made aware of it, I want to be able to do something about it, because thinking about it and reflecting on the depth of this evil is just painful. It would be like tying me to a chair, forcing my eyes to stay open, like in Stanley Kubrick’s Clockwork Orange, while showing me my mother being raped and tortured continuously in front of me. That’s torture for her and forme!!! I mean, what would be the point of doing that, other than making me suffer too??? Knowing that she is suffering is enough to make me suffer. Knowing that she is suffering and showing me every day how she is suffering is doubly torturous to me. Even worse, knowing that she is suffering, showing her suffering to me, and realizing that I cannot do anything about it is triply evil and torturous. I don’t want to be in that position, ever. And that’s why I’m challenging the very idea of knowing all these things about how the same bunch of people have been lying, looting, killing, raping and torturing us.
  14. I can understand what you are saying. Actually, to tell you the truth, I haven’t really given deep thoughts to this idea. I had just supposed beforehand that it was my duty to know these things and share them with others. I mean, don’t you want to know if someone is lying to you? Don’t you want to know if someone is robbing you and killing your neighbors?
  15. Like I told you, if they have been doing it without any problem for centuries, it must be that they have tremendous powers. And if they have these tremendous powers, chances are that I cannot stop them from doing that. And like I told you earlier, if I cannot do anything about it, I’d rather not be reminded every day of how evil they are and how powerless I am in front of this.
  16. Ok, but you know, because they have been doing this for centuries doesn’t mean that they will always do it!
  17. Ok, but what makes you think that this time it will be any different than any other moment in history???
  18. Good question, well I can explain to you first why they have always managed to survive through history. Let’s imagine, some centuries ago, that one territory on Earth managed to be free from the grips of these guys, maybe like Ancient Egypt or Ancient Greece. Do you think that prevented the oligarchy from having total control over other parts of the world?
  19. Well, probably not…they had so many other territories to control, I mean Egypt and Greece weren’t so big territories compared to the whole of Middle-East, Africa or Europe.
  20. Exactly. And that’s what they did: they built empires, and then they annihilated these newly-formed-free societies from the outside through wars or from the inside through sects and sophistry. Now, look at the American Revolution. Look at how the founding fathers had a deep understanding of who their enemy was and recognized very early that it was the oligarchy, through Britain. Look at how the whole of American History is a fight to prevent these evil forces from infiltrating their country. Think about this quote from George Washington: “It is not my intention to doubt that the doctrine of the Illuminati and the principles of Jacobinism had not spread in the United States. On the contrary, no one is more satisfied of this fact than I am.” From this quote you can understand how the very idea of the United States was to have a society free of the oligarchy.
  21. Yes, but look at what is happening to the United States right now! They are going to crumble like Egypt or Greece. They’re well on their way. So you see, no matter what you do, they will win again!
  22. All right, but let me show you why I think this time in history could be different. First, do you agree, from our analysis of the collapse of Ancient Egypt and Greece, that what enabled the oligarchy to destroy these societies was their ability to develop empires nearby and then take over these civilizations? So basically, they managed to suppress these societies because they had big territories where they could implement themselves.
  23. Yes, this is definitely a major part of the reason of the destruction of these civilizations.
  24. So, if we wanted to prevent them from doing that again, we would need to prevent them from taking over any form of territory, right?
  25. Well, yes, but exactly how do you do that?
  26. Well, what prevented Egypt or Greece from doing that? What prevented them from having a greater territory while keeping their high level of culture inside their society?
  27. I would say that it was their level of technology. I mean, they couldn’t just go anywhere. It took a long time to travel inside the land, and boats were faster, but they were limited. So, any civilization was limited in what it could achieve culturally in the world, and that’s what enabled the oligarchy to keep control over other territories.
  28. Exactly, so do we agree that the basic tool to have an influential, efficient humanist civilization is technology?
  29. Yeah, definitely, the higher the level of technology, the greater the possibility for transportation, and the greater the cultural and commercial influence of civilizations.
  30. And the greater the quality and speed of communication.
  31. Yeah.
  32. So one thing the oligarchy needs in order to stay alive is control over a territory, and using it as a center for launching attacks against other free societies of the world.
  33. Yes.
  34. And what’s enabling them to do that is a low level of technology in the world, keeping every society distant from one another, with a poor system of communication, so that they can’t unite and destroy the oligarchy.
  35. I agree with every thing you are saying, but I don’t quite see how that is relevant to what we were talking about at the beginning…
  36. You asked me why I thought we could defeat them, at this time of history.
  37. Yes, that was my question…
  38. Can’t you see the biggest difference now? Look at our level of technology for transportation and communication that we have at this time of history. We have boats, trains and for some decades now, planes. Planes! Can you imagine how that can freak them out!?! I mean now we can go from here to the other side of the world in a matter of hours! It means that we can travel and thus be connected and exchange cultures, ideas and technology so much more efficiently. Imagine how fearful the oligarchy is about planes!! Look at all the problems the airline industry has been having since 9-11. Look at everything they are doing to discourage you from embarking on a plane. Look at how they are ruining the image of the airline industry. Look at how many flights have been delayed, or have abruptly landed because there was a suspect passenger in the plane! They don’t want us to be connected! They want you to stay put in your little corner of the world, unaware of what is going on internationally, so that you grow ignorant of your fellow man, and then you can become so self-centered that you begin to fear everyone who doesn’t look like you. And when you start to fear your fellow human being, you’re turning your head away from the real enemy. That’s exactly what they want: divide and conquer. They don’t want us to be one! They want us to fight each other instead of fighting them.
  39. It’s true! I’ve never thought about that! Wow! And with our level of technology in communication, it’s got to be even scarier for them! We are able to reach one person on the other side of the world in a matter of seconds!! With the Internet, we can exchange ideas and create unity amongst ourselves. I think I’m beginning to understand what you mean…
  40. Yes. That’s the biggest difference right now: we can become one. And when we become one, they can’t stop us anymore. Malcolm X said that in a speech: “If I take my hand and slap you, you don’t even feel it. It might sting you because these digits are separated. But all I have to do to put you back in your place is bring those digits together.” So that’s where we are in history right now: we have the capacity to unite and defeat the oligarchy. We have a sufficiently high level of technology of transport and communication to unite and prevent any form of oligarchy from affecting us anymore.
  41. Ok, you are right; we can do it more than at any other time in history. But just because we can do it, doesn’t mean that we will do it!
  42. What you are saying is true. What will it take for us to achieve such a goal, now that we have proved that we have the capacity to do it?
  43. I mean, if everyone agrees on that, we surely will achieve our goal! But you know that is never going to happen. Having every single person to agree on the same thing I think is out of the question. So how do we do??
  44. You are right: if everyone agrees on this change, it will happen. But not everyone needs to agree though so that the change occurs! Let me give you an example to illustrate my point. Let’s say you have a big family dinner, and you and a couple of cousins want to have cherry pie for dessert. What will you do to get your cherry pie? Are you going to talk to every person present at the dinner and convince them to ask for a cherry pie?
  45. Ha-ha! No, of course not!
  46. Well, what will you do then?
  47. We could talk to the person cooking the food, and ask her or him to make a cherry pie for dessert.
  48. Ok, excellent, so you will go to the person responsible for what you want. And you will talk to highest authority you can. It’s the same in politics. You want a political change. What do you do? Do you have to convince every single citizen to promote such a change, or do you ask the people responsible for making the policies of your society?
  49. Ha-ha! I understand what you are saying: we have to ask our politicians if we want things to change. But, how do you do that??
  50. You mean, how do you contact them?
  51. Yeah…
  52. How do you contact your dentist?
  53. What??? Well, I can call him…what’s your point? You want me to call my elected official? Ha-ha, you’re joking, right?
  54. No, I’m dead serious.
  55. You mean I can call him?
  56. You didn’t know that??
  57. No!! How do you do that?
  58. You look up his number in the White Pages of your district or your state, it’s usually written there, otherwise, you can look on the Internet, and you will find it there for sure.
  59. Wow!! This is great man; it’s the first thing I’m going to do in the morning. How come, we don’t know about these things? It seems like a pretty basic knowledge for a citizen to have.
  60. It’s part of the plan to make you feel totally disconnected from the political life of your society. They want to suppress any political initiative in yourself and make you feel submissive and feel like a spectator of the world: they want to make you feel outside of the world, not part of it as you truly are. And as someone inside the world, as a part of the world, you are the world, and you can change it if you don’t like what you see!
  61. This is some powerful thoughts that I will think about…
  62. But let me tell you of the first time I called my elected official…It was the first time, so I was very excited and eager to talk to him about all the conspiracies going on about the police state and everything. So I called his office, and I got lucky: he was there and he had a bit of free time. So I presented myself as one of his citizens and I told him about all these evil forces trying to take control over the government, and about secret societies, etc. And at my biggest surprise, he knew all about what I was saying: I couldn’t believe it!!! I mean, I thought I was talking directly to the enemy, I thought he was part of these people, but not at all: I was shocked and didn’t know what to say! Then, he talked and I listened to him: he told me that he knew all these things, and had discovered them while serving in office and talking to a lot of people. He acknowledged the fact that there were powerful secret forces trying to bring about a dictatorship in the nation. And he said that he wasn’t the only one aware of that, but that the majority of the other politicians were either corrupted or foolish. And then he said: “what do you think I should do about it? What do you suggest we can do?” I didn’t know what to say: I realized that I had only focused on how great the problem was and never thought about any real solutions! I was honest with him and told him that I didn’t have any idea yet but that I would think about solutions and call him back when I had any. We said goodbye and promised to talk again.
  63. Ha-ha! That’s a pretty good story! I’m sure the same thing would have happened to me if I had called them before you told me this story. And it might have been even more ridiculous for me, because I can get so easily carried away. So, did you call him back?
  64. No, not yet, I haven’t come up with any solutions so far. It’s harder than it looks you know. Sometimes I wonder if we’re really going to change things like that…I look at most of the politicians and I see a bunch of corrupted cowards and when I look at us, as citizens, I see that most of us don’t even understand how our government functions and what the law is. And because of that, the politicians don’t suggest any solutions, and the citizens either are sleeping, or complain and insult the government, but almost never take responsibility for what is happening and suggest real legislations to change that.
  65. Don’t say that! Think about it: these politicians only care about keeping their power, right?
  66. Of course…
  67. And where do they get their power from?
  68. Well, they get elected and that’s how they end up where they are…
  69. Exactly, so they are there because they were elected, and they will stay there if they get reelected, right?
  70. Yes…
  71. So their main worry is reelection, right?
  72. Yes…
  73. Ok, now, I’m going to share a thought with you: what if more than half of the people voting in a district said that they will only vote for someone who will push for a certain policy? Will the politicians of this district suddenly run and tell everyone that they will endorse this legislation?
  74. Ha-ha! For sure, that’s what they will do…they don’t have any form of subjectivity, of creativity or leadership. They are so predicable. But, this would also mean that we would need at the same time to spread the word into the voting population.
  75. Of course, it would be a double flank war: on one side, we will have to educate our politicians, and on the other we have to educate the population. Basically, they’re not doing their job as elected official. So what we have to do is do is act as if we were politicians, as if we had been elected, as if we were responsible for our fellow citizens. We have to do the job for them. If they don’t do their job, if they can’t do their job, we shouldn’t wait for them to do it, or even complain that they are not doing it: we should do it ourselves. We should take advantage of their cowardice by playing the card of “if you don’t do that, we won’t vote for you” against them, because it’s the only language they understand. But, in order to do that, we need to have legislative proposals for them…
  76. And to have realistic and intelligent legislative proposals, I think we need a better understanding of our political system. So the first step towards any form of political activism is studying the political structure and laws of the society in which we live. Once we understand the rules by which we function, we will be able to change them and act accordingly!
  77. But, you know, we’re talking about becoming the government here…aren’t we making a big mistake? Aren’t they the enemy? Isn’t it the biggest institution that has been subverting us throughout history?
  78. You might have read or watched too much Chomsky my friend!! Look at the link between our fight for freedom and the establishment of government. Look at the birth of democracy in Ancient Greece and the parallel with the development of science, sports and arts. Look at the American Revolution and the birth of the republic! I mean, what does the oligarchy like?
  79. They like to control the whole world and prevent any form of human development and freedom.
  80. Yes and how do they do that?
  81. Like we said earlier, they keep us divided…
  82. Yes, and they prevent science and technology from blossoming, they prevent the spreading of new powerful ideas and the spread of civilization. I mean, think if the oligarchy had the choice between a world without any form of government anywhere and a world with governments and sovereign nation-states? What’s the easiest to control?
  83. I’m not sure…
  84. Think about monarchy…What’s the most effective way to have total control of your population: a monarchy or a republic?
  85. A monarchy, obviously, because you have less people involved in policy-shaping and these people are always the same, there is no change.
  86. That’s why they resisted the Independence of America. What do you think the oligarchy would do if we just eliminated every government on the planet?
  87. They would definitely try to take over.
  88. Yeah, just like England did with its British East India Company: it was a virtual corporation, a private enterprise who was ruling India and other nations!!! Can you think of any nightmare worse than this one? That’s what they are trying to do with globalization. They are trying to destroy governments: they don’t like governments! They hate governments! That’s why they’re trying so hard to take them over through corruption and privatization. They’re telling you: “The government can’t take care of your education. The government can’t take care of your healthcare. The government can’t take care of building infrastructure. The government can’t take care even of the military. The market will take care of it. The magic of the market will take care of it! Leave it to the market; leave it to private enterprises to take care of your basic needs and your welfare.” Is this any different from selling your soul to the devil? The problem is not the idea of government in itself. The problem is the quality of our government right now!!!!
  89. It’s true…
  90. What determines the quality of the government?
  91. The people inside the government, the politicians of course.
  92. Who’s putting them there?
  93. Us!
  94. So we are creating this situation to ourselves!!! Are we doing it consciously? I hope not. I still like to believe that we are not masochist by nature! So our problem is that we are uneducated about politics: we are uneducated about our government, about our system. We know something is wrong, really wrong, but we don’t know how to change that. I’ll tell you how to change that: change the quality of your government, change the people inside the government.
  95. How do you think we can do that?
  96. Well we can do two things I think. The immediate thing we can do is figuring out national solutions or even international solutions if we can, and pushing these policies in our Congress, or our Parliament by calling and putting regular pressure on our elected officials, scaring them about the possibility that they might not get reelected. The longer-term solution is changing these politicians by honest, educated, intelligent people, like us. We don’t like the politicians we have? Let’s take their place!!! And don’t ask for it, just take it! That’s what Malcolm X had to say about this: “Anytime you beg a man to set you free, you will never be free. Freedom is something that you have to do for yourself.” And before presenting ourselves as candidates, we should study the functioning of government and of the major political institutions, and we should have a better understanding of these things than any other citizen. Then, we should make the best legislative proposals than any other candidate of the district or the state. Let’s not replace the politicians for the sake of replacing them: let’s replace them with the best among us. Let’s be exacting with others as much as for ourselves!
  97. I agree with you now…You have made me understand that there is no possible change without the government. We have to change the government before changing the situation. The problem is not the government; it’s the hijacking of the government by private interests… We need to take our government back!

08
juin
08

Larouche et Socrate: Sur Dieu

  1. Salut Socrate !!
  2. Hey, salut Larouche, comment vas-tu?
  3. Très bien, ça me fait vraiment plaisir de te voir, tu ne sais pas à quel point. Ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas parlé, mais finalement aujourd’hui, après ces siècles passés, je te revois, et ça me fait du bien.
  4. Tu m’en vois également ravi Larouche. Je t’avoue que tu m’as beaucoup manqué aussi. Je sais que tu as été très occupé dans tes affaires, et j’espère qu’on aura aujourd’hui une très bonne discussion, comme nous en avions l’habitude. Alors, de quoi voulais-tu discuter aujourd’hui ?
  5. Haha ! Excuse-moi, mais d’une part je suis très enthousiasmé de partager mes nouvelles idées avec toi, et d’autre part, je ne suis pas sûr de ta réaction face à ce sujet. On pourrait dire sans vraiment se tromper je crois qu’il s’agit du sujet de discussion le plus ancien de l’Humanité, et qu’il s’agit sûrement en réalité du sujet le plus important qui existe. Tu y as évidemment déjà réfléchi et tu en as aussi parlé à plusieurs reprises, mais je ne pense pas que tu aies jamais approché le sujet de la manière que je vais te proposer aujourd’hui.
  6. Oh ! Larouche, là je t’avoue que tu me prends par surprise. La discussion que tu proposes me paraît presque controversée à t’entendre parler. Je vais t’avouer que tu as déjà piqué ma curiosité, et je te prierai sans plus tarder de t’exprimer.
  7. Il s’agit du concept de Dieu.
  8. Dieu ! Ah oui, là je t’avoue que sans vouloir exagérer, cela risque d’être une très longue discussion. C’est un sujet auquel j’ai pensé plus d’une fois, comme beaucoup de ceux qui s’intéressent à la philosophie. Malgré tout ce que j’ai pu entendre sur le sujet, autant par des prêtres que des philosophes, je n’ai jamais pu m’identifier pleinement avec leur définition. Je ne te mentirais pas si je te disais que je n’ai pas perdu l’espoir d’entendre une description nouvelle du concept de Dieu, et j’attends beaucoup de la discussion qu’on vient de commencer, surtout car c’est de toi qu’elle vient.
  9. Je te remercie beaucoup de cette confiance Socrate, et j’essaierai de ne pas te décevoir en approfondissant et en défendant du mieux que je peux cette idée.
  10. N’attends pas plus, je t’en prie, et commence s’il te plaît…
  11. Très bien. D’abord, ce qui me fascine d’emblais, c’est de constater que tout le monde semble savoir intuitivement ce qu’on entend par Dieu. Même un enfant très jeune semble connaître l’idée, et je n’ai rencontré aucun enfant, ni même aucun adulte, qui a posé la question sincère, naïve et innocente de « Qui est Dieu ? » ou « Qu’est-ce que ça veut dire Dieu ? ». Il me semble que seul le philosophe se pose cette question, non pas parce qu’il n’ait jamais entendu ce mot, et qu’il n’ait aucune idée de sa signification, mais bien parce qu’il constate que tout le monde en parle sans l’avoir défini préalablement. Pour lui, cela pose un problème : il remarque des gens qui parlent d’une chose et souvent sont en désaccord, mais ils n’ont jamais vraiment défini de manière personnelle et individuelle le concept de Dieu. Cela mène inévitablement à des malentendus, voire à des guerres. C’est là que le philosophe a un rôle à jouer : dénouer les malentendus en redéfinissant de manière universelle les concepts incompris. C’est donc ce rôle que j’aimerai jouer avec toi aujourd’hui si tu le veux bien.
  12. Volontiers, Larouche. Je ferai de mon mieux pour te guider comme je le peux, et te nourrir de mes propres réflexions.
  13. Merci Socrate. Avec ton aide je sais que je suis entre bonnes mains, et cela me mettra plus à mon aise, je parlerai plus librement et je serai moins anxieux de commettre des erreurs dans ma pensée. Commençons donc si tu le veux bien.
  14. Bien sûr.
  15. Alors, comme je le disais, il semble que le mot même de Dieu, malgré le fait qu’il ait rarement été défini dans la vie des individus, est un concept qui semble être évident en soi, et dont tout le monde, ou presque, reconnaît l’existence. Dieu existe, d’accord, mais qui est-il ? Que représente-t-il ? En occident, ce concept a été majoritairement défini à travers la Bible, et même si le christianisme a perdu de sa vigueur, les athées rejettent souvent l’existence de Dieu car leur définition est ancrée dans la Bible. Mais comme Raël l’enseigne, même dans la Bible, et plus particulièrement dans l’Ancien Testament, il semble évident que Dieu n’est pas qu’un concept, mais plutôt une personne vivante. Déjà on parle du Dieu « vivant ». On voit Abraham marcher et parler avec Dieu qui est décrit comme ayant un corps humain. On voit Jacob se battre physiquement avec Dieu, qui a un corps humain. On voit aussi Moïse voir Dieu en face et lui parler comme à un ami. Mais ce Dieu de la Bible avec un corps humain, capable de parler, capable d’avoir des émotions, de se faire influencer, malgré ses caractéristiques essentiellement humaines, est incontestablement supérieur en terme de capacité, de connaissances et de bonté. Comment donc résoudre ce problème qui voudrait qu’un Homme supérieur à presque tous les niveaux, au point de faire ce que la Bible a appelé des miracles, pourrait-il être réel ? Ce Dieu mentionné ne vient évidemment pas de la Terre, il ne s’agit pas, d’après la Bible d’un être humain descendant d’Adam et Ève. Non, il s’agit bien d’un être humain ayant été le Créateur de la vie sur la Terre, et donc de l’Humanité. S’il ne vient pas de la Terre, mais qu’il s’agit d’un être humain, d’où alors peut-il bien venir ? De l’espace, nous n’avons pas d’autre possibilités raisonnables. Mais comment un être humain comme le Dieu décrit par la Bible pourrait-il venir de l’espace ? Où pourrait-il vivre ? Aucune autre réponse raisonnable et logique ne semble être possible que le fait de dire qu’il habite sur une autre planète. Il en serait de même aussi pour les anges de la Bible. Mais comment un être humain, habitant sur une autre planète, pourrait-il arriver sur la Terre ? Par un voyage interplanétaire évidemment. Comment ? Avec ce qu’on appelle un vaisseau spatial nécessairement. Pour ce faire, le Dieu décrit dans la Bible devait donc être doté d’une technologie très avancée, même plus avancée que la nôtre présentement.
  16. Arrête-toi là deux minutes s’il te plaît Larouche ! J’apprécie ton raisonnement, mais tu files vraiment à mille à l’heure, et j’ai besoin de t’arrêter pour reformuler ce que tu as dit, et être sûr de bien comprendre. Tu es en train de dire que le Dieu biblique est un être humain ?
  17. Oui.
  18. D’accord, je vais très certainement relire les passages de la Bible que tu as mentionnés, et même d’autres car cela ne me semble toute somme pas impossible. Soit, le Dieu biblique est un être humain. Mais tu affirmes que logiquement, il devait habiter sur une autre planète… Ça fait de lui un extra-terrestre si je ne me trompe pas ?
  19. C’est exact.
  20. Si on prend le sens étymologique d’extra-terrestre, donc qui habite à l’extérieur de la Terre. Cela semble nécessaire, car d’après la description biblique de Dieu, il ne vient pas de la Terre, c’est plutôt lui qui crée la vie sur la Terre.
  21. Bon, encore une fois, je suis très intrigué par ce que tu avances. C’est quelque chose que je n’ai jamais entendu auparavant, et qui de par le simple fait que cela paraît farfelu aux yeux de beaucoup, m’intéresse à aller chercher plus loin. C’est souvent dans les coins les plus ridiculisés que se cache la vérité.
  22. Je suis content de t’avoir présenté une si nouvelle idée Socrate, et je t’encourage surtout à lire le message du prophète Raël à ce sujet, tu en seras plus qu’éclairé. J’espère que cela te nourrira pendant longtemps.
  23. Je l’espère aussi. Mais avant de te laisser continuer, j’aimerai faire quelques commentaires qui me viennent à l’esprit concernant ton raisonnement. D’abord il s’agit du fait que tu parles du « Dieu biblique ». Cela suppose évidemment qu’il y a d’autres conceptions de Dieu, en dehors de la Bible. Tu ne vois donc pas le concept de Dieu comme une entité absolue mais comme un concept culturel ?
  24. Oui, tu as raison là-dessus Socrate. Par contre, je voudrais te préciser que cela ne veut pas dire que ma conception de Dieu n’est pas celle d’un être absolu et parfait. Cela veut simplement dire que les conceptions de Dieu sont des résultats culturels. Ceux qui affirment que Dieu est omniprésent sont incapables d’expliquer comment il se fait qu’il y ait autant de diversité dans les religions dites révélées. Tu sais très bien, que tout comme toi, j’abhorres les visions dogmatiques du monde. Et j’ai aussi beaucoup de difficulté à parler à des gens dont la pensée est ancrée dans des dogmes soi-disant irréfutables. Je ne perdrai donc pas mon temps avec toi à montrer la mentalité dogmatique et donc ridicule par nature de la plupart des Hommes qui se disent religieux. Je préfère avoir une discussion agréable et constructive avec toi Socrate.
  25. C’est également ma préférence. C’est justement pour éviter de tomber dans le dogme que je suis très curieux d’entendre ce que tu as à dire sur le concept de Dieu. Reviens donc s’il te plaît à ta présentation du Dieu biblique.
  26. Comme tu avais compris, il me semble, que d’après la Bible, il s’agit d’un être humain extra-terrestre, appartenant à une civilisation très avancée technologiquement par rapport à nous. Et à ce titre, les Mormons sont bien plus proches de ce qui semble être logique que beaucoup d’autres Chrétiens. Ils reconnaissent à ce niveau que le Dieu de la Bible a un corps, tout comme Jésus, et qu’ils habitent sur une autre planète. C’est quelque chose qui m’a rapidement sauté aux yeux, et qui m’a intéressé, mais je n’irai pas plus loin car notre objectif n’est pas de présenter en détails les croyances de l’Humanité, mais plutôt de voir la diversité des concepts de Dieu…
  27. Ce qui m’intéresse surtout, Larouche, c’est de connaître ta propre conception de Dieu.
  28. Avant de le faire, j’ai quand même dû m’assurer de te montrer que la théorie de la civilisation extra-terrestre venue créer la vie sur la Terre est aujourd’hui la plus raisonnable et crédible de toutes. Il suffit d’effectuer quelques recherches pour remarquer qu’à travers toutes les cultures, ce que les anciens appelaient des Dieux n’étaient rien d’autre que des membres de cette civilisation extra-terrestre. Et on voit bien aussi qu’ils avaient une conception beaucoup moins mystique que la nôtre dans un sens. D’un côté ils étaient incapables de comprendre les connaissances de ces dieux et ils qualifiaient donc ce qu’ils faisaient de miraculeux et d’inaccessible, mais de l’autre côté, ils reconnaissaient qu’ils avaient une forme, un visage. Aujourd’hui, la plupart des croyants diront que Dieu est invisible, immatériel, omniprésent et en même temps ils admettent que c’est le Dieu décrit dans la Bible du nom de Jéhovah. C’est évidemment ridicule car une lecture un peu intelligente de la Bible nous prouve que c’est faux et que Jéhovah est bien un être humain vivant avec un corps, des jambes, des bras, une tête. On a donc progressé au niveau technologique et scientifique, mais j’ai l’impression qu’il nous manque encore quelque chose au niveau spirituel et intellectuel qui nous permettra de grandir et devenir de vrais adultes. Encore une fois, je pense que chaque croyant, qu’il soit musulman, chrétien, juif, hindou, ou tout autre, doit admettre que ses croyances sont compatibles et même complémentaires à la théorie de la civilisation extra-terrestre. Un peu de bonne foi et de recherche et la chose est facilement découvrable. Quant aux athées, la recherche se fait de manière différente. Compte tenu qu’ils n’adhèrent à aucune croyance et qu’ils ne suivent aucun livre sacré, leur recherche doit être directement orientée vers la science, l’histoire ancienne, le bon sens, et du phénomène extra-terrestre ou ce qu’on appelle les ovnis. Pour cela, il faut sortir un peu de son égocentrisme et effectuer des recherches honnêtes sur ce sujet. Je pense que la capacité de réussir à comprendre ces choses ne dépend pas tellement de l’intelligence des individus mais plutôt de la bonne volonté. Je ne veux pas essayer de te convaincre Socrate, et je sais que tu seras en mesure de faire tes propres recherches de manière indépendante.
  29. Je t’en remercie Larouche, et c’est évidemment quelque chose que je ferai par moi-même. Mais j’aimerai quand même connaître le fond de ta pensée là-dessus. En admettant donc que le Dieu mentionné dans la Bible nommé Jéhovah est un être vivant issu d’une civilisation extra-terrestre technologiquement très avancée, cela implique nécessairement une lecture toute nouvelle de ce texte sacré, et j’aimerai en connaître ton interprétation.
  30. Oui, je vais satisfaire ta curiosité Socrate, mais pour ce faire, je vais d’abord devoir satisfaire ton premier souhait et te présenter ma nouvelle définition de Dieu.
  31. Très bien.
  32. Bon, tout comme les concepts de Dieu dans le passé sont un produit culturel, le nouveau concept de Dieu en est aussi un. C’est un produit culturel issu de nos avancés dans nos connaissances scientifiques et historiques. Nous sommes arrivés à un stade de notre développement en tant qu’espèce humaine qui nous permet, progressivement, d’arriver à une connaissance véritable et véridique de notre histoire commune. En même temps, l’ancien concept de Dieu qui se voulait être une entité invisible, omniprésente, omnipotente, mystérieuse et ainsi de suite tombe progressivement de notre réalité, même si certains essaient à tout prix de le maintenir en vie. Ce concept mystique et par définition incompréhensible est voué à la mort. En effet, nous vivons dans un monde où, de plus en plus, chaque individu voit que l’information lui est facilement accessible et la plupart du temps gratuitement, et cela le pousse à vouloir comprendre les choses par lui-même, sans passer par un prêtre ou une autorité externe. On évolue donc vers une conscience planétaire qui cherche à savoir et pas seulement croire. Le concept de Dieu ne peut donc plus se limiter à une croyance tirée de livres écrits il y a des milliers d’années. Ces concepts, très certainement inspirés par des humains plus évolués venus d’une autre planète, demeurent néanmoins aussi des produits culturels d’une Humanité primitive, immature et ignorante. Si nous voulons évoluer et dépasser notre passé, nous devons changer cette ancienne définition de Dieu pour une nouvelle définition dont la compréhension et l’accès ne sont pas limités à une élite qui la véhicule par des dogmes dont la remise en question est interdite. C’est dans cette optique que je veux te proposer une nouvelle définition de Dieu qui n’est pas dogmatique ni révélée, mais qui est intelligible par tous, moyennant un peu de raisonnement logique et de connaissances.
  33. Cela est très intéressant Larouche. Je pense aussi que comme tu mentionnais que la distribution de l’information s’effectuait maintenant de manière globale, ce dont Internet est largement responsable, nous allons arriver à un stade de notre évolution humaine où toute l’Humanité sera enfin reliée et à ce moment, nous pourrons arriver certainement à une conscience humaine mondiale. Nous verrons les mêmes choses au même moment en quelque sorte. De plus, l’information sur notre histoire sur la Terre sera dévoilée à tous, et nous prendrons conscience de nos racines communes. Je pense que ce phénomène est déjà en cours actuellement, mais il n’est évidemment pas encore complété car on sait que tout le monde n’a pas encore accès à l’Internet par exemple. Trop de gens ne savent encore ni lire ni écrire, et encore pire, trop de gens meurent encore de faim. Cette dernière étape de conscience humaine mondiale ne pourra jamais aboutir tant que les droits de chacun ne seront pas respectés. Cela me déchire le cœur de savoir qu’il existe encore des Humains sur Terre qui sont prêts à tuer des milliers de gens, ou à les rendre pauvres simplement pour s’enrichir. Et cette maladie mentale s’applique autant chez les plus riches que chez les plus pauvres : entre le milliardaire qui profite d’une crash économique pour s’enrichir encore plus et le vagabond qui tue son prochain pour lui soutirer 20$, la mentalité est la même. C’est cette mentalité de la violation des droits de notre prochain qui nous empêche maintenant d’arriver à vivre dans un monde où il fait réellement bon vivre. C’est un travail personnel, et nous avons tous une responsabilité à faire évoluer l’Humanité dans ce sens. Je m’excuse de te parler de ces choses là Larouche, je sais qu’il ne s’agissait pas du centre de notre discussion, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à ces choses quand tu as parlé de conscience mondiale.
  34. Il n’y a pas de problème Socrate, je partage entièrement tes positions. Il me semble en effet que l’idée de reconnaissance d’un Dieu par l’Humanité ne pourra se faire que lorsque chacun de nous individuellement aura atteint un niveau de conscience similaire. Pour ce faire, nous devrons évidemment avoir tous atteint un certain niveau de survie, de connaissance, notamment en terme historique et culturel, de sorte que nous reconnaissons nos origines communes et notre unicité en tant qu’espèce. Pour le moment, je vais plutôt essayer de te présenter le principe de Dieu que je propose du mieux que je peux.
  35. Soit, je t’écoute…
  36. Je vais affirmer ce que je crois et ensuite je vais essayer de te le prouver, te le démontrer de manière constructive. Je pense donc que l’Humanité est un véritable organisme vivant géant. Je ne pense pas qu’il s’agisse de pensées entièrement nouvelles, seulement je pense qu’à mon humble connaissance, cette idée n’a pas été poussée suffisamment loin. Je ne prétends pas la pousser jusqu’au bout aujourd’hui, mais j’espère rendre son implication et son importance plus explicite à tes yeux et envisager quelques pistes d’investigation et de recherches. Je ne veux rendre rien de mystérieux, et je vais essayer du mieux que je peux de prouver ce que j’avance. J’affirme donc que l’Humanité est un organisme vivant. Qu’est-ce qui me fait dire cela ? Si on se tourne vers la définition classique de ce qu’est un organisme vivant, on voit qu’il a les caractéristiques suivantes : il réagit face à certaines situations, c’est-à-dire qu’il est doté d’un pouvoir d’action autonome contrairement à une roche par exemple, il se reproduit, il grandit et finalement il s’autorégule. Voyons donc si cette définition s’applique à l’Humanité. L’Humanité est en effet dotée d’un pouvoir d’action autonome, il s’agit d’une entité capable de réagir à différentes situations. Maintenant considérant le point de la reproduction, je pense qu’on peut aussi dire que l’Humanité en tant qu’entité se reproduit, c’est-à-dire que l’Humanité est capable de se séparer en « deux » et se développer dans deux régions différentes sans avoir d’interactions. Ensuite, en ce qui attrait à la capacité de grandir ou de croître, je pense qu’il est aussi évident de constater que l’Humanité est capable de se répandre sur la Terre, de former des villes, des nations et des civilisations. Finalement, concernant l’autorégulation de l’Humanité, je dirai que nous avons cette capacité, qui apparaît de manière individuelle évidemment, de se questionner et essayer sans cesse de mieux s’adapter à notre environnement. Que penses-tu donc de ces explications Socrate ?
  37. Elles me semblent tout à fait crédibles et même assez évidentes. Je suis d’accord sur ce point : nous pouvons considérer l’Humanité comme un organisme vivant géant.
  38. Je suis content de voir que tu as accepté mes explications que j’ai gardées le plus simple possible. Nous admettons donc que l’Humanité est un organisme biologique, et on pourrait même parler, comme Raël l’a exprimé, d’organisme macro-biologique. Je pense judicieux de commencer notre étude en regardant ce dont la vie de cet organisme dépend. Regardons donc l’Humanité dans son ensemble et dans ses interactions avec son milieu extérieur. Nous remarquons immédiatement que l’Humanité ne pourrait exister sans une planète adéquate, dans notre cas ce que nous nommons la Terre. L’Humanité a donc besoin d’une planète pour se développer. Maintenant, une fois sur cette planète, de quoi se nourrit-elle ? En d’autres mots, de quelles ressources avons-nous besoin pour survivre? Évidemment, nous avons besoin de nous nourrir et cela se fait par l’agriculture et l’élevage. Nous travaillons donc la terre pour en tirer des graines, des fruits, des légumes et toutes formes de végétaux. Ensuite, pour les animaux, nous les élevons pour en tirer la viande, la fourrure et d’autres produits. Nous pouvons donc dire que l’Humanité se nourrit de la matière organique de la Terre : des végétaux et des animaux. Mais cela n’est pas notre seule interaction avec les ressources terrestres. En effet, nous utilisons aussi le bois, le fer, le bronze, l’or. Le bois est de la matière organique, ce que nous avons déjà mentionné plus tôt. Mais le fer, le bronze, l’or et tous ces types de matériaux sont de la matière minéral, donc inorganique. J’allais oublier que nous utilisons aussi l’eau qui est aussi de la matière inorganique et également que nous respirons et que nous utilisons donc l’air qui se trouve dans l’atmosphère.
  39. Si je résume rapidement ce que tu as dit : l’Humanité, en tant qu’organisme macrobiologique, se nourrit des formes organiques et minérales que lui procure la Terre…
  40. Exactement. Dans ce sens, on peut considérer l’Humanité comme une espèce de parasite de la Terre, dans le sens où on vit à ses dépends. Mais la Terre est tellement gigantesque par rapport à nous que notre influence est négligeable dans sa survie à long terme. En d’autres termes, nous ne somme pas capable de détruire la Terre, et dans ce sens, nous ne sommes pas un virus mais simplement un parasite. La Terre ne retire rien du fait qu’on l’habite, mais on retire tout d’elle. Sans elle, nous n’existerions pas. Rappelons-nous aussi des sages paroles du grand chimiste Lavoisier qui affirmait que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Dans ce sens, la masse de la Terre n’est pas influencée par notre activité humaine. Nous ne faisons en réalité que prendre la matière sous une forme naturelle, et la transformer pour l’adapter à nos besoins. Par exemple, dans la construction d’une maison, tous les atomes de cette maison ne peuvent provenir que de la Terre elle-même et de nulle part ailleurs : le bois venant des arbres, les briques venant des roches, le plastique venant du pétrole souterrain, le métal venant de grottes, et ainsi de suite. Ce que nous faisons donc en tant qu’espèce humaine est d’extraire, de transformer et de relocaliser la matière déjà existante. Dans ce sens la pollution n’est pas un absolu, mais est une fonction de la relation entre la nature chimique d’un produit, sa concentration et son emplacement. En effet, le pétrole est un produit naturel existant dans le sous-sol de la Terre. À cet endroit, ce n’est pas un polluant. Par contre, si des grandes quantités se retrouvent déversées dans la mer, alors là il devient polluant car il nuit aux organismes vivants. Il est en de même pour toutes les formes que prend la matière sur la Terre, il s’agit à la fois de quantité, de concentration et d’emplacement. Si nous pouvions développer une véritable science écologique, nous saurions enfin équilibrer nos désirs, nos besoins et les limites que la nature nous impose.
  41. Je suis très d’accord avec toi là-dessus, Larouche. Et c’est un problème majeur que beaucoup d’environnementalistes semblent oublier j’ai l’impression. Ils sont rapides à manifester, mais plus lent à raisonner. C’est bien de remarquer un problème, c’est encore mieux de le résoudre.
  42. Très bien dit Socrate. Et j’espère justement proposer une solution à ce problème millénaire qu’on appelle Dieu. Je vais donc continuer toujours en approchant l’espèce humaine comme un parasite macrobiologique. Mes connaissances biologiques sont assez limitées, alors je ne m’aventurerais pas dans des explications détaillées sur la nature de cet organisme qu’on appelle l’Humanité, mais je te proposerai des avenues de réflexion sous forme de comparaison simples entre des composantes de la société et des composantes biologiques d’un organisme. Par exemple, le système immunitaire pourrait être associé aux hôpitaux et aux ambulances ; les banques et le système financier et monétaire pourraient correspondre au système énergétique comme notre système cardiovasculaire ; l’Internet, la télévision et la radio pourraient correspondre au système nerveux de l’Humanité, et ainsi de suite. Comme l’enseigne Raël, une toute nouvelle science pourrait ainsi voir le jour si des biologistes et des politiciens se mettaient ensemble pour créer ce qu’on nommerait la macrobiologie. Si nous étions capables de développer cette science de manière certaine comme nous avons développé l’astronomie, alors nous serions en mesure de transformer la politique en une science à part entière qui se voudrait le régulateur de tout cet organisme qu’on nomme l’Humanité. Peut-être qu’une fois ce jour venu, nous verrions finalement la fin des guerres et le début d’une ère de justice et d’égalité pour tous.
  43. J’en suis certain. Comme toute nouvelle idée légitime, elle prendra certainement du temps à se concrétiser, mais une chose est sûre : elle en vaut la peine. Mais cela n’est pas vraiment le sujet de notre discussion, Larouche, reviens plutôt s’il-te-plaît avec ta notion de Dieu qui m’intrigue depuis le début…
  44. Très bien Socrate, j’y reviens. En tant que macro-organisme, l’Humanité se compose de certains éléments essentiels qui, de par leurs interactions, assurent sa survie et son développement. Es-tu d’accord là-dessus ?
  45. Oui. Si je comprends bien ce que tu veux dire, c’est comme pour le corps humain, il a besoin d’un système nerveux, un système cardiovasculaire, un système squelettique, et un certain autre nombre défini d’éléments pour pouvoir exister. Sans un de ces éléments, le corps humain ne peut pas vivre. Et l’interaction entre les différents systèmes ou éléments du corps assurent sa vie et son bien-être. C’est ça ?
  46. C’est exactement ça. Maintenant, si nous nous servons de ton excellente comparaison avec le corps humain, serais-tu d’accord avec moi pour dire que ce ne sont ni les pieds ni les mains qui le commandent, mais bien un autre élément ?
  47. Oui, je suis d’accord avec toi là-dessus.
  48. Il est en donc de même pour l’Humanité ?
  49. J’imagine, mais je n’en suis pas certain…
  50. En tant qu’organisme biologique, nous avons convenu que l’Humanité se composait d’éléments biologiques qui à travers des activités à la fois uniques et complémentaires interagissaient pour assurer la survie et le bien-être du tout, c’est-à-dire de l’Humanité elle-même. Mais comme tout organisme biologique, il lui faut également un centre de commande, un élément supérieur aux autres dont la majorité des autres dépendent. Dans le corps humain, on pourrait dire que cet élément est la conscience et certains affirment qu’elle logerait dans la glande pinéale du cerveau. Son emplacement exact n’est pas nécessaire dans notre discussion, mais nous devons simplement reconnaître que la même chose est valide pour toute l’espèce humaine : il existe un élément supérieur de cet organisme qui prend les décisions et régit les activités du tout. Tout comme cet élément supérieur dans le corps humain a une manifestation physique réelle, il en est de même pour l’espèce humaine. Cette manifestation physique réelle doit se faire par des individus car l’entité la plus élémentaire de l’Humanité est l’individu. Ainsi, on doit admettre que l’élément biologique correspondant au centre de décision de l’Humanité est un individu ou un groupe d’individus agissant comme une entité unique et unifiée au sein de ce macro-organisme. Cet individu ou ce groupe d’individus est en réalité la conscience de l’Humanité et ce qu’on a appelé « Dieu ». On peut vite comprendre pourquoi le concept de Dieu a en quelque sorte toujours existé dans notre histoire mondiale. Ce concept, dans le sens que j’ai expliqué, fait partie de notre identité individuelle et collective d’Humain.
  51. Attends, juste pour être sûr de comprendre ce que tu avances…tu es en train d’affirmer que Dieu est l’individu ou le groupe d’individu ayant le plus haut degré de responsabilité dans la hiérarchie des éléments biologiques du macro-organisme Humanité ?
  52. Oui. Il s’agit en fait de l’élément de cet organisme duquel dépend le plus tous les autres éléments. C’est lui qui prend les décisions, qui fait les choix qui affectent toute l’Humanité. Tout comme dans le corps humain, sans l’élément biologique où loge la conscience, le corps cesse de fonctionner, il est en de même au niveau macrobiologique pour toute l’Humanité : sans l’individu ou le groupe d’individu composant l’élément décisionnel qu’on a appelé Dieu, toute l’Humanité cesse de fonctionner comme un tout. Mais cela me fait penser à la chose suivante : j’ai l’impression que le parasite qu’est l’Humanité est capable, si cet élément est détruit, de former par elle-même d’autres centres de décision. J’ai l’impression aussi que c’est comme cela que nous fonctionnons actuellement et que nous avons fonctionné depuis au moins 6000 ans. C’est comme si l’Humanité avait plusieurs centre de décisions différents, donc plusieurs dieux pour différentes régions du globe, chaque groupe étant autosuffisant et ayant tous les éléments macrobiologiques de l’Humanité. C’est ce qu’on a pu constater dans le développement des grandes civilisations je pense. Mais maintenant, nous approchons une étape où nous commençons à nous unifier et les frontières qui nous séparaient sont en train de tomber une par une. Nous voilà face à un paradoxe que nous devons résoudre : d’une part le fait qu’il existe plusieurs centres décisionnels au sein de l’Humanité, et de l’autre le fait que les autres éléments macrobiologiques sont en train de s’unifier et former un tout cohérent. Je pense plus particulièrement à l’Internet, mais aussi au commerce et aux transactions financières. Je pense que naturellement, l’Humanité est poussée à s’unifier dans un macro-organisme uni et cohérent, et l’existence de plusieurs centres de décision représenterait une barrière à cet objectif. Je pense donc que nous en sommes là et que la question qui se pose à chacun de nous est la suivante : comment allons-nous nous unifier ? comment allons-nous assurer l’unification de l’Humanité dans un seul macro-organisme avec un seul centre décisionnel ? Nous savons qu’il s’agit d’une conséquence inévitable de notre développement scientifique et technologique. Il en revient à nous de décider la manière dont nous allons y arriver. Il semblerait que certains aient décider d’y arriver par la force, la violence et la guerre : c’est ce que certains appellent le Nouvel Ordre Mondial et la conspiration des Illuminati. Mais c’est là que nous devons, peu importe notre position dans ce grand organisme qu’est l’Humanité, exprimer notre volonté. Je pense que tout comme les maladies psychosomatiques existent chez l’humain au niveau individuel, il est en de même au niveau macrobiologique pour toute l’Humanité. Nous devons donc exprimer de manière forte et sans ambiguïté notre désaccord à toute politique de violence de la part des preneurs de décision dans chacune de nos sociétés, et nous devons exprimer notre volonté et détermination profonde d’arriver à une unification de l’Humanité par des moyens pacifiques et rationnels.
  53. Ça me fait penser à ce que Gandhi a accomplit en Inde…
  54. Très certainement. Tu vois juste Socrate. Il s’agit en fait de conscientiser l’élément décisionnel de nos sociétés et de lui faire ressentir une douleur pour qu’il porte une attention à ce problème, qu’il réalise qu’il s’agisse d’un problème qu’on qualifierait de psychosomatique, et qu’il change d’attitude et de mentalité en conséquence, sous peine de perdre son statut de preneur de décision, ou de Dieu comme je l’ai nommé plus tôt. Cela suppose évidemment de la part de chacun d’entre nous d’être conscients de qui sont les réels preneurs de décision. Parce que j’ai remarqué qu’on a souvent tendance à penser que celui qui a le pouvoir est celui qu’on voit à la télévision, et on oublie que celui qui tient la caméra en a certainement autant, et l’employeur de ce dernier en a sûrement encore plus. De la même manière, on pense que celui qui est riche est celui qui a des millions ou des milliards dans un compte bancaire, alors qu’on oublie que celui à qui appartient la banque l’est certainement bien plus. Pour trouver le pouvoir, nous devons donc chercher à démasquer les individus qui contrôlent et à qui appartiennent les différents éléments macrobiologiques de chaque société. C’est-à-dire à qui appartient le système nerveux, ou les médias, à qui appartient le système bancaire, le système politique et ainsi de suite. C’est en identifiant ces individus et en suivant leurs actions qu’on sera en mesure de les garder dans la voie de l’amour et de la justice. Et quand on sait par qui sont contrôlés les médias de notre société, on peut mieux comprendre les motifs derrière la diabolisation d’un individu ou d’un groupe d’individus, et être en mesure de discerner s’il s’agit d’accusations légitimes ou insignifiantes.
  55. C’est exactement ce qu’on a vu aux États-unis avec l’invasion de l’Iraq. Les pouvoirs politiques, médiatiques et financiers se sont alignés pour justifier l’invasion illégitime de tout un pays.
  56. En effet. Et je m’inquiète tous les jours un peu plus de l’avenir de mon pays. Une période dramatique s’annonce à l’horizon, et personne ne semble pouvoir l’arrêter.
  57. Que veux-tu dire par là ?
  58. Je veux parler de la possibilité de l’instauration d’une dictature à part entière. Tu sais comme moi que des injustices flagrantes ont eu lieu aux Etats-Unis depuis des décennies, et les assassinats de John F. Kennedy, son frère Robert Kennedy, de Martin Luther King et de Malcolm X pour n’en nommer que les plus connus sont des exemples concrets de corruption au plus haut niveau de la société américaine. Mais nous semblons rentrer dans une phase qu’on pourrait appeler terminale, où la possibilité de l’apparition d’un régime ouvertement fasciste est une réalité sérieuse. Mais bon, tu n’es pas là pour m’entendre parler des Etats-Unis Socrate ni pour me vider le cœur. Ça sera pour une autre fois…
  59. Tu as raison. Mais avant de se laisser Larouche, j’aimerai que tu répondes à une question qui m’est venue en t’écoutant parler.
  60. Très certainement. Je t’écoute.
  61. Quand les Juifs, Chrétiens et Musulmans disent qu’ils croient en Dieu…de quel Dieu parlent-ils ?
  62. Très bonne question Socrate, je suis vraiment content que tu la poses. Je me suis demandé la même chose récemment figure-toi, et je suis arrivé à deux réponses différentes mais qui me semblent compatibles. Comme Raël l’explique, nos Créateurs sont les Élohim, cette civilisation venue d’une autre planète créer la vie sur la Terre et l’Homme en leur image. La Torah, le Nouveau Testament, le Coran et le Livre Mormon sont tous des livres qui parlent de Dieu. Maintenant, à savoir de quel dieu ils parlent, je pense que d’une part ils parlent de Yahvé, le chef qui est la véritable conscience de cette civilisation et d’autre part ils parlent du principe macrobiologique qui régit le développement et la vie de l’Humanité. Je pense que reconnaître Yahvé comme étant leur Dieu signifie qu’ils acceptent de l’avoir comme leur conscience, comme leur preneur de décisions ultime. C’est comme si au lieu d’avoir un être humain de la Terre comme conscience et preneur de décision d’une société, les Juifs, Chrétiens et Musulmans avaient décider de déléguer cette responsabilité à Yahvé et à nos Créateurs, par l’intermédiaire de prêtres et prophètes. C’est un geste d’amour, de reconnaissance et de confiance sublime de notre part comme de la leur je pense, surtout considérant notre état primitif de l’époque.
  63. Ok. Cela me paraît tout à fait plausible, surtout que nous étions comme des enfants en terme de maturité et de connaissances scientifiques, il était certainement préférable de nous faire guider, mais toujours avec notre accord évidemment.
  64. Exactement. C’est une chose merveilleuse de voir à quel point Yahvé et les Élohim respectent notre libre-arbitre. Mais soit, voilà ma première manière de comprendre ce que ces religions entendent par Dieu. L’autre est reliée à la première et est en quelque sorte le principe universel supérieur duquel Yahvé est la meilleure personnification. Je m’explique : Dieu pourrait représenter également le principe universel auquel l’Humanité en tant qu’organisme macrobiologique obéit. Et comme notre conscience est dotée d’un libre-arbitre mais aussi d’une capacité de raison scientifique, nous avons à la fois la capacité de découvrir le principe scientifique qui régit notre survie et notre bonheur et aussi la capacité de choisir de l’appliquer ou non. Par exemple, nous avons la capacité de découvrir scientifiquement ce qui est bon à manger, et nous avons également la capacité d’agir en fonction de cette connaissance ou de l’ignorer. Il est en de même à plus grande échelle. Yahvé peut donc personnifier ce principe humain macrobiologique dans le sens où il en est le garant. Cela pourrait expliquer la croyance en un dieu omniprésent. Il est omniprésent dans le sens où il s’agit d’un principe universel présent dès que deux êtres humains sont en interaction. J’ai même l’impression que les Égyptiens avaient déjà ce concept à travers Amun ou Maat. Je ne connais pas suffisamment la religion égyptienne pour me prononcer avec assurance. Mais une autre chose est frappante en Égypte ancienne est cette personnification de principes universels. Il y avait cette même confusion entre le principe et celui qui le véhicule. C’est un peu comme si on disait que la cause de l’électricité est Benjamin Franklin parce qu’il en est le découvreur, et qu’on personnifie le principe de l’électricité en lui. Ou encore, de voir Denis Papin comme le principe régissant le fonctionnement de la machine à vapeur. C’est un amalgame que nous avons tendance à faire par facilité ou par manque de connaissance, mais espérons que maintenant que nous sommes capables de nous éduquer de manière indépendante, nous serons en mesure de ne plus le faire.
  65. Mais attends un peu Larouche, pourquoi s’arrêter là : on pourrait aller encore plus loin et dire que Dieu est le principe universel ultime qui régit tout l’Univers !
  66. Tu vois très juste Socrate, et sûrement que cela est la définition la plus générale à donner. Je dirai, pour être encore plus précis, que la recherche de Dieu est la recherche de l’unité dans la diversité. C’est la recherche de la plus grande chose commune à un ensemble de choses observées et connues. Il s’agit donc de la création d’un concept qui se veut le dénominateur commun et élémentaire à un ensemble de connaissances voire aussi de croyances. Je pense en effet que croire à quelque chose implique nécessairement, de manière implicite ou explicite, l’existence d’une chose qui a une raison d’être. Mais nos connaissances et nos croyances étant toujours limitées et en évolution constante, notre conception de Dieu évolue également. La recherche de Dieu est donc la recherche continue d’unité commune et élémentaire aux existences que l’on reconnaît en soi. On voit donc que chaque individu crée continuellement sa propre conception de Dieu. En effet, nous n’avons entre nous jamais le même niveau de croyances et de connaissances et donc nous ne reconnaissons jamais les mêmes existences en nous. Cette disparité entraîne nécessairement une différence dans nos solutions d’entités communes et élémentaires. De manière individuelle, nous aurons donc toujours des niveaux de compréhension des choses qui seront différentes, et je doute de notre capacité à vraiment devenir tous pareils dans un futur raisonnablement envisageable. Je pense que c’est ce vers quoi nous tendons, pas par le conformisme, mais plutôt par la même définition de Dieu à travers des expressions diverses. Je me demande même si Dieu ne pourrait justement pas être défini comme ce principe de recherche active d’unité dans la diversité. Mais cela pourrait être, encore une fois, une création personnelle du concept de Dieu, ou il s’agirait tout du moins de mon niveau de compréhension, par rapport à mes croyances et connaissances, de ce concept.
  67. Mes connaissances sont également limitées, mais cela me semble tout à fait possible et cohérent. Je serai d’accord avec toi pour définir Dieu comme ce principe d’unité dans la diversité. En effet, j’ai l’impression que ce principe est sous-jacent et nécessaire à tout l’Univers de sorte qu’il reste lui-même tout en changeant…
  68. Je pense que ces dernières paroles sont adéquates pour clore notre discussion Socrate. Ce fût un véritable plaisir et j’ai déjà hâte à notre prochaine rencontre. À bientôt !
  69. Merci à toi Larouche…à bientôt !
01
juin
08

Larouche et Charon: Sur l’Histoire

Une rencontre entre Larouche, un économiste et Charon un astrophysicien au sujet de l’Histoire.

1. Salut Charon! Comment vas-tu?
2. Très bien, merci Larouche. Et toi, comment vas-tu?
3. Oh, moi ça va tu sais, mais c’est plutôt pour mes confrères américains que je m’en fais. Plus on se rapproche des élections, et plus je vois de gens haut-placé se faire discrets, de peur de perdre les petits avantages qu’ils ont acquis à travers les années. Ça m’attriste de voir autant de gens importants se comporter littéralement comme des enfants, ne pensant qu’à eux, et étant incapables d’une part de voir la réalité en face, et d’autre part de se soucier honnêtement du bien-être des autres. Mais bon, j’espère seulement qu’Hillary tiendra le coup jusqu’au bout. Ça ne sera pas facile pour elle, d’une part parce que je pense que sa vision du monde n’est pas la plus solide que je connaisse et d’autre part parce que comme je te le disais, avec le temps, j’ai peur qu’il y ait de moins en moins de personnes assez intelligentes et courageuses autour d’elle pour l’aider. Mais bon, pour le moment elle tient le coup, je continue à l’encourager, et je continue de tout faire pour empêcher ce criminel Bloomberg d’arriver au pouvoir. Et de ton côté, comment ça se passe?
4. Je suis content de voir que tu n’as rien perdu de ta combativité. Tu dois vivre dans la société où la situation culturelle est la plus difficile. De mon côté, tu sais, depuis ma découverte, j’ai été très occupé à expliquer des phénomènes jusqu’à là mystérieux voire inconnus. J’en suis plutôt satisfait. J’essais aussi d’accorder un peu de temps aux jeunes curieux qui commencent à s’intéresser à ce que j’ai fait. Mais encore là, tu sais, je pense qu’on a au moins ça en commun : nos découvertes sont tellement révolutionnaires qu’une petite minorité s’y intéresse, et une encore plus petite minorité de cette minorité les comprend vraiment. Avec un peu de recul, j’ai remarqué que l’acte de découverte doit être aussi dur que l’acte de faire revivre la découverte chez un autre!! Tout est expliqué, tout est là, mais qu’est-ce qui piquera la curiosité de certains pour chercher à comprendre?
5. Haha! Voilà toute la question Charon… C’est tout un sujet de discussion que nous devrions certainement avoir un de ces jours. Mais pour aujourd’hui, je voulais parler avec toi d’un sujet particulier, qui, grâce à ta découverte, me permettra de mieux le comprendre.
6. Je t’écoute…
7. Il s’agit de l’histoire. Je me pose dernièrement plusieurs questions, notamment : qu’est-ce que l’histoire? Et, pourquoi étudier l’histoire? C’est un sujet dont on ne peut se soustraire quand on cherche à connaître le monde qui nous entoure, et se connaître nous-mêmes. C’est un sujet dont on ne semble pas pouvoir se passer en tant qu’espèce humaine, et j’ai l’impression que beaucoup abordent ce sujet de manière évidente, sans n’avoir jamais pris le temps de comprendre son sens et son importance. Alors, j’espérais, aujourd’hui avec toi chercher à définir ce sujet plus rigoureusement, et comprendre son importance.
8. Je t’avoue, Larouche, que je ne me suis jamais vraiment posé ces questions très fondamentales, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. J’aime depuis longtemps lire des écrits historiques, en particulier ceux traitant de grands scientifiques, ça me permet de mieux les comprendre, de mieux comprendre leur démarche, et par la suite, de mieux situer ma pensée par rapport à eux. Mais je ne viens que de te donner ma propre appréciation de l’histoire, et ce n’était pas vraiment ta question…
9. Tu as raison, ce n’était pas ma question, mais je dois te dire que je suis aussi intéressé par ton point de vue personnel. Je pense qu’on est d’accord sur le fait que cela nous permet de mieux nous connaître, et mieux connaître le monde qui nous entoure. J’aimerai justement comprendre, avec toi, de quelle manière cette élévation de connaissance s’effectue. Mais avant, j’aimerai que nous commencions par répondre à la simple question : qu’est-ce que l’histoire? En se faisant, nous élaborerons un raisonnement rigoureux fondé sur une base commune, ce qui évitera les contradictions.
10. Très bien. Alors, comment définirai-je l’histoire? Je dirai, rapidement, que c’est l’étude d’évènements passés. C’est plutôt basique comme définition, mais je suis sûr que tu seras en mesure de l’améliorer.
11. En effet, c’est assez simple comme définition, quoiqu’elle ne soit pas fausse. Ce que je peux constater d’emblé c’est que le concept d’histoire est relié au concept fondamental de temps, n’est-ce pas?
12. Effectivement. Je dirai même, plus particulièrement, au passé.
13. C’est vrai. L’histoire s’occupe donc d’aller découvrir les évènements du passé. Mais si on veut en faire une véritable science, nous devrions trouver une méthode de recherche d’évènements passés, car étudier l’histoire cela ne signifie pas simplement connaître tous les évènements du passé dans ses moindres détails, mais plutôt le principe sous-jacent qui guide ces évènements.
14. Tu as bien raison là-dessus, continue je t’en prie…

L’astronomie est à l’espace ce que l’histoire est au temps

15. D’accord. Il me semble qu’on pourrait approcher les moments du passé un peu à la même manière dont nous étudions les positions des planètes par exemple. Une étude se fait dans l’espace, et l’autre dans le temps. Mais il me semble que dans les deux cas, c’est toujours notre esprit qui réfléchit, et par conséquent, je pense qu’il y aurait une méthode commune. Dans le cas de l’étude du mouvement des planètes, il faut, à travers l’étude d’une planète en particulier, extrapoler les lois générales qui régissent le mouvement de toutes les planètes. C’est en quelque sorte ce que Kepler a fait en étudiant plus particulièrement la planète Mars, ce qui lui a permis de découvrir que la vitesse d’une planète n’est pas constante tout au long de son orbite, mais elle diminue plus elle est loin du Soleil. Seulement l’effort relativement au temps est constant. C’est ce qu’on a appelé par la suite le principe de gravité. Mais maintenant, comment faire le parallèle avec des moments passés? Car si les astres sont accessibles à nos sens car ils font partie de l’espace, les moments du temps sont, eux, déjà passés et ne sont présents que dans notre mémoire. La planète suit dans le ciel, à première vue, une direction complexe mais organisée. Une chose est sûre : elle existe et elle se déplace. On sait qu’elle se déplace de manière « intelligente » et non chaotique intuitivement, et c’est cette sensation profonde qui peut créer un « malaise » suffisant chez un scientifique pour chercher à définir rigoureusement son orbite. Un astronome comme Tycho Brahe n’avait été en mesure que de donner les changements de position des astres, sans jamais arriver à toucher les lois qui guident leur mouvement. C’est bien Kepler qui en a été capable, et pour cela nous devons lui en être plus que reconnaissant. Qui sait où nous en serions aujourd’hui, sans cette découverte fondamentale… Mais voilà Kepler qui réussit à découvrir le principe universel qui guide le mouvement des planètes. Comment s’inspirer de sa découverte et surtout de sa méthodologie pour l’appliquer au temps, aux évènements historiques?
16. Larouche, je dois t’avouer que je ne suis pas trop sûr si cela est même possible, mais je te conseillerai peut-être de simplement raffiner ta comparaison entre les différentes positions d’une planète et les différents évènements de l’histoire.
17. D’accord, je vais suivre ton conseil, car il me semble sage et pertinent. Alors, si on observe une planète, on remarque qu’elle est en mouvement. La seule chose qui change est donc sa position. Mais si on pensait qu’elle bougeait autour de la Terre comme certains scientifiques persistaient à le dire, alors on risque de penser que le mouvement des planètes est simplement chaotique. Il faut tenir en compte le fait que sa trajectoire est relative au point d’observation, dans notre cas, la Terre. Il faut donc chercher en quelque sorte par rapport à quelle entité la planète se déplace. C’est-à-dire qu’en s’imaginant que la planète est dotée d’une forme d’intelligence, par rapport à quoi, ou à qui définit-elle sa position? Quand nous découvrons qu’il s’agit du Soleil, on peut dire en quelque sorte que c’est lui qui est la cause de son mouvement, et donc de sa trajectoire. Maintenant, comment appliquer cette approche à l’histoire? Si on étudie l’histoire d’un peuple, alors comment d’abord définir le point de référence? Car comme dans l’espace, tout est constamment en mouvement, pour pouvoir arriver à une compréhension de ces mouvements, il faut un point de référence, il en est de même dans le temps, où les évènements sont en constante évolution, et leur étude nécessite donc aussi un point de référence, ou plus correctement, un moment de référence.
18. Mais Larouche, si on reprend l’exemple de l’étude du mouvement de Mars…
19. Oui…
20. Eh bien, il y a d’une part notre position sur la Terre qui nous semble constante et immobile, puis il y a la position du Soleil qui nous semble mobile mais régulière et il y a finalement la position de Mars qui nous semble à la fois mobile, régulière mais chaotique, ou du moins complexe. Pour arriver à mieux comprendre Mars nous devons nous mettre à la place du Soleil. Et la méthode est donc peut-être la suivante : si notre position ne nous permet pas d’observer de régularité de mouvement d’un objet, nous devrions changer de point de référence et choisir un point qui, par rapport à notre position actuelle, nous paraît régulier. Quand nous étudions l’histoire, nous avons en quelque sorte la subjectivité du moment présent, tout comme les astronomes ont la subjectivité de leur position sur la Terre à tenir en compte dans leurs études. C’est de ce moment présent que nous regardons le passé, mais je pense qu’il est important de reconnaître que c’est un moment subjectif, et que tout comme dans l’étude du mouvement de Mars, notre position sur la Terre ne devrait pas être le référent, nous devrions reconnaître que le moment présent ne devrait pas nous servir de référent pour étudier le passé. Qu’est-ce que tu en penses?
21. Je pense que tu vois très juste Charon. La comparaison est excellente. Maintenant essayons de la prolonger autant que cela est possible. Si on se fie à nos trois positions en astronomie, c’est-à-dire celle sur Terre, du Soleil, et de Mars, et que nous établissons le parallèle, dans le temps, entre notre position sur la Terre et le moment présent, nous devrions maintenant chercher à quoi correspond, dans le temps, la position du Soleil et de Mars. Mars pourrait être Jupiter, ou Saturne, peu importe, mais elle représente, pour nous l’objet étudié. Nous devrions donc déterminer l’objet historique étudié. Il pourrait s’agir de l’étude de l’histoire d’un peuple en particulier. Il me semble en vérité que l’histoire de l’humanité s’effectue en terme de peuple, et pas en terme de nations. Car une nation n’est rien sans un peuple, elle n’a pas d’histoire, pas d’identité. Le peuple, lui, représente le véritable phénomène historique qui agit. Nous pouvons donc définir notre planète Mars comme étant le peuple X. Nous devrions maintenant trouver ce que représente notre Soleil. Si on s’aidait de nos connaissances en astronomie pour approfondir la relation entre la Terre, le Soleil et Mars?
22. Très bien, je t’écoute…
23. Il faut évidemment toujours commencer par le fait que notre perception de l’espace s’effectue à partir de notre position sur Terre. On disait que le Soleil tournait autour de la Terre parce que de notre perception c’est ce qui se passait. La phrase était certainement vraie à condition qu’on précise : « mes sens observent la rotation du Soleil autour de moi. » Mais cette illusion sensorielle ne devait être que descriptive et non causale pour rester vraie : en effet, la cause du mouvement du Soleil n’est pas la Terre. Le Soleil ne dépend pas de la Terre pour exister, bien au contraire! Le problème scientifique d’il y a plusieurs siècles en Europe était bien une confusion entre ce que nos sens envoient comme information à notre esprit, et ce que notre esprit interprète. Si l’esprit s’était contenté de simplement dire ce que ses sens lui disaient, alors personne n’aurait eu l’audace de dire que c’est la Terre qui fait bouger le Soleil! On a appelé cela le géocentrisme, mais voilà qu’on pourrait appeler cette manière de voir le monde le icicentrisme, c’est-à-dire le fait de penser que le point de référence spatial universel est là où on se trouve, et que tous les phénomènes spatiaux ont leur cause dans la position que nous occupons. Voilà qu’après plusieurs siècles, l’humanité a généralement réussit à se défaire de cette manière de voir le monde, quoique la culture occidentale actuelle semble être retombée progressivement dans l’individualisme et l’égoïsme. Maintenant, pour continuer dans les parallèles entre espace et temps, comment apprendre de notre erreur d’icicentrisme et empêcher de faire la même avec notre perception du temps et l’histoire. L’équivalent temporel du concept d’ici est le concept de maintenant. Il s’agirait donc de s’empêcher de tomber dans notre méthodologie historique dans le maintenant-centrisme. Cela consisterait à étudier les phénomènes historiques en utilisant comme moment de référence exclusif le moment présent, et à trouver dans chaque phénomène passé une cause première dans le moment présent, c’est-à-dire de croire que les évènements du passé sont tous influencés par notre moment présent. Pour éviter de tomber dans ce piège, cela implique un changement de référent temporel comme nous avons changé le référent spatial de la Terre au Soleil. Il s’agit donc, avant d’étudier un peuple en question, de découvrir et comprendre le moment central et élémentaire de l’histoire de tous les peuples. Je pense que ce moment est en fait le début de l’humanité. En effet, il s’agit du moment central duquel découle l’histoire de tous les peuples de la Terre. Nous devons donc, comme Kepler l’avait fait avec le Soleil, comprendre d’abord la naissance de l’humanité pour ensuite utiliser ce référent historique pour étudier la naissance d’un peuple de manière constructive et séquentielle.

Le principe historique

24. Je dois t’avouer que je suis très impressionné par ton analyse. Il me semble que tu as donné la définition la plus universelle à l’histoire que j’ai entendue. Je vais essayer maintenant d’ajouter mes propres réflexions, et je te prie de me corriger si je suis dans l’erreur.
25. Certainement, Charon.
26. Bon. L’idée principale était de définir l’histoire. Nous avions remarqué rapidement qu’il s’agissait en quelque sorte d’un voyage dans le temps. Je pense que chaque moment de l’Univers est le produit des moments passés, du moins en partie. Je vais me permettre aussi de rajouter un petit détail, que tu accepteras volontiers, il me semble. Il s’agit de préciser que la cause du moment présent ne se trouve réparti ni également ni de manière proportionnelle ou géométrique dans chaque moment passé. Je dirai même que la cause du moment présent trouve son origine dans un principe universel, et je dirai que ce principe universel se trouve à la « naissance » de l’Univers. Cela paraît peut-être étrange à dire, mais il me semble que c’est correct, et qu’en fait chaque nouveau moment de l’Univers répond directement au premier des moments de l’Univers, Sa Création, puisque c’est dans ce moment que recèlent tous les principes qui le régissent. Cela dit, je continuerai même en disant que l’objectif ultime de l’histoire est d’arriver au premier moment de l’Univers, et donc de découvrir les principes qui en régissent le comportement. C’est étrange car notre capacité à saisir cet instant universel premier ne dépend aucunement de notre distance temporelle avec lui. Cet instant premier est accessible à tous moments car, comme je l’ai dit, chaque moment qui le suit lui répond directement. En observant la succession des moments de l’Univers, on observe en quelque sorte Sa renaissance constante.
27. Étudier des évènements historiques particuliers n’est en fait qu’un prétexte, ou un moyen de découvrir les principes universels qui régissent notre Univers?
28. Je crois que c’est juste. Et c’est pour cela je crois que les vrais anthropologues ne se limitent jamais à l’étude d’un peuple, mais ils sont fascinés par les similitudes entre tous les peuples qu’ils étudient. Ils entrevoient, dans ces similitudes, de manière implicite ou inconsciente, les principes qui régissent notre Univers.
29. Je pense que tes précisions sont plus que pertinentes Charon et je t’en remercie. Je pense que nous nous approchons de notre objectif peu à peu, et j’en suis très heureux. Je pense que notre définition générale de l’histoire est assez claire. Le principe que je retiendrai est le suivant : chaque moment répond au premier moment de la création du phénomène dont il fait partie, et l’intention de cette création reste également présente dans chacun des instants ultérieurs.
30. Oui, voilà le principe historique que nous cherchions il me semble. Ce qui est merveilleux c’est aussi de constater que plus le temps avance, plus nous nous enrichissons d’évènements desquels puiser pour améliorer notre compréhension de l’Univers. Voilà très certainement pourquoi les personnes plus vieilles peuvent être plus sages.

L’Histoire de l’Homme

31. Soit, nous sommes d’accord sur ce principe qui régit ce qu’on pourrait appeler « l’histoire de l’Univers ». J’aimerai maintenant qu’on se penche plus particulièrement sur l’histoire de l’Homme, ou alors l’histoire des créatures intelligentes de l’Univers, ce qui me semblerait similaire. Je ne vois pas l’intérêt de nous pencher sur l’histoire des animaux car ils n’ont pas cette faculté de réflexion universelle. Mais l’Homme, comme toute autre créature intelligente de l’Univers, a en lui cette faculté. Avant de rentrer dans notre raisonnement, j’aimerai que tu me rappelles rapidement ta découverte sur l’esprit et l’électron, pour être sûr que je l’ai compris, et que nous soyons ensuite en mesure de l’utiliser dans notre recherche.
32. Volontiers. Ce que j’ai découvert se résume plutôt facilement. En fait, ce que nous appelons esprit et ce que nous appelons électron n’est qu’une seule et même chose. Notre esprit est la chose qui nous permet de réfléchir, d’imaginer, d’aimer, d’agir, et l’électron démontre le même comportement. Je ne te donnerai pas les détails scientifiques de ma découverte, car cela serait long et laborieux, et nous retarderait dans notre investigation. Pour te donner au moins les conséquences majeures de ma découverte, je te dirai d’une part que notre corps est habité par une multitude d’électrons, donc d’esprits. Je préciserai que chaque esprit, de par le fait que c’est un électron, existe depuis la « création » de l’Univers. Et parce que c’est un esprit, il a en mémoire, tous les évènements passés de l’Univers. Nous avons donc en nous, toute l’histoire de l’Univers. D’autre part, je te préciserai que ce qu’on appelle notre âme est en réalité notre ADN. Notre ADN est évidemment composé de molécules, donc d’atomes, donc d’électrons, et donc finalement d’esprits. Quand les gamètes sexuelles sont créées par nos parents, non seulement le code génétique est dupliqué, mais aussi la mémoire des esprits qui le composent. Notre ADN comporte ainsi, dans les esprits qui la composent, la mémoire de la vie de nos parents jusqu’au moment de notre conception, la mémoire de nos grands-parents de la même manière, et ainsi de suite, jusqu’au premier être humain! Maintenant, l’esprit est dans toutes choses matérielles, mais il se manifeste de différentes manières. Par exemple, la roche est dotée d’esprits, la rose et le cheval aussi, mais aucune de ces entités n’est capable d’exploiter les pouvoirs de l’esprit comme notre ADN est capable. À ce niveau là, notre ADN est vraiment très particulière. Je pense que je t’ai dit l’essentiel, et je serai très curieux de voir de quelle manière tu seras en mesure de mettre cette découverte dans le contexte de l’étude historique.
33. D’abord, je dirai que ta découverte est non seulement merveilleuse mais aussi rassurante. C’est-à-dire que pour connaître l’histoire de l’Univers et ses principes universels, nous n’avons pas besoin de regarder ailleurs qu’à l’intérieur de notre esprit. Nous avons certainement besoin d’inspiration et peut-être de motivation de l’extérieur, mais la clé est en nous. Ainsi, l’histoire de l’Univers est accessible à tous. Maintenant, je vais essayer de partir de notre existence humaine actuelle pour essayer de comprendre les principes méthodologiques de l’étude de l’histoire humaine. Nous devons commencer par reconnaître que, d’après ta découverte, ce qui reste constant tout au long de notre vie est notre ADN. Chaque nouvelle cellule créée ne fait que dupliquer l’ADN originale, ainsi que sa mémoire spirituelle interne, ce qui fait que l’ADN de chacune de nos cellules porte dans chacun de ses électrons, la mémoire de toute notre vie. Mais si nous sommes composés de milliards de cellules qui elles-mêmes rentrent dans la composition d’organes qui remplissent certaines fonctions, alors on peut affirmer avec assurance qu’il y a bien une ou quelques cellules qui « dominent » le reste des cellules, comme une sorte de centre décisionnel. Certains disent que ce centre est la glande pinéale dans le cerveau, et serait en quelque sorte le centre de la conscience. Je n’en sais rien moi-même personnellement, mais je pense qu’il est sage d’admettre que ce centre doit se trouver à l’intérieur de notre cerveau. De toute manière, instinctivement, nous utilisons cette partie de notre corps pour penser et réfléchir, même si nous pouvons des fois avoir besoin de méditer ou jeûner pour mieux en prendre conscience. Maintenant la question à laquelle je me suis engagé à répondre est de savoir comment ces connaissances nous permettent d’arriver à une méthodologie de l’étude de l’histoire humaine. D’abord, comme nous venons de le mentionner, le passé se trouve véritablement en nous. L’étudier signifie donc aller chercher dans la mémoire des esprits qui nous composent des évènements passés significatifs. Aussi, j’avais expliqué plus tôt la différence d’importance dans l’influence d’évènements passés sur notre vie présente, et je pense donc que quand nous étudions l’histoire, nous devrions en vérité étudier « notre » histoire, c’est-à-dire l’histoire des esprits qui nous composent. Nous devrions fouiller primordialement dans leur mémoire et chercher les évènements les plus pertinents et significatifs relativement à notre vie présente. Évidemment, si nous voulons nous concentrer sur notre expérience humaine, nous devrions nous concentrer exclusivement sur la mémoire de notre ADN, c’est-à-dire chercher dans la mémoire des esprits qui composent notre ADN les vies passés de nos parents, nos grands-parents, et ainsi de suite, jusqu’à voyager dans le temps et arriver, idéalement, aux débuts de l’humanité sur la Terre. Ainsi, il s’agit en quelque sorte de retracer le voyage de son ADN à travers les générations humaines passées. Pour la génération immédiatement avant nous, il s’agit de nos parents, alors c’est généralement facile de connaître leur vie et leurs expériences passées. Pour nos grands-parents aussi dans beaucoup de cas. Mais plus on retourne dans le passé, plus il devient difficile d’acquérir une connaissance exacte des vies particulières de chacun de nos ancêtres. Il arrive aussi qu’une personne n’ait jamais connue ses parents, ou ses grands-parents, et ainsi le travail d’investigation peut être très difficile à commencer. C’est un peu le malaise auquel beaucoup de jeunes, victimes de la mondialisation surtout dans les pays occidentaux, sont victimes. Ils ont perdu le contact avec leur culture, leur histoire et ils n’ont plus ce sentiment d’appartenir à l’histoire de l’humanité. Ils sont devenus en quelque sorte aculturels, et atemporels. Ils ont été littéralement déracinés et maintenus dans un état existentiel où seulement le présent et le court terme compte, ils font face à une stimulation constante de leurs émotions à travers les bombardements publicitaires. Ils délaissent ainsi une grande partie de leur identité, et faute d’encrage solide avec leurs racines, ils perdent leur jugement moral, et c’est pour ça, entre autres, que Bush est capable de frauder deux élections, que l’empire britannique est capable, avec l’aide d’agents américains, de faire tomber les tours jumelles à New York et d’envahir l’Afghanistan et l’Iraq. Faute de connaissance de notre histoire propre, nous devenons de véritables animaux et des victimes du temps. Non seulement cela, mais nous devenons purement individualistes.
34. Ta critique sociale me paraît juste, continue je t’en prie…
35. Ce n’était qu’une courte parenthèse, revenons maintenant au rôle de l’ADN. Nous avons déjà dit plusieurs fois qu’une partie de la mémoire de notre ADN est partagée par nos parents et qu’une partie de la leur a ou a été partagée par leurs parents, et ainsi de suite. Nous savons aussi que la moitié de notre code génétique provient de notre père, et l’autre moitié de notre mère. Maintenant, la moitié qui provient de notre père par exemple, provient-elle exclusivement de son père ou de sa mère, c’est-à-dire de notre grand-père ou grand-mère?
36. Ah! Bonne question, et je pense que je commence à voir où tu veux en venir. Évidemment, la moitié du code que notre père nous a légué provient en partie de son père et en partie de sa mère, sinon chaque couple ne pourrait que faire 4 types d’individus!
37. Exactement, Charon. Et donc la moitié de notre code génétique provient donc en partie de notre grand-père et notre grand-mère paternel, et il en est de même du côté de notre mère. Nous appliquons ensuite le même raisonnement, mais pour une génération plus loin, et nous voyons encore qu’une partie de chacun de nos demis-codes génétiques vient des deux parents de chacun de nos grands-parents paternels, et la même chose du côté maternel. Ainsi, si on regarde seulement la génération qui nous précède, celle de nos parents, nous avons en mémoire deux vies passées. Si nous passons à la génération précédente, nous avons en mémoire quatre vies passées. Et ainsi de suite, jusqu’à passer à la nième génération passée et nous avons en mémoire 2n vies passées. En supposant que ce sont passés 600 générations depuis Adam et Ève, nous aurons, chacun de nous vivants en ce moment, environ 2600 ce qui égale à environ 4*10^180 vies passées qui sont réparties dans la mémoire des électrons qui composent chacun de nos chromosomes. Ce qui est aussi important de constater est que nous portons donc en nous à des degrés différents, un nombre astronomique de vies passées, mais ces vies ne se succèdent pas linéairement dans notre mémoire, elles sont plutôt parallèles et certaines même synchroniques. Par exemple, si nous avons deux parents qui ont sensiblement le même âge, nous portons en nous la mémoire de chacune de leur vie, qui correspond à deux expériences différentes dans sensiblement la même période temporelle, mais dans des espaces différents. Cette différence est d’autant plus marquée que nos parents viennent de régions éloignées du monde. Ainsi, nous avons en mémoire, pour la même période historique, deux vies passées. En supposant encore que nos quatre grands-parents aient eu le même âge au même moment, nous portons la mémoire de quatre vies passées supplémentaires mais synchroniques qui sont certainement fortement reliées à celles de nos parents, mais qui sont néanmoins différentes. Nous avons donc, du point de vue de la génération de nos grands-parents, la richesse mémorielle de quatre vies passées simultanées. Nous avons donc un enrichissement d’expériences plus dense encore d’une période historique de quatre points de vue spatiaux différents. Plus nous retournons dans la vie de nos ancêtres, plus nous nous enrichissons de perspectives sur un moment historique donnée.
38. À ce moment-là, l’étude de l’histoire, ou de notre histoire à chacun, nous permet de mieux évaluer le moment présent et notre vie car nous nous dotons ainsi de plus de points de repères et d’expériences. Nous devenons donc littéralement plus sage. Mais, Larouche, cette sagesse ne se limite-t-elle pas exclusivement aux endroits où ont vécu nos ancêtres? Et donc si aucun de mes ancêtres n’a jamais vécu en Corée par exemple, je sois incapable ni de comprendre quoique ce soit, ni de ressentir la moindre sympathie pour les Coréens?
39. Excellente question Charon. J’allais justement y venir, et je suis content de voir que tu suis très bien mon raisonnement. Il est certain que si on limite l’étude de l’histoire de l’humanité à l’histoire exclusive de nos ancêtres, nous seront très certainement incapables de ressentir aucune affinité pour tous les autres peuples desquels aucun de nos ancêtre n’a fait partie. Mais nous ne devons pas nous satisfaire de cela. Nous ne pouvons pas simplement nous comprendre nous-mêmes, cela ne mène strictement à rien, on se doit aussi de comprendre les autres si on veut vraiment être heureux. Sinon, on tombe rapidement dans le racisme et la peur de l’autre. Pour commencer, je ne pense pas avoir besoin de voir avec toi que la théorie de l’évolution, plus particulièrement la théorie de la spéciation est une absurdité scientifique sans pareille, alors je n’en parlerai pas. D’accord?
40. C’est parfait. Continue je t’en prie…
41. Pour répondre à ta question, je dois d’abord te prouver que nous avons tous, êtres humains, au moins un ancêtre commun. Je vais prouver cette vérité en prouvant que le contraire est faux et absurde. Imaginons donc que nous n’aillons aucun ancêtre commun. Cela voudrait dire d’une part que nous sommes tous fils et filles uniques, ce qui déjà est faux. Ensuite, cela signifierait que chacun de nos ancêtres est aussi fils ou fille unique, ou s’ils ont eu des frères ou des sœurs, ces derniers n’ont jamais eu de descendance. On voit ainsi, si on reste fidèle à la supposition première qui est de dire que nous ne partageons de lien de parenté avec personne, que chacun de nous a deux parents distincts, quatre grands-parents distincts, huit arrières grands-parents distincts, etc. D’après la fonction logarithmique de puissance de 2, le nombre de nos ancêtres personnels ayant appartenu à la première génération d’Hommes aurait été de 2^n individus. Cela signifierait, en considérant que nous sommes 6 milliards d’êtres humains sur Terre, que le nombre d’individus de la première génération d’Hommes s’élevait à 2^n * 6 * 10^9. En supposant qu’il s’est écoulé environ 600 générations depuis les premiers Hommes, nous arrivons à un total de 2,5 * 10190 individus ayant existé dans la première génération humaine sur Terre. Cela est évidemment absurde car il me semble que la Terre ne pourrait supporter un tel nombre, et de plus cela signifierait que nous devenons de moins en moins nombreux alors que l’histoire nous montre le contraire. Et je pense donc que pour constater une augmentation exponentielle du nombre d’êtres humains sur Terre, nous devons admettre que la première génération d’êtres humains était très peu nombreuse, peut-être de seulement deux individus comme beaucoup de mythologies l’affirment, ou alors d’un très petit nombre. Une autre preuve assez simple pour montrer que l’hermétisme génétique de nos ancêtres est une absurdité : si nous souhaitons procréer, à moins de le faire avec notre sœur, ou notre mère, nous serons obligés de fusionner notre lignée génétique avec celle d’une autre personne, et ainsi il y aura la création d’un ancêtre commun entre l’enfant créé et ses cousins. Je pense qu’il est donc assez facile de conclure que nous devons absolument partager au moins un ancêtre commun avec chaque être humain sur Terre. Maintenant, tu me demanderas quel est le rapport avec notre conversation sur l’étude de l’histoire…
42. Exactement…
43. Eh bien, si on se rappelle que l’ADN garde les mémoires de la vie des individus chez qui elle « est passée », alors nous pouvons affirmer que nous partageons une mémoire partielle commune plus ou moins lointaine avec chaque être humain, et si nous rappelons aussi que les premiers hommes étaient très peu nombreux, nous pouvons aussi conclure par extension que nous partageons tous une mémoire collective en tant qu’espèce humaine, transmise par l’ADN. Ainsi, apprendre à connaître quelqu’un signifie que nous cherchons, dans nos mémoires de vies antérieures, l’ancêtre que nous partageons avec cette personne. Non seulement nous voulons nous rattacher à ce point commun pour voir notre similitude, mais nous voulons aussi comprendre comment le « schisme » si on peut l’appeler ainsi s’est opéré. En gros, quels choix ont été faits par notre ancêtre commun qui ont mené d’une part au partage de son ADN dans mon corps, et dans celui de l’autre.
44. C’est très intéressant ce que tu avances Larouche. On serait donc tous reliés les uns aux autres à des degrés différents par les chromosomes que nous partageons. Nous sommes donc tous vraiment des frères et des sœurs, ou des cousins et cousines. Dans tous les cas, nous partageons au moins un chromosome avec chaque être humain. Mais cela n’est-il pas de la génétique, et plus de l’histoire?
45. Je vais essayer de te montrer le lien entre les deux. Ce que je dis en réalité est que comme l’histoire est l’étude des évènements passés, les électrons, ou esprits qui nous composent sont l’endroit où reposent la mémoire de l’Univers, ils représentent ainsi la clé pour étudier l’histoire. C’est-à-dire que nous devons passer « par eux » pour étudier le passé, et voyager dans le temps. Les véhicules pour voyager dans le temps sont bien les esprits qui nous composent, et plus particulièrement ceux qui composent notre ADN. Mais évidemment, plus on retourne dans le passé de nos chromosomes, plus ils se diffusent dans une multitude d’êtres humains, et plus les expériences deviennent diversifiées. C’est pour cette raison qu’en étudiant l’histoire, notre histoire, nous devons étudier les évènements généraux à travers les yeux de différents personnages, pour essayer de comprendre ou d’imaginer comment les personnes de l’époque vivaient ces évènements. Nous aurons en nous, pour un évènement donné, le point de vue de plusieurs individus, et nous devons donc essayer d’avoir une approche à l’histoire qui soit la plus universelle possible pour essayer de toucher à toutes ces perspectives, et par la suite mieux se comprendre, mieux comprendre les autres et finalement mieux comprendre l’Univers. C’est donc la vraie raison de faire de l’histoire, c’est retracer dans le temps, les moments de similitude avec les autres et ce qui nous entoure, et les moments de divergences, en essayant de comprendre le cheminement ayant mené à ces différences. Cela s’applique autant aux individus qu’aux autres entités de l’Univers. Par exemple, en pensant que toute la matière est composée d’électrons, de protons et de neutrons, on peut se demander comment, à quel moment, et dans quelles circonstances, l’Univers a engendré les différences d’expression de la matière qu’on observe autour de nous : le Soleil, la Terre, les minéraux, les plantes, les animaux, nous… On cherche donc à retracer le cheminement et comprendre le principe directeur menant d’un moment passé de similitude à un moment présent de diversité.
46. Je suis très impressionné de ces dernières phrases Larouche, et elles me travailleront l’esprit encore quelques temps je le sens. Pourtant, je voulais te faire part d’une question qui me travaillait l’esprit depuis quelques minutes. Ce questionnement est maintenant devenu plus clair, et je voulais t’en faire part, et avoir ta réponse. Tu mentionnes en effet qu’il existe en quelque sorte plusieurs niveaux de mémoire. La plus évidente serait celle de notre vie présente. Il y aurait ensuite toutes les vies passées résultant des « voyages » de nos chromosomes dans l’ADN de milliers même millions d’êtres humains avant nous, nos ancêtres. Finalement, il existe un autre niveau de mémoire qui serait celui avant la vie humaine que chaque esprit-électron aurait expérimenté avant de devenir une composante de notre ADN. Je me demande en fait de quelle manière et avec quelle puissance tu penses que ces différents niveaux de mémoire nous affectent.
47. Très bonne question, Charon. Ce que je dirai d’abord, et je pense que tu seras facilement en accord avec moi, est que notre vie actuelle est la vie la plus facile à reconnaître comme étant réelle. Maintenant, je serai porté à croire que notre capacité à reconnaître notre vie antérieure précédente représentée par la vie de nos parents, jusqu’au moment de notre conception, est deux fois moins forte que celle de notre vie courante. Si l’on fixait notre capacité à reconnaître notre vie courante à 1, celle de nos parents serait à ½. Si l’on devait évaluer notre capacité à reconnaître la vie de nos grands-parents, on obtiendrait à mon avis ¼, et 1/8 pour nos arrières grands-parents. Il s’agit donc d’une progression exponentielle, où notre capacité à reconnaître la nième génération derrière nous présente un facteur de 1/2n. Cette progression exponentielle me paraît normale puisqu’à chaque nouvelle vie, nous accumulons la mémoire de la vie antérieure. Et chaque nouveau membre de la série exponentielle peut s’obtenir en ajoutant tous les membres précédents. On obtient effectivement la série : 1, 1, 2, 4, 8, 16, et ainsi de suite. Je pense donc que notre capacité à reconnaître chacune des vies de notre ADN s’accumule de manière exponentielle à travers les vies.
48. C’est très intéressant ce que tu affirmes Larouche. Cela me paraît plausible. En effet, même en connaissant très bien notre vie depuis notre naissance, il semble que l’on n’est pas encore complètement satisfait : on a besoin de connaître la vie de nos parents et nos grands-parents. Maintenant je me demande bien comment mesurer la force mémorielle, mais cela mériterait une toute nouvelle discussion en soi. Il y a autre chose que je me demande également. Il s’agit du fait qu’un évènement du passé peut avoir influencé toute une chaîne d’évènements ultérieurs jusqu’à aujourd’hui. Et la reconnaissance d’un évènement central du passé qu’on aurait oublié peut avoir un impact énorme sur notre manière de voir le monde et de nous comporter. Qu’est-ce que tu en penses?
49. Je pense que ta remarque est très juste Charon. Cela me fait penser à quelqu’un comme Malcolm X par exemple. Le moment où il a été poussé à apprendre les vérités historiques de son peuple, le peuple Noir africain, sa vie a changé drastiquement. Je vais essayer d’élaborer sur ta question d’abord en émettant l’hypothèse suivante : tout notre passé nous influence à moitié sur chaque moment présent, et l’autre moitié est entièrement libre si on veut et est influencée par notre libre volonté, nos aspirations, nos rêves. Il est certain d’après ce que j’ai dit concernant la progression exponentielle de notre capacité à reconnaître les vies passées, que plus un moment est lointain, moins il nous influence. Néanmoins, comme tu dis, ce moment est relié à une chaîne d’autres moments en terme de similitude qui part du moment en question jusqu’au moment présent. Chaque chaînon de cette chaîne influence le chaînon ultérieur avec une intensité décroissante jusqu’au moment présent. En d’autres mots, la prise de conscience du dernier chaînon qui représente le moment de similitude avec le premier chaînon de la chaîne en question aura un impact moins grand sur notre vie que la découverte du premier chaînon. Il y a donc en vérité deux chaînes. L’une étant celle qui relie toutes nos vies passées et notre capacité à les reconnaître comme étant réelles, et la seconde étant l’influence des moments de chacune de ces vies sur les moments des vies ultérieures. Notre vie présente est la plus facile à accepter. Notre vie précédente est ½ fois plus facile à accepter. Celle juste avant l’est à ¼ et ainsi de suite. Mais plus l’accès et la découverte de chacune des vies passées est difficile, plus les découvertes qu’on peut y faire seront récompensées. On peut dire qu’il s’agit d’une loi universelle : plus on aura trouvé un moment lointain de notre passé, plus il nous éclairera fortement sur notre identité. C’est comme si Dieu, pour récompenser les curieux, illuminait et libérait l’identité de ceux qui voyageaient dans le passé pour mieux se comprendre eux-mêmes et leur relation avec l’Univers.

Le rôle de l’étude de notre histoire

50. Cela me paraît tout à fait sensé. Il me semble que nous avons jusqu’à maintenant une discussion très intéressante, et j’aimerai qu’on essaye de la remettre dans le contexte du début quand on affirmait que l’histoire nous permettait de mieux nous connaître nous-mêmes et l’Univers dont nous faisons partie. J’avais dit que d’après moi l’objectif de l’histoire était de revenir au tout premier instant de l’Univers, et donc de nous-mêmes, si on admet que nous sommes « nés » en même temps que l’Univers. D’après ce que tu as dit, il s’agit du moment le plus difficile à reconnaître en nous-mêmes, mais également le plus riche de tous. Je pense que tu seras d’accord avec moi pour dire qu’il en est de même avec la naissance de l’humanité, et même avec notre naissance à chacun de nous. C’est comme si la naissance d’une entité est l’influence la plus importante sur toute la vie de cette entité. Se connaître vraiment impliquerait donc de connaître la naissance de l’humanité d’une certaine mesure, mais surtout de la naissance de l’Univers. Mais penses-tu que cela est vraiment possible?
51. Très bonne question Charon. D’abord, je suis d’accord avec ton analyse concernant l’influence de la naissance de l’Univers sur chacun des moments ultérieurs. Tu avais aussi dit plus tôt que puisque la naissance de l’Univers se manifestait à chaque instant, notre capacité de le comprendre ne dépendait pas de notre proximité temporelle avec sa naissance. C’est très juste, et je pense aussi qu’il est impossible de revivre la naissance de l’Univers par une méthode de régression dans le temps. On se butterait au même problème que la quadrature du cercle tel que Nicolas de Cues l’a exprimé.
52. Mais si ce n’est pas comme ça, alors comment? Et aussi, à quoi bon étudier l’histoire tout simplement?!
53. Je dirai que nous étudions l’histoire comme un terrain de recherche et d’observations pour arriver à soutirer les lois universelles du temps. Étudier le passé c’est un prétexte pour comprendre le présent. Une fois les lois universelles comprises et maîtrisées, nous les utilisons pour faire des choix judicieux et façonner notre avenir en harmonie avec l’histoire de l’Univers.
54. D’accord, je comprends ce que tu veux dire Larouche, tu as répondu à ma dernière question, mais pas à la première. Si on sait qu’on arrivera jamais au premier moment de l’Univers, comment s’assurer qu’on pourra jamais se connaître nous-mêmes? Ou peut-être que nous avons été créés sans que l’on puisse savoir vraiment qui on est…
55. Non, je pense qu’on peut vraiment se connaître. Mais évidemment, pas en pensant que plus on retourne loin dans le passé, mieux on se connaît. Notre histoire, nous l’avons dit, est un prétexte pour se connaître maintenant et ici. Il est clair également que certains évènements passés peuvent avoir une influence sur nous telle qu’ils nous empêchent d’être véritablement indépendant et libre de chercher notre identité, un peu comme s’il s’agissait de mirages et d’illusions desquelles nous devions nous défaire pour vraiment appréhender notre identité. Ceci dit, une fois ces embûches ôtées de notre passage, nous utiliserons notre histoire non pas pour chercher d’autres embûches exclusivement, mais plutôt comme un moyen de comprendre qui nous sommes vraiment.
56. Très bien, mais comment alors, une fois qu’on a acquis cette capacité à penser librement, se connaître soi-même?
57. Nous devons étudier notre histoire propre comme une série de choix, de décisions. Et nous devons ensuite chercher l’essence et la cause qui se cache implicitement dans cette succession de choix. C’est-à-dire chercher le principe commun à ces évènements, de la même manière que nous cherchons le principe universel qui guide le mouvement de Mars quand on observe son changement successif de position dans l’espace. Par contre, en ce qui nous concerne, je me demande toujours quel est le lien entre le principe universel qui régit nos actions à tous, et celui qui régit nos décisions individuelles. Je me demande en effet s’il existe véritablement des limitations quant à nos possibilités de décisions. Ces limitations ne pourraient être en effet que les limites de ce que l’on peut penser. Mais une fois de plus, nous devrions nous demander ce qui pourrait limiter nos pensées. Et si l’ultime limitation serait en effet inconnaissable et donc véritablement insurmontable, à quoi bon chercher à la connaître, si par définition, elle serait inaccessible? Cela dit, une fois que nous avons appris à nous connaître, nous avons le devoir d’agir sur l’Univers et d’exprimer notre originalité, pour enrichir la merveilleuse Création qui nous entoure.

21
mai
08

La topologie de Leibniz: analysis situs

Voilà que je veux vous présenter ici une nouvelle topologie que vous n’avez très certainement jamais apprise, et qui est surtout supérieure à celles qui existent aujourd’hui (à ma connaissance).

Je vais commencer par une citation de Leibniz qui sera l’avocate de la supériorité de sa topologie:

“Dieu a choisi [le monde] qui est le plus parfait, c’est à dire celui qui est en même temps le plus simple en hypotheses et le plus riche en phenomenes”

Cela veut dire un minimum de règles, de principes, de lois et un maximum de possibilités. C’est ce principe qu’il a appliqué au développement de ce qu’il a appelé l’analysis situs, qui est devenu la topologie, mais dont il est le véritable fondateur.

Leibniz, comme il a si bien réussi à me convaincre aussi, trouve que le monde géométrique de Descartes est loin à la fois de la réalité et aussi de la simplicité. Comment exprimer une forme apparemment simple comme un cercle ou une sphère. On doit déjà commencer, systématiquement, par définir un repère dit “cartésien”, et ensuite on doit déterminer une équation. Pour un cercle par exemple, après avoir défini le repère cartésien, on a x^2 + y^2 = r^2. Cela fait un total de 11 symboles (on compte les puissances comme un symbole à part entière, même si on peut l’écrire en exposant, car il s’agit de l’expression d’un principe différent). 11 symboles pour un cercle. Et cela reste relativement simple, mais à quel point se complique-t-on la vie pour exprimer des formes ne serait-ce qu’un peu plus complexe (cône, tore, ellipsoïde, etc.). C’est un système clairement handicapant et contre-intuitif. Mais il a un mérite, tout est immobile, il n’y a pas de surprise. C’est un monde froid, mais rassurant.

Leibniz n’aime pas ce monde, tout comme moi d’ailleurs. Il propose une autre manière de décrire des formes, en utilisant le minimum de symboles et une approche purement constructive et intuitive. Il l’appelle l’analysis situs, ce qui signifie l’analyse des situations:
“Les méthodes géométriques auxquelles je songe sont au nombre de deux: la première consiste à exprimer complètement une figure en n’utilisant que des caractères, sans l’aide d’explications verbales et sans y adjoindre de figure; la seconde consiste à le faire en n’utilisant que des mots, sans l’aide d’aucun autre caractère et sans l’aide d’aucune figure.”

Une autre citation prenante:
“L’algèbre n’est autre chose que la caractéristique des nombres indéterminés, ou des grandeurs. Mais elle n’exprime pas directement la situation, les angles, et le mouvement.”

Assez de suspense, voilà son invention (ou découverte?!?):
Soit le symbole “\/” signifiant “pareil que”. Soient les lettres du début de l’alphabet A, B, C, etc. des points fixes de l’espace, et les dernières lettres de l’alphabet Z, Y, X, etc. des ensembles de points de l’espace.

Exemple simple:

  • AB \/ AZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient tous la même relation avec A que la relation de B avec A; autrement dit l’ensemble des points Z de sorte que la distance AB soit la même que la distance AZ; à vous de trouver la forme correspondante…
  • AZ \/ BZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient tous la même relation avec A et B; autrement dit, l’ensemble des points Z tel qu’ils soient à la même distance de A que de B; à vous de trouver…
  • AZ \/ BZ \/ CZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils soient à la même distance de A, B, et C…
  • ABC \/ ABZ = l’ensemble des points Z tel qu’ils aient la même relation avec A et B que la relation qu’entretient C avec A et B; autrement dit, l’ensemble des points Z tel que la distance AZ = AC, BZ = BC; un peu plus dur, mais faisable…

Toutes les citations viennent du livre “la caractéristique géométrique” par Leibniz édité chez VRIN. Je pourrai écrire aussi des citations très intéressantes sur les applications possibles d’une telle topologie…

2ème partie

Pour essayer de prolonger la discussion et surtout montrer mon niveau d’approfondissement de ce langage, je vous propose deux nouvelles formes très particulières qui, je le pense, laissent entrevoir des possibilités intéressantes:

  • AB \/ AZ \/ ZX;
  • AB \/ AZ \/ ZX \/ XY.

Je voudrais terminer avec les propos de l’auteur du langage en question, notre très cher Gottfried Leibniz, tiré d’une lettre adressée à Christian Huyghens en 1679:

“Si elle était achevée de la manière que je la conçois, on pourrait faire en caractères qui ne seront que des lettres de l’alphabet la description d’une machine quelque composée qu’elle pourrait être, ce qui donnerait moyen à l’esprit de la connaître distinctement et facilement, avec toutes les pièces et même avec leur usage et mouvement, sans se servir de figures ni de modelles, et sans gêner l’imagination. [...] On pourrait faire aussi par ce moyen des descriptions exactes des choses naturelles, comme par exemple des plantes et de la structure des animaux.”

“Je crois qu’on pourrait manier par ce moyen la mécanique, presque comme la géométrie. Et qu’on pourrait même venir jusqu’à examiner les qualités des matériaux, parce que cela dépend ordinairement de certaines figures de leurs parties sensibles, comme si on décrivait la constitution, on en pourrait déduire leurs usages.”

11
mai
08

The end of illiteracy?

I want to present to you here a new revolutionary technique that I have developed in order to put an end for good to the problem of illiteracy in the world. It is a technique that doesn’t require any special training to understand on the part of the illiterate person, something which, on the one hand significantly reduces the costs related to such a project, and on the other hand, gives greater independence and self-sufficiency to the learner. I first start by using the case of Haiti as an illustration of the problem of illiteracy because it is one of the countries where this problem is more significant.

More than half of Haitians are illiterate

Illiteracy is a serious problem in Haiti. According to several sources, more than half of the Haitian population that lives on the island doesn’t know how to read, and thus doesn’t know how to write either. Imagine for an instant that you are illiterate. Your communication is done exclusively through auditory and visually means with the outside world. In order to communicate with someone, you absolutely need to talk to that person face to face or by telephone. You must always be “live” with someone to communicate with him or her. Your communication is strictly instantaneous and momentary. You could use a recording device, but that would certainly be extremely tedious.

Moreover, in a poor country like Haiti, illiterate people are bound to live in a world that begins and ends as far as their ears and eyes can hear and see, that is to say, not very far. Everything that comes from further away than this perimeter comes to you through someone that you hear speak in person, or through the radio. And if this person is illiterate like you (a probability of more than 50%), he will only tell you what he saw himself, or what he has been told by someone else. Just like the game that children play where a phrase is spoken in a chain and comes back to the beginning, the original message is always deformed. Imagine then the quality of information and ideas that an illiterate person receives. He is dependent on the honesty and the intelligence of the people with whom he communicates to understand the world outside of his sensory perceptions.

Now, how can a society hope to prosper when more than half of its population is maintained in this weak and fragile intellectual state? Even if the elite is literate and knows how to read and write and can install a government dedicated to the welfare and to the development of all, if the majority of the population remains illiterate, the victory will only be short lived. Convincing an illiterate person becomes as easy as organizing a political upheaval in the country. Every lie and political manipulation becomes child’s play, and a coup d’état easily succeeds. Illiteracy is perhaps one of the main elementary causes of the political instability of Haiti in the last decades.

How to solve this problem?

The situation is certainly very alarming for Haiti, like many other poor countries, as well as for all illiterate people on Earth. But this crisis can come to an end. Illiteracy can really become history.

The method that I am proposing is an original way and very quick way to teach to people how to read and write. It is an original method, albeit not a new one, because it dates back to the period when hieroglyphs were being used, as was the case in Ancient Egypt and in America at the time of the Olmecs, and other civilizations as well. We found on their pyramids, their buildings, their temples and artifacts writing systems based on hieroglyphs. And just like any writing system, it consisted of a one-to-one correspondence between symbols and sounds.

In the majority of the world’s languages today, we use letters, and each letter represents more or les a sound, and by organizing these sounds in our mind, we create words and we are able to read and understand what is written. This is why we are able to read words that we don’t know, in that we are able to pronounce the words simply by combining the different sounds represented by the letters (symbols).

Hieroglyphs work in the same way, but instead of using letters as symbols to represent sounds, it uses drawings. Every drawing is a sound. And by combining the sounds represented by the drawings (symbols), we are able to read. It is the same process with the writing system based on letters, the only difference being in the nature of the symbols being used (hieroglyphs versus letters).

How, then were the Ancient Egyptians and Olmecs able to read? Before answering that question, let us examine rapidly how we, who use letters, learn how to read. It is fairly simple to explain even though it may not be the quickest way to learn. We memorize in school the correspondence of the sounds and the 26 letters of the alphabet, and the combinations of letters such as “th” or “ch”. It is only a matter of learning them by heart, and through practice, we can be able to read without any problem. It is a little axiomatic, but it works.

Now, how did the Ancient Egyptians and Olmecs do it? First, they obviously knew how to speak before learning to read. When they saw a hieroglyph, they were already able to pronounce the word corresponding to the drawing. For example, if a hieroglyph was representing a jaguar, a young Olmec might have said to himself: “I know what that is. It is a jaguar.” And that was the case for all the hieroglyphs that represented objects from ordinary life, and that everyone could easily identify. Now, the originality and the ingenuity of such a system was this: each hieroglyph corresponded to the first sound of the word of the object that was drawn.

Again, with the example of the hieroglyph of the jaguar, this hieroglyph represented the sound “J” because it is the first sound of the word “jaguar”. In adopting such a system to the English language, the combination of a hieroglyph of a jaguar, an ostrich and a bear would correspond to the combination of the three sounds “j”, “o” and “b”. By putting them together, we get the sound “job”, and thus the very word “job”. Thus, in our new system of hieroglyphs, a job would be written with the hieroglyphs of a jaguar, an ostrich and a bear. (I will not bother you with my drawing skills!)

The development of a new writing system

What I am suggesting is in reality very simple. It is a project that could help Haiti directly, and all the people who still suffer from illiteracy. The project stems from the realization that all people and all individuals have a language and know how to speak it. From this vocabulary, a number of hieroglyphs must be developed representing concrete objects from everyday life and whose first sounds cover all the sounds used in the particular language. For Creole for instance, all the sounds can be found in the Latin alphabet by the use of one letter or two: a, j, k, and ch, in, etc. It is important, for very language, to use hieroglyphs that are easy to draw, that do not cause any vagueness in their interpretation and that represent universal things as much as possible, and also things that stimulate the senses and the imagination. For example, for the sound “C” or “K”, if we had to choose between the drawing of a car and a cat, we would choose the car because it is easier to recognize and because it is something closer to our human identity. For the sound “A”, we could choose an apple. And for the sound “T”, we could choose a table.

For this particular combination, the hieroglyphs of a car, an apple and a table yield the word “cat”. In this new alphabet, that’s how one would write the word cat.

Thus, this project of literacy will require the formation of a hieroglyphic writing system that covers all the sounds of a particular language. Then, one would only need to explain to others that each hieroglyphs corresponds to the first sound of the thing it represents. Once that has been understood combined with some good will and a little practice on the part of the learner, and he will easily be able to read.

The superiority of such a writing system is that it doesn’t require any training! Indeed, the illiterate person only needs to understand the principle of the “first-sound” of the drawing, and he will be able to read alone, by himself, independently of the presence of anyone. His reading will be slowly at the beginning, but with a little time, he will certainly be able to read as fast as any average reader. He will even be able to write immediately after having understood the “first-sound” principle. A table of all the hieroglyphs will have to be given to him, and he will then be able to draw the different hieroglyphs to form words, phrases and express ideas.

But, although he will be able to read in this hieroglyphic system in particular, he will not know how to read in the writing system with letters that the literate individuals of his people use. How should this transition be done?

A transition from hieroglyphs to letters

Again, the solution is simple. We would only need to add inside every hieroglyph the letter or letters corresponding to the particular sound. For example, inside the hieroglyph of … (Like I have done in the example above.) By getting used to reading the hieroglyphs and making the association between the symbols and the sounds, the individual could after a while, drop the drawings altogether and remember only the letters. The letter that he will see will remind him of the hieroglyph, and the hieroglyph will remind him of the sound, through the hieroglyph. After some time, his mental process will override the step of reminding the hieroglyph and he will be able to make the direct association between the letter and the sound: he will know how to read!!

A computerized translation

The first step is thus to establish a hieroglyphic alphabet for a given language. Once this alphabet has been done, it is necessary to produce texts that are to be read in this new system. The texts could be translations or new original ones. To do so, I think the most effective way would be to develop this writing system by computer. The simplest way would be to develop a program that would make an automatic translation between Latin letters and hieroglyphic symbols. Every hieroglyph would be recorded in the program and would be associated to a letter or a couple of letters (corresponding to one sound). The program could then translate an entire text by replacing every letter or couple of letters with the corresponding hieroglyph. The texts thus translated could be printed and distributed to the particular illiterate people , in all the regions of the world, according to their mother tongue.

The first universal text could be written to welcome them to the world of books, in the form of a history, or a fable and advise them of its possible dangers, as well as the pleasures one can get out of reading and writing.

A proof

To show you concretely that this method really works all the time, I encourage you to translate this sentence yourself:

Some possible problems

The only problem that I can foresee now is the orthography and the grammatical rules. Also the fact that there are different ways to represent the same sound. But the project that I am suggesting is not intended as a substitute for the study of languages of all the people of the world, but rather a simple tool to enable everyone to read and write in a system that is only a step between illiteracy and literacy.

Our future

We, as Human beings, are living in a very particular moment in our history. We have come to the point where we are all connected, as single Human species. Communication and transport means have totally revolutionized our lives, and we can now consider ourselves truly as neighbors. But despite these increasing proximities and interdependences, we still suffer from racism, sexism, paranoia and war. A elementary and crucial step to remedy these problems is the literacy of all Human beings to give each and everyone of them the necessary tools to develop their freedom of thought and communication, thus eliminating one of the barriers that are still separating us.

10
mai
08

La fin de l’analphabétisme?

Je veux vous présenter ici une technique révolutionnaire que j’ai développée pour mettre fin une fois pour toute à l’analphabétisme dans le monde. C’est une technique qui ne nécessite pratiquement aucun apprentissage de la part de la personne analphabète, ce qui diminue d’un côté les coûts de son application, et de l’autre côté, cela accentue l’indépendance et l’autonomie des personnes qui en bénéficieront. Je présente ma technique d’abord en m’appuyant sur l’exemple d’Haïti qui est des pays qui souffre le plus de l’analphabétisme. Cette description ne se veut être qu’un exemple parmi d’autres pour illustrer le problème en question.

Plus de la moitié des Haïtiens sont analphabètes

L’analphabétisme est un problème très grave en Haïti. Selon plusieurs sources, plus de la moitié de la population haïtienne qui vit sur l’île ne sait pas lire, et donc ne sait pas écrire non plus. Imaginez un instant que vous êtes analphabète. Votre communication se fait exclusivement de manière auditive ou gestuelle avec le monde extérieur. Pour communiquer avec quelqu’un, vous devez absolument parler à cette personne en face, ou par téléphone. Vous devez toujours être « en direct » avec quelqu’un pour communiquer avec lui. Votre communication est strictement ponctuelle et momentanée. Vous pourrez utiliser un magnétophone, mais la chose serait très certainement laborieuse.

En plus dans un pays pauvre comme Haïti, les analphabètes sont voués à vivre dans un monde qui commence et qui s’arrête aussi loin que leurs oreilles et leurs yeux peuvent entendre et voir, ce qui veut dire, pas très loin. Tout ce qui vient de plus loin que ce périmètre vous vient par l’intermédiaire de quelqu’un que vous entendez parler, en personne ou à la radio. Et si cette personne est analphabète comme vous (plus d’une chance sur deux), alors elle ne vous racontera que ce qu’elle a vu elle-même, ou ce que quelqu’un lui a raconté. Comme le jeu d’enfant où une phrase est répétée successivement autour d’un cercle, quand la phrase revient au début, elle est généralement déformée. Imaginez alors la qualité des idées et des faits qu’un analphabète reçoit. Il est dépendant de l’honnêteté et de l’intelligence des gens avec qui il communique pour comprendre le monde à l’extérieur de son périmètre sensoriel.

Maintenant, comment une société peut espérer prospérer quand plus de la moitié de sa population est maintenue dans cet état de fragilité intellectuelle? Même si l’élite éduquée qui sait lire et écrire peut instaurer un gouvernement dédié au bien-être et au développement de tous, si la grande majorité de la population reste analphabète, la victoire restera précaire. Convaincre quelqu’un d’analphabète est facile, et organiser un renversement politique le devient tout autant. Tout mensonge et manipulation politique devient un jeu d’enfant, et un coup d’état est vite réussi. L’analphabétisme est peut-être une des causes les plus élémentaires de l’instabilité politique d’Haïti de ces dernières décennies.

Comment y remédier?

La situation est certainement très alarmante pour Haïti, comme pour d’autres pays « pauvres », et pour tous les analphabètes du monde. Mais cette crise peut avoir une fin. L’analphabétisme peut être entièrement éradiqué de la Terre.

La méthode que je propose est une manière originale et très rapide d’apprendre aux gens à lire et à écrire. C’est une méthode originale, mais pas nouvelle, parce qu’elle date de la période d’utilisation des hiéroglyphes, comme ce fut le cas en Égypte au temps des Pharaons, en Amérique au temps des Olmèques et dans plusieurs autres civilisations du monde. On a retrouvé sur leurs pyramides, leurs immeubles, leurs temples et plusieurs artéfacts des systèmes d’écriture sous forme de hiéroglyphes, et comme tout système d’écriture il s’agit d’une corrélation entre des symboles et des sons.

Dans la majorité des langages du monde, on utilise des lettres, et chaque lettre représente plus ou moins un son, et c’est en agençant ces sons dans notre esprit qu’on forme les mots, et qu’on arrive à lire et comprendre ce qui est écrit. C’est pourquoi on est capable de lire des mots qu’on ne connaît pas, c’est-à-dire qu’on peut les prononcer simplement en combinant les différents sons représentés par les lettres (symboles).

Les hiéroglyphes fonctionnent de la même manière, mais au lieu d’utiliser des lettres comme symboles pour représenter les sons, ils utilisent des dessins. Chaque dessin est un son. Et en combinant les sons représentés par les dessins (symboles), on est capable de lire. Il s’agit du même procédé qu’avec un système basé sur des lettres, la seule distinction se faisant dans la nature des symboles utilisés (hiéroglyphes versus lettres).

Alors, comment les Égyptiens ou les Olmèques apprenaient-ils à lire? Avant d’y répondre, examinons d’abord comment nous (qui utilisons des lettres) apprenons à lire. C’est assez simple à expliquer, quoique ce n’est pas forcément la manière la plus rapide et la plus efficace de faire. On mémorise à l’école la correspondance des sons avec les 26 lettres de l’alphabet, en plus des accents, et des combinaisons particulières comme « ch » ou « ph ». Il s’agit simplement de mémoriser par cœur, et à force de le pratiquer, on peut être capable de lire sans problème. C’est un peu axiomatique, mais ça marche.

Maintenant, comment est-ce que les anciens Égyptiens et les Olmèques faisaient? D’abord, ils savaient évidemment parler avant d’apprendre à lire. Alors en voyant les dessins des hiéroglyphes, ils étaient déjà capables de prononcer le mot correspondant au dessin. Par exemple, si un hiéroglyphe représentait un jaguar, alors un jeune Olmèque pouvait se dire : « Je sais ce que c’est. C’est un jaguar. » Et il en était de même pour tous les hiéroglyphes qui représentaient des choses de la vie courante, et que tout le monde pouvait facilement identifier. Maintenant, l’originalité et l’ingéniosité d’un tel système résidait dans cet aspect : chaque hiéroglyphe correspondait, dans un mot, au premier son de l’objet dessiné.

Encore avec l’exemple du hiéroglyphe en forme de jaguar, ce hiéroglyphe représentait le son « J » parce qu’il est le premier son du mot « Jaguar ». Alors par exemple, en adaptant ce système au français, la combinaison d’un premier hiéroglyphe d’un jaguar, et le second d’un ours représenteraient les deux sons « j » et « ou ». En les mettant ensemble, on obtient le son « jou », et on comprend tout de suite qu’on parle d’une joue. Alors dans notre système hiéroglyphique, une joue s’écrirait avec un jaguar et un ours. (Je vous épargne mes dessins de jaguars et d’ours!)

Le développement d’un nouveau système d’écriture

Ce que je propose est en fait très simple. C’est un projet qui peut aider Haïti directement, et tous les peuples qui souffrent encore d’analphabétisme. Le projet part de la constatation que tous les peuples et tous les individus ont un langage, et savent parler. À partir de ce vocabulaire doit être établi un certain nombre de hiéroglyphes qui représentent des choses concrètes et dont les premiers sons couvrent tous les sons du langage. Pour le créole par exemple, tous les sons peuvent se retrouver dans l’alphabet latin soit par une lettre simple (a, j, k), soit par une combinaison de deux lettres (ch, ou, in). Il est important, pour chaque langage, d’utiliser des hiéroglyphes simples à dessiner, qui ne posent aucune ambiguïté de langage et qui représentent des choses « universelles » autant que possible, et aussi des choses qui stimulent les sens et l’imagination. Par exemple, pour le son « ch », entre chien et chapeau, chapeau est plus facile à dessiner, alors il devrait être adopté plutôt que chien. Ou encore, pour le son « a », entre un hiéroglyphe d’avion et d’ananas, l’avion devrait l’emporter parce qu’il rappelle le mouvement, le voyage, la découverte, donc des valeurs plus essentielles et éternelles que seulement un goût dans la bouche (à condition que le peuple en question connaisse ce qu’est un avion évidemment).

Et dans cette combinaison particulière, les deux hiéroglyphes de chapeau et d’avion combinés donnent le son « cha » et c’est donc la manière d’écrire le mot « chat ».

Alors le projet d’alphabétisation nécessitera l’élaboration d’un système d’écriture hiéroglyphique couvrant tous les sons d’un langage en particulier. Il suffira ensuite d’expliquer que chaque hiéroglyphe correspond au premier son de la chose qu’il représente, et avec un peu de volonté et de la pratique, un analphabète pourra apprendre à lire (dans ce système d’écriture).

La supériorité de ce système d’écriture est qu’il ne nécessite aucune formation! En effet, la personne analphabète a simplement besoin de comprendre le principe du « premier son » du dessin, et il sera capable de lire seul, de manière indépendante, sans la présence de quiconque. Sa lecture sera lente au début, mais avec le temps, il sera très certainement capable de lire aussi vite que tout lecteur moyen. Il pourra ainsi même écrire tout de suite après avoir appris le principe du « premier son ». Il lui suffira d’avoir une table de tous les hiéroglyphes qui devra lui être donné, et il pourra ensuite reproduire les dessins pour former des mots, des phrases, et communiquer des idées.

Mais évidemment, il saura lire dans ce système hiéroglyphique en particulier, mais ne pourra pas lire dans le système de lettres que tous les gens lettrés de son peuple utilisent. Comment faire cette transition?

Une transition entre les hiéroglyphes et les lettres

Encore une fois, la solution est simple. Il suffirait d’ajouter à l’intérieur de chaque hiéroglyphe la ou les lettres correspondant au son en question. Par exemple, à l’intérieur du hiéroglyphe d’avion, insérer la lettre « A ». À l’intérieur du hiéroglyphe de chapeau, insérer les lettres « CH ». (Comme j’ai fait plus haut.) À force de lire les hiéroglyphes, et de faire l’association entre le symbole et le son, l’individu pourra, à la longue se défaire du dessin, et ne retenir que les lettres. La lettre qu’il verra lui rappellera le hiéroglyphe, et le hiéroglyphe lui rappellera le son, et ainsi il pourra faire la correspondance entre la lettre et le son, par l’intermédiaire du hiéroglyphe. À la longue, son procédé mental sautera l’étape de rappel du hiéroglyphe et fera une association directe entre lettre et son : il saura lire!!

Une traduction informatique

La première étape est donc d’établir un alphabet hiéroglyphique pour un langage donné. Une fois cet alphabet terminé, il est nécessaire de produire des textes à lire dans ce nouveau système. Les textes pourraient soit être des traductions, soit des écrits originaux. Pour ce faire, je pense que la manière la plus efficace serait de développer ce système d’écriture par ordinateur. La manière la plus simple serait de développer un programme qui ferait une traduction automatique des lettres latines avec les symboles hiéroglyphiques. Chaque hiéroglyphe serait enregistré dans un programme, et serait associé à une lettre ou un couple de lettres latines (correspondant à un son). Le programme pourrait ensuite traduire tout un texte en remplaçant chaque lettre ou couple de lettres par le hiéroglyphe correspondant. Les textes ainsi traduits pourraient être imprimés et distribués aux analphabètes, dans toutes les régions du monde, en fonction de leur langue maternelle.

Un premier texte universel pourrait être écrit pour leur souhaiter la bienvenue dans le monde de l’écriture, sous forme d’histoire, de fable peut-être, et les aviser des dangers potentiels, et aussi des bonheurs que la lecture et l’écriture peuvent procurer.

Une preuve

Pour vous montrer que cette méthode fonctionne à tout coup, je vous propose de « traduire » cette phrase :

Des problèmes à anticiper

Le seul problème que je peux anticiper maintenant est l’orthographe et les règles d’accord, et ce en particulier pour le français où les règles les unes les plus inutiles que les autres abondent! Aussi, le fait qu’il y ait plusieurs manières de représenter le même son. Mais le projet que je propose ne se veut pas un substitut pour l’étude des langues propres à chaque peuple, mais plutôt un outil simple pour permettre à tous de pouvoir lire et d’écrire dans un système intermédiaire entre l’analphabétisme et l’alphabétisme complet.

Notre avenir

Nous vivons à une époque très particulière de l’humanité. Nous sommes arrivés au point où nous sommes tous reliés en tant qu’espèce humaine. Les moyens de communication et de transport ont totalement révolutionné notre vie, et on peut maintenant tous se considérer comme des véritables voisins. Malgré ces contacts grandissants et cette interdépendance, nous souffrons encore de racisme, de sexisme, de paranoïa et de guerres. Une étape élémentaire pour remédier à ces problèmes est l’alphabétisation de tous les êtres humains pour donner à chacun les outils nécessaires pour développer leur liberté de penser et de communiquer, et éliminer ainsi une des barrières qui nous sépare encore.

10
mai
08

aUI: le langage de l’espace

aUI a 42 phonèmes (incluant les variations nasales des voyelles pour les nombres), chacun étant associé à un principe particulier. Les voyelles en majuscules sont prononcées plus longuement:

• a (prononcé comme dans aller): ‘espace’
• A (prononcé comme dans âme): ‘temps’
• e (prononcé comme dans été): ‘mouvement’
• E (prononcé plus longuement “éé”): ‘matière’
• i (prononcé comme dans hiver): ‘lumière’
• I (prononcé plus longuement “ii”): ’son’
• u (prononcé comme le “ou” dans ours): ‘humain’
• U (prononcé plus longuement “oouu”): ‘esprit’
• o (prononcé comme dans eau): ‘vie’
• O (prononcé comme dans ôser): ’sentiment’

• y (prononcé comme le “u” dans une): ‘négatif’
• q (prononcé comme le “eu” dans heure): ‘condition’

• a*: 1 (l’astérisk indique que le son est court, nasal et represent un nombre)
• e*: 2
• i*: 3
• u*: 4
• o*: 5
• A*: 6
• E*: 7
• I*: 8
• U*: 9
• O*: 10
• y*: 0

• b: ‘ensemble’
• c (prononcé comme le “ch” dans chemin): ‘être’
• d: ‘à travers’
• f: ‘ceci’
• g: ‘intérieur/dedans’
• h: ‘question’
• j: ‘égal’
• k: ‘au dessus’
• l: ‘rond’
• m: ‘qualité’
• n: ‘quantité’
• p: ‘avant’
• r: ‘positif’
• s: ‘chose’
• t: ‘vers’
• v: ‘actif’
• w: ‘pouvoir’
• x (prononcé comme le “x” espagnol dans México): ‘relation’
• z: ‘partie’

06
mai
08

Électron = esprit, une introduction aux découvertes de Jean E. Charon

1. Introduction
_____L’article qui suit est une introduction aux découvertes en Physique de Jean E. Charon sur les électrons et leur comportement « spirituel », directement inspiré de la lecture de son ouvrage de 1977 intitulé L’Esprit, cet inconnu.
_____Charon a vécu de 1920 à 1998 et a dédié sa vie à la recherche en Physique et à la rédaction de nombreux ouvrages, à partir des années 60. Il a été d’une part porté à rédiger des ouvrages pour la communauté scientifique, et d’autre part des ouvrages pour le grand public traduisant dans un vocabulaire et des images plus accessibles des notions scientifiques essentielles, qu’il intègre dans un contexte métaphysique, philosophique, et cosmologique.
_____En 1977 Charon fait une découverte fondamentale qu’il nomme la Relativité complexe. Cette notion s’inscrit en complémentarité aux travaux d’Einstein effectués quelques décennies plus tôt. C’est après la publication de cet ouvrage scientifique, qu’il publie quelques mois plus tard L’esprit, cet inconnu où il vulgarise sa découverte pour le public et montre les réponses qu’elle apporte quant aux questionnements spirituelles de l’Homme.
_____Le présent article servira d’introduction au livre L’esprit, cet inconnu de Charon et donc de sa découverte fondamentale montrant que ce qu’on entend par le mot esprit n’est rien d’autre que l’électron de la matière.

2. La mécanique quantique
_____La mécanique quantique est sûrement le sujet le plus partagé autant par des individus du monde universitaire que du public « amateur ». Est-ce parce qu’il s’agit d’un sujet tellement accessible et facile à comprendre ? Ou est-ce qu’il s’agit d’un sujet où « tout le monde peut avoir raison » ?

_____Rappelons rapidement, avant d’aller plus loin, que toute Matière est composée d’atomes, qui eux-mêmes sont composés de neutrons, protons et électrons. Les neutrons et les protons forment ensemble le centre de l’atome, qu’on appelle le noyau. Autour de ce noyau tournent les électrons. L’atome le plus simple et le plus récurrent de notre Univers est l’hydrogène, et se compose généralement d’un proton et un électron en orbite autour de lui. En faisant varier le nombre de protons, neutrons et électrons, on obtient tous les éléments comme le Fer, l’Or, l’Oxygène, le Carbone, etc.

_____La mécanique quantique provient essentiellement de l’incapacité de physiciens du 20ème siècle à donner l’emplacement et la vitesse d’un électron avec précision. Contrairement à des interactions entre d’autres corps comme la Lune et la Terre, les déplacements de l’électron paraissent imprévisibles.
_____Face à ce paradoxe, les fondateurs de la théorie quantique affirment essentiellement la chose suivante : « le calcul exact de l’emplacement et la vitesse de l’électron autour de son noyau sont scientifiquement impossibles, et tout ce qu’on peut faire c’est donner une probabilité de ces deux caractéristiques. » Et voilà cette grande théorie qu’on appelle la mécanique quantique : rien de plus que des statistiques ! On se demandera inévitablement la question suivante : « est-ce que c’est encore de la science ça ? »

3. La science
_____C’est là qu’on se bute à la question de savoir ce qu’est vraiment la science. La science nous permet de savoir des choses, d’apprendre et maîtriser des vérités quant au fonctionnement de l’Univers (dont nous faisons une partie intégrante, n’oublions pas).
Niels Bohr (un des fondateurs de la mécanique quantique) nous a dit la chose suivante : « aucune chose n’existe tant qu’elle n’a pas été mesurée. »
_____Va-t-on le croire simplement parce qu’il avait un doctorat et une renommée internationale ? Il affirme donc que tant que quelque chose n’est pas mesurée, alors elle ne peut pas exister. Quelle étape antérieure est nécessaire à la mesure d’une chose ? De l’apercevoir évidemment ! Donc, on peut transformer de manière équivalent la phrase précédente de cette façon : « tant que quelque chose n’a pas été observée, alors elle n’existe pas. » Très intéressante théorie en effet. Bohr nous dit donc que les électrons sont apparus dans l’Univers le jour où un être humain les a aperçus pour la première fois. Encore, les électrons n’existent qu’au moment où quelqu’un les observe. Dès que quelqu’un se prépare à en observer, alors l’Univers en fait apparaître un instantanément, jusqu’à la fin de l’observation. Très intéressante théorie. Je ne pense pas que d’autres contre-exemples soient nécessaires.
_____En fait Bohr pense que sa perception contrôle l’existence de toutes les choses de l’Univers. Autrement dit pour vous, lecteur, je n’existe pas, et pour moi vous n’existez pas. Pour que j’existe, alors il faudrait que vous m’aperceviez. Mais c’est assez paradoxal, parce que je suis moi-même capable de me voir. Alors qui a raison ? Moi qui me voit en ce moment, donc qui rend mon existence véridique, ou alors vous qui ne me voyez pas et qui annulez donc mon existence ? Je pense encore une fois qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus loin dans ces raisonnements aberrants.

4. L’approche méthodologique de Charon
_____D’un côté, on a des « physiciens » qui, confrontés au paradoxe du mouvement de l’électron, baissent les bras et adhèrent à l’idéologie de Bohr, affirmant implicitement la chose suivante : « nous sommes incapables d’expliquer le mouvement des électrons, alors nous affirmons qu’il est impossible de l’expliquer. » Autrement dit, ils passent de « nous ne sommes pas capables » à « c’est impossible ». Quel spirituo-centrisme (si je peux m’exprimer ainsi) ! Au lieu de s’avouer vaincus et s’orienter vers d’autres sujets, ils perpétuent un mensonge pour justifier leurs pénibles années d’études, leurs notes, leur diplôme, leurs titres, leur salaire et leur statut social ! Pas très scientifique comme attitude vous me direz !
_____Mais heureusement il y a quelqu’un comme Jean Charon qui, en tant que bon scientifique, accepte la réalité comme elle est, et fait une différence entre ce qu’il veut et ce qu’il peut faire. Et avant d’essayer de dire où une chose va être il propose plutôt de commencer par dire ce qu’elle est.

a) l’espace-temps de l’Esprit


_____Dans le livre L’esprit, cet inconnu, où il relate sa découverte et ses répercussions, il commence son raisonnement de la façon suivante : il reconnaît l’existence de l’Esprit comme étant ce qu’on appelle communément notre « Je ». Cet Esprit fait partie de l’Univers et possède un espace-temps propre à lui. Cet espace-temps se manifeste en partie par ce qu’on appelle la mémoire : chaque évènement, chaque perception est « enregistré » dans l’Esprit. L’information enregistrée ne peut pas être « perdue » par l’Esprit ; ce dernier ne peut qu’en accumuler continuellement, et l’organiser. Il qualifie donc l’espace de l’Esprit comme étant un espace à néguentropie (il s’organise) non-décroissante (il ne peut pas perdre d’information).
_____Charon part ensuite de ces caractéristiques de l’espace de l’Esprit pour les comparer avec des phénomènes astrophysiques. Il remarque une similitude importante avec ce qui s’appelle les « trous noirs ».

b) l’espace-temps des « trous noirs »

_____Les « trous noirs » sont le résultat d’une extrême rétraction de la matière d’un soleil qui s’est éteint. Et à cause de cette énorme condensation de la matière et des forces gravitationnelles en un seul point, l’espace se « ferme sur lui-même » à cet endroit là. Pour donner une image plus simple, c’est un peu comme si on place une boule de bois sur l’océan : elle flottera. Mais si on concentre dans cette boule une masse gigantesque, alors, à cause de sa densité, la boule se « détachera » de l’espace qu’elle occupait (la surface de l’eau) pour couler sous l’eau. C’est le même principe avec la condensation dans un point de la masse d’une étoile, à la différence près que l’espace qu’elle occupait est l’espace de la Matière que nous connaissons (ça peut paraître étrange qu’il existe différents types d’espace, mais la suite du texte rendra les choses plus claires, j’espère). Ce qu’il se passe en plus, à cause de la force gravitationnelle localisée et énorme, est que cela crée une courbure de l’espace de sorte que tout ce qui passe près du trou noir est en quelque sorte « aspiré » à l’intérieur de ce dernier, sans pouvoir en sortir. Pour revenir à l’image de l’océan, le trou noir se comporte un peu comme un tourbillon.
_____Charon fait ensuite une expérience théorique : il imagine le voyage d’un astronaute dans un vaisseau, s’approchant du trou noir. D’après les équations tirées de la théorie de la Relativité d’Einstein, les caractéristiques du temps et de l’espace jouent un rôle totalement inverses dans ce lieu : « le voyageur sera prisonnier d’un univers cyclique où à chaque « tour » du trou noir, il vivra les mêmes évènements. »[1] Le temps, dans un trou noir, s’écoule en sens inverse : les phénomènes physiques remontent le temps. Contrairement à « notre » espace habituel et la seconde loi de la thermodynamique qui nous dit que tout système laissé à lui-même perd de l’information et se désorganise (entropie croissante), l’espace du trou noir, lui, « revit » chaque évènement continuellement : il s’organise (néguentropie). De plus, comme rien ne peut sortir d’un trou noir, alors l’espace de ce dernier ne pourra jamais perdre d’information d’aucune manière. On qualifie donc l’espace d’un trou noir comme un espace à néguentropie non-décroissante. (Comparez ce résultat avec la conclusion sur l’espace de l’Esprit décrit plus haut.)
_____C’est là que Charon fait la similitude inévitable entre les caractéristiques de l’espace d’un trou noir avec celles de l’Esprit : les deux sont à néguentropie non-décroissante.

c) l’espace-temps des électrons
_____Charon se dirige ensuite vers les électrons. À travers ses recherches, il démontre que l’espace-temps d’un électron se comporte de la même manière qu’un trou noir : la particule « creuse » l’espace comme le fait un trou noir.
_____En établissant ce parallèle entre l’espace-temps « trou noir » et électron, et « trou noir » et Esprit, il arrive à la conclusion inévitable que l’espace-temps de l’Esprit et celui de l’électron est en fait le même ! Et cet espace-temps qui marche « à l’envers », revivant continuellement chacun de ses évènements, et en accroissant continuellement son information, ne décrit-il pas en fait ce que nous appelons communément la « mémoire » ? La mémoire accumule effectivement sans cesse de la nouvelle information, sans jamais en perdre, et revit continuellement chaque évènement enregistré. La découverte est faite : ce qu’on appelle Esprit et électron ne sont en fait qu’une seule et même chose ! La Matière est l’Esprit sont donc indissociables !

5. Les implications et d’autres découvertes
_____Charon découvre donc, en combinant ses aptitudes en mathématiques, ses connaissances en astrophysiques et en physique, et sa méthodologie créative, à prouver que l’Esprit et l’électron sont la même chose. Il prouve ainsi que ce qu’on nomme notre « Je » est contenu dans l’électron, et qu’ainsi notre Esprit est indissociable de notre corps.
_____Tout le raisonnement derrière cette découverte représente moins de la moitié de son livre, et il consacre le reste aux implications de cette découverte, et à de nouvelles explications de phénomènes naturels qui en découlent.
_____Il touche de manière très profonde et très bien expliquée le rôle de l’Esprit dans la cellule et les chromosomes, la réincarnation, la télépathie, l’Amour, la Cosmologie et plusieurs autres sujets.

6. Mot final
_____À travers quelques passages du livre, on peut noter son opposition catégorique au courant « réductionniste » prévalent dans les milieux universitaires qui veulent à tout prix séparer l’Esprit du reste de l’Univers, le réel de l’imaginaire, le raisonnement de la créativité. Pour lui, l’étude de l’Univers ne peut pas ignorer l’esprit, car ce dernier en fait partie intégrante, aussi bien qu’on ne peut pas étudier le monde en s’y soustrayant.
_____On peut aussi noter son haut niveau de culture car le livre fait de nombreuses références, à travers tous les chapitres, autant à des scientifiques, que de écrivains, des poètes et des prophètes.
_____Finalement, à travers un passage en particulier, intitulé « Si tu es un sage… », on sent son grand amour pour l’humanité et son Esprit visionnaire quand il critique l’état présent des choses et propose de meilleures avenues pour l’avenir.

« L’Esprit ne pourra jamais s’expliquer
comme une sécrétion de la Matière,
aussi complexe que soit celle-ci.

Derrière chaque chef-d’oeuvre,
il faut un architecte.
»

L’esprit, cet inconnu (p. 136)

http://www.jeanemilecharon.com/ (en anglais seulement)
Notes
[1] Citation directement tirée du livre L’esprit, cet inconnu de Jean Charon, et aussi sur le site : http://www.holoenergie.com/1A/1A.html
06
mai
08

Projet de média politique sur Internet

Parce que les individus et les projets de société sont plus importants
dans une démocratie que les partis politiques et les idéologies.


Objectif :
couvrir également les campagnes électorales de tous les candidats, et faire un suivi continu des députés élus à l’Assemblée Nationale sur un site Internet commun

Motivation :
Dans une société vraiment démocratique, tous les candidats aux élections reçoivent la même visibilité, indépendamment de leurs idées. Cela permet à l’électorat de faire un choix vraiment éclairé et personnel et ainsi de refléter, une fois l’élection terminée, les vrais aspirations de la société.

Malheureusement, la réalité actuelle est toute autre. Les médias nationaux couvrent presque exclusivement les 3, 4, ou 5 chefs des « gros partis », au détriment de tous les autres candidats de ces mêmes partis, et évidemment des plus petits partis politiques et des candidats indépendants aussi. Cela démontre implicitement la chose suivante : on vote pour un parti, mais pas pour un candidat. C’est compréhensible, car comment une chaîne de télévision ou de radio nationale pourrait couvrir plus de 800 candidats de manière égale? C’est impossible. Il est donc normal dans ce contexte, que les médias se concentrent sur les candidats les plus significatifs, c’est-à-dire les chefs des « gros partis ».

Dans ce contexte, les électeurs votent pour un parti, ou pour un chef de parti, dans l’espoir que ce dernier devienne Premier Ministre. Mais que cela arrive ou non, l’électeur aura généralement fait son vote sans connaître ni le nom ni les valeurs et les idées personnelles du candidat en question.

À ces problèmes évidents, existe heureusement une solution, qui devient possible grâce à cette merveilleuse invention qu’on appelle l’Internet. En effet, l’Internet n’est pas un outil médiatique comme les autres : c’est un outil d’information littéralement vivant et interactif. Le visiteur est le maître de sa navigation et de sa recherche d’information. Il est guidé par des titres et des liens, mais c’est lui qui décide quelle page visiter, en fonction de ce qui l’intéresse et de ce qu’il juge important.

L’information de la page Internet n’est pratiquement pas figée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans sa quantité d’information. La page Internet existe continuellement, indépendamment de l’heure de la journée, alors que les nouvelles télévisées, à la radio et dans les journaux « meurent » une fois l’émission ou l’édition terminée. La page Internet dépend significativement moins de l’espace que la télévision, la radio et les journaux : alors que ces derniers sont limités par la position géographique dans laquelle on se trouve, la page Internet est, normalement, accessible de partout dans le monde, moyennant un ordinateur et une connexion. Finalement, alors que la quantité d’information partagée par la télévision, la radio et les journaux est limitée par le temps d’antenne, ou le nombre de pages, la page Internet peut, à l’inverse, diffuser une quantité quasi infinie d’information, et ce de manière continue.

Ces multiples contraintes obligent les médias conventionnels à couvrir les campagnes électorales de manière très limitées, en se concentrant presque exclusivement sur les chefs des « gros partis » au détriment de tous les autres candidats. Cela entraîne, nous l’avons mentionné plus haut, un conditionnement de l’électorat à voter pour un parti, sans faire attention nécessairement aux idées du candidat de sa circonscription. Le pouvoir politique est accordé implicitement, dans les faits, à moins de 5 individus : les chefs de parti. Mais qu’en est-il des 120 autres députés à l’Assemblée Nationale, ou les 300 autres au Parlement d’Ottawa? Ont-ils des idées et des projets intéressants aussi? Ne méritent-ils pas d’être écoutés?

Cette disparité de couverture médiatique a été, jusqu’à maintenant, il faut l’admettre, nécessaire au fonctionnement démocratique de la société. Sinon, les élections auraient été plus anarchiques qu’autre chose et la société aurait manqué de cohésion. Mais avec le développement d’Internet, une nouvelle dynamique est possible.

Définition :
Le projet présenté consiste à mettre sur pied un site Internet d’information et d’éducation citoyenne. Le site aura deux mandats distincts : l’un pendant les périodes électorales, le second entre deux élections.

Périodes électorales
Pendant les périodes électorales, le site aura le mandat de présenter de manière égale tous les candidats ainsi que leurs projets, indépendamment de leur affiliation politique, pour chaque circonscription. En présentant chaque candidat de la sorte, sans favoritisme, et en présentant clairement chacun des projets qu’il endosse, l’électeur pourra faire une choix informé et personnel : il ne votera pas aveuglément pour une couleur, mais pour des idées, des projets qui sont pour lui importants, et qu’incarnent son candidat favori. Le site présentera un répertoire de toutes les circonscriptions, tous les candidats, et tous les projets. L’électeur pourra ainsi prendre connaissance de tous les projets proposés à l’échelle nationale, par tous les candidats, les évaluer, et choisir ceux qui lui tiennent à cœur et qui lui semblent les plus pertinents. Une fois ses exigences électorales déterminées, l’électeur pourra chercher, parmi les candidats de sa circonscription, ceux avec qui il partage la plus grande affinité idéologique.

Évidemment, le site devra être en mesure de recevoir des propositions de projets de tous les citoyens, et pas seulement des candidats eux-mêmes. Un groupe de personnes devra donc être en mesure de recevoir des suggestions de projets politiques, des les éditer et de les publier sur le site. De cette manière, le bassin de projets électoraux sera encore plus enrichi et diversifié et permettra aux candidats d’avoir une plate-forme plus substantielle.

Chaque candidat se verra accorder un nom d’utilisateur et un mot de passe, une fois sa candidature officialisée par le Directeur Général des Élections, et il pourra ainsi mettre à jour son profil, y ajouter des projets, ou en retirer de sa plate-forme. Chaque candidat aura ainsi sa propre page personnelle qui offrira les mêmes options pour tous (courte biographie, projets endossés, email, liens Internet). Il pourrait même y avoir, en plus, pour chaque candidat, un forum personnel où les partisans du candidat en question, ou les indécis, pourront poser des questions et débattre avec le candidat. Cela sera laissé à la discrétion du candidat, et une restriction quant aux participants et aux messages diffusés devra être élaborée pour éviter les dérapages et les attaques personnelles.

Toute l’information statistique relatives aux candidats et aux projets sera libre et accessible à tous sur le site Internet (nombre de candidats qui endossent un projet particulier, distribution géographique des projets, etc.).
Le site aura, au début de la période électorale, une section où seront présentés toutes les personnes qui envisagent de se présenter comme candidat, mais qui ne le sont pas encore officiellement. La section présentera les possibles futurs candidats avec leurs valeurs, leurs projets et leurs ambitions. L’objectif de la section sera d’aider chaque personne envisageant de se présenter comme candidat officiel à se trouver des alliés, ou des supporters et des bénévoles. Les personnes qui voudront s’impliquer dans la campagne d’un possible futur candidat pourront communiquer avec lui et offrir de l’aider. Aussi, plusieurs « petits » candidats pourront décider de fusionner leurs candidatures en une seule, en fusionnant aussi leurs projets, de sorte à avoir une force de mobilisation et un poids électoral plus important. La section donnera donc l’opportunité à tout le monde de connaître et éventuellement de rentrer en communication avec des possibles futurs candidats, pour ainsi éviter un surnombre de candidatures, et assurer une certaine homogénéité du processus électoral.

Périodes inter-électorales
Après la fin des élections, quand les députés auront pris leur place dans l’Assemblée Nationale, le site changera de fonctionnement. L’information relative aux élections terminées pourra néanmoins être gardée en archive à des fins statistiques, ou pour usage ultérieur quelconque.
Le site gardera une liste de tous les projets qui ont été retenus par au moins un député élu. De cette manière, les citoyens pourront faire un suivi des projets qui les tiennent à cœur, en suivant les activités des différents députés qui les endossent.

Le mandat primordial du site, en dehors des élections, sera de faire un suivi de tous les députés, et ce de manière régulière. Il créera, pour chaque député, une nouvelle page personnelle, et assignera, aux députés qui le désirent, un nom d’utilisateur et un mot de passe. La page personnelle du député montrera, en tout temps, et de manière explicite, la plate-forme politique qui lui a permis de se faire élire. Dans ce contexte, le travail du site sera, pendant les 3 ou 4 années inter-électorales, de présenter les activités de chaque député, relativement à l’avancement des projets de sa plate-forme politique présentée comme « promesses électorales ». De cette manière, le site servira en quelque sorte de garde-fou aux députés, et d’assurance qu’ils soient redevables de leurs promesses aux gens qui l’ont élu.

Cette présentation publique et libre des projets et des activités de tous les députés pourra avoir un impact secondaire non-négligeable. Les députés pourront, à travers ce site, avoir une connaissance plus rapide, plus détaillée et plus directe des projets et des valeurs défendus par leurs collègues. Ils pourront ainsi créer des alliances avec tous les députés qui endossent des projets communs, et accélérer leur réalisation dans l’Assemblée Nationale. De cette manière, l’influence de la ligne de parti pourrait être grandement amoindrie, encourageant d’une part les députés à endosser des projets qui les tiennent personnellement à cœur, et d’autre part, en créant des alliances politiques axées sur des projets, et non sur des dogmes idéologiques qui sont par définition hermétiques. Les députés pourront, de plus en plus s’ouvrir à tous les autres députés, en fonction de leurs projets communs, indépendamment de leur affiliation partisane. La démocratie n’en sera que perfectionnée car les députés seront moins redevables au chef de leur parti et plus à leur électorat.

06
mai
08

Clara et Socrate : La théorie de l’évolution

« Pourquoi est-ce que tu dis ‘je crois en la théorie de l’évolution’ si c’est une vérité? Est-ce que tu dis aussi ‘je crois que la Terre est ronde’? »

« Le problème ne réside pas autant dans le fait que la théorie de l’évolution soit vraie ou fausse, mais plutôt dans le fait que tu ne sais pas pourquoi tu y crois. »

1. Clara, en sortant de l’école, voit Socrate de l’autre côté de la rue.

2. Salut Socrate!!

3. Hé, salut Clara! Comment ça va?

4. Bien, et toi?

5. Très bien, merci. Alors quoi de neuf?

6. Notre prof de biologie nous a parlé d’une nouvelle théorie pendant toute la semaine, mais ce n’était pas très clair.

7. Ah! Je pense savoir de quoi tu parles!

8. Vraiment? Qu’est-ce que tu penses que c’est? Et pourquoi tu gardes ce sourire sur ton visage? Qu’est-ce qu’il y a d’amusant?

9. Haha! Je ris parce que ça me rappelle plusieurs discussions très animées que j’ai eues avec beaucoup de personnes à ce sujet. Si je ne trompe pas, il s’agit de la théorie de l’évolution.

10. En plein dans le mille! Comment as-tu fait pour deviner?

11. Je sais que tu es une fille très intelligente et quand les choses te sont expliquées clairement, tu les comprend très vite, alors j’ai compris que ton professeur de biologie vous avait enseigné quelque chose d’assez farfelu et mal expliqué. Et pour moi, je trouve qu’il n’y a rien de plus farfelu que la théorie de l’évolution! C’est comparable au mensonge répandu au Moyen-Âge disant que la Terre était plate. Évidemment ces gens qui croyaient ça se trompaient. Mais ils ont quand même assez répandu ce mensonge pour qu’on en ait encore des traces des siècles après! Ces gens répétaient évidemment quelque chose qu’ils avaient entendu et qui leur semblait vrai, sans jamais avoir aucune preuve suffisante. C’est la même chose avec la théorie de l’évolution maintenant.

12. Donc tu n’y crois pas?

13. Tu vois, même toi, tu admets qu’il faut y croire! Et tout le monde pose la même question : « est-ce que tu crois en la théorie de l’évolution? » Comme s’il s’agissait de quelque chose d’improuvable! Mais je n’adopterai pas la même attitude que tous ces menteurs : je te propose d’examiner cette théorie, scientifiquement, d’essayer de la comprendre et vérifier si elle est vraie ou non. Qu’est-ce que tu en penses?

14. D’accord!! Ça sera l’occasion pour moi de vraiment comprendre de quoi il s’agit. Alors, par où est-ce qu’on commence?

15. Je suggère qu’on commence par définir ce qu’on entend par théorie de l’évolution. Qu’est-ce que ton professeur vous a donné comme définition?

16. Il nous a dit que la théorie de l’évolution était composée de deux parties : d’abord la sélection naturelle, puis la spéciation. Il a dit que la sélection naturelle était le procédé par lequel l’environnement affectait le filtrage de gènes dans une espèce. Et la spéciation est le procédé par lequel de nouvelles espèces sont créées. Je pense que c’était ça.

17. D’accord. Si je te comprends bien alors, la sélection naturelle signifie qu’à l’intérieur d’une même espèce, les individus ayant les traits les mieux adaptés à leur environnement auront une plus grande chance de survivre que ceux avec des traits moins bien adaptés. Jusqu’à là on est d’accord?

18. Jusqu’à là je suis d’accord.

19. Ensuite, la sélection naturelle nous dit que puisque les gènes sont responsables des traits des individus, les individus avec des gènes défavorables à leur environnement mourront sans passer leur bagage génétique aux générations suivantes. Pour rendre les choses plus claires, je te propose l’expérience suivante : soient deux populations Pa et Pb de la même espèce S1, vivant dans un environnement commun E1. Prenons un gène G1 appartenant à l’ADN de S1, codant pour un trait essentiel pour la survie des individus de S1. Prenons deux versions différentes de ce gène : G1a et G1b. Maintenant appelons Pa la population ayant exclusivement G1a et Pb la population ayant exclusivement G1b. Admettons que le gène G1b est mieux adapté à l’environnement E1 que son autre version, G1a. Ainsi, les individus de Pa ont un taux de mortalité plus élevé que Pb, en moyenne, parce qu’ils ont une version moins bien adaptée du gène G1. Maintenant imaginons que le gène G1a est tellement pauvrement adapté à E1 qu’il empêche les individus de Pa de se reproduire avant de mourir. Pendant ce temps, G1b est tellement bien adapté à E1 qu’il augmente de manière significative la capacité de Pb de se reproduire. Alors, Pb comme population va se développer et augmenter en nombre d’individus et prendra le monopole, dans un sens, des ressources de l’environnement, pendant que la population Pa diminuera progressivement jusqu’à être totalement éliminée. Donc à un moment, Pa n’existera plus, et seulement Pb aura subsisté dans E1. Puisque Pa n’existe plus, alors G1a a totalement disparue de S1 et G1b est la seule version restante du gène G1. Est-ce que tu es d’accord avec moi là-dessus, Clara?

20. Oui, je dirai que c’est correct, Socrate. Ça me rappelle l’exemple des oiseaux que Darwin avait observés aux Îles Galápagos. La sélection naturelle avait séparée les oiseaux en fonction de la forme de leur bec sur différentes parties de l’île, dépendamment du type de nourriture. Ça je pense avoir assez bien compris, mais c’est plutôt la spéciation que je pense ne pas avoir comprise du tout.

21. D’accord. Plongeons nous sur cet aspect de la théorie puisque nous sommes tous les deux d’accord sur la sélection naturelle. Répondons d’abord à cette question : qu’est-ce que la spéciation nous dit?

22. La spéciation nous dit que les formes de vie plus avancées ou complexes viennent de la transformation ou de l’évolution des espèces moins avancées, plus élémentaires. En gros qu’une espèce peut se transformer, au cours du temps, en une nouvelle espèce plus complexe.

23. Intéressant. Et comment cela se produit-il?

24. Haha!! Je n’en ai aucune idée, Socrate!! Je crois que le professeur a parlé de mutations mais je ne suis pas sûre. Mais tu sais ce qu’on devrait faire, Socrate?

25. Je t’écoute…

26. J’ai vu mon professeur avant de sortir, il était dans son bureau. On devrait lui demander s’il peut nous aider dans notre discussion, qu’est-ce que tu en dis?

27. Excellente idée! Rien de mieux qu’un biologiste pour parler de biologie!

28. Clara et Socrate marchent au bureau du professeur de biologie. La porte est ouverte, le professeur est assis, en train de ranger son bureau.

29. Bonjour professeur!

30. Oh, salut Clara, comment vas-tu?

31. Très bien, merci. Je te présente mon ami Socrate, on parlait ensemble de la théorie de l’évolution et on se demandait si vous pouviez nous aider sur certains points.

32. Bien sûr. J’ai du temps devant moi, et ça me fera un plaisir de vous aider à comprendre cette merveilleuse théorie.

33. Merci beaucoup, professeur. C’est un vrai plaisir de vous rencontrer et je suis content de constater votre grande hospitalité et votre ouverture d’esprit.

34. Tout le plaisir est pour moi, Socrate. J’ai lu plusieurs choses à votre sujet, mais je ne peux me rappeler où exactement. Peu importe, asseyez-vous s’il vous plaît et dites moi comment je peux me rendre utile.

35. Eh bien, professeur, nous avons tous les deux assez bien compris comment la sélection naturelle fonctionne, mais nous avons quelques questions sur le mécanisme de la spéciation.

36. D’accord. S’agit-il d’une partie en particulier?

37. En fait, avant d’avancer plus loin, je vous propose de vous expliquer ce que nous avons compris, pour qu’ainsi vous puissiez mieux savoir ce que nous n’avons pas compris.

38. Allez-y, je vous écoute.

39. Alors, nous avons compris que la spéciation est le mécanisme par lequel de nouvelles espèces sont formées.

40. C’est exactement ce que c’est.

41. Bien. Maintenant, la spéciation dit que des formes de vies élémentaires évoluent pour devenir des formes de vies plus complexes et plus avancées et c’est ainsi que toute vie sur cette planète provient de la même première forme de vie.

42. Oui. En fait vous avez très bien compris ce qu’est la spéciation jusqu’à maintenant. Je ne vois pas où se trouve votre difficulté, Socrate.

43. Mon problème est en fait extrêmement simple, professeur. Il s’agit d’une question très courte qu’avec votre éducation, votre expérience et votre savoir vous pourrez très certainement résoudre rapidement.

44. Je ferai de mon mieux. De quelle question s’agit-il alors Socrate?

45. Je vous préviens, la question est étonnement simple et élémentaire, et pourra même vous paraître enfantine, mais j’espère que vous reconnaîtrez tout de même son essentialité. Alors voici la question : comment?

46. Comment? Quoi? Comment quoi??